Jacques de Person, sujets divers

 

 

Musique : Anoushka Shankar (2012) clic

 

J’ai écrit 3 groupes de pages présentées ci-dessous :

 

1.     Au sujet de  la psychiatrie (laquelle est une entière médecine, laquelle médecine est une entière physique ; le mot psychiatrie est un mot très mal choisi) présentation : clic

 

2.     Pages de mémoire familiale présentation : La part publique du privé. clic

 

3.     Autres sujets: : présentation : clic.

 

4.    A la fin de la présente  page : clic   : Résumé d’une page (« La Conversion religieuse de la Grèce (clic) ») qui est devenue essentielle dans mes travaux,  et m'a permis de comprendre beaucoup de notre histoire jusqu’à notre actualité institutionnelle.

 

 

Liste des encarts des Autres Sujets  de cette page :

1        Sur le rêve

2        « Paix »    « Justice » => clic

3        L’affaire Lahache

4        Confusion entre égalité et justice

5        Le groupe Raminagrobis

6        L’isonomie des citoyens

7        Odorat et défenses immunitaires

8        Darwin (1809-1882)

9        Coutume et nature

10   L’innommable cannibalisme par peur d’avoir faim

11   CO, CO2, et micro-particules

12    Le 17 juillet 1940, Léonce Vieljeu

13   Voile et moteur

14   Les capno-manes

15   Civisme

16   Ya salam !

17   Indécence ou provocation?

18   Yes yes, maintenant c’est par là !

19   Quelques voies à frayer en médecine et en physique

20   Plus mixte que mixte

21   Empire of noise

22   Rien n’est plus prévisible que la démographie

23   O tempora o mores !

24    Etat de Droit => clic et Déjudiciarisations => clic

Correspondance Contacts :

Ø                Pile-book (jeu de mots médiocre) ; car je n’ai pas de Face book => clic

Ø                De   => Livre d'or (l’adresse mail de mon correspondant me parvient sans être divulguée sur le web)

Ø                  Mon dialogue social (novembre 2018)  => clic

 

23/10/2017

Jacques de Person


1.       Pages au sujet de la psychiatrie

Retour haut de page : clic

 

 

L’abbaye carolingienne de Bonneval,

devenue « asile d’aliénés départemental »

au XIXème siècle.

 

Ceci est un travail de vulgarisation précis, qui analyse le fonctionnement « d’un système dans un système », qui est devenu, de fait, une « quintessence de ce système lui même ». Finalement, « le système » ne concerne pas que « les autres » !

Ces « autres », lesdits « aliénés » (c’est le sens du mot), eux, sont en général les mieux informés, mais ne peuvent rien faire…
Par contre, « le grand public » en ignore généralement tout ou presque

 

La « page d’accueil » du site est aussi celle qui donne des indications précises sur le fonctionnement de la psychiatrie en France.

De là, on peut accéder au  plan de la composition du site : « liste des pages ».

Les bases de « la construction historique de la psychiatrie » en France sont à rechercher dans la longue page « L'invention de la psychiatrie ».

L’espace menant du « clergé conventionnel » (pour le peuple, « les jureurs ») aux « psychiatres contemporains » est examiné dans la page « Ni politique ni morale, le mental de la psychiatrie ». C'est-à-dire que, pour nous ici, ce qui est important dans le clergé conventionnel, ce n'est pas qu'il soit le clergé, c'est qu'il soit conventionnel (comme le seront les psychiatres).

La page « La conversion de la Grèce » concernant l'apparition, puis le destin du christianisme en Europe est née de mon interrogation sur cette curiosité - a priori aberrante et a posteriori inadmissible - que, dans une France laïque, le mot « psychiatrie », qui signifie « médecine de l’âme » , désigne en réalité un domaine entièrement contrôlé par l’Etat.
Ce travail, qui s'est rapidement focalisé sur le christianisme, était, au départ, avant tout une recherche structurelle et « sociétale ».

L'Histoire dans sa longue durée, ici, ne m'est apparue que plus tard et peu à peu - et presque par hasard - sinon que lorsqu'on est appelé « médecin de l'âme », il est simplement « élémentaire » de chercher à saisir ce que l'on peut entendre par « âme ».

Cette page est une ouverture et non un aboutissement.

 

La page Mai 68 pour la psychiatrie, chapitre individualisé du long texte l’invention de la psychiatrie, tient, sur ladite époque, un point de vue en total désaccord, tant avec « le mythe des 30 glorieuses », qu’avec « ceux qui accusent l’esprit de Mai 68 de tous nos maux ». Pour la psychiatrie, l’esprit des manifestants n’a pas triomphé.

 

Désormais, ces pages se tournent résolument vers la médecine tout entière, laquelle en réalité est inséparable de la « physique » même, en tant qu’elles sont l’une et l’autre avant tout « science de la vie ».

Trois de mes pages voudraient frayer des dimensions innovantes : décussation : (travail avancé)  ; immunité ; physique des signifiants

 

 

Des constatations :

 

La psychiatrie – par construction - comme la médecine de masse  [1]:maintenant de plus en plus présente - peuvent devenir un simple outil mis à la disposition de l’Etat pour imposer à ses citoyens des contraintes - d’ordres très variées - comme s’ils étaient une possession (« corps et âme » c’est le sens de l’apport du mot nouveau « psychiatrie ») d’un Etat qui n’est pourtant censé que les représenter, au prix d’un recul de la justice, et même de la science.

En psychiatrie, les noms des maladies sont venus après les lois sur les contraintes ordonnées par la préfecture (au vu de comportements dont les aliénistes ont alors recherché dans les asiles s’ils pouvaient par elles être expliqués) (Etudes intra-asilaires - ce qui pouvait invalider de façon importante non pas tant la reconnaissance des signes de dites maladies trouvés que l’étude pragmatique des relations - causales passées, ou gérables au futur - entre celles-ci et les comportements incriminés (hormis quelques très rares occurrences d’accompagnements hors asile, tels les voyages célèbres de l’aliéniste Moreau de Tours au XIX ème siècle)

 

Fonctionnellement les sociétés reposent sur des dogmes qui peuvent évoluer plus ou moins selon leurs fondements. En cela d’ailleurs, les sociétés sont semblables aux êtres qui les composent.

Kant a ainsi défini les postulats de l’espace, du temps et du principe de causalité sur lesquels reposait la science de son temps.

La médecine de masse en occident repose le postulat idéologique que (au contraire de la reconnaissance des implications génétiques) « c’est la culture qui fait l’homme »

On sait expérimentalement quels excès ont généralement mené la mise en pratique des « systèmes idéologiques totalitaires » à leur propre extinction.

L’idéologie « du tout culturel » implique pour sa réussite, selon le principe de causalité, que les hommes soient « avant l’acculturation au départ équivalents »

Le moment de cet « avant la culture » est d’ailleurs déjà lui-même indéfinissable – comme on le voit dans les débats autour de la question de l’avortement.
Au fur et à mesure que la biologie fait d’incontestables progrès sous l’égide du système lui-même, les contradictions internes du système sont de plus en plus extériorisées : Ainsi : « Le Conseil Départemental de l’Ordre des médecins va devoir renouveler une partie de ses membres au mois de mars 2018. Le mode d'élection va être modifié, puisque la loi impose désormais que les candidatures soient présentées sous forme de « binôme homme-femme » afin de tendre, à terme, vers une parité au sein des ConseilsAinsi, une telle loi, que je n’ai pas encore lue, voudrait désormais ne reconnaître que les candidatures qui se présentent par paire : un mâle avec une femelle.
Ceux qui sont à l’origine de cette loi seraient peut-être bien étonnés d’apprendre qu’en médecine le sex-ratio pour les femmes est de 70%, et il va être bien difficile de trouver assez d’hommes pour satisfaire à la loi…
Plus fondamentalement, si un mâle est équivalent à une femelle, on ne voit absolument plus ce qui justifie la nécessité de la parité qui est justement la reconnaissance de la non-équivalence de chaque membre de la paire.

Toute administration ne peut que reposer que sur une attitude dogmatique étayée par un certain nombre de postulats. Or l’intangibilité des postulats est contraire à une attitude scientifique. C’était peut-être le sens de l’exclamation du juge de Lavoisier : « La République n’a pas besoin de savants ! » [2]

 

Le postulat du « culturalisme » ne peut entrer dans la médecine que par « la psychiatrie psychologique culturelle », inapplicable en pratique, comme tous les régimes idéologiques culturels évoqués plus haut, quelle que soit la cacophonie d’experts dont la tâche est matériellement impossible.

Ø      En médecine du particulier, un patient – ou un entourage demande des soins en exprimant une plainte. Il peut dire « il y a peut-être quelque chose qui relève d’une spécialité médicale ». Il reste ainsi rattaché à son groupe.

Ø      En psychiatrie, (officialisée en 1838) en général personne ne vient en disant « je suis fou » et encore moins « je suis schizophrène » (cette maladie a été décrite et nommée en 1911).

L’entourage du patient ou la préfecture demande plutôt – sous diverses formes « un internemen », dont le sens de l’issue est soit un forçage, soit une exclusion, un rejet comme tout le montre.

Ce rejet est le rejet d’un déviant – ce que le patient est en effet dans cette optique.

Mais les psychanalystes, (Freud : « Verwerfung » ; Lacan : « la forclusion » placent le fait dans le psychisme du patient.

Les institutions de la psychiatrie oublient toujours ce principe pourtant devenu banal  dans l’énonciation des lois de la physique : l’influence de l’observateur, non pas seulement dans la description d’un phénomène, mais aussi dans le déroulement de son développement.

Ø      Et puis, très fréquemment, la « psychiatrisation » n’est que le résultat de notre ignorance : « On ne trouve rien, c’est donc psychiatrique ! » Mais dès « qu’on trouve quelque chose », une tumeur cérébrale, un problème hormonal … ce n’est plus psychiatrique !

(rapports psychiatrie-médecine : clic.)

Actuellement, la population confrontée à la psychiatrie devient si nombreuse (en réalité la psychiatrie française –structurellement, de par la loi -  concerne même tous les Français, qu’ils le sachent ou non) qu’un vocabulaire confus et univoque s’oriente dans plusieurs directions que l’on pourrait énoncer ainsi :

Ø      La répression exécutive sans jugement, trahissant un système de type dictatorial cf. l’internement du colonel Groussard : clic

Ø      Le refuge de l’ignorance :

Þ    Soit que les malheureux soient indésirables,

Þ    soit au contraire que l’on veuille leurs porter secours , mais que, ne sachant pas où est le mal, on soit totalement impuissant à le faire : Des mots nouveaux, des maladies nouvelles s’accumulent alors, mais ont l’inconvénient de s’auto-satisfaire de vocabulaire et des derniers traitements-miracles à la mode, inefficaces voire franchement nuisibles, mais qui stoppent alors la recherche, pour le plus grand profit d’entreprises très variées à but lucratif.

Ø      Une voie propre, toujours plus fine, de recherche sur le cerveau, qui passe au crible de l’investigation tout ce qui peut l’être, de mille façons grâce aux avancées de la technique (Tomographie à positons, neuromédiateurs chimiques, etc.) mais cela s’appelle alors en réalité de la neurologie.

Ø      La recherche d’une pierre philosophale de l’origine des pensées… dans le cerveau, etc. Mais sans savoir ce qu’est une pensée, ni être sûr que la chose existe, et encore moins de ce qui est en cela maladie. On est alors assuré de n’arriver à rien car comme le dit l’expression populaire, « on pense aussi avec ses pieds », que les êtres humains vivent en société, que la société vit dans un monde, et que alors, l’isolement artificiel ne mène à rien, comme si l’on cherchait à comprendre pourquoi une machine électrique ne fonctionne plus, sans jamais songer à brancher la prise de courant… On y préfèrerait alors la noble philosophie.

Ø      Enfin la direction philanthropique, qui a pris le relais de l‘ancienne charité chrétienne, honorable et justifié, mais précisément devenue très difficile à assumer dans une société disloquée et officiellement déchristianisée.

Ø      La psychanalyse enfin, dans la tradition de la gnose, des ésotérismes et des rites initiatiques a ici une place particulière et marginale pour plusieurs raisons :

Þ    Elle a toujours réclamé à ne pas être confondue avec la psychiatrie statutaire,

Þ    les psychanalystes ont refusé que leur activité ait un statut professionnel en tant que tel, 

Þ    la psychanalyse ne retient pas comme catégories les états qui sont ailleurs officiellement stigmatisés comme maladies et/ou état déclarés justifier une contrainte policière.

Þ    En théorie, elle partage avec la physique (science de la nature [3], médecine) l’exigence d’une absence de préjugés et d’engagements idéologiques – à l’inverse des religions et à un certain degré de toute institution, par définition - et ce but devrait même être beaucoup plus facile à atteindre en psychanalyse qu’en physique, du fait des très sobres exigences matérielles nécessaires à son fonctionnement.

 

 

Si un psychanalyste peut se permettre de déclarer « qu’un délire » – et pourquoi ne pas oser l’expression « délire averti » « est une bonne façon d’être au monde », aucun corps constitué ne pourra se permettre officiellement d’adhérer à la formulation.

Mais en définitive, partout, le plus gros obstacle à l’accès au savoir reste le savant lui-même.

On gagnerait à se débarrasser du « mot-valise » de « phychiatrie » trop vague sinon hors sujet, et tantôt extensif et tantôt évanescent.

 

Place des media : Enfin, au nom du respect de toutes les personnes, il me semble ici opportun de mettre en garde les journalistes contre l’expression récurrente, pleine de sous entendus « l’homme avait un lourd passé psychiatrique ! »

Elle ne saurait clore l’exposé d’un fait divers.

C’est trop ou pas assez dire dans une perspective d’information que l’on eût souhaitée favorable au juste déroulement de nos institutions sociales ordinaires, car même avec « un lourd passé psychiatrique », aucun être humain n’est a priori assimilable à un hasard intempestif, et a le droit et le devoir d’exposer devant la justice les motivations qu’il estime être les siennes, pour tout acte répréhensible de quelque importance.

En revanche un autre aspect important des choses est la pathologie iatrogène que peuvent induire des soins importuns, mais ceci ne change pas les faits (Cf. clic)

Toute « interprétation chargée de sous-entendus » - a fortiori s’ils sont de tonalité dépréciative - devrait être déontologiquement interdite dans le journalisme, car la substitution d’une interprétation à une réalité devient une authentique désinformation.

Les regrettables paradigmes de la psychiatrie semblent se répandre comme nuées de « copiés-collés ».

 

Transition : « C’est celui qui le dit qui l’est ! »

 

Quand j’étais enfant, dans la cours de récréation,  en apprenant le langage on s’invectivait de façon ludique en se lançant des mots entendus dont le sens nous échappait, mais dont on soupçonnait qu’ils étaient importants, pour en apprécier leur objet par l’usage : je m’en souviens, c’était saugrenu, mais ne voudrais les redire…

Les filles, dont nous étions protégés J avaient sans doute un autre vocabulaire, d’autres outils, et apprenaient la couture.

Nous nous construisions en nous impliquant comme auteur du renvoi : « C’est celui qui le dit qui l’est ! »

Ce renvoi, de facto « structuraliste », comme la métaphore d’un circuit neuronal, me fait penser aux « circuits réentrants » de Gérald Edelman [4] (neuro-physiologiste), dont il fait naître la condition de « l’état de conscience »

Fichtre !

 

Un essai de systématisation physique : (NB : Ce n’est pas parce qu’une chose est invisible qu’elle n’est pas physique)

 

1.      La notion « d’individu », ignorée de la Grèce Antique, mais qui apparaît par le truchement du religieux dans l’Egypte pharaonique avec le jugement céleste de l’âme individuelle (cf. La Conversion de la Grèce clic) et qui sera reprise telle quelle par le christianisme puis par l’islam.

 

2.      Notre notion « d’individualisation civile » qui en découle manifestement (l’acte de naissance ayant remplacé l’acte de baptême) probablement responsable d’une assimilation culturelle maladroite et ambiguë – en oubliant la charité - avec « l’individualisme » (cf. « mai 68 pour la psychiatrie » in : « L’invention de la psychiatrie, Annexe 4 clic  ) ; En grec contemporain « l’individu » nouvellement apparu se dit « to atomo »

 

3.      La confusion des physiciens contemporains de « l’idée atomique » de Démocrite avec « l’atome particulaire » d’Aristote qui dénature la conception de Démocrite (cf. « La physique des signifiants » clic) je laisse au lecteur le oin de répondre à l'aporie traditionnelle des neurosciences : - « Est-ce que c’est l’homme qui commande le pied ou est-ce que c’est le pied qui commande l’homme ? » Ce à quoi l’expérimentateur répond : - « Si je stimule le cortex cérébral, c'est moi qui commande » Ce qui laisse à la conscience toute la place qu’elle voudra à la méditation et à son échappée.

 

4.      Enfin le mélange intellectuel perpétré dans « la physique », science de la nature, de l’invisible, du continu, de  l’illimité, avec « la ou les mathématiques » [5], science de l’association des signifiants singuliers, dont justement toute modification ou permutation change le sens (cf. Aristote ; Evariste Galois ; « Décussation » clic.)

 

5.      La médecine est bien entendu « physique » par excellence. Hippocrate écrit « De la nature de l’homme » « Peri physios anthropou » Cf. texte intégral bilingue : clic

 

6.      Une nature sans adresse et sans nom :

Du divers :
Bien plus, les accouplements entre les êtres et les espèces, au lieu d’engendrer l’uniformité, augmentent encore cette diversité.
Du génétique:
La chute des feuilles des arbres en automne, l’ouverture des fleurs au soleil de midi (qui se reproduit pareillement dans un sombre placard) sont déterminées non pas par la lumière, mais par leurs chromosomes.

Les comportements fondamentaux de chaque espèce sont déjà repérables chez l’embryon avant même que chaque être formé n’ait eu l’occasion de les expérimenter.

