jacques de Person, sujets divers

 

 

Musique : Ravi Shankar et Anoushka Shankar : Raag Khamaj (1997).

 

J’ai écrit 3 groupes de pages présentées ci-dessous :

 

1.        Au sujet de  la psychiatrie (laquelle est une entière médecine, laquelle médecine est une entière physique ; le mot psychiatrie est un mot très mal choisi) clic

2.      Pages de mémoire familiale : La part publique du privé. clic

 

3.      Autres sujets clic.

 

Correspondance Contacts : 

 

Ø      Pile-book (jeu de mots médiocre) ; car je n’ai pas de Face book => clic 

Ø      De   => Livre d'or (l’adresse mail du correspondant me parvient sans être divulguée) 

23/10/2017

Jacques de Person


 

1.       Pages au sujet de la psychiatrie

 

 

 

L’abbaye carolingienne de Bonneval,

devenue « asile d’aliénés départemental »

au XIXème siècle.

 

Ceci est un travail de vulgarisation précis, qui analyse le fonctionnement « d’un système dans un système », qui est devenu, de fait, une « quintessence de ce système lui même ». Finalement, « le système » ne concerne pas que « les autres » !

Ces « autres », lesdits « aliénés » (c’est le sens du mot), eux, sont en général les mieux informés, mais ne peuvent rien faire…
Par contre, « le grand public » en ignore généralement tout ou presque

 

La « page d’accueil » du site est aussi celle qui donne des indications précises sur le fonctionnement de la psychiatrie en France.

De là, on peut accéder au  plan de la composition du site : « liste des pages ».

Les bases de « la construction historique de la psychiatrie » en France sont à rechercher dans la longue page « L'invention de la psychiatrie ».

L’espace menant du « clergé conventionnel » (pour le peuple, « les jureurs ») aux « psychiatres contemporains » est examiné dans la page « Ni politique ni morale, le mental de la psychiatrie ». C'est-à-dire que, pour nous ici, ce qui est important dans le clergé conventionnel, ce n'est pas qu'il soit le clergé, c'est qu'il soit conventionnel (comme le seront les psychiatres).

La page « La conversion de la Grèce » concernant l'apparition, puis le destin du christianisme en Europe est née de mon interrogation sur cette curiosité - a priori aberrante et a posteriori inadmissible - que, dans une France laïque, le mot « psychiatrie », qui signifie « médecine de l’âme » , désigne en réalité un domaine entièrement contrôlé par l’Etat.
Ce travail, qui s'est rapidement focalisé sur le christianisme, était, au départ, avant tout une recherche structurelle et « sociétale ».

L'Histoire dans sa longue durée, ici, ne m'est apparue que plus tard et peu à peu - et presque par hasard - sinon que lorsqu'on est appelé « médecin de l'âme », il est simplement « élémentaire » de chercher à saisir ce que l'on peut entendre par « âme ».

Cette page est une ouverture et non un aboutissement.

 

La page Mai 68 pour la psychiatrie, chapitre individualisé du long texte l’invention de la psychiatrie, tient, sur ladite époque, un point de vue en total désaccord, tant avec « le mythe des 30 glorieuses », qu’avec « ceux qui accusent l’esprit de Mai 68 de tous nos maux ». Pour la psychiatrie, l’esprit des manifestants n’a pas triomphé.

 

Désormais, ces pages se tournent résolument vers la médecine tout entière, laquelle en réalité est inséparable de la « physique » même, en tant qu’elles sont l’une et l’autre avant tout « science de la vie ».

Trois de mes pages voudraient frayer des dimensions innovantes : décussation ; immunité ; physique des signifiants

 

 

Des constatations :

 

Mon reproche à la psychiatrie (et à la médecine de masse en général), c’est qu’elle est davantage le produit de contraintes et d’un recul de la justice, que celui d’une avancée de la médecine – et de la science : En psychiatrie, les noms des maladies sont venus après les lois sur les contraintes.

Par beaucoup d’aspects basiques – contenus dans ses statuts administratifs, contraires à l’esprit médical, la psychiatrie d’asile – même si elle se dit ambulatoire (de même qu’un téléphone nomade impose en réalité une myriade de contraintes) est apparentée à la médecine de masse.

 

Fonctionnellement les sociétés reposent sur des dogmes qui peuvent évoluer plus ou moins selon leurs fondements. En cela d’ailleurs, les sociétés sont semblables aux êtres qui les composent.

Kant a ainsi défini les postulats de l’espace, du temps et du principe de causalité sur lesquels reposait la science de son temps.

La médecine de masse en occident repose le postulat idéologique que (au contraire de la reconnaissance des implications génétiques) « c’est la culture qui fait l’homme »

On sait expérimentalement quels excès ont généralement mené la mise en pratique des « systèmes idéologiques totalitaires » à leur propre extinction.

L’idéologie « du tout culturel » implique pour sa réussite, selon le principe de causalité, que les hommes soient « avant l’acculturation au départ équivalents »

Le moment de cet « avant la culture » est d’ailleurs déjà lui-même indéfinissable – comme on le voit dans les débats autour de la question de l’avortement.

Au fur et à mesure que la biologie fait d’incontestables progrès sous l’égide du système lui-même, les contradictions internes du système sont de plus en plus extériorisées : Ainsi : « Le Conseil Départemental de l’Ordre des médecins va devoir renouveler une partie de ses membres au mois de mars 2018. Le mode d'élection va être modifié, puisque la loi impose désormais que les candidatures soient présentées sous forme de « binôme homme-femme » afin de tendre, à terme, vers une parité au sein des ConseilsAinsi, une telle loi, que je n’ai pas encore lue, voudrait désormais ne reconnaître que les candidatures qui se présentent par paire : un mâle avec une femelle.

Or, si un mâle est équivalent à une femelle, on ne voit absolument plus ce qui justifie la nécessité de la parité qui est justement la reconnaissance de la non-équivalence de chaque membre de la paire.

Durant le même temps, la biologie fonctionnant sous l’égide du même système découvre la génétique partout, jusque dans la programmation de la mécanique onirique (durant le Sommeil paradoxal ; ou, selon la terminologie anglo-saxonne, la phase des mouvements oculaires rapides) 

La biologie reconnaît : L’existence des chromosomes sexuels X et Y ; que l’organisme d’un mâle est construit en fonction de son patrimoine XY tandis que l’organisme de la femelle l’est en fonction de son patrimoine XX ; que les chromosomes X et Y engendrent des développements différents dans différentes aires du cerveau ; Que chez la femelle XX, le chromosome Xp hérité du père ne joue pas le même rôle que le chromosome Xm hérité de la mère, etc. Et finalement, de fil en aiguille, de transmissions en transmissions innombrables (chaque individu est équipé de 100 milliards de neurones ayant chacun 5000 connexions offrant une immensité de combinaisons possibles) la génétique et l’épi-génétique tendent au contraire à reconnaître d’irréductibles différences individuelles.

Seuls les jumeaux homozygotes (vrais jumeaux) naissent avec un patrimoine génétique équivalent ; mais ils naissent l’un après l’autre… Grosso modo, cependant, ils ont des « vécus » très proches, et font parfois jusqu’aux mêmes rêves – dont on découvre de plus en plus le déterminisme génétique.

Toute administration ne peut que reposer que sur une attitude dogmatique étayée par un certain nombre de postulats. Or l’intangibilité des postulats est contraire à une attitude scientifique. C’était peut-être le sens de l’exclamation du juge de Lavoisier : « La République n’a pas besoin de savants ! » [1]

Le postulat du « culturalisme » ne peut entrer dans la médecine que par « la psychiatrie psychologique culturelle », inapplicable en pratique, comme tous les régimes idéologiques culturels évoqués plus haut, quelle que soit la cacophonie d’experts dont la tâche est matériellement impossible.

Ø      En médecine du particulier, un patient – ou un entourage demande des soins en exprimant une plainte. Il peut dire « il y a peut-être quelque chose qui relève d’une spécialité médicale ». Il reste ainsi rattaché à son groupe.

Ø      En psychiatrie, (officialisée en 1838) en général personne ne vient en disant « je suis fou » et encore moins « je suis schizophrène » (cette maladie a été décrite et nommée en 1911).

L’entourage du patient ou la préfecture demande plutôt – sous diverses formes « un internement, parfois à vie » ; sous forme de lapsus linguae « un enterrement à vie ! » ; « une prise en charge », dont le sens de l’issue est soit un forçage, soit une exclusion, un rejet. C’est l’expérience qui le montre. Ce rejet est le rejet d’un déviant – ce que le patient est en effet dans cette optique.

Avant la schizophrénie on parlait de « démence précoce ». Les psychanalystes, à la suite de Freud ont tous théorisé sur « le rejet » (« Verwerfung ») ou « la forclusion » en attribuant systématiquement le fait au psychisme du patient d’où il serait issu  – étudié comme un cas in vitro en laboratoire.

Or, si le patient rejette quelque chose, il faut aussi ajouter que l’ensemble du consensus social le rejette non seulement à son tour, mais aussi dès ses premiers symptômes, voire dès l’origine de son développement comme tel – sans d’ailleurs qu’il n’y ait nécessairement faute d’éducation, car il y a toujours interaction entre la génétique et le milieu ambiant : Dire que « quelqu’un est programmé pour vivre 100 ans » n’exclut pas « qu’on puisse aussi lui couper la tête prématurément »

Dès lors, n’importe quel signe peut faire cristalliser massivement une prophétie, une malédiction ou une peur. Cf. pharmacos in : clic.

Ceci est une importante raison de ne pas démarquer le mental du monde physique qui est le sien.

De l’importance des neuroleptiques : clic

 

Les institutions de la psychiatrie oublient toujours ce principe pourtant devenu banal  dans l’énonciation des lois de la physique : l’influence de l’observateur, non pas seulement dans la description d’un phénomène, mais aussi dans le déroulement de son développement. Et cette vérité est présente dans toute vie : Telle reconnaissance fera naître telle lucidité, telle volonté.

J’ai presque toujours observé - bien que la littérature psychiatrique en parle assez peu – une sorte d’entourage en négatif du patient, variable selon les distributions de la fratrie, des sexes, etc. de sorte qu’il aurait pratiquement toujours été possible « de déduire de l’observation de l’entourage » (non pas au sens visuel, mais au sens médical du mot) tant l’état du patient, que les exactes répartitions des bien-pensances dans le groupe, souvent nombreux, équilibré par la position du patient en son sein, avant même d’avoir examiné et entendu ce dernier, la même règle s’appliquant quelle que soit la réelle étendue de l’aliénation. Malheureusement la simple observation n’est en rien une réparation, pas plus que ne l’est une trop hâtive compréhension (la hâte dissipée, une illusoire compréhension disparaît) ni encore moins n’est une prévention.

La fétichisation du fou participe du même phénomène que la complémentarité liant un public fasciné à son héros de fait divers – lequel fut-il condamnable et condamné.

Ainsi, non seulement la description des perturbations, mais aussi leur déroulement même demeurent inséparables de l’observateur. Il en découle des conséquences dans les préventions, l’acceptation, l’aide : Mais des lois stupides imposent en général de faire le contraire de ce qu’il conviendrait.

Précisons encore que si beaucoup de neuroleptiques sont capables de supprimer les rêves, aucun n’a encore été capable d’en construire le moindre ; et que si la physiologie neuronale conserve de moins en moins de secrets, celle-ci reste totalement inapte au décodage de la moindre intimité fantasmée.

_____

 

Il semble ici opportun de mettre en garde les journalistes contre l’expression récurrente, pleine de sous entendus « l’homme avait un lourd passé psychiatrique ! »

Elle ne saurait clore l’exposé d’un fait divers.

C’est trop ou pas assez dire dans une perspective d’information que l’on eût souhaitée favorable au juste déroulement de nos institutions sociales ordinaires, car même avec « un lourd passé psychiatrique », aucun être humain n’est a priori assimilable à un hasard intempestif, et a le droit et le devoir d’exposer devant la justice les motivations qu’il estime être les siennes, pour tout acte répréhensible de quelque importance.

En revanche un autre aspect important des choses est la pathologie iatrogène que peuvent induire des soins importuns, mais ceci ne change pas les faits (Cf. clic)

Toute « interprétation chargée de sous-entendus » - a fortiori s’ils sont de tonalité dépréciative - devrait être déontologiquement interdite dans le journalisme, car la substitution d’une interprétation à une réalité devient une authentique désinformation.

Les regrettables paradigmes de la psychiatrie semblent se répandre comme nuées de « copiés-collés ».

 

Transition : « C’est celui qui le dit qui l’est ! »

 

Quand j’étais enfant, dans la cours de récréation,  en apprenant le langage on s’invectivait de façon ludique en se lançant des mots entendus dont le sens nous échappait, mais dont on soupçonnait qu’ils étaient importants, pour en apprécier leur objet par l’usage : je m’en souviens, c’était saugrenu, mais ne voudrais les redire…

Les filles, dont nous étions protégés J avaient sans doute un autre vocabulaire, d’autres outils, et apprenaient la couture.

Nous nous construisions en nous impliquant comme auteur du renvoi : « C’est celui qui le dit qui l’est ! »

Ce renvoi, de facto « structuraliste », comme la métaphore d’un circuit neuronal, me fait penser aux « circuits réentrants » de Gérald Edelman [2] (neuro-physiologiste), dont il fait naître la condition de « l’état de conscience »

Fichtre !

 

Un essai de systématisation physique : (NB : Ce n’est pas parce qu’une chose est invisible qu’elle n’est pas physique)

 

1.      La notion « d’individu », ignorée de la Grèce Antique, mais qui apparaît par le truchement du religieux dans l’Egypte pharaonique avec le jugement céleste de l’âme individuelle (cf. La Conversion de la Grèce clic) et qui sera reprise telle quelle par le christianisme puis par l’islam.

 

2.      Notre notion « d’individualisation civile » qui en découle manifestement (l’acte de naissance ayant remplacé l’acte de baptême) probablement responsable d’une assimilation culturelle maladroite et ambiguë – en oubliant la charité - avec « l’individualisme » (cf. « mai 68 pour la psychiatrie » in : « L’invention de la psychiatrie, Annexe 4 clic  ) ; En grec contemporain « l’individu » nouvellement apparu se dit « to atomo »

 

3.      La confusion des physiciens contemporains de « l’idée atomique » de Démocrite avec « l’atome particulaire » d’Aristote qui dénature la conception de Démocrite (cf. « La physique des signifiants » clic)

 

4.      Enfin le mélange intellectuel perpétré dans « la physique », science de la nature, de l’invisible, du continu, de  l’illimité, avec « la ou les mathématiques » [3], science de l’association des signifiants singuliers, dont justement toute modification ou permutation change le sens (cf. Aristote ; Evariste Galois ; « Décussation » clic.)

 

5.      La médecine est bien entendu « physique » par excellence. Hippocrate écrit « De la nature de l’homme » « Peri physios anthropou » Cf. texte intégral bilingue : clic

 

6.      Une nature sans adresse et sans nom :

Du divers :

Bien plus, les accouplements entre les êtres et les espèces, au lieu d’engendrer l’uniformité, augmentent encore cette diversité.

Du génétique :

La chute des feuilles des arbres est déterminée non pas par la lumière, mais par leurs chromosomes.

Les comportements fondamentaux de chaque espèce sont déjà repérables chez l’embryon avant même que chaque être formé n’ait eu l’occasion de les expérimenter.

Seuls les jumeaux homozygotes sont susceptibles de présenter des dispositions identiques.

Du culturel :

Mais, alors même que depuis bientôt 200 ans, la science découvre partout chaque jour davantage l’omniprésence des strictes lois de la génétique, le discours culturel officiel s’entête à déclarer que sa puissance est telle qu’elle serait capable d’effacer toutes les différences - qu’il appelle inégalités.

Du renouvelable :

Enfin, dire que chaque espèce a ses caractéristiques ne nie en rien l’influence du milieu extérieur : Son effet dépend de tolérance à d’adaptation de chaque être et de chaque espèce, mais en toute rigueur, les contrats passés avec la nature ne sont valables que là où ils ont été passés et dans les conditions où ils ont été passés.