Seuls les jumeaux homozygotes sont susceptibles de présenter des dispositions identiques.

Du culturel :

Mais, alors même que depuis bientôt 200 ans, la science découvre partout chaque jour davantage l’omniprésence des strictes lois de la génétique, le discours culturel officiel s’entête à déclarer que sa puissance est telle qu’elle serait capable d’effacer toutes les différences - qu’il appelle inégalités.

Du renouvelable :

Enfin, dire que chaque espèce a ses caractéristiques ne nie en rien l’influence du milieu extérieur : Son effet dépend de tolérance à d’adaptation de chaque être et de chaque espèce, mais en toute rigueur, les contrats passés avec la nature ne sont valables que là où ils ont été passés et dans les conditions où ils ont été passés.

Du moribond :

Tout le reste n’y ajoute en général que des effets délétères pour toutes les espèces.

 

Comme l’amour de « Carmen » (dans l’opéra de G. Bizet:

« [La nature - l’amour] est un oiseau rebelle Que nul ne peut apprivoiser »

 

Ø      Empruntons la conclusion à Michel Jouvet :

« …Cette théorie ne dévoile pas entièrement le mystère des fonctions de l'activité onirique et apparaîtra sans doute bientôt aussi erronée que toutes celles qui dorment dans le cimetière des théories du rêve.

Elle ne fait que traduire l'immense curiosité [6] d'un cerveau éveillé pour ce qui le rêve. »

 

Ø      Remarque : :

On sait combien toute image est trompeuse ; et que même, au cours de la vie, l’image photographique du corps humain change davantage que sa voix.
Or l’image dans toute sa majesté trompeuse et triomphante de capture, est maintenant omniprésente dans une civilisation de leurre … 

Même toute la médecine est gagnée par « l’imagerie médicale » : Bien utilisée, elle est une aide. Mais elle prend aussi de plus en plus souvent la place d’une irremplaçable clinique.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : La lumière des imageries médicales se situe précisément dans des gammes de longueurs d’onde invisibles à l’œil nu (Rayons X) ; ou même ce sont les résonances magnétiques des noyaux qui sont transformées en représentations graphiques : S’agit-il encore d’images au sens où l’entendrait un profane en croyant regarder des « photographies du cerveau » ? En rien.

Ce simple fait confirme pleinement que, comme on le découvre dans toute la physique, une grande part de la réalité de la médecine est cachée dans les champs du virtuel et de l’invisible – mais, toujours au-delà du supposable, nul n’en peut dire l’exacte mesure.

 

 

 

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2.       A part :   pages de mémoire familiale

 

 

 

 

Quand on a lu à la TV des lettres de « poilus » de la guerre 14-18, je me suis dit : « - Et dans 100 ans que restera-t-il de nos lettres électroniques et de nos SMS ? - Probablement rien ! »

Les boites aux lettres d’envoi postal se raréfient, comme les lettres personnelles manuscrites.

La famille disparaît ; On oublie les parentèles et les mots deviennent tabous.[7].

Lors de la naissance d’Internet on a eu peur que les livres ne disparaissent : C’est le contraire qui est arrivé, et j’en suis gré car les livres sont devenus très faciles à trouver… s’ils existent !

Mais je crois que personne n’avait pensé que le courrier personnel écrit à la main sur du papier allait presque disparaître.

C’est une transmission familiale que je voudrais entretenir avec ces pages, mais ici dans le respect absolu de la vie privée (fort heureusement les lettres des « poilus » sont restées anonymes) et par principe je ne publierais jamais de lettres familiales (et rarement quelques lignes - seulement si elles sont sans connotation affective) ni d’autres intimités de ma famille : Je ne fais donc que signaler ce qui peut devenir une invitation à de plus grands rapprochements.

J'ai écrit en maintes occasions sur la conflictualité fréquente entre les désirs d'une quelconque majorité (dite démocratique) et la préservation d'un droit privé individuel (dit de l'homme)
Je n'ai aucune hésitation à choisir le respect de la vie privée même si, ici, ce principe me conduit à ne relater que des jalons de biographies.
Dans un autre domaine, cette attitude morale est celle qui fut à l'origine du "Serment d'Hippocrate" des médecins.
Dans un domaine plus actuel encore, cela me semble répondre à une nécessité de réserve dans une société tentée par les mille moyens nouveaux qui lui sont offerts, de s'affranchir de réserves que les mêmes seraient les premiers à réclamer s'ils étaient eux-memes concernés.

Person (de) Pierre Louis (Pithiviers 1769 – Amboise 1839), Officier d’artillerie de Marine. clic

Person (de) Vital Marie Jacques (Blois 1884 – Blois 1946), Médecin militaire. clic

Person (de) Jean Marie (Orléans 1905 – Royan 1945) Chef d’escadrons. clic

Casal Jean-Marie (Troyes 1905 - Antibes 1977), Archéologue. clic

 

 

 

 

 

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3.      D’autres pages, dites en élaboration,

aux fins de transmissions ou d’échanges

 

 

 

 

 

-         Présentées sous forme d’encarts, allusifs et courts, pour des choses que j’avais à dire en général ou des points particuliers qui me touchent de plus près.

-         La trame pourrait correspondre à peu près à une table des matières si je produisais un livre : J’y parle des sujets dans lesquels je me sens impliqué, finalement peu nombreux et tous liés entre eux . L’ouvrage pourrait s'appeler « philosophie médicale » au sens large et comme tout ouvrage vieillit, il pourrait être daté, en plantant le pavillon en l’an 2000 pour faire simple – et peut-être déjà une archive ?

-         Pour ce qui est d’un classement, c’est complètement impossible… Et il faut me pardonner un style parfois elliptique, du à ma méthode de travail : Souvent je travaille en 2 temps : J’écris alors une première fois rapidement pour marquer ce que j’ai à dire, quitte à devoir reprendre ensuite mes phrases pour les rendre plus lisibles : Mais ce 2 ème temps peut tarder quand je ne me relis pas…>

-         Suppressions : J'ai l'intention de supprimer une grandes quantité de textes que je trouve maintenant inutiles. Ma difficulté est que les outils auxquels j'avais eu recours pour les écrire ne fonctionnent plus ou mal car tout a évolué - même pour supprimer du texte - (beaucoup de plantages) Il serait plus simple de recommencer la réorganisation de l'ensemble de la page, ce que je ferai quand j'aurai le temps, notament celui de l'apprentissage des codes.

-        

S’y ajoutent 3 pages web supplémentaires, sur ce qui a jalonné mes pensées

Ø      Langue française : Clic

Ø      Cartes sur les marines de Louis XV à Napoléon ; Guerre de 7 ans (1756-1763), dont je crois que l’issue a été déterminante pour le monde jusqu’à aujourd’hui : En France 26 années après éclatait la Révolution : Clic

Ø      Le Pirate de l’architecte François Sergent : Hommage à « Nénuphar » Clic  

Ø      Fin de cette page : Résumé de ma page « La conversion de la Grèce » : clic

 

 

 

- Comme suit :

 

 

 

 

 

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1.  SUR LE REVE  :  « Frenesi » :  qu’est-ce que la vie ?   Que sont les songes?

 

La question des rapports « rêve / éveil » est proche de celle de la communication entre 2 ou plusieurs personnes (dans la synchronie ou la diachronie) cf. clic

 

Le sujet qui semble avoir intéressé les savants depuis les temps les plus reculés, lorsqu’ils étaient justement presque complètement dépourvus de moyens matériels d’investigations, est bien connu pour ses abords littéraires, religieux philosophiques et divinatoires.

Paradoxalement peu médiatisé aujourd’hui, il présente en réalité un immense intérêt en biologie fondamentale (biologie du comportement, horloges biologiques, génétique, neurotransmetteurs) bien que sa place reste minuscule dans le champ des applications directes.

Le choix de mes citations infra est éminemment arbitraire et ne fait que poser des jalons sur les interrogations de l’époque moderne

 

Bien entendu, depuis les explorations neurophysiologiques récentes (cf. Michel Jouvet) on ne peut plus considérer les rêves comme des voyages vers d'autres mondes comme certains auteurs antérieurs l'avaient cru, car « l'unité centrale » reste la même (l’encéphale, le corps humain) : Ce sont les connexions, l'assemblage des éléments, leurs fonctionnements différents qui font toute la différence !

 

 

 

 

Naturellement, il connaissait les « les fantaisies * » del

« ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha ».

 

* de < φαίνομαι ; phainomai ; apparaître.

Encore un « phi » grec transcrit en français par un « f » : Finalement il y en a beaucoup.

Pedro Calderòn de la Barca

1600 - 1681

 

1635  : « ¿ Qué es la vida ? Un frenesí*. ¿Qué es la vida ? Una ilusión, una sombra, una ficción, y el mayor bien es pequeño ; que toda la vida es sueño, y los sueños, sueños son. »

 

« Qu’est-ce que la vie? Frénésie, illusion, ombre, fiction ; le plus grand bien reste petit car toute la vie n’est que songe et les songes ne sont que des songes. »

* Il est difficile de limiter le mot « frenesi » employé au XVII ème siècle, à notre entendement d’aujourd’hui du même mot, en espagnol ou en français.

En langage moderne, on pourrait peut-être le traduire par « fantasme ».

Le mot vient bien sûr du même radical que celui contenu dans les mots « schizo-phrénie », « para-phrénie », etc., passés dans notre langue au XX ème siècle.

Mais « φρήν »  phrèn ») est un mot difficile à saisir en grec, car il a une très grande extension sémantique. Il est inconnu en mycénien. Il apparaît avec Homère, d’origine inconnue. Il est peut-être apparenté à « φράζω » = « faire comprendre, expliquer ».

Le substantif « φρήν - φρενός » a d’abord désigné le « diaphragme » (d’où en français le nom de « nerf phrénique » donné à son nerf moteur) et de là parfois à l’ensemble « cœur-poumons » ; De là, le sens est passé à l’humeur :  tantôt « passion » tantôt « sagesse », voire « intelligence », et, en poésie à « cœur » ou à « âme », mais dans un sens purement végétatif, jamais métaphysique.

Il entre dans de très nombreux composés.

Le verbe qui en dérive, « Φρενόω » signifie tantôt « rendre sage », « ramener à la raison », tantôt « exciter l’esprit », « rendre orgueilleux ».

Pour son utilisation dans notre psychiatrie, voir aussi  clic / 1).

 

On ne peut pas transporter un mot sur une période de 3000 ans sans précautions culturelles :

Les grecs archaïques ont généralement déduit leurs « conceptions mentales » de « l’aspect » aperçu ou présumé : Partout, l’image prédomine.

Ce n’a pas été le cas des latins : cf. « le feu » : en grec : radical « pyr-» ; mais en latin, radical : « igni-» rattaché au dieu indien Agni ; chacun des 2 radicaux correspond à une part du « doublet indo-européen » désignant les 2 approches d’une même chose : « igni-» concerne « le non-vu divin » de la chose, et « pyr-» un « avatar » visible, de « la même chose ».

 

 

René Descartes

1596 - 1650

10 nov. 1619 : Le fameux « rêve lucide » de Descartes durant la nuit du 10 novembre 1619 qui fut déterminant dans toute sa réflexion philosophique ultérieure :

La séparation entre « res materia » et « res immateria » ; Le « Je pense donc je suis » etc.

: «  ... Ce qu'il y a de singulier à remar­quer, c'est que doutant si ce qu'il venait de voir était songe ou vision, non seulement il décida en dormant que c'était un songe, mais il en fit encore l'interprétation avant que le sommeil le quittât... »  Descartes parle de lui à la troisième personne - mentionné par M. Jouvet (« Le sommeil et le rêve » ;1992).  

Blaise Pascal

1623 – 1662

 

in : Pensées »  recueillies après sa mort par sa sœur :

« Si nous rêvions toutes les nuits la même chose, elle nous affecterait autant que les objets que nous voyons tous les jours. Et si un artisan était sûr de rêver toutes les nuits, douze heures durant, qu'il est roi, je crois qu'il serait presque aussi heureux qu'un roi qui rêverait toutes les nuits, douze heures durant qu'il serait artisan.

Si nous rêvions toutes les nuits que nous sommes poursuivis par des ennemis, et agités par ces fantômes pénibles, et qu'on passât tous les jours en diverses occupations, comme quand on fait voyage, on souffrirait presque autant que si cela était véritable, et on appréhenderait de dormir, comme on appréhende le réveil quand on craint d'entrer dans de tels malheurs en effet. Et en effet il ferait à peu près les même maux que la réalité.

 Mais parce que les songes sont tous différents, et qu'un même se diversifie, ce qu'on y voit affecte bien moins que ce qu'on voit en veillant, à cause de la continuité, qui n'est pourtant pas si continue et égale qu'elle ne change aussi, mais moins brusquement, si ce n'est rarement, comme quand on voyage; et alors on dit: "il me semble que je rêve"; car la vie est un songe un peu moins inconstant »

 

Charles Darwin

1809 - 1882

La génétique dans le rêve et le sommeil profond de Charles Darwin à Michel Jouvet :

 

« La relation suivante d'une habitude se répétant chez des, individus de trois générations consécutives est d'un intérêt particulier, parce que cette habitude se répète uniquement pendant le sommeil profond et que par conséquent elle ne peut être due à l'imitation mais doit être tout à fait naturelle »

In : L’expression des émotions chez l’homme et les animaux.

(Cf. note 16 de cette page clic)

Albert Einstein

1879 - 1955

Einstein en 1955 : « le temps était une formidable illusion ! » 

Depuis l’homme de l’ascenseur d’Einstein, qui n’aurait (pure expérience de pensée) aucun moyen de savoir si l’ascenseur est en mouvement ou non, quel moyen aurait-on d’être sûr de ne pas rêver lorsque l’on est éveillé ?

·                    Pour Einstein :  Wikipédia : «  Par cette expérience de pensée, Einstein montre que les effets locaux de la gravitation et d'un référentiel accéléré pour l'observateur ne sont pas physiquement distinguables par une expérience mécanique. »

·                    Mais que veut dire « une accélération constante » sinon « sans changement dans le temps » et que veut dire « temps » dans le langage d’Einstein qui a déclaré en 1955 que « le temps était une formidable illusion » ?

·                    Ainsi, qu’est-ce que « le temps » et dans quelle mesure le rêve peut-il s’en libérer ?

Federico García Lorca :

 

Granada 1898 fusilleé le 18 août 1936

 

« La leyenda del tiempo »

 

« El sueño va sobre el tiempo,
flotando como un velero,
flotando como un velero,
nadie puede abrir semillas
en el corazón del sueño,
en el corazón del sueño etc.
 »

« Le rêve va sous le temps

En flottant comme un voilier

En flottant comme un voilier

Personne ne peut ouvrir les semences

Qui sont  au cœur du rêve

Qui sont  au cœur du rêve etc

Mis en tango flamenco

chanté par Camaron de la isla

accompagné par Tomatito en 1979

clic .

Michel Jouvet

1925 - 2017

 

Au Vatican - 1990 : Les travaux neurophysiologiques les plus récents – et en particulier ceux de Michel Jouvet dans son laboratoire  à Lyon, et exposés lors d’un symposium au Vatican en 1990 : Cf. Note de bas de page [8] ;

 

Et en 2016 : « Pourrons-nous un jour comprendre la conscience de l'éveil - chez le chat, puis le chimpanzé, et enfin l'homme ? Peut-être. C'est l'une des dernières fonctions de la physio­logie, mais je crois que le secret de la conscience onirique est encore plus caché, et pourtant c'est cette conscience qui nous pense et qui est sans doute responsable de notre façon d'appréhender le monde. » In : Michel Jouvet ; « Le sommeil, la conscience, l’éveil » ; Ed. Odile Jacob/Sciences ; Paris 2016.

 

 

Havelock Ellis

1859 – 1939  

Britannique, fondateur de la sexologie :

 

« Dreams are real while they last ; Can we say more of life ? »  Cité in : The World of Dreams, Houghton Mifflin, New York 1992.  

Actualisation

Isabelle Arnulf

CHU Pitié-Salpétrière

Ecouter radio

1 heure le 13 mars 2017   : Clic

 

 

 

 

 

2.  « Paix »    « Justice »

 

Retour haut de page : clic

Intervention magistrale de Mahmoud AZAB , de la 20 ème à la 30 ème minute environ, sur la différence entre Paix et Justice : 

« Je vais peut-être vous choquer, mais je n’ai pas un grand crédit pour la paix …  Ce n’est pas la paix …. qui apporte la justice, mais la justice qui apporte la paix etc. » Paris, Mai  2009, troisième séance sur six. Video : (http://www.akadem.org//sommaire/colloques/religions-au-secours-du-vivre-ensemble/la-responsabilite-des-croyants-08-09-2009-7869_4222.php) Clic


" Les 4 conditions d'un vrai dialogue sont :
1 L'étude du patrimoine de l'autre.
2 L'amour de l'aitre
3 Le dépassement des tabous
4 Sur quels points allons-nous dialoguer "

 

Ajoutons, pour rester bref, que la justice ne commence pas avec les lois, mais par la double question :

·        Qui est agresseur ;

·        Qui est victime ?

!

Comme il est inévitable qu’un agressé cherche à se défendre, et afin d’éviter les interminables vengeances, on a déféré à la justice le soin de distinguer les rôles.  C’est sa première fonction.

Le 29 juin 2014  Mahmoud « est parti de l’autre côté du Nil ».

D’une exceptionnelle ouverture (« L’histoire n’a jamais qu’un seul visage … »), redevable à son immense culture, doublée d’une grande sensibilité, on retrouvera son itinéraire et ses travaux sur internet.: Clic

 

 

 

 

 

3.   Antigone, aujourd’hui, « c’est le père » !

« L’affaire Lahache » n’était qu’un « sous-groupe » du « groupe Raminagrobis » (voir vignette suivante)

 

Retour haut de page : clic

Alain Peyrefitte :

« Le mal français » 1976

Les 30 Glorieuses :  [9]

Ø      Cf. Dans ce livre : « une société à « irresponsabilité illimitée » et « La société est mise en normes alors qu’il faudrait la mettre en marche ».

 

Ø      Cf.  Jacques de Person : « Ainsi la psychiatrie ne serait qu’un cas particulier du « mal français », mais elle en cristallise les termes d’une manière particulièrement prégnante si elle en est le produit, à défaut aujourd’hui de les entretenir, sinon de les engendrer. » => ( Clic )  

 

 

 

 

 

 

Notre jurisprudence en ce domaine est assez saillante : Cf. Affaire Lahache 1980.

.

Cf. Antigone » de Sophocle (495-406 av. J.-C.) : la réponse d’Antigone à Créon qui lui a interdit de donner une sépulture à son frère :

- Créon : Ainsi tu as osé passer outre à ma loi ?

- Antigone : Oui, car ce n’est pas Zeus qui l’avait proclamée ! Ce n’est pas là la Justice, non, ce ne sont pas les lois que les dieux ont jamais fixées aux hommes, et je ne pensais pas que tes défenses à toi fussent assez puissantes pour permettre à un mortel de passer outre à d’autres lois, aux lois non écrites, inébranlables, des dieux ! Elles ne datent pas d’aujourd’hui ni d’hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fût, m’exposer à la vengeance des dieux ?

Créon la fera murer vivante dans sa tombe.

L’image du père dans l’Iliade : [10]

 

 

 

 

 

Ibn Khaldoun [11]

( mort au Caire

en 1406) :

« Introduction  Mouqaddima »)

à l’histoire des Berbères ».

Dans la « Mouqaddima », Ibn Khaldoun tente un essai sur la naissance, la vie et la mort des civilisations, qu’il généralise à toutes d’entre elles : En déposant les armes, s’entourant de murs, et confiant toute leur défense à leurs gouvernants, face à des nomades toujours armés et dont la faim est pour eux comme un état permanent et naturel, les sédentaires deviennent de plus en plus vulnérables ; sans ardeur au combat, il les compare à des femmes.



 

 

 

 

 

4.  Confusion entre égalité et justice  :

 

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Mon long texte de cet encadré s’est désespérément volatilisé. Espérons que, par la magie de l’ordinateur, il revienne sur le bureau comme « document récupéré » !

En attendant : en voici un résumé : Les plateaux de la balance représentant officiellement le symbole de la justice en France sont vides ! Qu’est ce qui a bien pu mener à une telle absurdité ?

1.      Cf. explication de la différence entre un « opérateur mathématique » : « le zéro », et une « réalité physique » : « le vide » dans notre page sur le 122-1 du code pénal.

2.      Sur la différence entre « symbole » et « objet », voir la note de bas de page clic, sur la pesée de l’âme du défunt dans le tribunal d’Osiris, et remonter pour voir le texte :

Ce sont les faits agis par l’âme du défunt pour le bien commun (symbolisée par son cœur posé sur un plateau de la balance) qui y sont jugés et doivent être aussi purs et légers que le hiéroglyphe de la Maat (déesse de la « Vérité - Justice – Cohésion sociale »), (symbolisée par la plume, posée sur l’autre plateau.

 

Cf. (Je me cite ici) in : clic : «  Il est possible que l’idéologie des égalités symbolisée par les mystérieux plateaux d’une balance en équilibre vides ** soit mal compatible avec une biologie de la variété, comprise et enseignée seulement dans les classes supérieures. »

Et clic.

 

Cette « balance du tribunal d ‘Osiris » (cf. « Livre des Pyramides », « livre des sarcophages » et « livre des morts » surtout) nous est parvenue via le christianisme, tout de même que la reconnaissance de l’individu (au plus secret de ses intimités) comme tel,  indépendamment de sa famille et de sa tribu.

La Maât est à la fois la déesse de la « justice - cohésion - solidarité sociale » (charité réciproque) au quotidien en ce monde, et de la reconnaissance de « l’individu justifié » au moment de son passage dans l’autre monde, le plus important, l’éternel.

Cette métaphore n’a évidemment rien d’abrahamique puisque Abraham ne reconnaît pas d'autre monde. (sur tous ces points cf. la conversion de la Grèce)

Elle existe aussi dans l’islam où elle est essentielle : Il est abondamment répété dans le Coran que Dieu est capable d’apprécier les actes des hommes les plus subtils, car sa balance est sensible au poids d’un grain de moutarde.

Les religions pharaoniques, le christianisme et l’islam sont ou ont été les seules religions à imaginer un tel tribunal après la mort qui décide d’une éternité en enfer ou au paradis.

Mais il ne s’agit nullement d’une égalité simple et brute entre les hommes.

Si le cœur du défunt est aussi léger que la plume (à la fois symbole et nom de Maât en égyptien), alors, le justiciable est béatifié et prend place au paradis (Les Champs Ialou à l’ouest du Nil en Egypte devenus Champs Elysées en Grèce)

Pour ce faire, le corps du défunt doit être conservé, momifié, et placé dans un « œuf de résurrection » (mot traduit par sarcophage en grec => cercueil en français)

Momifié est traduit par « christos » en grec – Jésus en incarne le paradigme pour les chrétiens – et par « massih » dans les langues sémitiques (=> messie en français) – mais le judaïsme ignore la personne de Jésus et l’islam qui la reconnaît comme fils de Mariam et du Saint Esprit  ne reconnaît pas sa part divine.

Messie et christos sont deux mots de même sens, l’un traduisant l’autre.

Tous les défunts dont les cœurs sont aussi légers que la plume de Maât au tribunal d’Osiris sont alors justifiés et béatifiés et c’est en cela qu’ils sont égaux.

L’égalité n’est pas donnée par la naissance.

C’est tout au contraire la fin d’un accomplissement, une potentialité offerte par Osiris, et méritée si la voie suivie par l’homme est droite, pure, sans mensonge : Elle sera alors récompensée.

Tel est « le droit » : « Dieu est mon droit ». C’est aussi la « sirat el moustaqim » (المُسْتَقيم الصِراط ; la voie droite) du Coran que Dieu a montré aux croyants.

La dialectique introduit ici la question du libre arbitre. La question d’une liberté de choix tourmente autant les philosophes que les religieux et c’est pourquoi son appréciation dans l'application de « la justice des Codes » devait inévitablement donner naissance à l’aménagement d’une  fonction d’experts et des inépuisables débats qui s’y rattachent.

 

On comprendra alors tout le contre-sens qui mène à une représentation symbolique de la justice par un instrument de mesure de l’égalité des poids de 2 plateaux vides; car une justice (dont le rôle est d’accorder « les faits d’un individu » au « bien de la collectivité ») ne peut se résumer ni à une égalité ni au vide !

Pourtant, beaucoup de nos institutions les meilleures restent profondément imprégnées des ces principes plus anciens, même sans le savoir et parfois sous des énoncés maladroits ou des formes déguisées – comme le remarque opportunément Alexis de Tocqueville après La Révolution.

Car dès leur apparition, nos démocraties modernes avaient en quelque sorte intégré - comme au titre d’exigences tacites - les traditionnelles valeurs terrestres des religions sus-dites (respect de l’homme même le plus humble, charité, fraternité, etc.) un peu comme si celles-ci constituaient une « voix off » parlementaire et citoyenne et c’est sans doute la principale raison pour laquelle – malgré ce quiproquo des plateaux de la balance - elles ont, fragilement il est vrai, repoussé les violences de la démocratie athénienne, apparue cinq siècles avant la conversion de la Grèce au christianisme.

Déjà au VI ème siècle av J.C. il avait déjà été notable que c’est en s’inspirant des coutumes égyptiennes que les lois de Solon en Grèce avaient pu abolir l’esclavage pour dettes (cf. mon propos :clic).

 

3.  Cf. aussi Michel Villey : Philosophie du droit.

 

 

 

 

 

 

5.  Le groupe Raminagrobis.

 

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«  Justice  de  Raminagrobis  est  faite  !  »

 

 

 

 

 

 

« La midéno-lâtrie »  (Adoration du zéro [12])

 

Le « groupe Raminagrobis » a été décrit par Jean de La Fontaine, dans sa fable « Le chat, la belette et le petit lapin ».

Raminagrobis y joue le rôle d’un juge qui croque les 2 plaideurs: Plaideurs -> 0

Mais il n’y a plus besoin d’être juge pour croquer et le groupe Raminagrobis s’est enrichi.

Ses opérateurs sont l’égalité et le zéro.

 

Dans les années MLF – (rien à voir avec mai 1968, contrairement à ce qui se dit) - les manifestantes voulaient acquérir certains « droits exclusifs », comme, en particulier, le droit à l’avortement d’un enfant qu’elles avaient eu en commun avec un père, sans le consentement du père, aux cris de « mon corps m’appartient » - comme si un bébé était le corps d’un parent) et bien d’autres « droits et devoirs attribués en ces temps-là au mari légitime » qui vont être supprimés progressivement (choix du domicile conjugal, etc.)

Très habilement l’Etat a alors instauré l’égalité des conjoints dans le couple, l’autorité parentale remplaça l’autorité paternelle - mais l’autorité maternelle n’advint jamais ! - grâce à quoi, en cas de désaccord parental, seul un tiers peut trancher.

Ce tiers peut maintenant avoir de multiples visages, et être lui-même soumis à une cascade d’injonctions.

 

Ce groupe a des propriétés intéressantes :

Irréversibilité : L’IVG est irréversible; etc.

Relations d’équivalences dans des cadres de relations d’ordre binaires 

L’équivalence des protagonistes est indispensable dans la plupart des sous-groupes du groupe Raminagrobis.

Ce qui peut impliquer des transformations géométriques remarquables, quelquefois chirurgicales, etc.

L’opérateur d’égalité par excellence dans un groupe de multiplications quelconques est le zéro grâce auquel une équation peut alors être réduite à la forme « 0.x = 0.y = 0.z ; etc. »

Il est très utile dans le calcul des égalités sexuelles et permet d’annuler les différences sexuelles grâce à l’équation de la négation chromosomique : 0.X = 0.Y,

 

Voici déjà des sous-groupes bien individualisés :

L’affaire Lahache de 1980 qui débouta le père de ses droits sur la survie de son enfant en est un élément important puisque l’affaire fit jurisprudence.

Depuis l'arrêt Lahache, le père devint une Antigone de plus !

Les jeunes filles mineures pouvant maintenant avorter en cachette de leurs parents : confiance 0 ; autorité parentale 0.

C’est un sous groupe dans lequel les parents – dont maintenant les mères à leur tour – ont été dépossédés de leur droits parentaux.

Avenir des PMI ; rôle des infirmiers scolaires dans la contraception ; délais de réflexion de 7 jours pour IVG supprimé par la loi du 17 XII 2015 : réflexion 0.

 

Remarque : La notion de « père en détresse » semble ne jamais avoir été prise en compte à aucun niveau, ni si et lorsque ce dernier apprend qu’il est père, ni si et lorsqu’il constate ou est informé, impuissant à agir, que la vie de son enfant va être/ou a été « interrompue volontairement ».

D’une façon générale, on peut s’interroger sur la viabilité d’un peuple envers lequel son propre Etat se montre si castrateur, remarque également valable pour d’autres sous-groupes : vitalité 0.

 

La déchéance de nationalité va former un sous-groupe de dépopulation.

Les internements : SPDRE ( des SPPI) = Soins Psychiatriques sur décision d’un Représentant de l’Etat : forment un autre sous-groupe qui est la transformée des : internements psychiatriques => hospitalisations sous contrainte :

Bien comprendre : ce n’est pas le « représentant de l’Etat » qui « soigne », ce sont « d’autres », tout aussi contraints, mais sans savoir ce qu’il doivent soigner, ni comment : Psychiatres, psychologues, internés de toute sortes y sont en ce sens logés à la même enseigne.

Aucun domaine de la médecine n’est à l’abri des directives étatiques. Les noms de maladies vont manquer !

 

L’état d’urgence

généralisé et permanent vers lequel on s’oriente pourrait devenir aussi un nouveau sous-groupe de Raminagrobis.

 

La mécanicisation de sanctions de masse sans jugement, en fonction d’un chiffre facilement traitable par la robotique.

bombardement systématique d’ondes radars supposé détecter des excès de vitesse. Mais les plus bombardés sont les gendarmes à jumelles.

alcoolohémie (mais « hémie » est le sang et les ballons gonflables mesurent un « air expiré ») considérée comme excessive au volant, alors que les mêmes chiffres ne sont  pas utilisables ailleurs en public, etc.

 

Les confusions - dans les esprits - des rôles sont peut être un sous-groupe du même groupe.

Même les médias et les administrateurs semblent avoir jeté l’éponge.

 

Mais d’où vient le groupe Raminagrobis ? « Comme dans les mythologies, il est des couples funestes aux engendrement malheureux : Tel est le cas de l’union du « commerce » avec « l’administration » (clic)

 

 


 

 

 

 

 

 

 

6.  L’isonomie des citoyens.

 

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Données de base : Les êtres humains sont dissemblables :

Peut-on demander à à un mâle d’avoir un « instinct maternel » et en quoi d’ailleurs serait-il souhaitable qu'il en fût pourvu ?

·        Les salaires sont une chose.

·        Les métabolismes en sont une autre.

Les plus forts désirs de chacun n'y changent rien.

·        Il faudrait arrêter de parler d’inégalités sociales, expression qui ne veut rien dire, ni dans le champ de ce qui est juste ou injuste, ni non plus tout simplement grammaticalement (pas plus que les soi-disant réseaux sociaux en général) et l’expression est donc condamnée à ne cibler que du vide.

On aurait grand avantage à plutôt parler des injustices sociales.

Là il y aurait du grain à moudre, parce qu’on tiendrait en main quelque chose de moins abstrait qu'une fonction mathématique employée à tort et à travers.

En ce sens-là, social et moral à la fois, il ne faudrait pas non plus opposer le mot patriotisme au mondialisme, mais l'opposer à l’individualisme et à l’égoïsme.

Car il y a 2 emplois possibles, de sens occasionnellement opposés, du mot patriotisme  : Le mot peut être employé en effet soit dans un sens de générosité envers l’autre qui est alors le compatriote, soit au contraire dans le sens du rejet et de la haine de l’autre qui est alors l'ennemi, et l’un n’implique ni n’exclut jamais l’autre. Le sens est ici affaire de contexte.

Sexes

Les cellules des mâles ont des chromosomes sexuels X et Y : le chromosome Y vient forcément du père et le chromose X de la mère.

Les cellules des femelles ont des chromosomes sexuels X X : les chromosomes X peuvent alors venir du père (XY) ou de la mère (XX)

Mais les recherches ont montré qu’obéissant à des systèmes de régulation sophistiqués, les chromosomes X venant du père et les X venant de la mère ne sont pas équivalents, et ne déterminent pas le développement des mêmes zones cérébrales, etc. Voir travaux spécialisés.

Il n’y a là ni injustice ni supériorités, mais différences et différenciations.

 

Volumes et dimensions  commerciales (dans les 2 sens du mot dimension ici)

Indépendamment du sexe, pour tout objet ou animal, les volumes et les données correspondantes doublent quand on multiplie n’importe quelle de ses dimensions par la racine cubique de deux, soit 1,259.

Par exemple, pour 2 navires identiques, l’un de 10 mètres et l’autre de 12,59 mètres, le volume et le poids passent du simple au double, etc.

Archimède avait déjà utilisé ces calculs volumétriques pour le réglage des catapultes lors de la défense du siège de Syracuse

(quand on passe d’un cube d’un 1 mètre d’arête à un cube de 2 mètres d’arête, les volumes passent de 1 à 8)

Pour allonger la longueur du tir par 2, Archimède devait multiplier les volumes du boulet et de la catapulte par 8.

Pour allonger la longueur du tir par 3, Archimède devait multiplier les volumes du boulet et de la catapulte par 27, etc

 

Tout médecin, tout pharmacien a besoin de le savoir et calculer à l’heure de la distribution des pilules. La biologie n’a rien à voir avec la citoyenneté : l’un et l’autre sont nécessaires.

Ca coûte cher d’être grand [13] ! En revanche, il y a des avantages : La surface corporelle croit en fonction du carré d’un rayon quand le poids et le volume croissent en fonction de son cube ; c’est à dire que lors de la croissance, la surface croit plus lentement que le volume.

En conséquence de quoi, le rapport : surface corporelle/poids est plus élevé chez un nourrisson que chez un adulte : Donc un bébé supporte moins bien le froid et moins bien le chaud; Là en est l’explication de la déshydratation rapide du nourrisson et elle est purement physique.

 

C’est à dire que si on avait des bouteilles en plastique de 2 litres ou de 5 litres pleines de jus d’orange au lieu de bouteilles d’un litre, on avalerait moins de biphénols (effets hormonaux ; féminisation des poissons avérée; causes possibles de cancers hormono-dépendants et de la raréfaction des spermatozoïdes humains) venus du contenant pour une même quantité de boisson bue.

On peut facilement calculer la différence entre les surfaces de 2 bouteilles : La racine cubique de 5 est sensiblement égale à 1,7. La surface d’une bouteille de 5 litres serait donc un peu moins de 3 fois supérieure à celle d'une bouteille de 1 litre (1,7 au carré = 2,89) et le raisonnement est le même pour les boites de sardines. Quant à l’épaisseur de l’emballage, la résistance du matériau, sa masse spécifique par rapport à la gravité terrestre, la pression atmosphérique, etc. ce ne serait pas une grande préoccupation physique avec de tels rapports de dimensions.

Plus le volume croit, plus la part de l’emballage se réduit rapidement.

Avec une bouteille de 5 l. il resterait également un moindre pourcentage de boisson résiduelle au fond de la bouteille quand on irait la recycler.

Les marchands de bouteilles en plastique et les marchands de jus d’orange feraient moins de profits.

Les poubelles de recyclages seraient moins remplies.