Du moribond :

Tout le reste n’y ajoute en général que des effets délétères pour toutes les espèces.

 

Comme l’amour de « Carmen » (dans l’opéra de G. Bizet:

« [La nature - l’amour] est un oiseau rebelle Que nul ne peut apprivoiser »

 

Ø      Mais empruntons la conclusion à Michel Jouvet :

« …Cette théorie ne dévoile pas entièrement le mystère des fonctions de l'activité onirique et apparaîtra sans doute bientôt aussi erronée que toutes celles qui dorment dans le cimetière des théories du rêve.

Elle ne fait que traduire l'immense curiosité d'un cerveau éveillé pour ce qui le rêve. »

 

 

 

 

 

 

2.       A part  :   pages de mémoire familiale )

 

Person (de) Pierre Louis (Pithiviers 1769 – Amboise 1839), Officier d’artillerie de Marine. clic

Person (de) Vital Marie Jacques (Blois 1884 – Blois 1946), Médecin militaire. clic

Person (de) Jean Marie (Orléans 1905 – Royan 1945) Chef d’escadrons. clic

Casal Jean-Marie (Troyes 1905 - Antibes 1977), Archéologue. clic

 

 

 

 

 

3.       D’autres pages, dites en élaboration, aux fins de transmissions ou d’échanges

 

 

 

- Présentées sous forme d’encarts, en style allusif, de plus en plus courts : D’abord pour des choses que j’avais à dire en général ; ensuite sur des evenements liés à l’actualité :  « Je suis celui qui suit » correspond à la façon d’un « no comment » à l’événement « Charlie » 

 

S’y ajoutent 3 courtes pages web supplémentaires, écrites comme çà, à la volée :

Ø      Langue française : Clic

Ø      Cartes sur les marines de Louis XV à Napoléon ; guerre de 7 ans (1756-1763), dont je crois que l’issue a été absolument déterminante pour les siècles suivants : Clic

Ø      Le Pirate de l’architecte François Sergent : Hommage à « Nénuphar »  Clic  

 

 

 

- Comme suit :

 

 

« Frenesi » :  qu’est-ce que la vie ?   Que sont les songes?

 

(La question des rapports « rêve / éveil »  est la même que celle de la communication entre 2 personnes)  (cf. clic)

 

Naturellement, il connaissait les « les fantaisies * » del

« ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha ».

 

* de < φαίνομαι ; phainomai ; apparaître.

Encore un « phi » grec transcrit en français par un « f » : Finalement il y en a beaucoup.

Pedro Calderòn de la Barca : 1635  :

« ¿ Qué es la vida ? Un frenesí*. ¿Qué es la vida ? Una ilusión, una sombra, una ficción, y el mayor bien es pequeño ; que toda la vida es sueño, y los sueños, sueños son. »

 

« Qu’est-ce que la vie? Frénésie, illusion, ombre, fiction ; le plus grand bien reste petit car toute la vie n’est que songe et les songes ne sont que des songes. »

* Il est difficile de limiter le mot « frenesi » employé au XVII ème siècle, à notre entendement d’aujourd’hui du même mot, en espagnol ou en français.

En langage moderne, on pourrait peut-être le traduire par « fantasme ».

Le mot vient bien sûr du même radical que celui contenu dans les mots « schizo-phrénie », « para-phrénie », etc., passés dans notre langue au XX ème siècle.

Mais « φρήν »  phrèn ») est un mot difficile à saisir en grec, car il a une très grande extension sémantique. Il est inconnu en mycénien. Il apparaît avec Homère, d’origine inconnue. Il est peut-être apparenté à « φράζω » = « faire comprendre, expliquer ».

Le substantif « φρήν - φρενός » a d’abord désigné le « diaphragme » (d’où en français le nom de « nerf phrénique » donné à son nerf moteur) et de là parfois à l’ensemble « cœur-poumons » ; De là, le sens est passé à l’humeur :  tantôt « passion » tantôt « sagesse », voire « intelligence », et, en poésie à « cœur » ou à « âme », mais dans un sens purement végétatif, jamais métaphysique.

Il entre dans de très nombreux composés.

Le verbe qui en dérive, « Φρενόω » signifie tantôt « rendre sage », « ramener à la raison », tantôt « exciter l’esprit », « rendre orgueilleux ».

Pour son utilisation dans notre psychiatrie, voir aussi  clic / 1).

 

On ne peut pas transporter un mot sur une période de 3000 ans sans précautions culturelles :

Les grecs archaïques ont généralement déduit leurs « conceptions mentales » de « l’aspect » aperçu ou présumé : Partout, l’image prédomine.

Ce n’a pas été le cas des latins : cf. « le feu » : en grec : radical « pyr-» ; mais en latin, radical : « igni-» rattaché au dieu indien Agni ; chacun des 2 radicaux correspond à une part du « doublet indo-européen » désignant les 2 approches d’une même chose : « igni-» concerne « le non-vu divin » de la chose, et « pyr-» un « avatar » visible, de « la même chose ».

 

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Sur le rêve :

 

1.      Le fameux « rêve lucide » de Descartes durant la nuit du 10 novembre 1619 qui fut déterminant dans toute sa réflexion philosophique ultérieure : La séparation entre « res materia » et « res immateria » ; Le « Je pense donc je suis » etc.

: «  ... Ce qu'il y a de singulier à remar­quer, c'est que doutant si ce qu'il venait de voir était songe ou vision, non seulement il décida en dormant que c'était un songe, mais il en fit encore l'interprétation avant que le sommeil le quittât... »  Descartes parle de lui à la troisième personne - mentionné par M. Jouvet (« Le sommeil et le rêve » ;1992).  

 

2.      Les travaux neurophysiologiques les plus récents – et en particulier ceux de Michel Jouvet dans son laboratoire  à Lyon, et exposés lors d’un symposium au Vatican en 1990 : Cf. Note de bas de page [4] ; Et il écrit 26 ans plus tard : « Pourrons-nous un jour comprendre la conscience de l'éveil - chez le chat, puis le chimpanzé, et enfin l'homme ? Peut-être. C'est l'une des dernières fonctions de la physio­logie, mais je crois que le secret de la conscience onirique est encore plus caché, et pourtant c'est cette conscience qui nous pense et qui est sans doute responsable de notre façon d'appréhender le monde. » In : Michel Jouvet ; « Le sommeil, la conscience, l’éveil » ; Ed. Odile Jacob/Sciences ; Paris 2016.

 

3.      Le demi-humour d’Havelock Ellis ainsi condensé : « Dreams are real while they last ; Can we say more of life ? » in : The World of Dreams, Houghton Mifflin, New York, 1992.  

 

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4.      « Pince-moi ! »  rêvais-je  J ! : Comme l’homme de l’ascenseur d’Einstein, qui n’aurait (pure expérience de pensée) aucun moyen de savoir si l’ascenseur est en mouvement ou non, quel moyen aurait-on d’être sûr de ne pas rêver lorsque l’on est éveillé ?

  • Pour Einstein :  Wikipédia : «  Par cette expérience de pensée, Einstein montre que les effets locaux de la gravitation et d'un référentiel accéléré pour l'observateur ne sont pas physiquement distinguables par une expérience mécanique. » Mais que veut dire « une accélération constante » sinon « sans changement dans le temps » et que veut dire « temps » dans le langage d’Einstein qui a déclaré en 1955 que « le temps était une formidable illusion » ?
  • Ainsi, qu’est-ce que « le temps » et dans quelle mesure le rêve peut-il s’en libérer ?

 

 

 

 

 

 

 

« Paix »    « Justice ».

Intervention magistrale de Mahmoud AZAB , de la 20 ème à la 30 ème minute environ, sur la différence entre Paix et Justice : 

« Je vais peut-être vous choquer, mais je n’ai pas un grand crédit pour la paix …  Ce n’est pas la paix …. qui apporte la justice, mais la justice qui apporte la paix etc. » Paris, Mai  2009, troisième séance sur six. Video : Clic

 

Ajoutons, pour rester bref, que la justice ne commence pas avec les lois, mais par la double question :

·        Qui est agresseur ;

·        Qui est victime ?

C’est le message de ma vie !

Comme il est inévitable qu’un agressé cherche à se défendre, et afin d’éviter les interminables vengeances, on a déféré à la justice le soin de distinguer les rôles.

C’est sa première fonction.

Le 29 juin 2014 Mahmoud « est parti de l’autre côté du Nil ».

D’une exceptionnelle ouverture (« L’histoire n’a jamais qu’un seul visage … »), redevable à son immense culture, doublée d’une grande sensibilité, on retrouvera son itinéraire et ses travaux sur internet.: Clic

 

 

 

 

 

Antigone, aujourd’hui, « c’est le père » !

« L’affaire Lahache » n’était qu’un « sous-groupe » du « groupe Raminagrobis » (voir vignette suivante)

 

Alain Peyrefitte :

« Le mal français » 1976   [5]

Ø      Cf. Dans ce livre : « une société à « irresponsabilité illimitée » et « La société est mise en normes alors qu’il faudrait la mettre en marche ».

 

Ø      Cf.  Jacques de Person ( Clic )  : « Ainsi la psychiatrie ne serait qu’un cas particulier du « mal français », mais elle en cristallise les termes d’une manière particulièrement prégnante si elle en est le produit, à défaut aujourd’hui de les entretenir, sinon de les engendrer. » => [6]

 

 

 

 

 

 

Notre jurisprudence en ce domaine est assez saillante : Cf. Affaire Lahache 1980.

.

Cf. Antigone » de Sophocle (495-406 av. J.-C.) : la réponse d’Antigone à Créon qui lui a interdit de donner une sépulture à son frère :

- Créon : Ainsi tu as osé passer outre à ma loi ?

- Antigone : Oui, car ce n’est pas Zeus qui l’avait proclamée ! Ce n’est pas là la Justice, non, ce ne sont pas les lois que les dieux ont jamais fixées aux hommes, et je ne pensais pas que tes défenses à toi fussent assez puissantes pour permettre à un mortel de passer outre à d’autres lois, aux lois non écrites, inébranlables, des dieux ! Elles ne datent pas d’aujourd’hui ni d’hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fût, m’exposer à la vengeance des dieux ?

Créon la fera murer vivante dans sa tombe.

L’image du père dans l’Iliade : [7]

 

 

 

 

 

Ibn Khaldoun [8]

( mort au Caire

en 1406) :

« Introduction  Mouqaddima »)

à l’histoire des Berbères ».

Dans la « Mouqaddima », Ibn Khaldoun tente un essai sur la naissance, la vie et la mort des civilisations, qu’il généralise à toutes d’entre elles : En déposant les armes, s’entourant de murs, et confiant toute leur défense à leurs gouvernants, face à des nomades toujours armés et dont la faim est pour eux comme un état permanent et naturel, les sédentaires deviennent de plus en plus vulnérables ; sans ardeur au combat, il les compare à des femmes.

 

 

 

 

 

 

Le groupe Raminagrobis.

 

Les sous groupes du groupe Raminagrobis

Le « groupe Raminagrobis » a été décrit par Jean de La Fontaine, dans sa fable « Le chat, la belette et le petit lapin ». Raminagrobis y joue le rôle d’un juge qui croque les 2 plaideurs.

Mais il n’y a plus besoin d’être juge pour croquer et le groupe Raminagrobis s’est enrichi de nombreux sous groupes qui serviront à le définir avec plus de précisions. Certains restent à nommer et à classer :

Dans les années MLF - rien à voir avec mai 1968, contrairement à ce qui se dit - les manifestantes voulaient acquérir certains « droits exclusifs », comme, en particulier, le droit à l’avortement d’un enfant qu’elles avaient eu en commun avec un père, sans le consentement du père, aux cris de « mon corps m’appartient », et bien d’autres « droits et devoirs attribués au mari légitime » qui vont être supprimés progressivement (choix du domicile conjugal, etc.)

Très habilement l’Etat a alors instauré l’égalité des conjoints dans le couple, l’autorité parentale remplaça l’autorité paternelle - mais l’autorité maternelle n’advint jamais ! - grâce à quoi, en cas de désaccord parental, seul un tiers peut trancher.

Dans des domaines de plus en plus nombreux et de plus en plus détaillés, ce tiers peut maintenant avoir de multiples visages, et être lui-même subjugué par une cascade d’injonctions désorganisées et/ou désorganisantes.

 

Ce groupe a des propriétés intéressantes :

1.      Non commutativité temporelle :

  • Au vu des dates d’apparition, on voit que les principes « de causalité »
  • et de « l’entropie » soient respectés.
  • L’IVG est irréversible comme ses dommages.

2.      Relations d’équivalences dans des cadres de relations d’ordre binaires 

  • La parité des protagonistes est indispensable dans la plupart des sous-groupes du groupe Raminagrobis.

3.      Transformations géométriques remarquables, quelquefois chirurgicales, etc.

4.      L’opérateur d’égalité par excellence est le zéro :

  • Il est très utile dans le calcul des égalités sexuelles et permet d’annuler les différences chromosomiques grâce à l’équation : 0.X = 0.Y, les chromosomes X et Y étant les chromosomes sexuels..
  • Cet opérateur d’égalité est très utile dans beaucoup de sous-groupes.
  • Il intervient aussi, présenté comme solution, dans l’annihilation facile de nombreuses épreuves (signifie : « tend vers »).

 

Les opérations à l’intérieur du groupe, entre les éléments et entre les sous groupes restent à formaliser convenablement. La médecine devient un outil fort de l’Etat. Voici déjà des sous-groupes bien individualisés :

 

1.      Le sous-groupe Antigone-Lahache : déjà aperçu s’étend de 1964 à 2016.

  • La loi de 1976 (dite Simone Veil) est un des éléments de ce sous groupe.
  • L’affaire Lahache de 1980 qui débouta le père en est un élément important puisque l’affaire fit jurisprudence.

2.      Les jeunes filles mineures pouvant avorter en cachette de leurs parents : confiance 0 ; autorité parentale 0.

  • C’est un sous groupe dans lequel les parents – dont maintenant les mères à leur tour – ont été dépossédés de leur droits parentaux. Une majorité civique de leurs enfants même à 12 ans ne résoudrait pas forcément tous les cas.
  • Cf. avenir des PMI ; rôle des infirmiers scolaires dans la contraception ; délais de réflexion de 7 jours pour IVG supprimé par la loi du 17 XII 2015 : réflexion 0.

 

Remarque : La notion de « père en détresse » semble ne jamais avoir été prise en compte à aucun niveau, ni si et lorsque ce dernier apprend qu’il est père, ni si et lorsqu’il constate ou est informé, impuissant à agir, que la vie de son enfant va être/ou a été « interrompue volontairement ».

D’une façon générale, on peut s’interroger sur la viabilité d’un peuple envers lequel son propre Etat se montre si castrateur, remarque également valable pour d’autres sous-groupes : vitalité 0.

 

3.      La déchéance de nationalité va former un sous-groupe de dépopulation.

4.      les SPDRE ( des SPPI) = Soins Psychiatriques sur décision d’un Représentant de l’Etat : forment un autre sous-groupe qui est la transformée des : internements psychiatriques => hospitalisations sous contrainte :

  • Bien comprendre : ce n’est pas le « représentant de l’Etat » qui « soigne », ce sont « d’autres », tout aussi contraints, mais sans savoir ce qu’il doivent soigner, ni comment : Psychiatres, psychologues, internés de toute sortes y sont en ce sens logés à la même enseigne.
  • Aucun domaine de la médecine n’est à l’abri des directives étatiques.
  • Les noms de maladies viennent à manquer !

5.      L’état d’urgence

  • généralisé et permanent vers lequel on s’oriente pourrait devenir aussi un nouveau sous-groupe de Raminagrobis.

§         Pourtant, l’urgence était déjà beaucoup trop souvent invoquée en psychiatrie - comme nous l’avons déjà dénoncé – pour justifier l’ingérence immédiate – et souvent dommageable - des préfets dans la vie privée des gens.

6.      La mécanicisation de sanctions de masse sans jugement, en fonction d’un chiffre facilement traitable par la robotique.

  • bombardement systématique d’ondes radars supposé détecter des excès de vitesse. Mais les plus bombardés sont les gendarmes à jumelles.
  • alcoolohémie (mais « hémie » est le sang et les ballons gonflables mesurent un « air expiré ») considérée comme excessive au volant alors que les mêmes chiffres ne sont  pas utilisables ailleurs en public, etc.

7.      Les confusions - dans les esprits - des rôles sont peut être un sous-groupe du même groupe.

  • Même les médias et les administrateurs semblent avoir jeté l’éponge.
  • J’ai lu hier (clic) : « Éric Pétetin placé en hôpital psychiatrique sur décision de justice … Et après vingt-quatre heures de garde à vue, la justice a décidé son placement en hospitalisation d'office pour un mois. Il a été admis à l’hôpital de Saint Maurice, dans le Val-de-Marne. ».

D’autres journaux emploient d’autres mots, et annoncent d’autres durées.

  • Une administratrice hospitalière m’a dit : « C’est normal, le juge est un représentant de l’Etat »  ???

 

Mais d’où vient le groupe Raminagrobis ? « Comme dans les mythologies, il est des couples funestes aux engendrement malheureux : Tel est le cas de l’union du « commerce » avec « l’administration » (clic)

 

 

 

 

 

L’isonomie des citoyens.

 

Données basiques

 

Les êtres humains sont dissemblables :

·        Les salaires sont une chose.

·        Les métabolismes en sont une autre.

Et donc les besoins et les possibilités sont bien différents.

Les plus forts désirs ne peuvent pas toujours changer les réalités, comme la morphologie ou la couleur des cheveux.

Comment voulez-vous demander à un homme d’avoir « l’instinct maternel » ?

Jusqu’à quel point pouvez-vous demander à un adulte de se « comporter en enfant » ?

 

Les cellules des mâles ont des chromosomes sexuels X et Y : le chromosome Y vient forcément du père et le chromose X de la mère.

Les cellules des femelles ont des chromosomes sexuels X X : les chromosomes X peuvent alors venir du père (XY) ou de la mère (XX)

Mais les recherches ont montré qu’obéissant à des systèmes de régulation sophistiqués, les chromosomes X venant du père et les X venant de la mère ne sont pas équivalents, et ne déterminent pas le développement des mêmes zones cérébrales, etc. Voir travaux spécialisés.

Il n’y a là ni injustice ni supériorités, mais différences et différenciations utiles.

 

Indépendamment du sexe, pour tout objet ou animal, les volumes et les données correspondantes doublent quand on multiplie n’importe quelle de ses dimensions par la racine cubique de deux, soit 1,259.

Par exemple, pour 2 navires identiques, l’un de 10 mètres et l’autre de 12,59 mètres, le volume passe du simple au double, etc.

Archimède avait déjà utilisé ces calculs volumétriques pour le réglage des catapultes lors de la défense du siège de Syracuse

(quand on passe d’un cube d’un 1 mètre d’arête à un cube de 2 mètres d’arête, les volumes passent de 1 à 8)

Pour allonger la longueur du tir par 2, Archimède devait multiplier les volumes du boulet et de la catapulte par 8.

Pour allonger la longueur du tir par 3, Archimède devait multiplier les volumes du boulet et de la catapulte par 27, etc

 

Tout médecin, tout pharmacien a besoin de le savoir et calculer à l’heure de la distribution des pilules. La biologie n’a rien à voir avec la citoyenneté.

Ca coûte cher d’être grand [9] ! En revanche, il y a des avantages : La surface corporelle croit en fonction du carré d’une section quand le poids et le volume croissent en fonction de son cube ; c’est à dire que le rapport Surface/Volume croit plus lentement que le rayon.

En conséquence de quoi, le rapport : surface corporelle/poids est plus élevé, à l’extrême, chez un nourrisson que chez un adulte : Un bébé supporte moins bien le froid et moins bien le chaud, là en est l’explication et elle est purement physique.

 

Les différences animales se rencontrent même curieusement jusque dans la périodicité ultradienne du rêve au cours du sommeil, caractéristique de l’espèce, qui croit chez les mammifères, en allant de la souris à l’éléphant, en passant par le chat et l’homme, comme le logarithme du poids du corps et doit donc être rapporté à son métabolisme ; etc. (cf. Michel Jouvet ; Le sommeil et le rêve, Odile Jacob, Paris 1992)

Notons en passant que l’éléphant possède à peu près le double de neurones que l’homme (passant d’environ 100 milliards à 200 milliards  - ce qui ne l’empêche pas de très mal pouvoir assurer sa défense face à ce dernier rapace.

 

La seule égalité numérique chiffrée que l’on trouve en matière de sexe, dans l’espèce humaine, c’est dans le « sex ratio » qu’on la trouve : il naît environ un garçon pour une fille.

Des différences numériques sont ensuite introduites par les différences de longévité : Dans l’espèce humaine, les mâles meurent plus tôt en moyenne.  Les causes n’en sont peut-être pas génétiques.

Tout le reste est inégal entre les sexes, et autant qualitativement que quantitativement :

Les tailles et volumes ne sont pas les mêmes ; la durée de fécondité n’est pas la même ; les rythmes hormonaux ne sont pas les mêmes.

Certains organes vitaux sont les mêmes, mais n’ont pas les mêmes proportions.

Les rapports entre les segments des membres ne sont pas les mêmes (mains, bassin, etc. ce qui saute aux yeux d’emblée), le volume de la vessie est de plus d’ 1/3 supérieur chez la femme ; etc.

 

Et, comme chacun sait, les dispositions fonctionnelles, en matière de reproduction, de travail physique, de fonctionnement mental, de désirs, sont très différentes.

 

Tout le monde a plein la bouche « des égalités comme valeurs de la République », et pourtant je continue à faire la différence même au téléphone entre un homme et une femme : comment cela se fait-il ?

 

Certes, égalité n’est pas identité, mais ce vocabulaire mérite des explications :

Nulle part, nulle supériorité dans l’absolu entre 2 êtres vivants, car affirmer une supériorité, tout comme une égalité, implique de préciser « dans quel espace de validité ».

 

Tout ceci invite à voir dans la sexuation, comme dans tout bon écosystème, une complémentarité vivante et indéfiniment fertile, et non comme dans une réplication de clones, des individus identiques, mais sans fécondabilité. Les enjeux sont les mêmes en biologie végétale et, fait intéressant, bien ressemblants aussi jusqu’en cosmologie.

 

Quant à « l’isonomie » (= « identité des lois ») (cf. « nomos ») des partenaires d’un couple, elle introduit perfidement une « aporie démocratique » (= « impasse ») dans le couple, puisqu’en cas de désaccord, aucune majorité démocratique ne peut se dégager du nombre 2.[10]

 

A une autre échelle, dans une population animale c’est l’attribution radicale et génétique des « rôles » qui semble permettre d’atteindre une efficacité optimale.

Chez les fourmis, animaux très évolués, chaque membre de la fourmilière a un rôle bien assigné : dans la fourmilière il y a « les fourmis soldats », « les fourmis ouvrières », « les fourmis reproductrices », etc.

Quand on frappe une souche contenant des « termites », ce sont les « termites soldats » qui sortent en premier pour faire face à l’attaque.

Mais une organisation « de type fourmilière » est à l’opposé de l’isonomie des membres.

Sans doute ne préconisons-nous ni « l’indifférenciation » - d’ailleurs, dans ce cas, aller voter ne sert à rien - ni une organisation « de type fourmilière » - et dans ce cas, aller voter ne sert à rien non plus.

 

Roger Bacon

1214 – 1294

Il semble tout à fait à propos de citer ici Roger Bacon (1214 – 1294) : « Homo naturae non nisi parendo imperat » « L’homme ne commande à la nature qu’en lui obéissant ».

 

Biographie (B.N.F.) : Clic :  … il étudie à Oxford où il assimile rapidement toutes les sciences.

… Il passe plusieurs années dans le couvent des Franciscains à Paris, où il souffre de l’ignorance et de l’intolérance de ses confrères …

… Il considère les mathématiques comme la clé de voûte des autres sciences…

… « Parce que les choses sont au-dessus de votre intelligence, vous les appelez oeuvre du démon. Les théologiens et les canonistes dans leur ignorance les abhorrent comme des productions de la magie

Mais ses ouvrages sont condamnés parce qu’ils renferment des « nouveautés dangereuses et suspectes ».

Il est emprisonné pendant quinze ans.

 

 

 

Confusion entre égalité et justice : un sujet qui me tient à cœur.

Mon long texte de cet encadré s’est désespérément volatilisé. Espérons que, par la magie de l’ordinateur, il revienne sur le bureau comme « document récupéré » !

En attendant : en voici un résumé : Les plateaux de la balance représentant officiellement le symbole de la justice en France sont vides ! Qu’est ce qui a bien pu mener à une telle absurdité ?

1.      Cf. explication de la différence entre un « opérateur mathématique » : « le zéro », et une « réalité physique » : « le vide » dans notre page sur le 122-1 du code pénal.

2.      Sur la différence entre « symbole » et « objet », voir la note de bas de page clic, sur la pesée de l’âme dans le tribunal d’Osiris, et remonter pour voir le texte : Ce sont les faits agis par l’âme (posée sur un plateau de la balance) pour le bien commun qui y sont jugés et doivent être aussi purs et légers que le hiéroglyphe de la Maat (« Vérité - Justice – Cohésion sociale »), la plume, posée sur l’autre plateau.

On comprendra alors tout le contre-sens qui mène à une représentation symbolique de la justice par un instrument de mesure de l’égalité des poids de 2 plateaux vides ; car une justice (dont le rôle est d’accorder « les faits d’un individu » au « bien de la collectivité ») ne peut se résumer ni à une égalité ni au vide ! Pourtant…

3.  Cf. aussi Michel Villey : Philosophie du droit.

 

 

 

Le 17 juillet 1940, Léonce Vieljeu.

Maire de La Rochelle, il propose à la délibération du Conseil municipal le texte suivant :

"Ce n'est, mes chers collègues, ni le lieu ni l'heure d'épiloguer sur la tragédie qui se déroule d'autant que nous ne sommes libres ni de nos paroles ni de nos actes.
Qu'il me soit permis, cependant, de dire ici qu'un homme comme un peuple ne saurait être moralement grand ni matériellement fort s'il a comme objectif l'exercice de ses droits au lieu de l'accomplissement de ses devoirs.
Or on n'a, depuis trop longtemps, parlé aux Français que des droits de l'homme sans leurs apprendre les multiples devoirs du citoyen... Il faut que les générations qui nous suivent aient un sens plus moral et plus viril de la vie si elles veulent contribuer au relèvement de la Nation …».

Il sera plus tard arrêté avec onze de ses compagnons du réseau « Alliance ». Ils seront exécutés au camp de Struthof (Bas-Rhin) le 1er septembre 1944. (Cf. détails )

 

 

 

 

 

L’innommable : cannibalisme par peur d’avoir faim !

Le docteur Xavier Maniguet (1946 – 2009), médecin de la Marine Nationale, a longuement étudié l’histoire des rescapés du radeau de « La Méduse ».

 

En 1815, la frégate « La Méduse » qui avait appareillé de l’île d’Aix s’échoue à 160 km au large des cotes mauritaniennes.

149 marins et soldats s'entassent sur un radeau de 20 x 7 mètres avec peu de vivres. Après 13 jours, le radeau est repéré par le brick L'Argus, mais il ne reste plus que 15 rescapés à bord du radeau dont 5 moururent dans les jours qui suivirent. Dès la première nuit 20 hommes se sont suicidés ou ont été massacrés.

Plus inconcevable surtout, il y eut une centaine de cas de cannibalisme !

Les conclusions du docteur Xavier Maniguet sont sans appel : « Les hommes se sont entre-mangés non pas par faim, mais par peur d’avoir faim ! »


 

 

 

 

 

 

CO, CO2, et micro-particules.

C’est l’avilissement des français qui fait repartir les chinois !

Film comique ;

Message fort ->

 

<- Jean Yanne : Livre : « L’apocalypse est pour demain » 1977 : La vie se passe désormais entièrement dans les automobiles. L’apocalypse, orchestrée par « le préfet de police », arrive, non pas de façon spectaculaire, mais insidieusement, et personne ne s’en aperçoit : Présentation in : « Archives INA sur Dailymotion » : Clic . 

Cf. 2013 : « Des robots pour faire les prises de sang » (2013)  Clic.

 

 

« Breiz atao tse tung » :  Film : « Les chinois à Paris », 1974. sur YouTube :  Clic

Est-ce maintenant ce terrible « hiver nucléaire », terreur des « années de guerre froide », qui nous arrive à bas bruit [11]. ?

Sauf que cet hiver prend en attendant des allures de fournaise asphyxiante, grâce aux soins diligents des brûleurs, fumeurs et en-fumeurs de tous acabits : sur terre (véhicules à moteurs thermiques, appareils monstrueux, centrales nucléaires, à charbons, bois brûlés, industries, etc.) ; sur mer et dans les airs (kérosènes).

Il est vrai que « l’hiver en question » devait aussi commencer par quelques très belles démonstrations en plein air d’un lâcher de bombes portées à quelques millions de degrés Celsius.

Il faut avoir peur du feu !

 

 

Les scénarios dont on ne parle pas : Le CO2 est plus léger que l’air : c’est pourquoi il monte : « effet de sphère ».

Mais le CO2 est non toxique, et aussi indispensable à la vie que O2 l’oxygène (découverts par Lavoisier, guillotiné le 8 mai 1794, lui qui avait été si généreux avec les paysans de Freschines durant le terrible hiver 1788-1789 : « La République n’a pas besoin de savants ! » lui dit son juge – dont acte !).

1. Le CO2 est le seul stimulant naturel des « centres respiratoires » de tous les animaux qui ont besoin d’air – et aussi de sang - pour respirer.

2. A l’inverse le redoutable CO, très différent, également incolore, inodore et sans saveur, est plus lourd que l’air, et très rapidement mortel en se combinant irréversiblement aux globules rouges. Il faut placer les détecteurs de CO au sol.

3. Mais on oublie toujours de parler des effets sur le climat des « micro particules » issues des fumées : En fait ce sont des goudrons opaques et cancérigènes.

La visibilité moyenne dans tout l’hémisphère Nord a été divisée par 2 en 100 ans : Ce n’est à cause ni du CO ni du CO2, lesquels sont transparents, et dont on ne va pas nier l’accroissement de production, mais des micro-particules – qui elles, participent à une inversion des superposition des masses gazeuses thermiques : le tout se passe sur seulement 12 km, épaisseur moyenne de l’atmosphère).

L’air devient opaque aux I.R. du soleil (mais pas aux très hautes fréquences, les plus dangereuses).  ->. Les I.R. ne frappent plus le sol, mais l’enveloppe de micro-particules -> La chaleur reste en altitude ->. Le froid étant maintenant en bas et la chaleur en altitude, les couches d’air sont stables -> Disparition des vents et des pluies ;  Les glaciers fondent, mais les rivières gèlent.

Mais la mort par étouffement pourrait précéder ce stade.

 

 

Les guerres pourraient n’être que « la partie émergée de l’iceberg », de quelque chose qu’on appellera comme on voudra : Tout le monde sait que certaines choses ne peuvent pas avoir de nom.

NB : Le film Katyn de Andrzej Wajda, sorti en 2009, est en accès libre en espagnol, sur youtube, sous le titre « El bosque de la masacre » : complet clic ; extrait : clic .

Le témoignage vécu de Billotte au camp de Katyn-Mitchourine dans « Le temps des armes », etc. clic.

Les archives ayant été ouvertes – puis refermées – la totale responsabilité de l’union soviétique est confirmée.

Mais les archives soviétiques furent tenues secrètes durant 50 ans, et les fait n’ont pas figuré au procès de Nuremberg.