Il y aurait moins de camions poubelles circulants, moins de moteurs diesels en marche, moins de gaz d’échappements dans les rues, moins de gaz à effet de sphère libérés.

Moins de profits pour les pétroliers, moins de cancers du poumon aussi

(l’occurrence du cancer du poumon - première cause de mortalité par cancer dans le monde - aurait peut-être dépassé en 2018 chez la femme en France ou aux USA l’occurrence du même cancer chez l’homme ou serait en passe de le faire et serait passé en tête des cancers chez la femme)

Si la banque m’envoie ses chéquiers un par un, le malheureux facteur fera plein de voyages, polluera beaucoup ; le fourgon s’usera davantage, etc.

J’ai de plus en plus de mal à écrire toutes ces choses, tant elles me paraissent tristes, désespérantes, hors d'atteintes, et insensibles à tout avertissement sensé.

 

Les gens

Les gens qui ont accès à tous ces services sont trop souvent complètement intoxiqués par la publicité qui vante la facilité de l’accès à ces choses, avec le plus grand mépris pour ceux – ignorés, méprisés - qui pâtissent des effets de ces mêmes choses.

Les plus malades et les plus pauvres sont réduits à la douleur et au silence, et n’ont aucunement les moyens d’avoir accès aux réseaux que l’on appelle abusivement « réseaux sociaux » - en particulier ces gens vivant d’une maigre allocation parce qu’on les a réduit à l’état de « citoyens au-dessous de tout soupçon » comme je l’ai écrit – qui sont pourtant ceux qui en auraient le plus besoin, pour eux et pour le monde car ils ont souvent une vision fort lucide des réalités humaines : Les écouter plutôt que d’écouter ceux qui parlent toujours en leur nom serait profitable à tous.

Or en réalité, tous dépendront toujours et partout les uns des autres quoiqu’il arrive.

On ne dira jamais assez qu’une attention vraie à l’autre implique d'entendre – ce qui est rare - et non de tenter de comprendre, ni de dire « moi à sa place… » car celui qui a connu les états de l’autre n’a besoin d’aucune explication et celui qui ne les a pas connus ne pourrait pas les comprendre.

 

Il n'est pas du tout fonctionnel que les grands et les petits occupent des maisons de même dimensions, vivent tous dans des pièces identiques, que les agences proposent leurs biens en terme de surfaces plutôt qu’en volume, ce qui permet d’abaisser les plafonds à la hauteur minimale légale, etc.etc.

; que les automobiles soient de plus en plus complètement standardisées intérieurement (quoiqu’on en dise) de façon contraignante ; tous faits dont il résulte un nombre incalculable de pathologies (au point que j’ai entendu un rhumatologue dire à quelqu’un « achetez une voiture à embrayage automatique ») pour minimiser la pathologie induite par l’automobile : On n’en finirait pas d’énumérer les dégats.

Toute cette idéologie des égalités ne se répercute donc pas seulement sur les droits ou les salaires, mais sur des dimensions concrètes dont résultent des pathologies non chiffrables.

Même si l’intention de ceux qui l'ont prônée était une ardente soif de justice, on doit admettre qu'elle a été interprétée - intentionnellement ou non - dans le sens d'une standardisation commerciale dramatique.

Ce ne sont pas le êtres humains, leur habitat immédiat, ni leurs besoins immédiats qu'il fallait standardiser, mais les boulons des objets susceptibles d’être réparés, les prises de courant, etc.

La standardisation galopante et de plus en plus omniprésente et contraignante qui se développe sous nos yeux, non seulement se fourvoie dans une impasse, mais engendre les plus grandes injustices qui soient.

 

Jusqu’aux rêves :

Les temps de sommeil et de rêve dépendent de l’espèce en plus de la souche génétique et des variations individuelles.

Les différences animales se rencontrent même curieusement jusque dans la périodicité circadienne du rêve au cours du sommeil, caractéristique de l’espèce, qui croit chez les mammifères, en allant de la souris à l’éléphant, en passant par le chat et l’homme, comme le logarithme du poids du corps et doit donc être rapporté à son métabolisme ; etc. (cf. Michel Jouvet ; Le sommeil et le rêve, Odile Jacob, Paris 1992)

Notons en passant que l’éléphant possède à peu près le double de neurones que l’homme (passant d’environ 100 milliards à 200 milliards - ce qui ne l’empêche pas de très mal pouvoir assurer sa défense face à ce dernier rapace.

 

La seule égalité numérique

La seule égalité numérique chiffrée que l’on trouve en matière de sexe, dans l’espèce humaine, c’est dans le « sex ratio » qu’on la trouve : il naît environ un garçon pour une fille.

Des différences numériques sont ensuite introduites par les différences de longévité : Dans l’espèce humaine, les mâles meurent plus tôt en moyenne.  Les causes n’en sont peut-être pas génétiques.

Tout le reste est inégal entre les sexes, et autant qualitativement que quantitativement :

Les tailles et volumes ne sont pas les mêmes ; la durée de fécondité n’est pas la même ; les rythmes hormonaux ne sont pas les mêmes.

Certains organes vitaux sont les mêmes, mais n’ont pas les mêmes proportions.

Les rapports entre les segments des membres ne sont pas les mêmes (mains, bassin, etc. ce qui saute aux yeux d’emblée) (Clic), le volume de la vessie est de plus d’ 1/3 supérieur chez la femme ; etc.

Et, comme chacun sait, les dispositions fonctionnelles, en matière de reproduction, de travail physique, de fonctionnement mental, de désirs, sont très différentes.

Tout le monde a plein la bouche « des égalités comme valeurs de la République », et pourtant je continue à faire la différence même au téléphone entre un homme et une femme : comment cela se fait-il ?

Certes, égalité n’est pas identité, mais ce vocabulaire mérite des explications :

Nulle part, nulle supériorité dans l’absolu entre 2 êtres vivants, car affirmer une supériorité, tout comme une égalité, implique de préciser « dans quel espace de validité ».

 

Tout ceci invite à voir dans la sexuation, comme dans tout bon écosystème, une complémentarité vivante et indéfiniment fertile, et non comme dans une réplication de clones, des individus identiques, mais sans fécondabilité. Les enjeux sont les mêmes en biologie végétale et, fait intéressant, bien ressemblants aussi jusqu’en cosmologie.

Quant à « l’isonomie » (= « identité des lois ») (cf. « nomos ») des partenaires d’un couple, elle introduit perfidement une « aporie démocratique » (= « impasse ») dans le couple, puisqu’en cas de désaccord, aucune majorité démocratique ne peut se dégager du nombre 2.[14]

A une autre échelle, dans une population animale c’est l’attribution radicale et génétique des « rôles » qui semble permettre d’atteindre une efficacité optimale.

Chez les fourmis, animaux très évolués, chaque membre de la fourmilière a un rôle bien assigné : dans la fourmilière il y a « les fourmis soldats », « les fourmis ouvrières », « les fourmis reproductrices », etc.

Quand on frappe une souche contenant des « termites », ce sont les « termites soldats » qui sortent en premier pour faire face à l’attaque.

Mais une organisation « de type fourmilière » est à l’opposé de l’isonomie des membres.

Sans doute ne préconisons-nous ni « l’indifférenciation » - d’ailleurs, dans ce cas, aller voter ne sert à rien - ni une organisation « de type fourmilière » - et dans ce cas, aller voter ne sert à rien non plus.

 

 

Roger Bacon

1214 – 1294

Il semble tout à fait à propos de citer ici Roger Bacon (1214 – 1294) : « Homo naturae non nisi parendo imperat » « L’homme ne commande à la nature qu’en lui obéissant ».

 

Biographie (B.N.F.) : Clic :  … il étudie à Oxford où il assimile rapidement toutes les sciences.

… Il passe plusieurs années dans le couvent des Franciscains à Paris, où il souffre de l’ignorance et de l’intolérance de ses confrères …

… Il considère les mathématiques comme la clé de voûte des autres sciences…

… « Parce que les choses sont au-dessus de votre intelligence, vous les appelez oeuvre du démon. Les théologiens et les canonistes dans leur ignorance les abhorrent comme des productions de la magie

Mais ses ouvrages sont condamnés parce qu’ils renferment des « nouveautés dangereuses et suspectes ».

Il est emprisonné pendant quinze ans.

La véritable ignorance ne commence pas là où l'on pense que le savoir s’arrête  :  Elle commence dès que l'on croit être sûr de savoir.

 


 

 

 

 

 

7.  Odorat, et défenses immunitaires.

 

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Cet animal, le « parasaurolophus » , disposait d’une corne creuse pouvant atteindre la longueur de 1,80 mètre, à la fois caisse de résonance et organe sensoriel tapissé de cellules olfactives. Son efficacité était encore augmentée par une cloison longitudinale qui en doublait la longueur utile, et le « parasaurolophus » pouvait probablement percevoir les odeurs à plusieurs dizaines de kilomètres : « John Ostrom suggested that it housed expanded areas for olfactory tissue and much improved sense of smell of the lambeosaurines, which had no obvious defensive capabilities” (Ostrom, John H., 1962. The cranial crests of hadrosaurian dinosaurs, from the Journal of Postilla, vol. 62, pages 1–29.)

 

De l’olfaction aux protections immunitaires : => clic


 

 

 

 

 


8.  Darwin (1809 – 1882)

 

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Ø      Darwin : « The descent of man » = « La descendance de l’homme ») [15] 

Ø      (le texte original entier avec index, traduit en français par Edmond Barbier, Préfacé par Carl Vogt : 721 pages en pdf) ;

Ø      Autour de Darwin ma réflexion sur l’individu  ((Darwin s’y attarde également) : clic

(Darwin est à lire absolument dans le texte tant sa lecture est agréable d’une part, et tant tout ce qu’on a pu faire dire à Darwin est souvent fantaisiste, d’autre part :

Ainsi : Il ne parle jamais des mutations au hasard dans la nature ; il ne dit jamais que Dieu n’existe pas, sinon que la création scandée en 6 jours ne peut être comprise, car l’évolution est un phénomène continu ; etc. Cf. plus précisément en note de bas de page ici ;

Voyage du Beagle (1831- 1836) ; pdf. en anglais : clic en français : clic .

Je crois de plus en plus à l’intérêt de prendre beaucoup de recul pour considérer « l’embranchement » de notre espèce (les « quadumanes (singes) catarrhinins » de Geoffroy saint Hilaire (1772 – 1844) – participe à l’Expédition d’Egypte) – e-book gratuit : lHistoire naturelle des mammifères -  et ses ineffables particularités dans des ensembles beaucoup plus vastes, en remontant avant la préhistoire.

Par bonheur, les travaux abondent maintenant, en archéologie, médecine (biologie (ADN), embryologie, etc.

L’Egypte ancienne, proche de la Vallée du Rift, mais qui finalement recueillit aussi tout l’héritage de l’Afrique de l’Ouest à une époque où le Sahara était vert représente un terrain d’exploration privilégié dans un ensemble monde présent dès l’origine.

 

Il y a 200 ans, avant le déchiffrage des hiéroglyphes par Champollion, on avait fini (petit à petit entre le VI siècle Av. J.C. – Cambyse – et l’avènement du christianisme) par en oublier et ignorer presque tout !

Et puis j’ai eu l’idée peut-être surprenante, mais pas tant que ça, qu’on devrait peut-être commencer par la fin pour expliquer le début – mais on ne connaît pas la fin !

C’est bien ainsi qu’on démonte de Z à A un avion fini pour comprendre le pourquoi et le comment de son architecture.

L’obstacle idéologique d’un tel fouillage de la nature tient en partie dans notre culture actuelle en ce que l’idée de « prévision » mènerait à celle de « créateur » dogme si rejeté que ce rejet même interdit d’en comprendre l’histoire.

 

Car il ne faudrait pas croire que les dictatures idéologiques n’appartiennent qu’au passé, même si les doctrines à la mode aujourd’hui ont changé : Tout n’est maintenant du qu’au hasard ! (« tycho-cratie »). (Même après 2010, depuis les philosophies de l’Antiquité jusqu’aux neurosciences, en passant par la psychiatrie, etc.) ce qui même comme façon de dire, pourtant n’explique rien (simple façon de ne froisser aucun tabou – avatar opportuniste de la « zéro-lâtrie » moderne)

 

La phrase de Roger Bacon citée ci-dessus reste entièrement d’actualité : … « Parce que les choses sont au-dessus de votre intelligence, vous les appelez oeuvre du démon. Les théologiens et les canonistes dans leur ignorance les abhorrent comme des productions de la magie

 

Or, l’invocation de Dieu est une vision anthropomorphique du monde qui n’est qu’un langage et que contrairement à ce qui se dit, par exemple Darwin (La descendance de lhomme) n’a même jamais cherché à soulever ou à combattre : Il dit simplement qu’il n’y a aucune coupure entre les 6 jours de la création biblique, mais il ne se préoccupe nulle part l’idée de dieu en soi pour autant : Son propos est ailleurs.

Comme aurait pu dire Xénophane de Colophon, « Si les algues avaient un dieu, il serait à l’image des algues »… Sans doute ceci est-il une question de vocabulaire.

La question de la flèche du temps est devenue l’une des questions qui interrogent actuellement le plus la Science (Cf. Univers Janus de J.P.Petit)

 

Mais à côté des tentatives de mathématisation du temps, il y a eu les études plus prosaïques de jacques Monod (l’un des 3 découvreurs de la structure de l’ADN des chromosomes), telles que publiées dans Le Hasard et la nécessité : « La nature bricole » écrit-il.

Personne aujourd’hui ne peut prétendre avoir découvert le passe-partout qui permettrait d’expliquer la nature.



9.  Coutume et nature.

 

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Blaise Pascal :

Pensées, regroupées par Mme Perrier, sa soeur :

Chapitre VII. Contrariétés.


 

 

 

 

 

10.  L’innommable : cannibalisme par peur d’avoir faim !

 

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Le docteur Xavier Maniguet (1946 – 2009), médecin de la Marine Nationale, a longuement étudié l’histoire des rescapés du radeau de « La Méduse ».

 

En 1815, la frégate « La Méduse » qui avait appareillé de l’île d’Aix s’échoue à 160 km au large des cotes mauritaniennes.

149 marins et soldats s'entassent sur un radeau de 20 x 7 mètres avec peu de vivres. Après 13 jours, le radeau est repéré par le brick L'Argus, mais il ne reste plus que 15 rescapés à bord du radeau dont 5 moururent dans les jours qui suivirent. Dès la première nuit 20 hommes se sont suicidés ou ont été massacrés.

Plus inconcevable surtout, il y eut une centaine de cas de cannibalisme !

Les conclusions du docteur Xavier Maniguet sont sans appel : « Les hommes se sont entre-mangés non pas par faim, mais par peur d’avoir faim ! »


 

Le Cannibalisme :

Il est pratiquement inconnu chez les animaux non hommes ( inhumains ??? sens très curieux de cet adjectif !) même en état de détresse.

Il me semble probable que cela est du à un affaiblissement de l’instinct « sui generis » chez l'homme.

De l'horreur à la recherche:

J’ai de plus en plus l’impression que le moteur le plus profond et le plus général de la recherche humaine (intellectuelle) est l’horreur !

Bien sûr il est impossible d'étendre ou généraliser ce genre d'intuition.

Pus loin encore, un questionnement serait : « "Le mal est-il en nous ou au dehors ? »

Ce qui pose immédiatement les questions « Qu’est-ce que l'individu? Quelles sont ses limites Quelles sont ses échanges. Pourquoi une telle individualisation ? etc. »

Au final, l'individu est-il seulement défini par des signifiants (ce qui ne veut pas dire seulement des mots, mais un système cohérent de signes interactifs)

Et « Qu'est-ce que l'esprit ? »- ce maître des abstractions ?

Alors que ce mot a pris un sens abstrait qui lui était étranger en latin : « Esprit » vient de « spiro » = « je souffle »,  d’où « re-spiro » = je « re-spire ».

Il était synonyme de la vie en tant qu’elle est un échange absolument incessant entre un soi-disant corps et un soi-disant monde extérieur : La vie est l’incessance de cet échange (Bien plus nécessaire que l’alimentation)

Et je me demande bien ce qu’il en est chez les animaux non-hommes ; Et pourquoi ne pas remonter encore au-delà dans la phylogenèse ?

Je n'ai pas beaucoup l’impression que les animaux se livrent à la recherche de ce qui ne concerne pas directement leurs fonctions organiques majeures : Leur nourriture est toute prête (ils ne cuisinent pas) ; Leurs stratégies de lutte ne font pas appel à la recherche de nouveaux armements et la parade sexuelle ne nécessite l'achat d'aucun vêtement.

Pour moi - et pour les autres à ce qu'il m'en parait - il me semble que l’essentiel de nos efforts et de nos dépenses est passé maintenant dans la lutte contre notre semblable, et c'est ce que j'appelle « le budget défense »

Cela va depuis les clés sur les portes blindées jusqu’aux assurances et tous types d’occupations abêtissantes mais contraignantes, sans le moindre intérêt pour personne, mais qui sont devenues tellement envahissantes qu'ils est devenu proprement impossible à chacun comme à tous de réunir toutes ces exigences : Autrement dix la tranquillité domestique devient une utopie.

On en vient à devoir surveiller les panneaux de limitations de vitesses en même temps que ce qui se passe sur la compteur kilométrique et dans le rétroviseur,

A ce jeu, tout le monde est perdant, à commencer par les vendeurs de postes d'auto-radio, car il devient difficile d’écouter un émission même stupide tout en roulant.

D’où viennent toutes ces horreurs ?

Du feu à la pollution aérienne:

Le fait nouveau qu’est la généralisation de la pollution aérienne (apparu en un siècle) est tellement majeur que même si on en parle beaucoup, on en parle mal ou insuffisamment puisque aucune précaution envisagée n'est une réponse à la mesure du fléau.

Pire, sa dimension ne me semble pas être correctement appréciée (par exemple comme cause de la disparition des animaux sur terre)

Le feu est à l’évidence la cause de toutes ou quasiment toutes les pollutions aériennes – dont quoiqu’en disent les ignorants, le CO2 ne fait pas partie puisqu’il ne présente aucune toxicité pour les animaux (Il est facile aujourd’hui de s’instruire dans le détail à ce sujet) et est plus léger que l'air.

Il est le nécessaire stimulant de la respiration de la majorité des animaux et de la totalité des animaux terrestres (non-aquatiques)

Le CO2 intervient - peut-être - dans le réchauffement climatique, lequel n'a pas grand chose à voir avec la pollution aérienne des basses couches de l'atmosphère (quelques centaines de mètres)

Mais entre les puits de pétrole et le CO2 des hautes sphères de l’atmosphère^, il y a de la chimie (acides) et ce qu’on appelle les « particules » grosses ou fines, PM 5, PM 10, etc. qui sont irritants et cancérigènes, responsables de l’asthme, des bronchiolites, bronchites… graves dont on parle peu.

Le feu est un signifiant infernal dans tous les mythes, mais est aussi créateur de lumière, devenue divinisée dans les panthéons indo-européen (Agni-Ignis, Zdeus, Mazda, Dieu (= jour); et jusqu’au mot Jés-us (= « fils de Dieu » [lumière du jour] en grec, d’après moi) : Etrange côtoiement !

Pollutions alimentaires et autres.

Il n’est presque plus nécessaire de parler de la pollution alimentaire :

Les aliments achetés en grande surface ont ou peuvent avoir un code barre et une traçabilité. Tout le monde en parle. Ils sont payant.

En matière d’achats alimentaire, le consommateur se fait peut-être beaucoup abuser par les emballages (petits, souvent presque vides et obligeant à y laisser une grande quantité de produit inaccessible) que par les produits eux-mêmes.

Plus stupéfiant encore, la toxicité pourrait être une conséquence de l’emballage même quand le produit est excellent !

La situation des pollutions aériennes est complètement différente.

Elles ne sont pas monnayables, n’ont pas de code barre ni de traçabilité organisées. Beaucoup de gens n’en perçoivent rien. De fait elles sont parfois inodores, et ne peuvent être perçues que par leurs effets immédiats ou différés, ces derniers étant les plus graves puisqu’ils n’entraînent pas la soustraction aux polluants – de ce fait acceptés en toute tranquillité.

La pollution aérienne est presque en totalité une conséquence du feu.

Nul ne peut dire pourquoi l’usage du feu a été inventé. Il n'y a probablement pas eu une seule cause, mais je pense que déjà la défense, ou peut-être l’attaque (contre d’autres hommes ou des animaux) ont joué un rôle prépondérant alors que les livres des écoles parlent surtout de la cuisine et du chauffage : Les premiers hommes apparus ont nécessairement étés adaptés à un écosystème qui ignorait la cuisine et le chauffage (sinon les bénéfices du soleil)

Elle a peut-être été la cause de la disparition des dinosaures à la suite d’une éruption volcanique (si ce n’est pas d'un météorite) - à l’exception notable des oiseaux.

Elle pourrait devenir celle de la disparition des hommes et de beaucoup d’autres animaux. Son apparition récente dans l'histoire du monde est peut-être ce qui explique notre absence totale de protections naturelles : La nature aurait pu par exemple prévoir de nous doter de la possibilité de longues apnées comme c'est le cas des phoques ou des baleines. Mais ce n’a pas été le cas.

Quant aux protections artificielles, elles sont tout simplement impossibles.

Les conséquences de la pollutions ne sont pas seulement la stérilité lointaine ou le cancer devenu obsédant, mais absolument immédiates.

Quoique cette cause ne soit jamais évoquée, elle a peut-être sa part jusque dans la disparition des abeilles.

Dans les embouteillages, j’ai déjà signalé mes observations prouvant de manière que je crois irréfutable que l'agressivité des automobilistes augmente strictement en fonction de la pollution extérieure – et donc, pas seulement en fonction des « attaques » des adversaires au volant - en comparant les comportements des automobilistes (chauffeurs et passagers) dans diverses situations d’immobilisations forcées, soit à Paris, soit à la campagne, durant plusieurs heures (donc, en général moteur éteint , mais la pollution persiste en l’absence de vent – ou enserrée dans une allée bordée d’arbres)

J’ai eu l’occasion de constater même en service de psychiatrie des problèmes neurologiques moteurs graves d’origine cérébrale chez des agriculteurs provoqués à l’évidence par les produits utilisés et non pas ingérés.

Mais en vérité, quelle est la différence réelle d’effets selon le mode de pénétration – alimentaire – cutané - ou les voies respiratoires, sinon que l'estomac est plutôt mieux équipé pour se défendre que les muqueuses nasales ou les alvéoles pulmonaires ?

Chaque jour, chacun a pu remarquer qu’il n’est plus du tout dans le même état de tranquillité et d'ouverture d’esprit lors de son retour à la maison qu'à son départ : Il est inutile de s’attarder sur la réunion des conditions extérieures indispensables à l’exercice de fonctions mentales complexes.

Une question pourrait être alors : Quel est l’intérêt des fonctions mentales complexes ? – D’abord l’élaboration de stratégies appropriées.

Alors pourquoi l’écrire ?

Car le travail est difficile et pénible. L’écriture est une mémoire, un moyen de communication de soi à l’autre ou de soi à soi  qui défie le temps et l’espace.

Plainte quand les autres moyens sont soit épuisés ou hors d'atteinte.

Calcul.

La pulsion d’écrire:

Très peu étudiée :.Elle l’a été par le Péruvien-espagnol Mario Vargas Llosa, auteur en particulier du livre très drôle «  La tia Julia y el escribidor » (mot forgé par lui)
Je crois que la pulsion de recherche scientifique est du même ordre : tous ces travaux sont des alertes qui dépassent toujours l'égoïsme individuel même s'il est en jeu - car quoi qu'on en veuille, il existe une interdépendance de fait entre tous les éléments du monde.
Aujourd’hui, presque plus personne n’attend du dit progrès une amélioration de la vie - le nombre des cancers en France est passé d'environ 30 000 à 3 millions de malades en 50 ans (chiffres fournis par le professeur Belpomme de l'Institut Gustave Roussy.

Etiologie sociale :

Essentiellement le commerce, et plus que tout, le mariage du commence avec l’administration ont engendré depuis très longtemps une civilisation de « consommation-gavage-poubelle » obligatoire pour le profit - ou plus simplemeent par la mécanique - des quelques maîtres (une poignée) du commerce et d'un nombre sans signification d'ordinateurs et de chaque roue dentée broyeuse du système, humaine ou mécanique (Cf. film de Charlie Chaplin)

Le commerce n'est pas du tout l'échange - ni même un achat ou une vente :Il commence le jour où quelqu'un achète un objet dans le but de le revendre plus cher.
Un jour dans ma cuisine, je me suis dit : « Je ne vais tout de même pas jeter ça ! Et même s’il y a des moisissures, après tout, c’est de la pénicilline ! »

Et de me dire : « Laissons faire et regardons les choses avant de solliciter le vide-ordure »

J’avais dans le même esprit transformé un frigidaire en frigidaire solaire.

Naturellement, notre société fait tout pour nous compliquer la tâche du refus de consommation.

Cette révolte contre les lois et l’organisation du commerce est peut-être à l’origine d'une part de la chimie, mais les découvertes elles mêmes tombant ensuite rapidement entre les mains des commerçants eux-mêmes , ou des armées, la fuite est devenu infernale...

Le problème dans notre lutte pour la vie dans notre société n’est pas de pouvoir acheter, mais de ne pas avoir besoin d’acheter.

Mais aucune solution individuelle n’existe.

Le progrès ne serait pas d’abord destiné à fabriquer des fours à micro-ondes pour faire cuire des gâteaux comme on le raconte aux enfants : Il ne serait d’abord motivé que par un besoin de fuite en avant (de moins en moins possible) même si ce but n’apparaît plus à chaque instant dans l’esprit du chercheur.

La recherche fondamentale pourrait bien être d’abord celle de l’homme emprisonné, mais l'effet pervers d'une exploitation cupide de sa recherche le conduit à l’être encore davantage.

La recherche, comme l'écriture sont peut-être davantage issues de l’horreur que du plaisir.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

11.  CO, CO2, et micro-particules.

 

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C’est l’avilissement des français qui fait repartir les chinois ! Film comique ; Message fort ->

 

<- Jean Yanne : Livre : « L’apocalypse est pour demain » 1977 : La vie se passe désormais entièrement dans les automobiles. L’apocalypse, orchestrée par « le préfet de police », arrive, non pas de façon spectaculaire, mais insidieusement, et personne ne s’en aperçoit : Présentation in : « Archives INA sur Dailymotion » : Clic . 

Cf. 2013 : « Des robots pour faire les prises de sang » (2013)  Clic.

 

 

« Breiz atao tse tung » :  Film : « Les chinois à Paris », 1974. sur YouTube :  Clic

Est-ce maintenant ce terrible « hiver nucléaire », terreur des « années de guerre froide », qui nous arrive à bas bruit [16]. ?

Sauf que cet hiver prend en attendant des allures de fournaise asphyxiante, grâce aux soins diligents des brûleurs, fumeurs et en-fumeurs de tous acabits : sur terre (véhicules à moteurs thermiques, appareils monstrueux, centrales nucléaires, à charbons, bois brûlés, industries, etc.) ; sur mer et dans les airs (kérosènes).

Il est vrai que « l’hiver en question » devait aussi commencer par quelques très belles démonstrations en plein air d’un lâcher de bombes portées à quelques millions de degrés Celsius.

Il faut avoir peur du feu !

 

 

Les scénarios dont on ne parle pas : Le CO2 est plus léger que l’air : c’est pourquoi il monte : « effet de sphère ».

Mais le CO2 est non toxique, et aussi indispensable à la vie que O2 l’oxygène (découverts par Lavoisier, guillotiné le 8 mai 1794, lui qui avait été si généreux avec les paysans de Freschines durant le terrible hiver 1788-1789 : « La République n’a pas besoin de savants ! » lui dit son juge – dont acte !).

 

1. Le CO2 est le seul stimulant naturel des « centres respiratoires » de tous les animaux qui ont besoin d’air – et aussi de sang - pour respirer.

 

3.      A l’inverse le redoutable CO, très différent, également incolore, inodore et sans saveur, est plus lourd que l’air, et très rapidement mortel en se combinant irréversiblement aux globules rouges. Il faut placer les détecteurs de CO au sol.

 

3. Mais on oublie toujours de parler des effets sur le climat des « micro particules » issues des fumées : En fait ce sont des goudrons opaques et cancérigènes.

La visibilité moyenne dans tout l’hémisphère Nord a été divisée par 2 en 100 ans : Ce n’est à cause ni du CO ni du CO2, lesquels sont transparents, et dont on ne va pas nier l’accroissement de production, mais des micro-particules – qui elles, participent à une inversion des superpositions des masses gazeuses thermiques : (le tout se passe sur seulement 12 km, épaisseur moyenne de l’atmosphère)

L’air devient opaque réalise une isolation thermique pour les rayons Infra-Rouges du Soleil ->. Les I.R. ne frappent plus le sol à cause de l’enveloppe de micro-particules -> Si la chaleur reste en altitude, le système est stable, le sol reste froid et les vents réguliers disparaissent laissant place à des déchaînements cycloniques passagers (La terre continue de tourner !)

La chaleur reste en altitude ->. Le froid étant maintenant en bas et la chaleur en altitude, les couches d’air sont stables -> Disparition des vents et des pluies ;  Les glaciers fondent, mais les rivières gèlent.

Mais la mort par étouffement pourrait précéder ce stade.

 

 

 

Les guerres pourraient n’être que « la partie émergée de l’iceberg », de quelque chose qu’on appellera comme on voudra : Tout le monde sait que certaines choses ne peuvent pas avoir de nom.

 

NB : Le film Katyn de Andrzej Wajda, sorti en 2009, est en accès libre en espagnol, sur youtube, sous le titre « El bosque de la masacre » : complet clic ; extrait : clic .

Le témoignage vécu de Billotte au camp de Katyn-Mitchourine dans « Le temps des armes », etc. clic.

Les archives ayant été ouvertes – puis refermées – la totale responsabilité de l’union soviétique est confirmée.

Mais les archives soviétiques furent tenues secrètes durant 50 ans, et les fait n’ont pas figuré au procès de Nuremberg.

WIKIPEDIA : Au total ces exécutions massives de membres de l’élite polonaise en divers lieux de l’ouest de l’URSS à la suite du partage de la Pologne entre l’Allemagne nazie et l'Union soviétique ont concernés environ 22 000 victimes plus 60 000 déportés (essentiellement les membres de leurs familles). Même si les Allemands menaient également des opérations anti-polonaises (opération Tannenberg, opération extraordinaire de pacification) et que la Gestapo et le NKVD coopéraient, il n'existe pas de preuve que les Allemands connaissaient le massacre de Katyń avant la découverte des charniers en 1941 à la suite de leur invasion de l'URSS.

 

 

 

Le 10 avril 2010, le Tupolev qui devait conduire la délégation polonaise à la commémoration de ces tragiques évènements s’écrase à Smolensk.

Il n’y aura aucun survivant. clic .

 

 

 

 

12.  Le 17 juillet 1940, Léonce Vieljeu.

 

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Maire de La Rochelle, il propose à la délibération du Conseil municipal le texte suivant :

"Ce n'est, mes chers collègues, ni le lieu ni l'heure d'épiloguer sur la tragédie qui se déroule d'autant que nous ne sommes libres ni de nos paroles ni de nos actes.
Qu'il me soit permis, cependant, de dire ici qu'un homme comme un peuple ne saurait être moralement grand ni matériellement fort s'il a comme objectif l'exercice de ses droits au lieu de l'accomplissement de ses devoirs.
Or on n'a, depuis trop longtemps, parlé aux Français que des droits de l'homme sans leurs apprendre les multiples devoirs du citoyen... Il faut que les générations qui nous suivent aient un sens plus moral et plus viril de la vie si elles veulent contribuer au relèvement de la Nation …».

Il sera plus tard arrêté avec onze de ses compagnons du réseau « Alliance ». Ils seront exécutés au camp de Struthof (Bas-Rhin) le 1er septembre 1944. (Cf. détails )

 

 

 

 

 

 

13.  Voile et moteur.

 

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Ce chalutier a conservé son « tape-cul », voile arrière à fonction équilibrante ;

autres voiles ferlées.

Les autres voiles sont ferlées.

L’apprentissage de la voile n’a pas à être confiné dans l’économie de loisirs : Il ressortit à la compréhension de la nature, à l’anticipation, à la sobriété - un voilier n’a pas de freins, et des réserves limitées.

Il apprend le choix des mots justes, des routes, de l’équipage et de l’équipement, et, au prix de ces soumissions et de frugalité, il possède une autonomie presque illimitée tout en respectant la vie des océans, bien davantage que les navires à moteurs – même lorsque ces derniers, avec leurs cohortes de plongeurs et de bathyscaphes, prétendent la défendre ! [17]

 

 


 


 

 

 

 

14.  Les « capno-manes » (« καπνός » = « fumée, tabac »)

 

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L'alcool et le tabac coûtent chaque année 240 miliards d'euros ... - Mediapart

...Il y a 3 jours –   : Le « coût social » de la consommation de tabac et d'alcool est évalué, dans une étude publiée vendredi 11 septembre par l'Observatoire feançais OFDT ...

alcool et le tabac coûtent chaque année 240 milliards d'euros [dans le monde ?]

Commentaires :

§         Les douleurs ne sont pas chiffrables.

§         On a voté la loi EVIN en 1991 : Pourquoi n’applique-t-on jamais les amendes prévues ?

Pourquoi laisse-t-on fumer « dans une porte », rendant l’inhalation imposée à tout entrant ?

« Je gène, moi ? »

 

 

 

 

 

 


15.  Civisme

 

 

 « Fumer tue ! »

Yeux roulants « C’est pour ça que je ne fume pas, j’enfume !

D’ailleurs, il n’y a pas beaucoup de tabac, c'est surtout des herbicides, ça passe plus vite dans le cerveau;

On peut aussi mettre des filtre à l’amiante pour aller plus vite.  »

 

 

 

 

 

يا سلام !16.  

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Le 30 novembre 2015 la sociologue marocaine Fatima Marnissi est décédée à Rabat.

 

Ecrivain et sociologue, Fatima Marnissi figurait en 2013 en 15ème place dans le classement des 100 femmes les plus influentes du monde arabe (Magazine Arabian Business).

Affectueux souvenir d’une traversée de Paris en moto, témoignage d’un courage aussi grand que celui d’un engagement idéologique  Surpris

Mes condoléances à tous ses proches.

 

 

 

 

 

 

17.  Indécence ou Provocation ?  

 

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Choisir son centre de jeûne   clic  

 

 

Et s’ils y allaient à pied, à Fès ?
Pour le même prix ils auront bien mérité un couscous
et sans grossir !.

 

 

 

 

 

 

 

18.  Yes yes, maintenant c’est par là !

 

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19.  Quelques voies à frayer en médecine et en physique (qui permettent de comprendre la physique à partir de la médecine)
On a souvent dit que l'homme est à l'image (réelle, non "virtuelle"!)(plutôt modélisation) du monde. Reste à préciser.