WIKIPEDIA : Au total ces exécutions massives de membres de l’élite polonaise en divers lieux de l’ouest de l’URSS à la suite du partage de la Pologne entre l’Allemagne nazie et l'Union soviétique ont concernés environ 22 000 victimes plus 60 000 déportés (essentiellement les membres de leurs familles). Même si les Allemands menaient également des opérations anti-polonaises (opération Tannenberg, opération extraordinaire de pacification) et que la Gestapo et le NKVD coopéraient, il n'existe pas de preuve que les Allemands connaissaient le massacre de Katyń avant la découverte des charniers en 1941 à la suite de leur invasion de l'URSS.

 

 

 

Le 10 avril 2010, le Tupolev qui devait conduire la délégation polonaise à la commémoration de ces tragiques évènements s’écrase à Smolensk.

Il n’y aura aucun survivant. clic .

 


 

 

 

 

 

Odorat, et défenses immunitaires.

Cet animal, le « parasaurolophus » , disposait d’une corne creuse pouvant atteindre la longueur de 1,80 mètre, à la fois caisse de résonance et organe sensoriel tapissé de cellules olfactives. Son efficacité était encore augmentée par une cloison longitudinale qui en doublait la longueur utile, et le « parasaurolophus » pouvait probablement percevoir les odeurs à plusieurs dizaines de kilomètres : « John Ostrom suggested that it housed expanded areas for olfactory tissue and much improved sense of smell of the lambeosaurines, which had no obvious defensive capabilities” (Ostrom, John H., 1962. The cranial crests of hadrosaurian dinosaurs, from the Journal of Postilla, vol. 62, pages 1–29.)

 

De l’olfaction aux protections immunitaires : => clic

 

 

 

 

 

 

Voile et moteur.

 

Ce chalutier a conservé son « tape-cul », voile arrière à fonction équilibrante.

Les autres voiles sont ferlées.

L’apprentissage de la voile n’a pas à être confiné dans l’économie de loisirs : Il ressortit à la compréhension de la nature, à l’anticipation, à la sobriété - un voilier n’a pas de freins, et des réserves limitées.

Il apprend le choix des mots justes, des routes, de l’équipage et de l’équipement, et, au prix de ces soumissions et de frugalité, il possède une autonomie presque illimitée tout en respectant la vie des océans, bien davantage que les navires à moteurs – même lorsque ces derniers, avec leurs cohortes de plongeurs et de bathyscaphes, prétendent la défendre ! [12]


 

 

 

 

 

Le « bug » de Darwin !

Ø      Le « bug » de Darwin [13]: « The descent of man » (« La descendance de l’homme ») => Société d’hygiène raciale à Berlin (fondée en 1905).

 

 

 

 

 

 

Coutume et nature.

Blaise Pascal :

Pensées, regroupées par Mme Perrier, sa soeur :

Chapitre VII. Contrariétés.

 

 

 

 

 

Je suis …

 

 

 

 

 

 

 

Je suis celui qui suit.

 


 

 

 

 

 

 

Les « capno-manes » (« καπνός » = « fumée, tabac »)

L'alcool et le tabac coûtent chaque année 240 ... - Mediapart

...Il y a 3 jours –   : Le « coût social » de la consommation de tabac et d'alcool est évalué, dans une étude publiée vendredi 11 septembre par l'Observatoire ...

alcool et le tabac coûtent chaque année 240 milliards d'euros [en France]

Commentaires :

§         Les douleurs ne sont pas chiffrables.

§         On a voté la loi EVIN en 1991 : Pourquoi n’applique-t-on jamais les amendes prévues ?

Pourquoi laisse-t-on fumer « dans une porte », rendant l’inhalation imposée à tout entrant ?

Je gène, moi ?

 

 

 

 

 

 

Civisme

Clignement d'œil Fumer tue !

Yeux roulants C’est pour ça que je ne fume pas, j’enfume !

 

 

 

 

 

يا سلام !

 

Le 30 novembre 2015 la sociologue marocaine Fatima Marnissi est décédée à Rabat.

 

Ecrivain et sociologue, Fatima Marnissi figurait en 2013 en 15ème place dans le classement des 100 femmes les plus influentes du monde arabe (Magazine Arabian Business).

Affectueux souvenir d’une traversée de Paris en moto, témoignage d’un courage aussi grand que celui d’un engagement idéologique  Surpris

Mes condoléances à tous ses proches.

 

 

 

 

 

 

Indécence ou Provocation ?  

Choisir son centre de jeûne   clic  

 

Et s’ils y allaient à pied, à Fès ?

 

 

 

 

 

 

 

Yes yes, maintenant c’est par là !

 

 

 

 

 

 

 

Notes de bas de page.



[1] Homo-hominis-hominem :

Les rapports de la langue française avec les langues d’où elle est issue, et en particulier le grec et le latin - mais il  y a aussi les langues germaniques (parlées par les Francs), et les langues empruntées - sont devenus de plus en plus confus, ce qui n’a jamais été sans conséquences.

En latin, le mot Humus (= la terre => humble) a servi à donner le nom à ses habitants que nous sommes : homo-hominis-hominem.

Le patois français d’oïl  fait chuter toutes les syllabes après l’accent tonique - d’où naîtra aussi notre « e muet » à éclipses : Exemple :  Seculum (3 syllabes) => Siècl(e) (1 ou 2 syllabes). La diphtongue (e => ie) est là pour insister sur la place de l’accent, car le mot devient di-syllabique dans les liaisons.

Les autres langues romanes, et « le français d’oc », ont été beaucoup moins réducteurs.

Il faut y ajouter aussi la nasalisation (m => n) et le son « Anne » donne le son « an » propre également au français du Nord (également dans les Pyrénées, et bien d’autres langues (persan).

Ainsi au nominatif :  Homo a donné Om puis On (issu du nominatif en latin ; il reste toujours au cas sujet en français) ; Le « on » français n’existe pas dans les langues romanes du Sud.

Mais le latin il est vrai avait fait du mot des usages multiples : « homme » pouvait être opposé « aux dieux » (sens de mortel) ; « homme » pouvait être opposé à « bête » ; en langue familière, « homme » a été opposé à « femme » [« inconnu en langue classique » écrit A. Meillet ; mais on sait qu’une langue familière est volontiers orale - et on a toujours pu, dans toutes les langues jouer de ces appellation sans en transformer l’objet] ; « homme » à bien sûr aussi été opposé à « un supérieur hiérarchique » dans les troupes : Tous ces sens sont encore présents dans le français actuel.

Enfin, en langue familière, « homo » peut remplacer un démonstratif : hic homo « ego », homo « is, iste, ille » Pour A. Meillet, le mot a préparé ainsi son sens de « on » « d’abord dans les phrases négatives (peut-être sous l’influence de parlers germaniques ; » écrit-il.

Quoiqu’il en soit, c’est avant tout par les régions de l’Est que les influences germaniques sont entrées dans l’empire, et je pense bien possible que le mot ait fini par épouser exactement, dans le Haut Moyen Age, les usages du mot germanique « man » (= on ) employé au même cas (sujet) et dans le même sens que le « on » français

Ce « man » qui est « homme » est de même étymologie que « mens-mentis, le mental » et « manus, la main », etc.

A l’accusatif , (« cas régime » de l’ancien français), qu’on a en général retenu pour fabriquer les mots français modernes, le mot fait « Hominem » Le « -em » non accentué est tombé et on en a retenu le mot « Homme ». Le mot a été de plus en plus réduit, puisque l’accent est passé en première syllabe et la fin est devenue un « e muet » qui ne s’entend que dans certaines liaisons. Le français est le champion des mots monosyllabiques…c’est la guillotine linguistique du génie français.

Il n’a donc jamais été question de sexe dans le mot Homme

En résumé, on ne dit ni « les droits de on », ni « les droits de la femme »

Il faut aussi éviter de confondre le « Homo » latin qui signifie « homme » avec le « homo » grec qui signifie « semblable »

Académiquement - pour éviter les confusions - on n’a pas le droit de mélanger un mot d’origine latine avec un mot d’origine grecque, et pour dire « de même sexe » sous forme compactée (pas « compaxée ») on doit dire « homo-game » et non pas « homo-sexuel ».

Mais il y a longtemps que l’Académie a baissé les bras.

Le sens ni l’origine du mots « femme » ne sont équivoques – A ce ci près qu’il ne faut pas le mélanger avec le mot (oral mais à peine écrit) qui vient du latin « fama » qui signifie « réputation » qu’on retrouve en français dans le mot « fameux », et l’expression « remède de bonne fame », qui signifie « remède de bonne réputation » - venu par l’italien « bona fama ».

Le mot « mal » était en latin « malum »

Le mot « pomme » vient du latin « malum » (en grec « To mèlon ») et en confondant  malum et malum (pour la place de l’accent je laisse le lecteur chercher), on en a fait l’histoire de la « pomme d’Adam » : c’est la pomme d’Eve qui lui est restée en travers de la gorge, mais La Genèse (Ancien Testament) parle de « l’arbre de la connaissance » et on ajoute « pour le fun », « du bien et du mal » - mais je n’ai jamais eu le texte original en main. Bref, Dieu (YW) aurait préféré qu‘ils restassent ignorants.

« Mâle » est la forme réduite de « Masculus » - d’où l’accent circonflexe - qui en espagnol a donné normalement « macho », mot de tous les jours qui n’a rien de péjoratif. En français, au pluriel, on dit « des mâles » et non pas « des maux ».

A ne pas confondre avec « la malle » qui est de même origine qu l’anglais « mail » et si on n’avait pas perdu l’avenir de la francophonie en 1763 (Traité de Paris)  - l’un des plus lamentables traités de toute notre histoire – pire que Trafalgar  (21 octobre 1805) qui lui en a été le coup de grâce – on s’enverrai « des malles électroniques ».

Terminons sur un cocorico à la cantonade : notre « coq gaulois emblématique »  vient de l’assimilation de « gallus » qui veut dire « coq » en latin avec « Gallus » qui veut dire « Gaulois » en latin.

 

[2] La théorie d’Edelman : figure parmi les plus récentes et les plus élaborées sur la conscience, mais elle n’a rien d’une irréfutable démonstration mathématique. Dans ces conditions, je préfère me raccrocher à des expériences que tout le monde (?) a vécues

La formation de la conscience, ou mieux dit sans doute la prise de conscience, chez l’homme, me semble bien être liée à la phase du miroir (cf. décussation) et au langage – c’est à partir de ce moment-là qu’on retrouve en général des souvenirs conscients qui sont conservés – mais d’une part personne ne sait comment, ni non plus ce qu’il peut en être chez les autres animaux ou même tous les humains.

La conscience – qui s’énonce de beaucoup de façons différentes qui ne se recouvrent pas dans les langues du monde (conciousness, awareness, insight…) reste en 2017 un mystère aussi grand que celui des rêves. Mais à la différence des rêves, il semble bien qu’elle s’inscrive individuellement dans des coordonnées temporelles ayant un début et une fin, alors que les rêves semblent davantage soumis à la transmission d’une structuration rigoureusement génétique (et donc à dominante collective) et dans une  longue durée - non encore précisée…

A mon avis, la finalité des rêves – que Freud dit être les « gardiens du sommeil » - pourrait être de restructurer la conscience éveillée – même à notre insu – en tentant de la protéger de ses égarements : Une telle intuition aussi précise que subjective – qui va à l’encontre de l’idée reçue que le rêve est un petit délire - ne repose sur aucun absolu neurophysiologique, malgré certaines données qui vont dans le même sens, et en dépit de recherches très nombreuses sur les effets de la privation de rêves.

Pour avoir un sens, des mots comme « protection ; égarement ; utile ; nuisible ; etc. » doivent être précisés par « un contexte et une finalité » et en définitive une « moralisation du bien et du mal », mots qui n’ont jamais trouvé aucune traduction neurophysiologique, y compris si l’on va jusqu’à envisager la disparition de toute une espèce.

 

[3] Tant que « le nombre π » n’aura pas été trouvé : je resterai enclin à penser que la physique est irréductible aux mathématiques.

Une page d’Heisenberg dans « La nature dans la physique contemporaine » ; Idées ; Gallimard, pp.70-71, apportera un peu de chaleur à l’aridité des chiffres :

« L'été de 1919 était très chaud et, surtout le ma­tin de bonne heure, nous n'avions pratiquement pas de service. C'est ainsi qu'il m'arrivait souvent de me retirer, dès le lever du soleil, sur le toit du séminaire et de m'allonger en compagnie d'un livre dans le chéneau pour me chauffer au soleil ou bien de m'asseoir au bord du toit pour observer l'éveil de la vie dans la Ludwigstrasse. Un jour l'idée me vint d'emporter sur le toit un volume de Platon et le désir de lire autre chose que les textes scolaires me fit tomber, avec ma connaissance rela­tivement modeste du grec, sur le dialogue Timée où, pour la première fois, je pus puiser aux sources mêmes de la philosophie grecque de l'atome. Cette lecture éclaira considérablement pour moi les idées fondamentales de la science de l'atome. Je croyais saisir, du moins partiellement, les rai­sons qui avaient incité les philosophes grecs à penser à des moellons de la matière infinitésimaux et indivisibles. La thèse que Platon défend dans le Timée, et d'après laquelle les atomes seraient de véritables corps, ne me semblait pas, il est vrai, d'une clarté lumineuse ; néanmoins, je fus satisfait de constater que ces atomes ne possédaient ni agrafes ni oeillets. En tout cas, c'est déjà à cette époque que la conviction se fit jour en moi qu'il n'était guère possible de s'occuper de physique atomique moderne sans connaître la philosophie grecque de la nature ; et j'estimais que le dessinateur de cette fameuse gravure représentant des atomes aurait bien pu étudier son Platon plus à fond, avant de se mettre à la confection de ses illustrations.   

C'est ainsi, et de nouveau sans bien savoir com­ment, que je m'étais familiarisé avec une idée fon­damentale de la philosophie grecque de la nature, idée qui a jeté un pont entre l'Antiquité et les temps modernes et dont la force considérable ne s'est déployée que depuis la Renaissance. On s'est accou­tumé à désigner sous le nom de matérialisme cette tendance de la philosophie grecque, à savoir la théo­rie atomiste de Leucippe et de Démocrite. Mais, bien qu'elle soit historiquement exacte, cette ter­minologie prête facilement à confusion de nos jours, étant donné que le terme « matérialisme » a pris, au cours du XIX e siècle, une signification exclu­sive qui ne s'accorde nullement avec l'évolu­tion de la philosophie grecque de la nature. On échappera à cette interprétation erronée de la science antique de l'atome en se souvenant que le premier savant moderne qui, au XVII e siècle, reprit l'étude de l'atome, était le théologien et phi­losophe Gassendi, qui n'était certes pas suspect de vouloir, à l'aide de cette science, combattre les enseignements du christianisme. Rappelons-nous aussi que, pour Démocrite, les atomes étaient les caractères qui servent à inscrire le devenir de l'univers, mais non pas son contenu. Le matérialisme du XIX e siècle, par contre, s'est développé à partir de pensées d'un tout autre ordre, caracté­ristiques des temps modernes, et dont l'origine remonte seulement à cette division du monde, opérée par Descartes, en une réalité matérielle et une réalité spirituelle. »

 

[4] Michel Jouvet est malheureusement décédé le 3 octobre 2017 : Il publia relativement peu de livres accessibles au public, c’est pourquoi je reproduis ici un extrait de son exposé fait au Vatican en 1990, intitulé « Le sommeil, autre versant de l'esprit » qu’il reproduit peu après dans le livre : Le sommeil et le rêve, Collection « poches Odile Jacob », Editions : 15 rue Soufflot, 75005 Paris, 1992, page 129 :

Cet extrait énumère une grande partie de ses découvertes :

« Le sommeil paradoxal et les consciences oniriques » - Le sommeil paradoxal (REM sleep) :

« Chez l'homme, le sommeil paradoxal est un phénomène périodique qui survient 90 minutes après l'endormissement, donc après environ 80 minutes de sommeil à ondes lentes. Il se caractérise par l'activation de l'électroencéphalo­gramme dont l'aspect devient similaire à celui de l'attention vigile (ou du stade très léger de l'endormissement) (descending stage 1).

Ce phénomène s'accompagne de mouve­ments oculaires rapides, d'une atonie posturale et d'érec­tion. La durée d'une phase de sommeil paradoxal est de 20 minutes. Ces phases surviennent toutes les 90 minutes et sont séparées par du sommeil à ondes lentes. Ainsi, au cours d'une nuit de sommeil, apparaissent 4 ou 5 phases de sommeil paradoxal (environ 100 minutes, soit 20 % de la durée totale du sommeil). Cette phase de sommeil a été considérée au début comme un stade de sommeil léger analogue à l'endormissement (emerging stage 1)

On sait maintenant qu'il s'agit d'un état aussi différent du sommeil que celui-ci l'est de l'éveil *.

Chez l'homme, le rêve survient pendant le sommeil paradoxal. L'homme sait qu'il rêve depuis l'aube de l'humanité mais ce n'est que depuis 1957 que l'on a pu identifier les périodes de sommeil paradoxal comme corrélats neurophysiologiques du rêve ** »

* Jouvet M., « Paradoxical sleep. A study of its nature and mechanisms », Prog. Brain Res., 1965, 18 : 20.

**Dement W. et Kleitnian N. « Cyclic variation in : EEG during sleep and their relation 10 eye movements, body motility and dreaniing », Electroencephal. clin. Neurophysiol., 1957, 9 689.

 

[5] Les 30 glorieuses :

 

 

Prise de ris dans la grand’voile  :  Ce ne fut pas le cas de notre « politique de grandeur »

Il faudrait vraiment avoir une vision exclusivement économique, de la vie de quelques peuples isolés sous une verrerie de laboratoire, oubliant un passé pourtant toujours opérant, et faire fi d’un avenir qui en démenti la gloire, pour subsumer dans une telle expression une sorte de bonheur trentenaire.

Etait-ce vraiment une pensée sans nuage pour son inventeur Jean Fourastié ?

D’ailleurs les années 1947 – 1973 ne totalisent que 26 ans.

 

Ne furent-elles pas des années de destruction ? En mer, lorsqu’une tempête faiblit, entre les rafales, c’est le moment que l’on choisit pour installer les toiles de gros temps, car on sait que les coups de vents se suivent, en chapelets, et qu’ils sont de plus en plus durs.

Il fallait, de même, profiter de l’aide et de l’accalmie pour redoubler de travail.

C’est le contraire qui a été fait.

La France « redécouvrit » alors son bel « hexagone » en contrepartie de lourdes pertes territoriales.

Peut-être aussi, après ses choix désastreux dans « l’affaire de Suez » en 1956, n’eut-elle d’autre possibilité que d’assumer sa perte de considération mondiale qu’elle avait conservée jusque là encore, en Egypte et bien au delà – surtout culturelle, mais importante et encore étendue.

 

Si de cette « gloire sous perfusion », soviétique à l’Est, américaine à l’Ouest, la gloire a disparu, qu’en est-il des perfusions ?

 

 

 

Les fleurs ont fané rapidement, bien que l’expression de Fourastier demeure :

 

 Cf. :  « … Mon bon Monsieur,              

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l'écoute » : La Fontaine : « Le corbeau et le renard » 

 

En vérité, l’alacrité n’était pas partagée par tous.

Peyrefitte parle de « société bloquée ». 

Bernard Gazier, lui, écrit en 1983, dans cet environnement de « guerre froide » encore persistante et de bouleversements mondiaux critiques, in : « La crise de 1929 », P.U.F, collection « Que sais-je » page125 : 

 

 « … il serait vain d’écarter la menace et de rassurer à bon compte, tout autant que de célébrer la « prospérité » de 1945 à 1974 comme un âge d’or : le devenir dramatique du tiers monde durant cette période, la persistance de la pauvreté et de l’exclusion au sein de l’abondance, les destructions écologiques souvent irréversibles doivent être rappelées. Un domaine apparaît alors comme le lieu de paradoxes persistants dans le monde occidental : le travail, droit ou devoir ? En témoigne la question des 35 heures hebdomadaires : réalité imposée aux travailleurs américains de 1933 … » : citation que nous reprenons dans « Mai 1968 pour la psychiatrie »  in « L’invention de la psychiatrie » Clic.

 

 

La période 1958-1962 a certainement été beaucoup plus importante pour la France que celle de 1968-1969, malgré une légende encore têtue.

La perte de 3 départements – et non des moindres – à de nombreux points de vue souvent plus modernisés que bien d’autres de l’hexagone - et du Sahara, que la France avait refusé en 1956 de partager avec le Maroc - et qui n’était ni peuplé d’arabes ni demandé par le FLN - a déclenché des séries de guerres aux conséquences graves et durables.

Or, les guerres des chefs ne sont pas toujours celles des peuples.

En métropole certains médias clamaient – de bonne ou de mauvaise foi - que si Paris conservait ses départements outre méditerranéens, ses habitants viendraient envahir la métropole !

Le mouvement de population n’eut-il pas pu, au contraire, être inverse ?

Toutes hypothèses qui, de toutes façons, auraient eu des résultats très différents de ce qu’il en fut.

Une contre expérience eut lieu en 1984 : Lorsque l’Espagne est rentrée dans l’union européenne, un vent de panique fut soulevé un temps, en France, (je n’ai pas oublié les conversations de salle de garde) : « Les espagnols vont tous vouloir venir et nous prendre nos places ! ». Ce ne fut évidemment pas le cas.

 

On en profitera pour remarquer aussi que les révolutionnaires de 1789 - maîtres à penser de tant de gens - n’ont jamais proposé de semaine de 35 heures – bien au contraire – puisque la semaine de travail devait durer 10 jours, s’achevant par un jour de repos devenant le décadi.

 

Maintenant chaque français dispose quotidiennement d’environ 170 « esclaves énergétiques » (cf. infra).

Mais il faut bien les récolter quelque part, ces « esclaves énergétiques » : à quel prix !

Aristote écrivait que « l’esclave est une machine vivante ».

C’est peut-être maintenant « la machine qui est devenue un esclave vivant  » : A la différence près que si, certes, elle parle (avec des accents d’ordinateur), aussi - elle ordonne !

L’insolvabilité croissante de nos pays occidentaux est souvent mise sur le compte des problèmes démographiques (qui étaient d’ailleurs prévus depuis un demi-siècle, et auraient pu et du être davantage anticipés).

En réalité, le prix de revient de nos vies dispendieuses est bien plus à mettre sur le compte de nos dépenses énergétiques.

Certes la démographie a été multipliée par 2 ou 3.

Mais les dépenses énergétiques ont été multipliées par 100 ou davantage ; et c’est alors un prix à payer équivalent à une démographie multipliée par 100 ou bien davantage qu’il faudrait prendre en compte.

 

A cette citation de Bernard Gazier, et en allant bien plus loin dans son sens, dans son scepticisme, il conviendrait encore ajouter :

1.  l’expansion extraordinaire de toutes les addictions toxicomaniaques durant cette période, au moins dans le monde culturel dit occidental - le seul que nous connaissions vraiment - dont tout médecin psychiatre a été à la fois le témoin et le dénonciateur impuissant. Cette expansion fut liée :

2. au niveau collectif et social, à toutes les exclusions, « exclusions au su ou au non-su des exclus eux-mêmes » subsumées dans les dites « fuites au Larzac » qu’on ne saurait en rien comparer avec une quelconque recherche d’un quelconque Eldorado,

3. au niveau individuel et familial, niveau qui est comme le génome-même du tissu social, liée à la disparition de processus de symbolisation vitaux qui résultent eux-mêmes de la disparition de liens familiaux et de la caractérisation des fonctions de chacun des membres – ce qui n’a rien à voir avec la proximité géographique réelle, laquelle, au contraire, s’est comme resserrée par la facilitation de la plupart des formes de communication - dont résulte elle-même, désormais

4. « à l’échelle des masses », nombre des dites addictions.

5. au niveau législatif :

a)   Cf. : « Mai 1968 pour la psychiatrie »  in « L’invention de la psychiatrie » Clic : « Le commerce faisait valoir. L’administration ratifierait » + Note de bas de page : clic.

b) Cf. aussi notre note sur le mécanisme psychologique « inducteur » et/ou « entreteneur » de la « toxicomanie » : clic,

c) la considération de la toxicomanie comme une maladie mentale relevant de la psychiatrie, laquelle d’ailleurs est toujours restée non définie autrement que par son administration,

d) et la loi du 31 décembre 1970, déresponsabilisante, mais pourtant destinée spécifiquement à combattre ladite toxicomanie, alors que c’est le contraire de la déresponsabilisation qu’il eut fallu prôner.

 

En ce sens, la chronologie relative aux « acquis de 1936 » a été inverse des acquis des années 1960 : En 1936, le peuple incita le pouvoir à légiférer. Puis apparurent les implications économiques. Ainsi apparurent successivement :

·        Les décrets relatifs aux « congés payés »,

·        puis leur exploitation commerciale, longtemps après, voire surtout après 1945. Elle n’était que balbutiante au début, ne serait-ce que parce que le « travailleur » n’avait aucun moyen d’y adhérer.

Au contraire, dans les années 1960 - 1970, le premier moteur semble avoir été « économique », puis seulement suivi par les légalisations. 

De plus, les gestions économiques sont initialisées par « les sommets des entreprises laborieuses », ou même par les simples pôles supérieurs des structures concernées : Si les affaires politiques, en effet, sont démocratiques, le commerce ne l’est en rien.

Ainsi, ces années 1970 ont reproduit « doublement l’inverse » des figures de 1936.

 

Il faut dire aussi que la « France de l’après guerre » a vécu sous le parapluie du « plan Marshall » qu’elle n’a pas voulu ou pu refuser, lequel n’était pas sans contre-parties (quotas de films américains etc.).

Caricature italienne du plan Marshall en 1948 : Clic.

C’était une conséquence de la partition de l’Europe, de la « guerre froide » et des « accords de Yalta » en Crimée (Février 1945)  ( clic ), auxquels aucun français n’a participé.

On dirait que la France vécut ces années comme si une manne protectrice tombait providentiellement du ciel, ce qui était faux : Seules quelques personnes éclairées en étaient lucides.

Les conséquences sur la mentalité française ne semblent pas avoir été des plus heureuses.

En réalité, longtemps, pendant plus de 20 ans, les longs convois américains ont fait trembler les vitres des maisons, pour se rendre à leurs bases ; et quand j’étais étudiant, les rondes de la M.P. (Military Police) en Jeep reconnaissables, ou à pied et munis de matraques, sillonnaient encore les environs et la gare même où je prenais mon train.

Notons, par comparaison, que lors du « Tsunami  de 2004 », l’Inde a refusé l’aide occidentale, « considérant ces derniers comme « des prédateurs » (expression à cette occasion du Général Pierre Marie Gallois).

Ll’enjeu de l’avenir se joue désormais dans un ensemble « cosmo-biologique », au sein d’un équilibre sans cesse changeant entre

·        le « cosmos » en son sens le plus large de « vaste éco-système intersidéral ».

L’astéroïde Apophis » va-t-il vraiment passer à 14.000 km de la Terre en 2028 ?)

·        et la « biologie ».

« La vie », sous toutes ses formes, s’en trouve interrogée.

 Alors même que l’on ne sait guère la définir, et encore moins dire comment elle est apparue, il est clair que la vitalité de « l’écosystème » représente l’enjeu le plus nécessaire au maintien de la vie.

 

Ce fut aussi, l’époque des « inénarrables slogans du M.L.F. » dont notre rappel ici ne se bornera qu’à celui de l’absurdité biologique d’énonciations telles que « mon corps (= celui de l’enfant ?) m’appartient », pour soutenir le droit à l’avortement d’une mère, comme si l’embryon ne devait son existence qu’au seul fait de l’ovule :

S’il est vrai que dans une certaine mesure, le corps de chacun lui appartient, l’embryon, lui, n’est pas une partie du seul corps de la mère puisque son patrimoine génétique est double.

Comment l’irrecevabilité de la parole du père, même légitime et connu, dans une affaire partagée, pourrait-elle être conforme à la « proclamation de l’égalité des sexes » ? *

Tout père sera définitivement débouté de son droit à intervenir en ce cas, au sujet de la vie de son propre enfant, à partir d’un arrêté du conseil d’Etat de 1980.

On pourrait s’étendre encore sur les innombrables transformations métaboliques et psychiques, qu’entraînent toujours une fécondation chez la mère, voire les 2 parents ; de même que sur les effets d’inscription durables, tant d’une grossesse que d’un avortement, tant chez une mère que chez un père.

Les uns sont rapides, les autres sont différés.

Une, puis deux générations plus tard, permettent à peine d’en apprécier les effets sur une métamorphose sociale, que l’on peut dire ici consubstantielle au phénomène.

Finalement, la plupart des décisions concernant ces sujets ont été prises « au nom de la démocratie ».

Mais d’une « démocratie » qui a souvent été celle de peuples mal informés, et/ou peu compétents à se prononcer sur des sujets qu’ils ne connaissaient pas, ou sur des constructions qui leur étaient étrangères et qu’on leur demandait simplement d’approuver.

En réalité la question peut davantage être comprise en termes de « fonctions » que de sexes.

 

Enfin : On peut rappeler ici que le mot « démocratie » a pu désigner de nombreuses formes de gouvernements :

Par exemple, la démocratie athénienne - dont Aristote se fit le chantre en arguant de ce qu’elle était un bon type de gouvernement dans « une petite cité de 40 000 habitants où tout le monde pouvait se connaître », à la différence des grands empires orientaux dans lesquelles elle était inapplicable en raison de leur grande dimension - était esclavagiste et excluait des droits civiques les femmes et les « métèques ».

Elle dura d’ailleurs moins d’un siècle, Philippe de Macédoine ayant militairement mis un terme aux débats démocratiques.

A l’inverse de la démocratie athénienne – au moins sur le plan quantitatif – notre démocratie est devenue chez nous une « démocratie de masse ».

Par ailleurs, alors qu’elle est, par essence, un type de gouvernement, elle est quelquefois présentée comme une fonction morale.

Le traitement de ces sujets ne peut donc pas se réduire à l’invocation d’un mot magique dont on omettrait de définir chaque fois le contenu.

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[6] Psychiatrie et normes : Le nombre des « hospitalisations sous contraintes », dépendant directement des « préfectures départementales », échappant par principe à tout jugement de justice, continue d’augmenter spectaculairement en France (entre 50 000 et 100 000 par an). Cf. Tableau de la déjudiciarisation et internement sous Louis XIV.

Presque personne n’en parle.

Remarquons ici qu’un « internement judiciaire », au lieu de cet « internement préfectoral », ne serait encore qu’un recul de plus de la justice, car la fonction des juges est de juger, non de contraindre sans jugement, ni de soigner ou faire soigner, ni de considérer les soins comme une peine, ni d’en imposer l’opportunité chez un innocent.

La justice reste encore, au contraire, un recours théorique possible – difficile à assurer en pratique - contre un enfermement préfectoral ou l’imposition arbitraire de soins.

A la télévision, appareil qui ne produit que « son et image », on affiche de plus en plus la « normalité » comme une grande qualité.

Mais quelle est-elle cette « normalité » ? Sur quoi se fonde-t-elle ?

 

En réalité, on peut donner 2 sens opposés au mot « normal » :

soit état d’une chose conforme à des « normes » énoncées,

soit état d’une chose non réglementée, non blâmable sinon louable, en l’absence de conformisme contraignant.

Ce mot peut donc alimenter beaucoup d’ambiguïtés.

 

En réalité, en essayant de comprendre le vocabulaire en cours, on s’aperçoit qu’il n’y a pas grand rapport entre « être normal » et les « normes », sinon que l’un et l’autre changent avec le temps – comme les logiciels DSM de la psychiatrie : ce qui était « maladie mentale » peut devenir tout à fait honorable. (Cf. les « modes » en psychiatrie, dans le livre de Jeanne Goldstein, « consoler et guérir »).