·        Des nœuds et des pliages

1.     les nœuds (inexistants dans la nature) excluraient toute croissance (hormis dans le virtuel)

2.     les pliages au contraire abondent dans la nature : embryons aux ailes repliées dans l’œuf, fœtus in utero, etc - Position reproduites en partie dans les momies incas ou égyptiennes. Intérêt du sujet en médecine et en chirurgie

3.    Les pliages des membres sont aussi très souvent des position de repos très durables (cf. hibernation ; question du "sommeil pradoxal")


·        intérieur et extérieur : construction mentale fallacieuse

·        Question du point de départ de la stimulation et du point de la représentation de sa localisation à partir de l'impact de l'arrivée

·       

 

 

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20.  XX

XY

 

1968 - 2018  :  « Plus mixte que mixte et plus peur de l’autre que jamais ! »      

 

 

50 ans au moins ont passé depuis la généralisation en France de la mixité dans tous les locaux accueillant la gente publique, sans exception de fonction, écoles, hôpitaux, casernes et églises, pour toutes activités à l’exception notable des toilettes, mais j’en oublie peut-être…

Un certain hôpital psychiatrique au moins, a vu là l’occasion de prouver sa grande avance sur son temps, en introduisant une nouvelle distinction dans la distribution des toilettes, celle de soignants/soignés ! J

J’ai eu l’occasion de gérer un viol : J’ai insisté auprès des administrateurs pour que la chose fût portée devant la justice et fus convoqué par Madame la juge qui a cru dans un premier temps que je voulais cacher l’affaire. La justice une fois rendue ne retint qu’un attentat à la pudeur et la réputation de l’hôpital n’en fut pas ternie.

 

Mais un ton léger sied mal à des affaires aussi importantes et il me semble qu’un véritable bilan devrait être fait : Quel effet sur le niveau moral des relations sociales, sur le niveau des connaissances, etc. ? Bref de tous les avis dans tous les domaines.

Sachant - ce que tout le monde sait - que le mélange des sexes, d’autant plus qu’il est charmant, peut être cause de distraction, qu’en résulte-t-il dans tous ces lieux dont l’usage premier n’est justement pas en principe destiné à ces rencontres ?

Que disent les chiffres ?

Ce travail n’est pas le mien, mais il me semble que rien n’est fait, et il me semblerait important.

 

Je remarque aussi ce que je crois en être un contexte indissociable :

 

1.      Le côté convivial de nos rues et métros a presque entièrement disparu, au profit d’un nouvel ordre urbain, celui des SDF et des cartons et des maisons digicodisées [18].

2.      Les mariages entre humains aussi ont disparu, alors que d’autres types de mariages sont apparus, comme le mariage  – tyrannique - « du commerce avec l’administration »…

3.      Les pourquoi de la mixité n’ont jamais été dits.

4.      Le tout « télé- » qui distancie chacun partout (-phone, -vision, -médecine, -achat, -réalité, -rencontre, -péages, manifestations télé-guidées…) ;

5.      Les mythes d’un « Graal exotique au bout du bout du monde », de l’exotisme chartérisé en 3 jours au « dialogue Nord-Sud » en éternelle attente…

6.      La mode du vélo avec oreillettes, etc. etc. Tout cela évite soigneusement les rencontres.

 

Qu’en résulte-t-il objectivement quant aux chiffres, et subjectivement quant au bonheur ?

On a – c’est déjà ancien – parlé de « fracture sociale » Moi je vois surtout une immense fracture entre les (fake !) images joyeuses du petit écran de tous les jours (télé : oui, mais : réalité, c’est moins sûr !) et de l’autre coté le spectacle de la porte sur rue…C’est une sorte de fracture entre télé et proximité : C’est « l’approche » qui craint.

En ce cinquantième anniversaire d’une année emblématique, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les sociologues, qu’avez-vous à en dire, en 2 colonnes sur le + et le -?

 

Dernier point : On s’atermoie sur les « parités » introuvables ! « Suite aux nouvelles dispositions du code de la santé publique visant notamment à prévoir la parité au sein des Conseils de l'Ordre, les déclarations de candidatures seront faites en binômes (femme-homme) et la composition des Conseils départementaux a été modifiée, l'effectif de ces Conseils devant correspondre à un multiple de quatre.»

Comment ne pas s‘apercevoir que cette « parité » est justement le contraire de la « reconnaissance des équivalences » ?

 

 

 

 

 

 

21.     Empire of noise : clic

 

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Empire of noise :Youtube : clic

 

 

 

 

 

 

 

22.  Rien n’est plus prévisible que la démographie

Pourtant, ce qui est prévision n’est pas « fait avéré »

L’avenir est peut-être écrit mais on ne le sait pas : C’est là toute la différence entre le passé et le futur

« L’apoptose européenne ? » Peur de mourir ou peur d’exister ?

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La situation démographique européenne (la population italienne a déjà commencé à décroître) est connue depuis de nombreuses décennies.

Les chiffres mis ici en parallèle ne peuvent en rien supporter aucune comparaison qualitative :

Les activités, les besoins, les possibilités d'un homme entre 0 et 20 ans ne sont en rien le symétrique de celles d’un homme entre 60 et 80 ans.

La population française passerait de 63,4 millions en 2007 à 70 millions en 2050 mais le nombre des retraités passerait de 13 millions en 2003 à 23 millions en 2050.

Parmi les premiers "naturalistes", Darwin (« The descent of man »)montre que dans l’histoire, en dessous d’un certain seuil de diminution (populations de l’Amérique et de l’Océanie) un peuple ou une espèce a toujours fini par disparaître en totalité, quelles que soient les mesures mises en oeuvre pour sa protection. C’est ainsi qu'il explique la disparition des chaînons intermédiaires manquants parmi les espèces (animales ou végétales) Il en retrouve les causes premières dans les modifications de ce que l’on appellerait trop rapidement aujourd’hui leur écosystème.

 

Extinction des races humaines pp. 198-202 Clic : Ce chapitre pourrait demander une suite agrémentée de nos connaissances actuelles qui pourrait être un sujet de thèse car Darwin reste sans réponses sur les causes.

Au premier abord, on pourrait penser que le changement d’écosystème suffit à provoquer l'extinction. Mais Darwin s’en  étonne par ailleurs en remarquant que les nouvelles conditions pourraient au contraire paraître plus confortables.

Dans ces conditions, on doit conclure que c’est le changement en lui-même qui est la cause du déclin. Mais pourquoi alors ce déclin ne touche-t-il que les chaînons intermédiaires - sortes « d’entre deux » des populations - comme si ils en venaient à occuper l'espace d'une place indécidable ?

C’est une sorte de « quantification » de la biologie, laquelle ne se produit ici ni à l’échelle particulaire ou cellulaire ni à l’échelle individuelle au sens administratif ni à l’échelle au contraire beaucoup plus large d’un ordre biologique, mais à une échelle qui elle-même semble constituer un « indivisible » : Ce phénomène montrerait qu’ici, la nature préfère une franche différence ou différenciation.

Une Apoptose épigenetique ? :

 

A - L’apoptose est une mort programmée génétiquement mais l’acquisition génétique et sa conservation sont des choses qui restent en grande partie inexpliquées.

En biologie – mais en réalité cela vaut à quelque degré pour toute la physique - on est obligé d’abandonner les représentations simples mais artificielles distinguant l’enveloppe de son contenu, l’intérieur de l'extérieur, le monde de son habitation, etc, puisque la biologie crée le monde en même temps qu'elle l'habite.

Finalement on devient incapable d'expliquer la conservation ou l'abandon d'une construction sans l'introduction d'une intentionnalité permettant la continuité de la vie dont les caractéristiques sont l’inverses de celles de l’entropie de Clausius.

Les modèles universitaires actuellement enseignés sont sortis victorieux des polémiques du XIX eme siècle. Cependant, si la théorie de « l’évolutionnisme » est un acquis scientifique considéré comme une grande avancée, son explication reste dans l’attente.

L’explication repose sur une cascade de causalités hasardeuses : Des mutations génétiques dues au hasard, dont certaines seulement seront conservées pour des raisons essentiellement inconnues :

a)     les mutations : Si on sait comment en favoriser l'apparition, on ne sait guère comment les orienter. Il faudrait d’ailleurs disposer de deux termes différents pour distinguer « le fait » du « processus en cours » car une mutation se produit dans une durée, temps de nombreuses étapes durant lesquelles interagissent de nombreux processus, et même si le processus met en jeu des quantités quantifiées, leur sommation produit un résultat qualitatif qui échappe évidemment à tout calcul.

Dans ces conditions, il est impossible actuellement de calculer la part du hasard dans les détails de l’opération.

b)    Le hasard à défaut d'être saisissable dans le déroulement ne serait qu’à l’origine de ces mutations. Car tout dans la nature dément le caractère aléatoire de l’évolution. Mais c'est ici qu'il faut faire une distinction entre « un fait non encore accompli » et « l’accomplissement du fait » et donc les 2 sens du mot mutation dans la réalité : Car comment pourrait-on rejeter l’idée de hasard dans l’évolution, mais l’admettre dans le déroulement du processus au niveau cellulaire, moléculaire ou atomique ? On retrouve ici une difficulté que rencontre toute la physique, d’avoir des lois différentes suivant des niveaux en réalité eux-mêmes indéterminés.

Au total, ce que l’on observe est à la fois l’inverse du créationnisme qui est « l’apparition séparément d’êtres évolués tout faits » et « l’inverse de l’évolutionnisme aléatoire »

Quel que soit le niveau, pour ce qui concerne la matière non vivante, on a toujours cherché à établir des lois. Pourquoi ne ferait–on pas de même pour la matière vivante ?

Alors que pour ce second cas, on n’a recours presque exclusivement qu’aux statistiques ou aux lois statistiques lesquelles sont philosophiquement à mi-chemin entre la certitude et l'incertitude. On se heurte donc à la fois à une incompréhension des phénomènes et à une inexactitude fondamentale des approches mathématiques. Toute évolution du vivant dans la nature est produite à la fois :

1.       Dans la soumission aux lois de la nature en partie inconnues

2.     Et en réaction d'opposition contre les forces et contraintes résultant des lois de la nature : Par exemple, il suffit de regarder le cliché radiologique d’une tête fémorale osseuse pour s’apercevoir que les travées osseuses dessinent de magnifiques ogives gothiques destinées à lutter contre la pesanteur due aux forces de gravitationnelles, en tout semblables aux ogives d’une cathédrale gothique. Et je me souviens ici d'un ami maçon qui m'a appris qu'une ogive gothique était de construction plus facile qu'une arcade romane, parce que la clé de voûte nécessitait un étayage plus facile à faire, en opposition à la pesanteur, dans le cas d’une arcade gothique : Il est plus facile de construire du gothique que du roman, lequel est aussi plus résistant à la pesanteur, mais moins résistant à des poussées horizontales. Mais un horizon est-il horizontal ? De même encore, à l’extrême, il est radicalement impossible de construire une ligne droite horizontale au dessus du vide en alignant simplement des pierres. Au regard de ces forces – et d'autres aussi - la physique du cercle est plus naturelle que la physique de la ligne droite.

c)     Les sélections enfin, par la lutte, la sexualité, la viabilité etc. La liste ne sera close que lorsqu’on connaîtra la fin de l’Histoire.

B - L’épigenetique est un complément génétique (transmissible) acquis au cours de la vie, mais plutôt destiné à une meilleure adaptation – donc pour la vie - des interrelations entre une classe de vivants et son environnement. L’adaptation est évidemment elle aussi évolutive comme ses modes d’expression, la notion d’amélioration, voire de ses idéaux, etc. .On voit bien que l’épigénétique est peut-être à la base de toute la génétique, mais que les notions de classes, groupes, améliorations, etc. restent aussi incertaines que les modes de transmission et tous les objectifs téléologiques.

C - La Supra-Genetique Trans Generationelle : Il faudrait parler de « supra-génétique trans générationelle » : Certes la génétique est par définition « trans-générationnelle » mais il se dégage aussi dans l’évolution « un aspect de continuité supra générationnelle » qui est la poursuite d’un mouvement directeur orienté – avec entêtement - vers une forme nouvelle. Il est difficile de dire en quoi la matière vivante diffère de la matière non vivante et la séparation entre elles ne cesse de reculer. mais elle apparaît sans doute avec plus d’insistance comme définie à l’avance et par sa fin – comme le ferait un architecte qui tracerait d’abord un plan en fonction de ses objectifs : Le vivant est la production manifeste d’une intentionnalité qui reste à définir, qu’il révèle. Finalement, il est peut être beaucoup plus simple de recourir au concept et aux effets du temps négatif  (qui est peu-être une modalité d’abolition du temps)

Il n’est pas rare que des notions qui paraissent de prime abord rébarbatives deviennent ensuite d'un usage familier.

 

Pour  l’évolution : clic et pour le temps négatif : clic

 

« Entre 1989 et 2005, le taux de spermatozoïdes des Français a diminué d'un tiers. En parallèle, la proportion de gamètes bien formés a été réduite d'autant. En continuant à ce rythme, les Français deviendront tous stériles d'ici quelques décennies. »

In « Futura Santé » à partir du Journal Le Monde ; Blogs : « Sélection scientifique de la semaine (numéro 281) » le 29 juillet 2017 par Pierre Barthélémy. : Clic .

 

 

Natalité et éducations : Alors que la télévision rend compte de mobilisations pour les retraites et les EPAD, le véritable sujet est celui des enfants et de la natali

Aucune politique nataliste n’a été recherchée depuis 50 ans. C'est même exactement l'inverse sur tous les plans

Cf. supra dans cette page sur ces points : Lois déresponsabilisantes et surprotectrices, et finalement océaniques, d’un Etat – fait essentiel - choisi par ses citoyens.

Cf. aussi : L’analyse comparée des peuples nomades et sédentaires par Ibn Knaldoun (supra : clic) ainsi que même les considérations médicales de ce grand sociologue sur les pathologies liées aux comportements (maux et maladies des sédentaires : clic)

La natalité en France peut être appréciée à de nombreux points de vue importants : Par rapport à la morbidité et à la mortalité, à l'augmentation ou à la diminution de la démographie, aux rattrapages, par provinces, par rapport à l’Europe, au monde ; etc. En France la natalité a été forte par rapport au reste de l'Europe jusqu'à la Révolution de 1789.

Sans données ni compréhension de leurs significations, on ne peut pas discuter de ces choses. Or les compte-rendus médiatiques sont beaucoup trop parcimonieux ou vagues.

La question était de même nature dès les années 1990, quand, alors que les données sanitaires et de la pollution en France et à Paris étaient déjà connues, les populations ont été maintenues dans une ignorance qui se poursuit aujourd’hui. Puis surviennent les déconvenues.

S’ajoutent maintenant les problèmes multiples dont sont victimes les enfants eux-mêmes, exprimés occasionnellement par eux par des impulsions physiques malheureuses non retenues, découlant probablement, pour une part, des idéaux dérégulés et déstabilisants enseignés et/ou de l’absence d’enseignement des idéaux et des comportements appropriés à la vie sociale, en réponse aux innombrables sollicitations et même provocations du monde actuel.

J’ai entendu dire qu’il est difficile d’apprendre aux enfants ce dont ils ne voient pas l’intérêt !

Le sujet est trop grave et trop profond pour être traité ici, car dans ces conditions, on ne voit pas pourquoi les enfants devraient faire le moindre apprentissage de ce qui leur sera utile 25 ans plus tard.

Dans ces conditions, l’école paraîtrait à la fois insuffisamment présente, mais aussi, maladroitement quand elle l’est en disparité avec l’autorité parentale, ou en concurrence phagocytaire avec elle.

Le remède n’est donc pas de mettre des gendarmes dans les écoles, mais d'y remettre les enfants... qui les fréquentent de moins en moins – à la condition d'enseigner le savoir et les faits et non leur dissimulation ou leur interprétation.

Les parents sont moins nombreux (au sens familial étendu du mot « parent » et au sens de « famille monoparentale ») et d’age moyen plus élevé qu’au siècle précédent, mais s’ils devaient être remplacés, cela gagnerait à être dit car les repères sont un enjeu vital pour les enfants.

Cela doit d’autant plus être souligné que les grandes fratries ayant pratiquement disparu, les fonctions d'appartenance et de soutien qu'elles représentaient ont également disparu sans être remplacées par les autres groupes de convivialité qui sont différemment identitaires.

Ni les recommandations sanitaires ni les cours scolaires d’éducation sexuelle n’ont empêché le recul de l'age de procréation, recul qui augmente les risques fœtaux.

Sur le graphique ci-dessus, la tranche d’age intermédiaire tombe de 72,3 % à 62,4 %.

Le mythe récent mais entretenu d’un bonheur repoussé et sans travail a trop longtemps entretenu la séduction de duperies néfastes. Si l’arrêt est indispensable en tant que remède aux incapacitations de la vie, ou à la durété du travail, sa généralisation homogène est fondamentalement aberrante. L’attente d’un bonheur fait d’hypothèses par construction chimériques entrave les engagements « au temps et au lieu du présent » au profit d’attentes puériles ou vaines ou de temps qui ne viendront pas.

Le double sémantisme du mot progrès (avance et amélioration) témoigne suffisamment du quiproquo.

Le droit au travail est sans doute le droit le plus intangible du citoyen et sa protection le devoir le plus sacré de sa république.

 

 

 

 


23.    « O tempora, o mores ! » « Ô temps, ô mœurs ! » in : Cicéron, catilinaires.  Notons que « tempora » et « mores » sont en latin les pluriels de « tempus-temporis » et « mos-moris » alors que – fait rare - la forme des mots français qui les traduisent est invariable : Le premier mot ne varie pas et le second n'a pas de singulier.

Le ressenti culturel du sens de mœurs comprend toujours un ensemble de comportements.

L’expression a toujours été retenue comme remarquable.

 

L’échelle humaine, la morale, le temps


Qu’est-ce que la morale ?

A quoi sert la morale? : Essentiellement à la conservation d’un groupe, dont la dimension peut aller jusqu'à celle d'une espèce toute entière, donc de son habitat et jusqu'à un grand nombre de suppositions.

La conservation de l’individu peut être incluse dans cette recherche, bien que celle-ci ne vienne qu’en seconde place et que son importance soit essentiellement relative, momentanée et circonstancielle.

Rien n’est plus faux que le proverbe français « le malheur des uns fait le bonheur des autres !» La morale ne recherche pas ce but.

Au contraire, quand cela est vrai, c’est par suite d’une inadaptation du  système, puisque l’individu est justement nécessaire à la conservation de l’espèce.

Mais c’est pourtant souvent le cas.

 

Démographie méditerranéenne : 1960 – 1970 – 1990 – 2025 ;  in Georges Mutin: : Géographie du monde arabe- 

 

Tout le monde connaît la formulation lacanienne : « Le signifiant est ce qui représente un sujet pour un autre signifiant. »

L’Encyclopédia Universalis la commente en ces termes : «  Si le sujet est représenté par le signifiant, ce n'est pas pour un autre sujet : un signe y suffirait. Si le sujet est représenté par le signifiant, c'est par rapport à d'autres signifiants que précisément il n'est pas. »

Fort bien !

Dans ces conditions, qu’est-ce donc alors qu'un groupe ?

Toute la question du signifiant est celle d’un champ fait de codes et de messages.

Et si la reconnaissance d’un code ne change en rien le contenu du message, elle permet de le comprendre, et peut-être d’y répondre.

Mais quelle est la différence profonde entre le code et le message ?

D’où vient que l’un est enveloppe et l’autre est contenu ?

 



24. Pourquoi cet encart ? Et pourquoi ne pas simplement inviter le lecteur à consulter les livres de droit ordinaires ? C'est que nous voulons in fine ici éveiller le lecteur à ce que nous croyons être de graves contradictions institutionnelles, que l'on voudrait espérer remédiables, mais dont il ne trouvera aucune trace dans les livres de droit ordinaires, ni au sujet de leurs naissances pourtant datées, ni de leurs évolutions contemporaines alarmantes : Telles la conservation des déjudiciarisations arbitraires du C.P. de 1810 - destructrices pour tout l'édifice.

En conclusion peut-être   :   Les Français dans leur Histoire   :   
             Notre vocabulaire   :   Etat de Droit... divin... romain... humain ?  »


L'étrangeté de l'autre : Des institutions et des mots : (Institiutions, écoles (+++), hôpitaux que nos ordinateurs ne seront pas et ne remplaceront pas... ) :
  • "Peregrini ab antiquis hostes apellabantur, quod erant pari jure cum populo romano" : in : Macrobe - Saturnales
  • "Les Pérégrins (étrangers) étaient appelés " hostes" par les Anciens, parcequ'ils étaient - en justice égale - avec le peuple romain" Cf.infra.
  • NB : Les anciens écrivaient " Hostes " au lieu de "Hospes " : Hostis (étranger, ennemi);          - pet (maître), hosti-pet-s, hospes (hôte); "pot/potis/pouvoir"; despôte (védique "dam-pati"; grec "des-potes"; chef de maison), époux, impôts... " Potis sum pote est " :
  • Pour l'opposition sociale latine des couples : civis (concitoyen)<->civis (concitoyen) // hostis (ennemi) <->hospes (hôte) (réciprocité terme à terme - même quand un "hostis" peut avoir la même justice qu'un "civis")
  • Et l'opposition de création des concepts en grec et en latin : civis (concitoyen) -> civitas (cité) (chez les latins la "cité" est l'ensemble des concitoyens : l'homme organise son territoire) // référence inverse de : polis (ville + lois + tout le territoire) -> politès (citoyen de la ville, des lois et du territoire) (chez les grecs le citoyen est produit par l'institution : ["dèmos" et "nomoi" : "territoire" et "lois"]) Voir infra 2)
  • "Hostia" (hostie) = "victime [expiatoire sacrificielle]"//"victima [en remerciement]" (Ovide, Festus) - Un des rares mots de la liturgie chrétienne emprunté par le grec au latin.

                  Et de l'humain :
                         Entre « droits  de dieu  de l'homme »... 
    et « démocratie » :  ... qui ne sont pas du tout la même chose... bis repetita
                                   De la foi à la loi... : ... histoire et rhétorique


    Résumé : J'ai déja écrit sur les fonctionnements différents des codes et de la justice (Hammurabi/pharaons) s'y reporter.
    Cet encart est une analyse étymologique : loin de critiquer des contenus que justement l'expression ne dit pas, il plaide pour le choix d'un langage explicite : note [19]
    Pour mettre un terme aux multiples dangers qui menaçaient le trône ( « les tyrannicides ! » ) et suivant le voeux des Etats Généraux réunis en 1614, en proclamant "la doctrine du droit divin" le roi déclara tenir son pouvoir directement de Dieu, sans l'Eglise et sans le peuple. C'était le sens d'une fidélité « absolue » à des valeurs chrétiennes restées pour une partie encore les nôtres.
    Il est peu banal aujourd'hui, qu'en notre époque où des polycraties ubiquitaires ne sont pas sans remémorer les seigneuries médiévales que les rois France n'avaient jamais cessé de combattre, et que le pouvoir est entre les mains du peuple depuis deux cent ans, introduisant ainsi une nouvelle dialectique entre l'Etat et ses administrés, le signifiant de l'absolutisme ait été conservé mais sa détermination supprimée.
    La formulation claire de la fonction de l'Etat devrait en toute rigueur énnoncer ses sources, ses moyens et ses objectifs.

    Sujets apparentés :

    A propos des droits de l'homme : Il me revient que j'ai déja mis une page web en ligne sur le sujet.
    Moins savante que celle-ci, elle était peut-être plus profonde, car je disais que même si on n'y voit pas de dieu, on voit bien qu'il n'y a pas que des hommes sur terre... !
    Il y a aussi des animaux, des plantes, des eaux, et surtout beaucoup d'inconnues.
    Dans ces conditions, il est possible que les physiocrates de 1789 - qui ont pris la précaution d'ajouter à la formule « ... et du citoyen » aient voulu surtout s'attribuer des droits démesurés et sans entraves - débarrassés de toute surveillance - ce qui a peut-être facilité la mise à sac de la planète.
    Aussi aujourd'hui, en accord avec les tentatives de rattrapage idéologiques actuelles, il me semble qu'il conviendrait d'ajouter dans les déclarations un mot sur la nature * , ce qui serait même un reparcours à l'envers de certaines étapes qui furent celles de nos révolutionnaires, et même probablement de l'humanité depuis fort longtemps.
      * NATURE : On peut dire que de tels principes seraient aussi salutaires pour tout ce qui brûle et résulte brûlé, que pour les espèces animales - dont l'espèce humaine :
      On parle toujours de l'alchimie alimentaire et du glyphosate, mais les premières et les plus immédiates victimes de la pollution quotidienne sont celles de la pollution aériennes : Il faut souligner l'anomalie de cet oubli dans les programmes des media.
      La pollution aérienne est en effet un sujet bien différent du réchauffement climatique même s'il lui est contemporain, car le C02 (léger et ascendant) n'est toxique ni pour les animaux ni pour les plantes.
      Mais depuis longtemps la planète est mise à feu, et ce feu - macroscopique et évident - responsable surtout de molécules lourdes descendantes et très toxiques, est devenu permanent et omniprésent.
      Il a toujours été un moyen de défenses, attaques et destructions, privilégié des hommes, mais il fallait en user avec modération.
      Aujourd'hui, le mésusage des feux va :
      • Des feux de bois de proximité qui résultent directement de l'incurie du proche voisin pour son semblable,
      • Aux déchets du pétrole - qui, brûlé ou non, plane au-dessus de nos rues, routes et autoroutes (devenus plus malsains encore que les routes moins fréqentées - comme en témoigne sans doute la densité et la gravité des troubles des comportements humains y afférents, et la mort de tous les animaux aux alentours) retombe des couloirs aériens, est déversé par millions de tonnes des tankers maritimes sinon directement dans les mers (moindre mal ?) ce qui est peut-être pire encore, dans les machines appelées savament moteurs thermiques.
      Pour toutes les créatures dotées d'une respiration aérienne empruntant l'oro-pharynx (de plus en plus détérioré) ces pollutions sont en contact quasi-direct avec le cerveau qui en souffre de façon redoutable comme le montrent tous les tests comportementaux de laboratoire, et altèrent instantanément les réaction appropriées, en raisonnement et en comportements.
      Au total, les organismes concernés le sont à différents niveaux, et pour chacun, les urgences de chaque fonction défaillante sont différentes.
      L'évolution avait abouti à une organisation déléguant au bulbe olfactif le rôle d'être "le veilleur" de toutes les entrées aériennes et alimentaires (aériennes les plus immédiatement vitales pour tout l'organisme et alimentaires immédiatement périlleuses en cas d'erreur de l'odorat)
      Les neurones bulbaires sont en prise directe avec la portion la plus ancestrale de notre encéphale ( "l'Hippocampe" (Cf. Wikipédia) a un rôle dans l'orientation spatiale, la mémoire, la régulation du comportement, etc.)
      Mais les cellules olfactives ne se renouvellent pratiquement pas (<1% en 100 ans) : La nature n'a pas prévu leur remplacement en cas de mise "hors service" ou de sa destruction, si bien que les pollutions aériennes - négligées et souvent même non perçues (ce qui en aggrave les effets) - sont devenues la première cause de morbidité et de mortalité sur terre, et que la majorité des espèces animales sont en voie de disparition rapide.
      La mode d'une économie de pseudo-écologie débile et individualiste, gavée d'inserts (aubaines commerciales au prétextes que le bois est chose naturelle) et pyromanies variées, rend l'air des rues insupportable et même toxique - alors que la vie sociale devrait pouvoir s'y dérouler paisiblement, et nécessite par définition des solutions collectives.
      Je me souviens être allé - fort importuné par des fumées - demander dans une mairie :
      Q : - "S'il vous plait, existe-t-il une réglementation des feu de bois dans ce village ?"
      R : - "Non Monsieur, vous pouvez en faire autant que vous voulez !"
      Q : - "Ce n'était pas ma question (car je voulais connaître les droits sur ce point) !"

      J'ai compris tout ce que résume cette scène :
        L'égoîsme déjà supposé chez l'autre, avant même qu'il n'ait ouvert la bouche, qui est un procès d'intention et empêche de se comprendre;
        Le caractère effroyable des petits "droits" de l'agresseur pour la victime dès lors que le droit prime sur la morale non écrite;
        L'indifférence totale qui en résulte finalement chez le tiers, l'effroyable de cette mentalité - qui finit par transformer chacun en "un réfugié du droit de l'autre", etc...
        Le Droit n'est décidément pas la justice !
      Je remarque que beaucoup de compte-rendus médicaux mettent de plus en plus en garde "un petit chacun" contre les toxiques (polluants de vaporettes, etc...) au lieu d'envisager les problèmes de tous et des autres (comme si les parfums - de plus en plus aggressifs - ne ciblaient pas justement "autrui" jusque dans les grandes surfaces
      (et jusque dans les files d'attentes des caisses et caissiers sur lesquels est en général par ailleurs directement, abondamment et à grands frais déversé par un "climatiseur" les gaz d'échappements d'automobiles prélevés directement et sans ambages dans le parking adjacent)
      Les législations (qui ne dosent pas les toxiques que plus personne ne perçoit) font les choux gras d'une infinité d'intérêts commerciaux d'entrepreneurs de toutes sortes)
      Moralités :
      • Une bétise en appelle une autre à son secours parfois pire encore lorsque personne ne ressent plus rien.
      • Rien ne revient plus cher que la bétise.
      • Rien ne rapporte autant aux uns que la bétise des autres.
      • Et ce qu'on dit moins (peut-être parceque ce n'est pas commercial) : Le malheur des uns fait souvent aussi le malheur des autres.

    Au total, avant de clamer "les principes des droits de l'homme" (Cf. mon étude sur la déclaration de 1948 clic) il est indispensable de comprendre ce que signifie le mot "homme" - et il ne sera pas très difficile de s'apercevoir que sont reconduites beaucoup d'absurdités.

    Hymnes: L'hymne européen est je crois le très bel Hymne à la joie de Beethoven mais on ne l'entend pas beaucoup en France.
    Quoiqu'il en soit, il me semble qu'en certaines occasions de caractère pacifistes, il serait circonstancié de se présenter au son d'un hymne dépourvu d'injonctions guerrières, qui au contraire serait à sa place ailleurs.

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Il y a toujours des possibilités de duperies par le langage.

Le langage n’a toujours signifié que ce qu’on lui fait dire et celui qui l’entend n'est pas toujours instruit de ce que l'autorité judiciaire lui fait dire.

Ainsi en va –t-il de l’expression - surtout orale et difficile à orthographier - « Etat de Droit » ainsi que de tous les développements qui lui sont rattachés.

La lecture des textes juridiques montre clairement que devant un tribunal, le mot droit a le double sens de "droit" et de "devoir"
(mots qui ne sont pas des opposés : "devoir" = "dé-avoir" (<=> "de-habere") : le prix à "payer" (<=> pour être en "paix") - rien à voir avec un commerce - Les signifiants reviennent, toujours les mêmes, en très petit nombre ! )
Le devoir est la condition du droit et chez les anglosaxon depuis "l'habeas corpus... " le premier droit est une procédure : " le droit d'être jugé ".

Le vocabulaire français fait une différence entre Droit et Justice.
Pourtant le sens pourrait aussi l'inclure...
De fait, le mot est ambigu.

C'est peut-être pour cela que la plupart des citoyens conçoivent si mal le sens juridique des mots et expressions  qui touchent au « droit » en France, et qu'ils croient si souvent et si naïvement qu’ils n'ont que des droits.

La question est très semblable à la première à laquelle j'ai répondu dans un long travail, et qui était : - " Qu'est-ce que reconnait l'institution de la psychiatrie au niveau national c'est-à-dire "la médecine de l'âme" (psychi = âme + iatros = médecin), laquelle fait l'objet de lois - dans lesquelles le vocabulaire employé est d'ailleurs souvent embarassé, tel Maison de santé, Centre hospitalier spécialisé, etc. - dès lors que la nation ne reconnait pas l'existence de l'âme ?
Ici la question posée est : - " Qu'est-ce qu'un "Etat de droit" apparement construit sur le paradigme "Dieu est mon Droit" (C'est la question qui est étudiée) dès lors que l'existence de "Dieu n'est pas reconnue ? "

Le plus étonnant est peut-être que ces questions (non sans liens entre elles) ne soit jamais posées. Bien sûr, de nombreuses raisons peuvent l'expliquer.
Cependant, la non-information, la non-compréhension, le non-enseignement, le non apprentissage ou la non-éducation, sont toujours suivis de dommageables incidents. N'en déplaise, l'abolition de l'Ancien Régime ne nous affranchit pas d'en connaître l'histoire.
Notre Etat de Droit est un avatar du Droit Divin  [19], qui était une prérogative monarchique des rois de France, d’essence religieuse divine, comme le Sacre et le Saint Chrême (du grec
χριω , Chriô , même racine que Christ = oindre, momifier) clic

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NB : Dans tout ce qui suit, l'utilisation du "D" majuscule dans le mot "Droit" ne correspond qu'à ma façon de comprendre le mot mais n'est pas répandue dans les dictionnaires.
Du Latin : On sait bien et il n'est pas questions d'ignorer que le mot "droit" - qui à l'origine en latin n'est qu'un adjectif ("directus - a - um") - a été utilisé dès le bas latin comme un substantif neutre, "directum" {+ parfois, sous-entendu "verbum") puis, de là est passé dans le français naissant ("dreit") (Serment de Strasbourg), dans des "emplois" peut-être proches de ceux d'ajourd'hui - emplois qui ne veut pas dire "sens" - mais justement quel ou quels sens ont les mots ?
On remarquera déjà quelques curiosités : Les mots neutres latins sont passés dans les langues romanes tantôt au masculin, tantôt au féminin.
C'est ici seulement l'habitude qui fait que l'on ne s'étonne plus de rien.
"Directum" dans le sens d'un asjectif substantivé par le neutre (<=> "dreit") est passé au masculin singulier en français moderne.
Il est passé au masculin singulier en espagnol qui dit "Estado de derecho" expression sans doute récente (cf infra), peut-être même empruntée au français.
Si l'expression française avait voulu transcrire "de nombreux droits" à partir du mot "directum", le pluriel neutre latin aurait donné "directa" et le passage en français aurait habituellement abouti à un mot féminin singulier ("Droite" ou droite), (de même que le pluriel neutre "natura" a donné en français "la nature", etc.). Cela nous paraîtraît sans doute très étrange du fait de nos habitudes. Un masculin pluriel(le masculin est la forme du neutre lorsqu'un genre n'est pas déterminé), mais non à un masculin singulier. Je rappelle aussi infra la devise française passée en Angleterre en 1066 : "Dieu est mon Droit".
Mais le français peut également très bien aussi mettre le mot au masculin pluriel , ce qui fut fait en 1789.
Le singulier neutre passé au masculin singulier français (dans un sens encore neutre) indiquerait plutôt le sens pris d'une "abstraction" - qui à mon avis lui correspond dans ces conditions, et comme certains français comprennent le mot - mais pas tous.
Puis le mot revient au masculin pluriel en 1789 dans "la déclaration des droits de l'homme et du citoyen"
Enfin, le mot n'est apparu comme un "attribut de l'Etat, sans-déterminant" qu'à date récente, mais il me semble que déjà depuis son origine ancienne, aucun sens univoque ne fût attribué au mot lorsqu'il n'était pas précisé par un déterminant ("divin" par exemple) - ni même qu'il y eut une façon univoque de l'écrire.
Mais quoiqu'il en soit, plus important que la calligraphie est comment comprendre de quoi il s'agit ?
Pour ce faire, il faut chercher plus loin.

Et nous voici amenés à reconnaître de nombreuses sources, distinctes selon : les époques, les lieux et les courants.