Et, non seulement lesdites normes sont dites « obligatoires », (sans que le sens du mot obligatoire ne puisse en général être défini pour chaque norme), mais « changeantes », et leur connaissance est loin d’être gratuite : Par exemple AFNOR vend les normes sur CD ou en version papier - souvent plusieurs centaines d’Euros. Sur le net, elles ne sont pas consultables gratuitement. Elles ne sont que « consultables » et en quelques endroits en France, ce qui n’est pas simple lorsqu’une norme avoisine 500 pages. On peut en trouver ici ou là des résumés pratiques.

 

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[7] Pourtant les hommes ne sont-ils pas toujours les mêmes depuis les millénaires les plus lointains, avec les mêmes besoins, les mêmes sentiments ?

On en jugera à lecture de la peine d’Andromaque dans ce  passage de l’Iliade : Hector vient de mourir, et leur fils « Asty-anax » (« le prince de la ville ») est de ce fait devenu orphelin :

« Hector, que je suis malheureuse!

Je le vois, nous sommes nés tous deux pour un même destin - toi à Troie dans la demeure de Priam, moi à Thèbes, au pied du Placos boisé, dans le palais d'Eétion, qui m'a nourrie dans mon enfance ; malheureux père d'une infortunée!

Ah! comme il aurait dû ne pas avoir d'enfants!

Te voilà qui t'en vas sous la terre, dans la demeure d'Hadès, tandis que, plongée dans un deuil affreux, tu me laisses veuve en ta demeure; et notre fils, il est encore tout petit, tu vois, lui à qui, malheureux que nous sommes, nous avons donné le jour, toi et moi; tu ne seras plus pour lui un soutien, puisque tu es mort, et lui n'en sera pas un pour toi.

S'il arrive à échapper à la guerre, source de pleurs, que nous font les Achéens, toujours il aura dans l'avenir des peines et des soucis car d'autres lui raviront ses terres.

Le jour qui fait un enfant orphelin le prive de tous les camarades de son âge.

Toujours il va tête basse, et ses joues sont couvertes de larmes.

Poussé par le besoin, il s'en va trouver les amis de son père, tirant l'un par son manteau, l'autre par sa tunique.

Et eux, s'ils le prennent en pitié, lui tendent un godet, un court instant : il y mouille ses lèvres, mais non pas son palais.

Les autres, qui ont père et mère, le chassent brutalement du festin ; ils le frappent et lui lancent des paroles outrageantes « Va-t'en au diable, et sans faire de façons! Ton père ne participe pas avec nous au festin »

Tout en larmes, il revient auprès de sa mère veuve, Astyanax, qui naguère, sur les genoux de son père, ne mangeait que de la moelle et de la riche graisse de mouton; et puis, quand le sommeil le prenait et qu'il cessait de jouer à ses jeux d'enfant, il dormait dans son lit, aux bras de sa nourrice, sur une couche moelleuse, après s'être rempli de bonnes choses.

Maintenant, il faut s'attendre à ce qu'il connaisse bien des épreuves, maintenant qu'il a perdu son père, Astyanax, à qui les Troyens donnent ce surnom oui, seul tu défendais leurs portes et leurs épaisses murailles.

Et maintenant, près des nefs creuses, loin de tes parents, les vers grouillants te dévoreront, après que les chiens se seront repus de ton corps tout nu »

Iliade, XXII, vv. 477-510.

Le thème « Quel malheur est-il plus terrible que la mort d’un père ? » est récurrent dans toute l’Antiquité grecque.

Cf. Le vase et le texte de l’Iliade de la « scène du départ », lorsque Hector quitte Andromaque pour partir au combat et que son fils est effrayé à la vue du casque de son père : clic .

La fraîcheur de ces grands moments d’émotion transcende le temps. 

 

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[8]

Ibn Khaldoun :

Etant le témoin de l’effondrement d’un monde, Ibn Khaldoun  écrit aussi :

 

ربّما يحدث عند أخر الدولة قوّة توهم أنّ الهرم قد ارتفع عنها و يومض ذبالها إيماضة الخمود كما يقع في الذبال المشتعل فإنّه عند مقاربة انتفائه يومض إماضة  توهم أنّها اشتعال و هي انطفاء 

Il arrive qu’une puissance semble s’élever des vieux empires, alors que leur mèche ne s’anime que de la lumière de la mort, comme il en va de la bougie, lorsqu’elle approche de sa fin, et que sa mèche semble soudain se ranimer alors qu’elle est dans son dernier éclat ):

 

Un siècle après ses écrits, l’Egypte, où le califat s’était réfugié après la mise à sac de Bagdad par les Mongols en 1258, sera subjuguée à son tour par les Ottomans en 1517.

On pourrait dire aussi aujourd’hui : « Comme la mort d’une étoile, qui devient une géante rouge juste avant de devenir une naine blanche.. » ; car souvent un gonflement extrême est le signe annonciateur d’un éclatement imminent.

C’est vrai en psychologie : cela s’appelle « l’hybris » ((« βρις ») (cf. La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf de La Fontaine).

C’est vrai dans la multiplication démesurée de certaines espèces lors de déséquilibres d’un écosystème ; puis la multitude s’éteint affamée.

C’est vrai lors de l’apparition tumorale par dérégulation des équilibres cellulaires en oncologie ; puis survient la mort du patient, dénutri, etc.

 

Ibn Khaldoun fut un grand sociologue :

Dans son fameux ouvrage « Al Muqaddima » (« Introduction à l’Histoire des Berbères ») traduit ici par Vincent Monteil; édition Sindbad; collection « Thesaurus »; Citons pp. 651-654), il traite de « médecine » avec la « sociologie » (iI arrive aussi à Machiavel de faire de même) :

« La médecine, métier citadin :
.... C'est ainsi que le sang purifié donne naissance à une vapeur chaude et humide qui entretient les « esprits animaux » (rûh hayawânî).
[Notons que le concept « d'esprits animaux » sera développé par Descartes qui utilisera les mêmes termes]...
Voyons maintenant le problème des maladies :
Elles sont, pour la plupart, dues aux « fièvres » (hummayât). Celles-ci ont pour cause l'impuissance de la chaleur du corps à cuire suffisamment les éléments ingérés, à chaque phase (de la digestion) ....
.... Faute d'être digérées et assimilées, elles se corrompent. La nourriture non assimilée - qu'on appelle « l'humeur » (khilt) - se putréfie et toute matière en putréfaction dégage cette chaleur adventice qui, chez l'homme, est la « fièvre » (hummâ).
Voyez ce qui arrive à la nourriture que l'on jette et qui se décompose, ou au fumier qui pourrit en se réchauffant. C'est là ce que fait la fièvre dans le corps humain ...
On la traite en mettant le patient à la diète pendant plusieurs semaines, jusqu'à guérison complète.
Pour quelqu'un qui se porte bien, la diète sert à prévenir la fièvre et d'autres maladies.
Quant à la putréfaction, elle peut se localiser dans un membre, ce qui amènera un accident limité, ou bien elle pourra causer des plaies ailleurs, par affaiblissement général.
Tel est le cas pour toutes les maladies: leur origine est, presque toujours, alimentaire. Et tout cela est du ressort de la médecine.
D'autre part, les maladies sont plus répandues chez les citadins, qui ne se privent de rien. Ils mangent trop, ils mangent de tout et ils n'ont pas de repas à heure fixe. Ils ne prennent aucune précaution et font cuire leurs aliments avec beaucoup d'épices, d'herbes et de fruits, les uns frais, les autres secs. Et ils exagèrent: j'ai, un jour, compté que quarante légumes et viandes différentes entraient dans la composition d'un seul plat. Tous ces mélanges extraordi­naires ne conviennent pas toujours à l'estomac.
De plus, l'atmosphère des villes est souillée de vapeurs nocives, dues aux ordures accumulées.
Or, c'est l'air qu'on respire qui donne des forces et qui augmente l'effet de la chaleur sur la digestion.
Et puis, les citadins ne prennent pas assez « d'exercice » (riyâda). Ils restent immobiles, sans bouger, sans prendre aucun exercice.
C'est pourquoi il y a tant de maladies dans les villes et autant besoin des médecins.
[N’oublions pas que en arabe, le mot « civilisation » et le mot « sédentarisation » sont le même mot (« Hadara ») qui s’oppose à la vie tribale.]

Les Bédouins, au contraire, mangent peu.
[De ce point de vue, pour Ibn Khaldoun, il n'y a pas de différence entre « bédouin arabe » et « bédouin berbère » : l'originalité de l'ouvrage est justement de tirer de l'histoire des lois générales : et dans les 2 cas, c'est la vie rude qui entretient « l'esprit de corps » (العصبيّة) qui fait la force de « l'homme du désert »]

Comme ils ont peu de grains, ils ont souvent faim. La faim leur est même si familière, qu'elle leur est devenue naturelle.
Ils n'ont guère d'assaisonnements. Les condiments et les fruits sont un luxe de citadin dont ils n'ont pas idée.
Ils mangent
des choses simples et sans mélange, le plus près possible des exigences naturelles.
Leur air est salubre, parce qu'il y a peu d'humidité ou de putréfaction là où ils vivent, et en raison de leurs déplacements.
Ils prennent de l'exercice et se donnent beaucoup de mouvement, en montant à cheval, en chassant, en vaquant à leurs occupations, en allant à leurs affaires. Ils digèrent donc très facilement. Ils ne se surchargent pas l'estomac.
Aussi jouissent-ils d'une santé bien meilleure que les gens des villes. Ils n'ont donc guère besoin de médecins. C'est pourquoi on n'en trouve pas à la campagne. C'est parce qu'on n'en a pas besoin: sinon, ils iraient s'y installer pour y gagner leur vie.
Telle est la voie de Dieu avec Ses créatures et « nul, en vérité, ne pourrait changer les voies de Dieu » (XXXIII, 62). »

 

 

En sociologie, citons aussi cet aphorisme simple, que nous apprit une éminente collègue :  « Tout système qui n’est pas étroitement surveillé aboutit presque toujours au résultat inverse de ce pour quoi il a été crée ».

 

 

Autres théories médicales d'Ibn Khaldoun :
Elles impliquent un contexte : Ibn Khaldoun raisonnait à partir de la théorie occidentale des 4 éléments (« terre, air, eau, feu ») dont les arabes avaient hérité des Grecs.
Cette même théorie, qui avait déjà plus de 2000 ans d'age, avait aussi cours en Europe.
Par contre, au XIII ème siècle à Damas, Ibn Nafis avait découvert la "petite circulation du sang" (ventricule droit du coeur => poumons => oreillette gauche du cœur), impliquant l'absence de communication inter-ventriculaire, connaissance qui ne parviendra en Europe qu'au milieu du XV ème siècle, par les soins de Miguel Servet.

Les sources du savoir de Michel Servet, médecin aragonais, nous restent encore inconnues. Calvin le livrera à l'inquisition, parce que, bien qu'admettant comme lui « la prédestination », il refusait d'admettre la « Sainte Trinité ». L'inquisition le brûla à Genève.
Ses affirmations, anatomiques d'un côté, et d'autre part religieuses proches à certains égards de l'enseignement coranique, sont probablement liées, et mériteraient une étude qui semble ne jamais avoir été faite.
Ibn Khaldoun connaissait donc l'anatomie de la fonction cardio-respiratoire, encore inconnue en Europe, mais, ignorant l'existence de l'oxygène - connaissance que l'on ne devra que bien plus tard à Lavoisier - il pensait que l'air avait pour fonction le refroidissement du corps.
Les investigations sur le cœur semblent avoir davantage été l'objet de « réticences » en chrétienté, pour une part du fait d'une certaine sacralisation, le cœur étant canoniquement le support de l'âme. Qu'en avait-il été exactement à Damas avec Ibn Nafis?
Quoiqu'il en soit, l'intelligence, ou plutôt « l’idée » (« fikr ») qui n'a jamais été confondue avec « l'âme », était placée par Ibn Khaldoun dans la partie centrale du cerveau, c'est-à-dire dans les « ventricules cérébraux » et les « régions péri-ventriculaires ».
Notons enfin - pour souligner l'avancement des chimistes arabes en ce temps-là - que le mot « al qali » d'où nous vient le mot « alcalin » opposé à « acide », désigne en arabe « la soude naturelle ».
Mais lorsque ibn Khaldoun parle de « la cuisson des aliments dans l'estomac », il ne signale pas le rôle de l'acidité gastrique, et ne pense qu'à la chaleur pure.
Il avait aussi pressenti l'importance  importance de « la qualité de l'air » à tous les niveaux de notre santé.

Tout cela est pour nous parfaitement d’actualité !
Qu'eut-il dit s'il avait connu les fumées de nos addictions au tabac, de nos moteurs à explosion, de nos chauffages au fuel !

Notons que, si Ibn Khaldoun est plutôt « pragmatique » (il a été 6 fois « cadi ») particulièrement au sens sociologique du terme (on en fait « le premier sociologue »).

Le « leit-motiv » du livre cité ici, est l’explication du « pourquoi » les clans venus du désert, plus soudés et rudes, viennent toujours détrôner les dynasties établies des villes, en place, plus raffinées, mais trop ramollies.

En particulier, il est opposé à l’acceptation des comportement sexuels « contre nature ». c’est aussi un livre d’histoire – au sens moderne – et de réflexion religieuse et de philosophie.

Il n’est pas aristotélicien. Il n’est pas « rationaliste » au sens des « mou’tazilites » (mouvement rationaliste apôtre du « libre arbitre » développé au temps du calife « Al Mamoun » à Bagdad).

Pour lui « la logique contient des choses contraires aux lois religieuses et à leur sens évident » auxquelles il convient de donner la préférence.

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[9] Isonomie, isométrie

Sans même parler des problèmes des standards des sièges et  pare-brises d’automobiles, des tapis roulants des caisses, des touches de digicodes et autres tablettes pour petits doigts, etc. tout devient fait pour « l’homme standardisé »... en « consommateur moyen - tendance petit ».

Au volant, un homme grand, s’il ne se voûte pas, a les yeux non pas en face du pare-brise, mais de son pare-soleil.

On parle d’interdire les « tongs » au volant pour cause invoquée de « sécurité » ! Bigre ! Y-a-t-il jamais eu un seul accident d’automobile du au fait que le conducteur portait des « tongs » ?

N’est-il pas plus dangereux d’essayer de regarder en même temps « la route, le compteur de vitesse et les rétroviseurs » – ce qui est stricto sensu impossible ?

Les vendeurs de chaussures peuvent se frotter les mains.

 

Et marcher pieds nus serait devenu « asocial » !

Médicalement rien n’est plus naturel, sain pour les pieds, et propice aux développements des sensibilités.

Mais j’ai reçu une jeune fille placée en internement psychiatrique parce qu’elle marchait pieds nus, à Orléans en plein été …

 

Cela ressemble bigrement au « détecteur de fumée à sonnette » dont l’utilité de la détection ne pourrait guère avoir lieu que lorsque l’habitant n’est pas chez lui ; mais alors, il ne pourra pas entendre la sonnette d’alarme !

Mais on en arrivera bien un jour à brancher tout ça sur un smart phone, rendu obligatoire lui aussi (« au nom de LA sécurité ») ! Ce seront alors les problèmes de batteries, de prises de courant et standards des chargeurs qui « prendront la tête » du soi-disant « nomade fidélisé » : c’est la publicité qui abuse de ces deux mots, en évitant évidemment de les réunir.

En réalité, ledit « nomade » devient plus « dépendant », « asservi » et « sédentarisé » que jamais.

 

La grande question sociétale semble être : comment tout « réglementer » ? -  et en particulier les problèmes croissants des « temps libres », puisque L’Etat s’immisce de plus en plus dans les intimités de chacun au détriment de ses grandes fonctions nationales.

La réponse apportée ressemble à : « Circulez, mais en tournant dans le manège ! »  Et en ajoutant : « et vite ! » ;

 

Mais, non seulement ladite vitesse exigée, est souvent changeante et arbitrairement déterminée,

M même la vitesse des changements elle-même est changeante, arbitraire et déroutante.

 

Autrefois une lettre recommandée nous attendait 1 mois au bureau de poste ; maintenant c’est 15 jours ; et tout à l’envie.

On vous presse « de partir en vacances », véritable pseudo-pèlerinage fallacieux des temps modernes, mais de « revenir vite ».

Dans tout cela tout est plus « standardisé » que « responsabilisé », et Il semble que l’on soit devenu davantage « responsable de sa soumission » que de « ses actes », même seulement rapportés aux grands chapitres de notre code pénal.

En somme « la déresponsabilisation – au profit des normes » que dénonçait déjà Alain Peyrefitte en 1976 reste une question centrale.

Fait essentiel, il semble que l’on qualifie maintenant « d’irresponsable » non pas ce qui échappe au jugement de la personne, mais ce qui est en dehors des normes imposées.

Comment faire ?  : Juger des actes anti-sociaux, et non pas « des suppositions », qu’on taxera toujours « de dangerosité ».

 

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[10] Cette remarque s’applique autant à « l’homo-gamie » qu’à « l’hétéro-gamie ».

Je ne suis pas non plus partisan pour autant du « trouple », ménage à 3 :

Cf. Foch : « Pour dégager une majorité, une assemblée doit avoir un nombre impair, mais 3  c’est déjà trop ! » ;

et le traditionnel proverbe :  « Qui a 2 femmes perd son âme, qui a 2 maisons perd la raison ! ».

Ces propos semblent sages.

Par contre il s’avère très souvent que la vie sous la forme dite de la « famille nucléaire moderne réduite à 2 adultes » est extrêmement limitée et devienne au fil des jours totalement insupportable.

Il faut aussi prendre en compte la différence entre mariage et procréation : Les intérêts de l’un et l’autre ne vont pas toujours de pair. Cette différence est très insuffisamment appréciée.

Mais les grandes institutions commerciales peuvent tirer profit de l’atomisation des familles, et, par la puissance publicitaire, les intérêts commerciaux des vendeurs peuvent remplacer de plus en plus les réflexions individuelles.

Or chaque « famille » est un cas individuel.

La télévision ne remplace pas les grands-parents ni les cousins.

 

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[11] On peut envisager une suite d’étapes logiques pour ce qu’on appelle pudiquement « le réchauffement climatique » :

1.      A l’état normal, le rayonnement infrarouge solaire traverse l’atmosphère et percute la terre en la réchauffant, cependant que l’altitude reste fraîche => Seul le sol se réchauffe. La haute atmosphère reste froide. Plus on ascensionne et plus l’air est froid : l’Himalaya est couverte de neige et de glaces. Cet inversion des températures (froid en altitude, chaleur au niveau de la mer) entretient une instabilité climatique, c’est-à-dire les vents que nous connaissons, et un brassage de l’air permanent.

2.      Avec une couche de pollution croissante, une pellicule entoure la terre, capte les infra-rouges venus du soleil, et provoque à la fois un effet de sphère généralisé entourant la terre et une inaccessibilité croissante de la terre au soleil => l’ensemble terre + atmosphère se réchauffe, mais il est difficile à ce stade de dire si la pellicule terrestre se réchauffe ou se refroidit, puisque les I.R. sont piégés, mais pénètrent peu.

Les ultra-violets ne pouvant plus arriver jusqu’au sol et jouer leur rôle stérilisant, les micro organisme (bactéries, etc.) se multiplient, provoquant de nombreuses maladies sur la terre.

3.      La pellicule s’épaissit => l’atmosphère s’obscurcit et les rayons infra-rouges n’arrivent plus du tout à la pénétrer, et à arriver jusqu’au au sol => Le sol se refroidit considérablement. Seules les très hautes altitudes profitent encore de la chaleur pelliculaire, en se réchauffant anormalement.

4.      La pellicule est impénétrable : la terre ne voit plus jamais le soleil => elle se refroidit de 25 à 50 degrés suivant les lieux en plaine. Par contre, les plus hautes altitudes deviennent plus chaudes que les plus basses => alors que les rivières sont gelées, les glaces des Alpes et de l’Himalaya fondent : Tout est inversé, mais l’air froid est en bas alors qu’un air plus chaud est en altitude => la météorologie est très stable, figée =>  les vents disparaissent.

L’air est plombé. Ce qui n’empêche pas la constitution d’immenses réservoirs d’airs très froids et d’airs très chaud, propres à la constitution de phénomènes météorologiques brutaux et violents. Des cascades d’eaux déboulent des montagnes, plus chaudes que les eaux des rivières gelées.

 

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[12] Quand on sait comment les sons se transmettent sous l’eau, que les baleines s’entendent à 4000 km, on comprend que les calamars géants ne soient plus tentés d’approcher les embarcations quand elles sont devenues vapeurs et sous-marins sillonnant sans cesse les océans.

Or la terre, avec ses 6.400 km de rayon, n’est pas bien grande. 

De ce fait, en possession de dessins, mais faute de photographies, on a longtemps traité de « fabulateurs » les équipages des grands voiliers qui décrivaient comment un des leurs, alors qu’il se trouvait sur le pont du navire, avait été soudain saisi par les tentacules d’un calamar géant, surgi d’on ne sait où.

Voile ou moteur : Ce n’est pas en un jour que l’on bannira les moteurs thermiques des grosses embarcations. Mais il serait facile et justifié de bannir de nos côtes les moteurs thermiques ludiques, onéreux pour la facture pétrolière nationale, cancérigènes, dangereux et toxiques pour les nageurs et les poissons.

A l’inverse, on devrait encourager les écoles de voile autant que les écoles publiques, car l’apprentissage de la voile favorise la compréhension de la nature[12], l’anticipation - un voilier n’a pas de frein - la sobriété, etc.

La voile oblige à s’intéresser à la météorologie, aux vents, qu’il est impossible d’affronter de front, aux courants marins, et, bien que cela ne soit pas le propre de la marine ni de la voile, tout particulièrement aux nœuds, qui y sont très variés, et doivent y réunir les multiples qualités : d’être adaptés, faciles à faire, efficaces et surtout … faciles à défaire !

Et tout cela va en quelque sorte bien au delà du « renouvelable » puisque c’est de « l’intégré sans destruction ».

 

 

La France néglige trop la mer :

La France, pourtant, reste la seconde puissance maritime (11 millions de km 2) très riche d’atouts 

C’est aussi grâce a la mer que « la France est un don du Mexique » : vents marins et courant du golfe lui apportent humidite, douceur et fertilite : « la France est un jardin ! », s’exclama un jour le roi Mohammed v en descendant d’avion.

Encore ne doit-elle pas négliger de le faire valoir : Quelques liens utiles :

 

 

Ø      La France, grande puissance maritime - Egalite et Réconciliation

Ø      Images correspondant à territoire maritime de la france 

Ø      Zone économique exclusive - Wikipédia 

Ø      Droit de la mer - Wikipédia 

Ø      Les fonds marins, une opportunité pour lutter contre la crise ?

Ø      Le domaine maritime de la France, le deuxième par sa grandeur au ...

Ø      La France propriétaire du deuxième domaine maritime mondiale ...  

 

Mais le livre « Météorologie Maritime » édité par le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) précise page 134 de l’édition de 2003 :

« 0/ 2.1.2.1. La Veille météorologique mondiale.

…La VMM comprend plusieurs éléments : le système mondial d'observations, le système mondial de traitement des données, le système mondial de télécommunications, la gestion des don­nées de la VMM et les activités d'appui au système.

19 Le Système mondial d'observations dont fait partie le Système de navires observateurs volontaires ( 3.2.1.1), regroupe des moyens importants : 4 satellites à défilement, 5 satellites géo­stationnaires, environ 10000 stations terrestres, 7 000 stations sur navires (dont 80 sélectionnés par Météo-France) et 300 bouées ancrées (dont 6 financées totalement ou partielle­ment par Météo-France) et dérivantes dotées de stations météorologiques automatiques… »

Sans avoir connaissance de ce qui est non référencé ici, on peut se demander si l’effort de la France est en rapport avec l’étendue de son domaine maritime.

 

 

Etienne Taillemite , dans « L'Histoire ignorée de la marine française » Ed. Perrin 1988 écrit :

 « L'un des traits les plus permanents de notre histoire est bien une extrême méconnaissance des Français, à presque toutes les époques, de l'importance des espaces maritimes et du rôle moteur des océans dans le développement des civilisations…

Peu après avoir quitté ses fonctions en 1791, le dernier véritable ministre de la Marine de la monarchie, le comte de La Luzerne, adressait au roi un plaidoyer qui conserve toute son actualité.

Évoquant d'abord le rôle moteur de l'économie maritime et les dangers d'une récession, « quel homme versé dans les détails de l'administration, écrit-il, ne prédirait pas aussitôt, non seulement que plus de 100.000 matelots, ouvriers des ports, etc., et leurs familles qu'ils soutiennent sont condamnés à mourir de faim, mais que le même sort est réservé à plusieurs millions de citoyens habitants de l'intérieur du royaume et qui ne se sont jamais doutés eux-mêmes que notre navigation fournissait le seul débouché que pussent avoir les récoltes qu'ils moissonnaient ou les marchandises qu'ils fabriquaient dans nos manufactures ». Il ajoutait :  « Je regarde la France comme condamnée par sa position géographique et par l'excès même de prospérité qu'elle a atteint, sous peine d'éprouver les plus grands malheurs, à être une puissance maritime… ».

 

 

Le sort de la défaite de Trafalgar (21 Octobre 1805) fut pratiquement scellé dès cette époque : Notre amirauté devint quasiment inexistante, et notre marine, mal commandée, perdit bravement la « bataille de Trafalgar » (Cadix) avec 37 vaisseaux contre 24 …

La Louisiane, c’est-à-dire toute la rive droite du Mississipi (2 millions de km 2) fut vendue en 1803 ; Haiti perdu en 1804 (qui représentait les 2/3 du commerce extérieur de la France) ; L’ile Maurice fut cédée aux anglais en 1814 ; La francophonie poursuivit alors le lent déclin amorcé en 1763.

 

C’était déjà faute de marine que Louis XV avait du signer en 1763 le « traité de Paris » par lequel la France perdait les garnisons de défense de ses possession indiennes, le Canada (que Voltaire appelait négligemment « quelques arpents de neige » ) et la rive gauche du Mississipi (qui allait du Canada à La Nouvelle Orléans), etc.

L’issue, de dimension planétaire, de la guerre de 7 ans n’a pas fini d’alimenter l’aigreur des canadiens français : (clic) 

 

Louis XVI avait pratiquement réussi à rattraper le retard de notre marine face à celle de l’Angleterre : Ainsi put-il envoyer La Pérouse autour du globe, aider les Etats Unis à gagner leur indépendance, etc…

Ce fut incontestablement l’époque la plus glorieuse de notre marine, et sans doute aussi, celle de notre nation.

 

Sur les marines de Louis XV à Napoléon : Voir page suivante  clic.

 

En l’espace d’une décennie, la Révolution réduisit ses efforts à zéro, tout en déclarant paradoxalement l’universalité de ses nouvelles données, oubliant que « vendémiaire » ne pouvait pas être le mois des vendanges dans l’hémisphère sud …

 

Tabarly , « gloire nationale » (1931 – 1998) sauva « in extremis » notre « Musée de la Marine » à Paris ». Dans “Mémoires du large », Editions de Fallois, Paris, 1997, il écrit :

 

« … Je monte à Paris le moins possible, … comme dernièrement, quand il a fallu que je me démène pour la sauvegarde du Musée de la Marine.

L'annonce … de l'expulsion du Musée de la Marine de son emplacement au Palais de Chaillot pour mettre à la place le nouveau Musée des Arts premiers m'a scandalisé… C'était presque l'arrêt de mort de ce que je crois être le plus beau musée maritime du monde. Ce traitement révoltant n'est malheureusement que le reflet de la désinvolture avec laquelle sont traitées, en France, les questions maritimes. Le peuple français garde une mentalité trop terrienne…  Il reste dans l'ignorance de l'importance stratégique et économique des océans. Il ne faut pas lui en vouloir, personne ne le lui enseigne.

Cette éducation devrait commencer dès l'école. Mais aucun manuel scolaire ne souligne que des conflits qui peuvent paraître continentaux ont été gagnés sur mer.

Si à Trafalgar les Français avaient gagné, il n'y aurait pas eu Waterloo.

Si les Alliés n'avaient pas gagné la bataille de l'Atlantique … les Allemands auraient gagné la guerre…

Pourtant, un petit pays comme la Norvège possède une des premières flottes marchandes du monde.

Il en tire de larges profits et prouve qu'il n'est pas nécessaire d'être asiatique pour faire naviguer des cargos…»

 

 

 

Eric Tabarly

 

 

 

 

 

Pen Duick V surfe. La vague d’étrave recule et le sillage est tout plat. In : Eric Tabarly, De Pen Duick en Pen Duick, Arthaud éd. Paris 1970

 

 

Tabarly a été l’inventeur de « l’hydro-ptère » (= « aile aquatique »), bien qu’il n’ait jamais pu expérimenter lui même un tel type de bateau.

Il s’agit d’un voilier qui déjauge complètement, de telle façon qu’il ne rentre plus en contact avec l’eau que par sa quille ou dérive.

Comme l’air est infiniment moins visqueux que l’eau, les frottements deviennent très réduits et le voilier peut aller très vite.

On avait déjà vu apparaître d’autres facteurs de vitesse augmentée avec l’apparition de la planche à voile : Comme la propulsion est obtenue à partir du « vent apparent », créé par la composition du « vent réel » et du vent engendré par sa vitesse propre, une planche à voile peut aller plus vite que le vent, et serrer davantage l’axe du vent à l’allure du près.

 

Cela est vrai aussi pour les voiliers lourds, mais moins perceptible car ils déjaugent moins et moins facilement, et cela dépend de leurs formes.

La question des formes est très importante à de multiples égards.

 

Autre solution pour augmenter la vitesse : « effacer la vague d’étrave » de l’eau grâce aux forces de la MHD (Magnéto hydro dynamique).

Deux livres intéressants sur le sujet : Du physicien Jean Pierre Petit : livre BD téléchargeable sur le web : « Le mur du silence » et du canadien Pierre Langlois : « Sur la route de l’électricité »

La MHD est un moyen physique utilisant la force électromotrice des lois de Laplace (« la règle des 3 doigts » apprise au lycée) : Courant électrique + Champ magnétique =>force électromotrice, (ou inversement selon d’autres combinaisons).

On peut ainsi « aplatir » la vague d’étrave, et même, en allant plus loin, créer un appel à l’avancement en créant un creux. Il faut au contraire remonter le creux pariétal de la vague sur les flancs (qui « le suce » de chaque côté) et rendre non turbulente la vague de poupe : l’écoulement devient « laminaire » : Au maximum, on pourrait d’une manière imagée dire que le bateau se retrouve « sur un toboggan » et glisse sur la descente !

Tous les moteurs électriques fonctionnent d’ailleurs aussi grâce à la force électromotrice décrite par les lois de Laplace.

Mais sur un voilier, l’ampérage de l’alimentation électrique pourrait être fourni par son propre générateur qui utiliserait soit le vent, soit l’eau comme source d’alimentation.

 

Grâce à la MHD, les avions supersoniques volent ainsi (Lu sur source a priori sérieuse mais tout de même à vérifier) à 10 000 km/heure ou même 20.000 kilomètres/heure à une altitude située entre 30 kilomètres et 200 kilomètres en utilisant très peu d’énergie :

L’air entrant alimente un générateur permettant de créer les forces MHD. Si l’écoulement d’air le long de l’avion est laminaire, l’onde de choc (équivalent de la vague d’étrave) disparaît, et donc aussi le « bang » sonore (qui brise les vitres) ; cela permet d’éviter l’échauffement de la coque, d’améliorer considérablement le rendement et la vitesse, et de créer un plasma sur les bords d’attaque qui absorbe les rayons radars et rend l’avion furtif.

De plus, l’air étant très raréfié à une telle altitude, les frottements sont faibles, et un simple moteur d’avion comme celui du Concorde.(qui volait à 20 km d’altitude) suffit.

Notons que l’épaisseur de l’atmosphère est assez faible, 12 kilomètres en moyenne, soit moins que la distance qui existe entre le Bois de Boulogne et le Bois de Vincennes !).

Il existe encore un moyen pour réduire les frottements de l’eau : la diffusion de bulles d’air tout autour des zones immergées : on l’appelle la « concavitation ».

Notons que les poissons secrètent une matière gluante qui diminue beaucoup les frottements : C’est pour cela qu’ils nous glissent entre les mains quand on cherche à les attraper. Les oiseaux n’ont pas ce problème, car l’air est environ 1000 fois moins visqueux que l’eau.

 

Non seulement les moyens d’avancement traditionnels des avions et des navires conservent tout leur intérêt, mais leur efficacité peut ainsi être très amplifiée.

Les torpilles qui plafonnaient à moins de 100 km/h en 1945 avancent maintenant à 2000 km/h.

La Chine semble développer un sous-marin à super-cavitation qui pourrait avancer à 5.300 km/h (clic) : Shangaï- San Francisco en 90 minute !

(Lu sur source a priori sérieuse mais tout de même à vérifier)

 

Inversement l’air et l’eau ont des propriétés physiques avantageusement exploitables : s’il n’y avait pas d’air, il n’y aurait pas de parachutes, et les avions voleraient sans ailes, comme des missiles.

 

Tabarly n’est malheureusement guère connu que pour avoir gagné des courses, et non pour ses travaux scientifiques.

Au journal de 20 heures, on parle plus souvent de débats politiques ou d’exploits sportifs que de travaux scientifiques et la France ne profite malheureusement pas assez de ses propres savoirs.

(Même problème de manque d’information que celui des bulletins météo tronqués de la télévision : Il ne sert à rien de les répéter s’il y manque l’essentiel clic.

 

En France, les savants sont souvent « logés à mauvaise enseigne » et manquent aujourd’hui.

Lavoisier qui a découvert l’oxygène O2 et le CO2 fut décapité en 1794 (pour avoir été « fermier général de Louis XVI »), lui qui avait été d’une générosité exceptionnelle avec les paysans de Freschines durant le terrible hiver 1788 –1789 : « La République n’a pas besoin de savants ! » lui déclara son juge.

C’est ici un cri d’alarme lancé et un appel aux instances concernées.

 

Au Japon il y a déjà des navires électriques qui avancent uniquement avec la force électromotrice pariétale, sans hélice, depuis 1990.

Les problèmes des navires, en particulier des voiliers, des sous-marins, des torpilles et des avions, en particulier supersoniques, obéissent aux même lois.

Cf. aussi les théorèmes de Bernoulli sur les écoulements  turbulents et les écoulements laminaires.

 

 

Les écoulements aériens et hydrauliques suivent les mêmes lois : L’écoulement laminaire est celui qui offre le moins de freinage et libère le plus de « poussée » :

 

 

Texte et clichés dans le : Cours de navigation des Glénans Edition 1983.

Cf Autres images d’écoulements aériens du même livre : Clic

 

Un écoulement laminaire témoigne d’un  bon équilibre :

Tenir la barre devient à peine nécessaire !

 

 

 

Ecoulement dépressionnaire pariétal

 

 

 

 

 

Parenthèse : La question de l’écoulement laminaire prend toute son importance quand on se sert un verre d’orangeade à partir d’un brick en carton dont le goulot en plastique se trouve toujours sur un côté :

Si on place le goulot en bas, ce qui est sans doute le comportement le plus spontané, l’air ne peut pas rentrer dans la bouteille, l’écoulement est turbulent, l’orangeade bouillonne, gicle partout, et le verre se remplit mal.

Si on place le goulot en haut, l’air rentre immédiatement, l’écoulement est laminaire et beaucoup plus rapide, et le verre se remplit plus vite et plus proprement.

 

Autres pratiques qui peuvent ne pas paraître spontanément « naturelles » : Quand le bateau commence à gîter, il faut porter son poids au vent, et faire de la contre-gite pour l’empêcher de partir au lof : il faut donc porter son poids vers le centre d’un cercle qu’on ne veut pas réaliser pour aller tout droit.

En moto, pour prendre un virage et maintenir la moto le plus droite possible pour ne pas tomber, il faut encore se pencher vers le centre du cercle, mais cette fois pour prendre le virage.

Les lois physiques sont les mêmes, bien que ça paraisse être le contraire. : dans un cas on se penche pour redresser le bateau pour aller droit, et dans l’autre on se penche pour redresser la moto pour tourner.

On pourra y réfléchir. Les forces ne sont pas les mêmes, mais elles sont invisibles.

 

 

Mine de rien, tout cela touche à d’importants sujets, dont le public est mal informé, particulièrement en sciences : Elles tombent trop facilement dans le « secret défense », on n’en parle plus, et le public n’a plus qu’à aller à la plage !

Tout ceci engendre à son tour:

 

Ø      un désintérêt de plus en plus grand du public pour les sciences,

Ø      La disparition de notre véritable marine au profit des seuls loisirs et du tourisme.

(Cf. par contre le refus du consumérisme oiseux chez feu le navigateur Bernard Moitessier, qui écrit dans « La longue route » : « Si les commerçants pouvaient remplacer les étoiles par des panneaux publicitaires, certains n’hésiteraient pas à le faire »)

Ø      Les confusions et désorientations géographiques des speakerines : J’ai entendu récemment sur une chaîne TV nationale : « A  La Réunion, à 10 000 km des côtes françaises … », oubliant que  que l’île de la Réunion est un département français !

La speakerine se souviendrait-elle, même de ce qu’elle a sans doute lu mécaniquement sur son prompteur ?

 

On rappellera aussi que la puissance des éléments « naturels », propres, gratuits, quasiment inépuisables, comme le vent et la mer peut facilement être très supérieure à toutes nos motorisations à énergie fossile.

Les énergies de la mer, même si elles ne sont pas comparables à l’énergie atomique, ne sont nullement négligeables.

 

Ø      On connaît aujourd’hui beaucoup de sources d’énergie.

Certaines sont tenues secrètes.

 

Ø      En réalité « l’énergie renouvelable » n’existe pas : dans un système clos, l’énergie ne fait que changer de forme (1er principe de la thermodynamique) et quand son « entropie » augmente (2ème principe de la thermodynamique), elle devient de moins en moins utilisable : tout se transforme finalement en chaleur. Cf. : « Et ils marcheront à tâtons, comme des aveugles , sur des charbons ardents… » (in : le « Deutéronome »).

 

Ø      Seul un écosystème favorable peut la retransformer pour la rendre à nouveau utilisable, naturellement. Mais tout écosystème a toujours ses limites de saturation :

L’homme est très loin d ‘égaler son « savoir-faire » : Il ne peut qu’apprendre à s’en servir – en prenant modèle sur les animaux ou même les plantes, qu’il est loin de comprendre et/ou de pouvoir égaler dans certains domaines de la production d’énergie (photosynthèse par exemple).

 

Ø      Ayant perdu toute notion de ce que coûte réellement un effort, « l’énergie étant devenue « facile et – en apparence - quasiment gratuite », (il suffit d’appuyer sur un bouton pour soulever un caillou de 100 tonnes pour le prix de « quelques euros , et faute de dépenses physiques, beaucoup deviennent obèses), la sur-consommation est devenue incontrôlée, sinon incitée, à la fois pour le profit du commerce et par l’imposition d’une administration irresponsable :

Chaque français a-t-il vraiment besoin d’avoir à sa disposition 170 « esclaves énergétiques » ?

 

Ø      Un « esclave énergétique » est l’équivalent de la « quantité de travail » * que fournirait un être humain travaillant 24/24 heures, soit environ 2.500 watts/jour, ( 2 ou 3 ampoules électriques allumées 24/24). (Un homme « brûle » environ 100 watts /heure par réactions chimiques nécessitant l’apport d’oxygène (Cf. Lavoisier). L’énergie est apportée par les aliments, qui ne sont pas introduits seulement par la bouche : l’air est indispensable et de nombreuses substances traversent la peau, pour le meilleur comme pour le pire.

L’introduction récente de cette « expression physique imagée » rend bien compte de l’ampleur du problème :

Aujourd’hui – en moyenne – un habitant des USA consomme en moyenne 400 « esclaves énergétiques » par jour ; un français : 170 ; un bengali : 20 ; etc. :

Une automobile banale a besoin d’environ 20 « esclaves énergétiques » pour faire 50 km : C’est comme si 20 braves gens s’y attelaient pour la tirer pendant 24 heures !

 

Ø      La rapidité de l’augmentation de la consommation a été prodigieuse depuis l’invention de la machine à vapeur, puis « explosa » littéralement à partir de 1916 quand, il y a 100 ans, fut reconnu l’intérêt stratégique du pétrole pour le démarrage rapide des navires de guerre (La première guerre mondiale a été à la fois « une guerre du pétrole » et dominée par « la Question d’Orient » : On s’en aperçoit mieux aujourd’hui.)

 

On pourrait faire fonctionner proprement des usines marémotrices de nombreux types. Actuellement l’estuaire de la Rance fournit 0,1% de l’énergie électrique française.

L’exploitation de l ‘énergie marémotrice pourrait être considérablement augmentée. La propreté, l’extrême indépendance et la régularité de son rendement en font des atouts importants.

 

Mais on préfère gérer le tourisme plutôt que nos infrastructures de plus en plus délaissées.

 

Est-ce vraiment « un devoir civique » d’attacher ses vélos sur un 4×4 ou un camping-car, et/ou d’aller faire des ronds dans l’eau avec un « zodiaque à moteur thermique », au risque de couper les têtes des nageurs avec l’hélice du dit zodiaque … sans compter la question de la pollution qui est une affaire totalement différente ?

 

·        Dans un monde de plus en plus réduit « au son et à l’image », il est remarquable que nos scientifiques ne nous livrent que les calculs concernant la « mécanique », et jamais ceux qui se rattachent aux « sensorialités » ni aux « sensibilités » : Or dans une pelleteuse ou une grue mécanique (manifestement anthropomorphiques), il existe une telle partie : elle est représentée par l’homme qui en commande les boutons. Nos ordinateurs commencent timidement à les reproduire (écrans tactiles).

·        Les ouvriers parlent parfois de leurs tendons en termes de « câbles » : on leur a appris à être des hommes d’acier !

Même les médecins se mettent au pas de la réduction sensorielle, bien qu’on conserve encore en médecine un peu du vocabulaire de la sensibilité (an-esthésie, hypo-esthésie, etc.). La semaine dernière je demandais à un collègue ce que donnaient les réflexes d’un tel : Celui-ci me répondit non sans raisons : « je passe directement au scanner, ce qui me fournit un document médico-légal » : aucune référence à la sensibilité en ces images radiographiques !

Dans le langage commun, le mot « esthétique » qui signifie « sensibilité » est passé dans « la sémantique du langage visuel » !

Il existe des « kinési-thérapeutes » mais ils n’ont pas d’équivalents en « esthetico-thérapie » dans ce sens de sensibilité.

Ce qui ne se voit pas est largement négligé, sinon méprisé. Pourtant, les troubles sensitifs sont généralement bien plus difficiles à supporter pour un patient que les troubles moteurs.

Or dans les 100 Watts/heure du métabolisme basal, environ 20 à 30% sont réservés au fonctionnement de cerveau, dont seulement une petite partie concerne la motricité.

Dans les réflexes innés (réflexe rotulien passant uniquement pas la moelle) 50% des fibres nerveuses activées sont des fibres sensitives.

Dans les réflexes acquis (de type pavlovien, par exemple) sont d’abord activées les fibres associatives, sensitives ou dédiées aux sensorialités : la lecture d’un livre érotique provoque d’abord l’activation réflexe d’un grand nombre de fibres sensorielles, sensitives et associatives modifiant les dispositions du lecteur.

Mais ce qui ne se voit pas ou ne s’entend pas ou n’a pas d’incidences immédiatement commerciales est oublié.

Pourtant les moteurs thermiques de nos automobiles ont tous des filtres à air : nos véhicules ne supportent pas la pollution, dont nos poumons s’emplissent en général dans l’indifférence …  mais seulement à court terme !

 

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[13] L’idée du « continuum phylogénétique » des espèces  n’est pas née avec Darwin.

Mais sa théorie de la rivalité des espèces (« the struggle for life ») est entièrement démentie par l’observation la plus élémentaire.

Il n’a pas compris ce qu’était un « écosystème ».

Les conséquences de toutes ces absurdités sont désastreuses même en médecine : beaucoup de maladies microbiennes en évitent, ou même en soignent d’autres.

Si Darwin avait dit vrai, on ne verrait pas un chimpanzé côtoyer les crocodiles et les bactéries, ni même les plantes, dont certaines sont belles et bonnes pour lui, ou d’autres au contraire sont des pièges redoutables.

L’homme est le seul animal à éliminer ainsi les autres espèces, ce par quoi, s’il poursuit dans cette voie, il se retrouvera bientôt seul sur une terre plus déserte que le sol lunaire (car la théorie est la même pour les plantes) obéissant aux seules « machines » qu’il aura lui-même construit.

Que vaudront alors ses désirs d’éternité car ce sera sa fin !

L’idée de Darwin que le nègre est l’intermédiaire entre le singe et l’homme, et que la race blanche dominera le monde, ne repose que sur de purs fantasmes.

Il semble que Darwin n’ait pas fait la différence entre la prédation, violente mais limitée, et les attitudes de prestance et de parade, aux fins du choix du partenaire sexuel et de la désignation d’un chef de groupe, toutes choses qui ont une importance déterminante dans l’orientation génétique d’une espèce.

Dans ce dernier cas, les combats ressemblent plus au « passage d’un test », qu’à une « mise à mort ».

 

Sa théorie de la supériorité des races a nécessairement eu sa part de responsabilité dans les macabres desseins hitlériens, que ce dernier l’ait su ou non.

Ce qui est curieux c’est que la chose n’ait jamais été évoquée par les avocats du tribunal de Nuremberg, ni jamais depuis jusqu’à aujourd’hui dans les pays occidentaux, même parmi les abondantes commémorations de ces derniers temps. 

 

L’homme est le seul animal à procéder ainsi à l’anéantissement des espèces qui ne sont pas la sienne – et à violenter ainsi la sienne propre.

Il procède actuellement à l’anéantissement des dites espèces à une vitesse 100 fois supérieure à celle du siècle précédent (Cf. journal « le Monde » du 20 juin 2015).

Et comme le disait Jean Yanne dès les années 1970, maintenant que les automobiles bougent beaucoup, les inégalités sont encore plus criantes quand des automobiles valant le prix d’une ou 2 maisons, côtoient les plus modestes.

Cette situation est nouvelle.

 

 

Pétrole : L’intérêt stratégique du pétrole n’apparut qu’en 1916, avec les navires de guerre : chargement et mise en route beaucoup plus rapide des chaufferies au pétrole que des chaudières au charbon.

On rappellera à ce propos l’importance de la « Question d’Orient » dans le déclenchement de la 1 ère guerre mondiale (le projet ferroviaire Berlin-Byzance-Bagdad contrariait les intérêts britanniques) puis durant tout le déroulement de la guerre, et sans doute jusqu’à aujourd’hui.

(Alors, la 1ère guerre mondiale, « guerre anglo-germanique » au départ ? : Cf. Churchill : « L’ennemi traditionnel de l’Angleterre est la puissance montante en Europe ».

C’était le cas de l’Allemagne. Rappelons aussi que l’empire ottoman était un empire européen)

 

Mais les premiers « boulets » allemands tombèrent non en Europe, mais, sur Bône et Philippeville, où furent à déplorer les premières victimes françaises, le lundi 4 Août 1914 à l’aube. (Clic ).

 

Fin des notes de bas de page

 

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