La naissance du christianisme marque la fin du monde héllénistique dans le monde méditerranéen.
Elle correspond à la brusque invasion de l'Egypte par Rome (Bataille d'Actium, Octave contre Antoine et Cléopâtre, etc.) et peut apparaitre brève et soudaine, mais survient après 300 ans d'occupation grecque (Cléopâtre VII, comme son nom l'indique est grecque ( "Kléo-pâtra" = "Gloire du père" - "pater" en grec et en latin a un sens beaucoup plus extensif "père biologique")
En 30 ans tous les repères traditionnels de cette partie historique du monde, sont si bouleversés qu'on a situé là le point de départ de toute les datations de notre monde actuel.
(Il a déjà été fait remarquer que lorsque Gamal abd el Nasser Hussein arrive au pouvoir en 1952, il est le premier Egyptien à reprendre le pouvoir en Egypte depuis la conquête de l'Egypte par le Perse Cambyse en -525 av.JC.) - soit après 2500 ans d'occupations diverses.

Deux courants essentiels correspondant à notre propos sont alors présents lors de la naissance du christianisme, chacun comportant l'acception d'un vocabulaire religieux compris dans deux sens très différents.
[On ne se répètera jamais trop que, si les déesses et les dieux pullulent - et sont avant tout des puissances surnaturelles - dans les esprits des hommes (Pour Sigmund Freud, ils sont "le résidu non symbolsé de l'image des parents") la grande originalité (probablement unique) du christianisme et l'islam est d'enseigner (comme la religion pharaonique maintenant disparue l'avait fait - et justifiait ainsi la momification) "le jugement divin" après la mort :
(NB: J'avoue ignorer à peu près tout des religions précolombiennes, australiennes ou extrême orientales, mais elles n'interfèrent pas ici et l'Egypte représente déjà à elle seule une évolution aboutie d'une vaste part du continent africain - dont le rayonnement a d'ailleurs été beaucoup plus étendu qu'il ne l'est aujourd'hui)] :

1. Dans le sens indo-européen : Lors de la naissance du christianisme, le mot "Rex" demeure encore chez les Latins et les Gaulois ( Cf. Le chef "Ver-cingéto-rix") et désigne le roi, dans un sens très différent de notre représentation moderne : La fonction religieuse lui est aussi importante, sinon davantage, que celle de chef politique ou militaire.
Dans le monde héllénistique au contraire, la conception du "rex" et même tout le vocabulaire s'y rapportant ont déjà totalement disparu : Chez les Grecs le concept de "roi" que transmet le mot grec "Basileus" depuis Homère n'a rien à voir avec "rex".
2. Dans le christianisme : : Après l'invasion romaine, la fonction religieuse du christianisme subsumme l'héritage de civilisation pharaonique toute entière, et elle est devenue purement spirituelle et le restera définitivement, en dépit des voeux variés des princes et des turbulences de l'Histoire.
Cette religion sera dès lors radicalement séparée de la fonction régalienne (Cf. Jésus répondant à Pilate : "mon royaume n'est pas de ce monde!").
Nous y voyons là la conséquence directe de l'invasion par Rome (Octave) de l'Egypte, dont résulta le suicide de Cléopâtre VII, qui sera ainsi le dernier pharaon - sinon Jésus lui-même, en tant qu'il en sera la représntation symbolique, religieuse pure, sublimée.

On peut dès lors comprendre les collusions successives qui résultent de l'Histoire :

1) D'abord celle de la Grêce avec "la culture et la religion pharaonique" (déja envahie par Alexandre le Grand qui mit fin à la démocratie athénienne - Athènes déjà devenue sans roi ni prêtre) - durant trois cents ans.
Cette religion pharaonique sera investie, puis tranformée, puis importée - et deviendra "christianisme" - puis colonisera finalement tout le bassin méditerranéen (Comme l'y avait préparé le culte d'Isis).
2) Ensuite celle du monde grec "égyptianisé depuis 300 ans", avec le monde latin (Octave) encore conservateur des reperages indo-européens régaliens et religieux, avec lesquels la Grece, elle, avait en totalité depuis longtemps rompu.
2) Comme on le sait, le christianisme ne s'éteindra pas et la culture pharaonique parviendra jusqu'à nous (comme en témoigne même au-delà du christianisme l'usage du cercueil (différent d'une tombe ou d'un mausolée), par exemple).

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Aujourd’hui, si la formule de « l’Etat de Droit
 » laisserait pressentir un sens contenu dans le plus lointain du vocabulaire indo-européen, on se tromperait à le croire , car étrangement, on n'y trouvera aucun mot pour le dire, sinon seulement quelques mots pour exprimer "l'ordre en général".
C'est que les différents peuples évoluèrent différemment aux extremités de cette immense zone qui va de l'Inde à l'Atlantique, et où virent le jour des conceptions particulières en sus des grands mouvements que nous venons de prendre la précaution au moins d'évoquer :
- A Athènes, la démocratie qui aura duré 100 ans (et pour la Renaissance « Paris sera la nouvelle Athènes »)
- En France, nos longs siècles de monarchie, la Renaissance et la Révolutions française.

Ainsi, qu'est que l'Etat? Qu'est-ce que son Droit ?
Quel est le sens de cette expression?

Du fait de l’évolution historique de la France, pour comprendre la formule, il faut entendre d'abord les juristes de l’Ancien Régime théoriciens du Droit Divin, mais chez lesquels notre expression qui en dérive était évidemment absente.

    ·       

  • Le mot Etat employé déjà au temps de la monarchie devrait être traduit en latin différemment selon le type d’Etat en question, et par « Res publica » pour le nôtre, comme c'était déjà le cas au temps de la monarchie (« Le roi est tuteur et curateur de la république » (jean Bodin)

  • ·       

  • Mais notre ’Etat est aussi une unité géographique, siège du Droit comme l’était la triple unité grecque de « la polis (ville grecque + tout le territoire )  » :
    1. unité de citoyens (politès) ,
    2. unité de lois (nomoï)
    3. et unité de territoire (dèmos))

  • ·         

  • En réalité, il n'y a aucun mot connu en indoeuropéen qui corresponde dans l'usage qui eest le notre à notre conception d'un Droit.
    Sacons que : les aires géographiques et les chronologies : qs.
    C'est pourquoi la français a eu recours à un mot dont il nous faut expliquer l'apparition puis l'évolution - en suivant autant que possible la règle des "simples jalons de repèrages" qui avait présidé à l'instauration de cette page. Mais ici, les interférences se multiplient (auxquelles s'ajoutent des diffiultés momentannées d'informatique):
    Ce qui suit est donc en construction (pour sa présentation).
    Notre propos ici est qu'il ne s'agit pas pour nous de discourir sur une savante histoire du droit, mais, loin de là, de montrer comment l'Etat et le Droit en sont arrivés à être réunis dans cette expresion laconique "Etat de Droit". car il apparaît justement difficile de la définir et de l'arrimer, (d'où vient-elle?) et partant de savoir ce qu'on peut en attendre ou ne pas attendre de production (que peut-elle dire, ou que ne peut-elle pas dire ?), dans la pratique de notre régulation sociale, puisque telle est toute sa raicon d'être.
    Un livre n'y suffirait pas : Délibérément prenons le parti de poser en style court les jalons qui nous semblent inaperçus du sujet.

    Les langues romanes comme le français n'ont pas conservé le système romain pour organiser leurs institutions destinées au maintien de l'ordre social ni dans la sphère publique ni dans la sphère privée.
    Le mot Droit est issu du mot latin "directus" (voir note de bas de page) et a tout simplement conservé son sens purement adjectival de "direct", "en ligne droite" par opposition à "sinueux" etc. et, même en étant devenu un nom commun ou propre, a impérieusement besoin d'être "déterminé, qualifié" (comme lorsqu'on dit : " je vote à gauche! = à gauche de quoi...s-e du centre du Parlement".
    C'est pourquoi la fonction syntaxique du mot en tant que substantif est d'apparition tardive et n'a pas de correspondant en latin classique.
    "Le Droit" serait traduit en latin par « jus-juris » (" [Pari jure] cum populo romano " : " [par un "jus" égal] avec le peuple romain ") car en latin "égal" ("par-paris" en latin) s'accorde avec "jure" (Droit) et non pas avec "les personnes" (ici les pérégrins), seule bonne façon de comprendre l'égalité !
    [ce qui devrait valoir aussi en français +++ (bien que ce ne soit pas l'habitude de parler ainsi) pour parler en langue claire] L'expression française "égaux en droit" reste malheureuse ("synecdoque"), car ce ne sont pas en réalité les personnes qui sont égales, alors que ces personnes sont soumises à "une justice égale"
    Naturellement il serait absurde de consacrer un égalité décelable dans l'anatomie, la physiologie, les possessions des personnes ou leur religion...
    De tels quiproquos hâtifs et insensés ne peuvent que semer la confusions et mêmes les injustices. (Cf. pour la compréhension : la psychostasie)]

    Le latin possédait aussi le mot lex (= la loi de la juridiction), et le mot neutre indéclinable "fas" qui désignait "la légitimité divine", mais dans un sens de "divin" plus près du transcendantal et de la magie (sexualité) que du spitituel. De toutes façons, lorsqu'un dieu parle au travers d'un vol d'oiseau, cela n'a rien à voir avec le droit divin d'un pharaon ou d'un Louis XIII, lesquels parlent eux-mêmes, mais "au nom de Dieu". Le "droit divin" au sens du mot "fas", c'est par exemple le rappel par "Antigone à Créon" des lois immémoriales qui guident ses actes (plus haut dans cette page).
    (Rappellons ici les traces d'un conflit culturel que nous y avons décelé entre les cultures grecque et égyptienne : Si l'énonciation d'Antigone nous évoque ce qu'aurait été "le droit naturel" le moindre approfondissement montre que rien n'est en réalité moins assuré - et c'est pourquoi nous l'avons associé à la question de l'avortement - Toutes questions liées à "Qu'est-ce que la nature ?")
    "fas" est un substantif du verbe latin qui signifie "parler" : "for, fatus sum, fans, fatum, fari". Il signifie exactement "articuler en parlant". Il s'emploie à propos de quelqu'un qui s'éveille et parle en articulant, d'un bébé qui commmence à dire quelques mots - (sinon il est "in-fans" = "en-fant" = "non parlant") - Le mot a aussi produit "faste " et "néfaste" en français comme en latin; "fatum" a donné "fée" et "le destin" - plutôt mauvais : "fatal"; On a aussi "facundum", "la faconde"; "fabula"; "fama", "la parole diffuse" ("remède de bonne fame" - ici = "fameux"), etc.
    Le correspondant exact existe en grec ("phèmi" - "phas" - "em-phase")

    Occasion d'avoir envie d'analyser les langues et leurs mots pour les comprendre :
    "Faconde est formé de [fa] + [co = radical ku (sens de se gonfler)] + [-ndus> = gérondif forme adjectivale du verbe (=> participe (+ ou -) présent en -ant)
    Même formation pour le mot "fe-co-nd".
    Ainsi moribond est formé de [mori] + [radical -bhu = le radical de "phy-" en grec (sens de pousser, devenir)] + [-ndus>}
    Ainsi second (secundus) est formé de [sequor (suivre)] + [-ndus] : Second est un gérondif, "le fait de suivre" et a un sens très différent de "deuxième" (ce qui est "second" suit ce qui est "premier" dans un registre qui n'est pas "numérique" : "un état second" etc.)
    (Pour toutes ces données sur les langues indoeuropéennes, nos plus belles sources - dont nous recommendons la consultation au lecteur - proviennent des travaux originaux du linguiste Emile Benveniste (1902-1976)


    Or ce que nous appelons "Le Droit" englobe autant "Lex" que "Jus", lequel mot latin est celui qui a fourni au français le mot "justice :
    Si le français oppose "Le Droit" à "La Justice" mais traduit "Jus" par "Droit", c'est qu'il y a en français "Le Droit" (qui englobe à la fois "Jus et lex") et "le droit" ("lex qui n'est jamais Jus") :
    Faits importants ici, le latin avait des cas mais n'avait ni article ni minuscule et le français a aussi comme particularité d'avoir introduit le "e" muet et un "s" final qui ne s'entendent que dans les liaisons.
    La langue espagnole dans laquelle le "s" final est toujours sonore parle "d'Estado de derecho" au singulier et aucune confusion n'est possible dans les esprits avec "des droits" au pluriel qui seraient identiques ou égaux.

    En grec : QS. époques et couches de populations :
    1) Le peuple : 2 mots correspondant aux mots latins, mais d'origne différente: : 1) "Laos" de même "ethnos" (=> laïc et lit-urgie); 2) Dèmos (non de même "ethnos) qui donne en dorien avec "dèmos" le correspondant "dam-ourgos"
    2) Les lois : 1) mot " Thémis " = la justice familiale ; 2) "Dikè" (de radicla "deik-" (cf. latin "dicere = dire") lois inter-familiales et tribales.

    Anglo-grmanique :
    En anglais, on traduit l'expression par " Rule of Law "

  • ·       

  • La préposition « de » oblige à réfléchir à ses divers usages sémantiques en français (sens génitif (déictique ou possessif (« le genou de Claire ») ou ablatif) laquelle préposition provient elle-même du « de » latin gouvernant obligatoirement l'ablatif.

    ·         Le « de » latin gouvernant un ablatif serait:
    - a) soit trop imprécis s’il indique la circonstance ou une qualification « au sujet de » etc. ce qui n'(a aucun sens.
    - b) soit signifierait « par » et ne désignerait qu’un type abstrait d’engendrement de l'Etat par le Droit.
    L'ablatif se dissout ici dans la fonction primordiale du cas grammatical plus général génitif, qui est de dépendance ou de détermination (les noms des cas ont un sens).
    - c) Elle pose finalement la question : "De quel droit le Droit est-il le Droit ?"
    La réponse se trouve exprimée dans la devise britannique exprimée en français clair : "Dieu est mon Droit".
    En définitive le principe de rectitude tire son origine de Dieu lui-même qui le représente absolument.
    [NB : Le mot "right" en anglais a une origine étymologique toute différente, mais son sens semble s'être télescopé avec celui de "droit", déjà dans le "Bill of Rights" de 1689 (dans laquelle "Rights" traduit toujours / ou est toujours traduit par "droits" en français - la présence ou absence de majuscules pose question, comme très souvent ailleurs dans les écritures) , puis dans l'expression des "droits de l'homme" : "human rights" ]
    La formule britannique est encore intéressante en ce qu'elle comporte aussi le verbe "être" qui introduit une "particularité présente" (non pas générale) et le pronom "mon" - appelé maladroitement possessif

  • ·       

  • La particule française traduite par le génitif latin indiquerait donc ("gén-" cf. supra) une filiation ou une possession : l’Etat proviendrait du Droit, ou serait possédé par le Droit (appartiendrait au droit) (cas ci-dessus) (cf. Hôtel-Dieu = Hôtel de Dieu.)

  • ·       

  • Enfin, la "responsabilité " est un engagement solennel entre deux parties qui se répondent :
    A "sponsio" répond "re-sponsio" de "spondêo - spôpondi - sponsum - spondêre" ( "spendô; spondè" en grec) = promettre solonnellement dans les formes prescrites - parfois au nom de l'Etat.

  • ·       

  • Le présent commentaire est sémantique : Il concerne le sens, qui reste quoiqu'on en dise essentiel au langage.
    On pourrait alimenter davantage ce commentaire de l'apparition historique spécialement française de l'expression "Etat de Droit" et de ce qui la motiva, ainsi que de l'histoire de la grammaire française et de son originalité parmi les autres grammaires.
    Mais on ne devra jamais négliger le caractère fondamentalement religieux et sacré du sujet, qu'il soit attaché à notre république autant qu'à tout autre type de gestion des hommes.
    De tous temps dans notre culture, ce caractère a été exprimé dans les actes de la magistrature et tout son vocabulaire :
    N'en retiendrait-on que le sens manifeste de la "sanction", mot qui, comme le mot "saint", est construit sur la racine du vocabulaire "sacré", ici le partipe passé "sanctum" du verbe "sancire" = "rendre inviolable par un acte religieux".


Note de bas de page (quand j'aurais répré mon « problème technique »)
Pour aller jusqu'à l'hostie eucharistique :
Il est étrange de sentir le besoin de recourir au latin pour expliquer la formule, mais - hormis le fonds - on cherche à expliquer l'origine de 2 ordres de problèmes qui sautent aux yeux, tous 2 de nature grammaticale :
- 1 La syntaxe peut être retournée, sans pour autant ne dégager clairement de rapport grammatical qui unisse les mots "Etat" et "Droit" - alors que le latin, par les liens imposés par les cas de déclinaison, est toujours clair et que l'expression semble ici calquer le laconisme latin, mais sans la contrainte des cas (d'où l'essai de dénouement ci-dessus)
- 2 La sémantique tente de définir une institution concrète (l'Etat) par un syntagme abstrait de sens général qui exigerait donc une détermination de particularité.
Sans précision de "Quel Droit ?", c'est le mot "Justice" qui conviendrait au français moderne (et non le choix "d'un droit sur une liste" ) : Il serait heureux de le dire et de le faire valoir.

- 3 Un phénomène assez semblable se produisit avec " la déclaration des droits de l'homme et du citoyen " en 1789 comme tous les juristes l'ont déja fait remarquer :
- 1 Qui est "l'homme" ?
- 2 Plus sybillin encore : Si "chaque homme" est inclus dans "l'homme", tout citoyen étant homme, pourquoi mentionner le citoyen ?

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Il est dommage qu'une tradition de traduction désastreuse du latin, ici pourtant parfaitement clair dans la phrase de Macrobe, ait servi à alimenter des générations entières en idéologie d'un égalitarisme borné (Et quel ravissement d'être un clône ? Tout le plaisir dans une mode, est dans le jeu de la distanciation avec l'idole) : Pourquoi des juristes qui connaissaient encore le latin n’ont-ils pas fait valoir correctement en français l’expression « d’une Justice égale » ?
Il faudrait pourtant pouvoir dire en français : " Les étrangers étaient appelés " hôtes " parcequ'ils étaient " - d'une Justice "appariée" ("par-paris" en latin) à celle du peuple romain. »

L'habitude est de dire « égal + en droit » comme on dit « boire un verre + de vin » mais on finit par/ ou on veut oublier « de vin » et c'est ce qui s'appelle une métonymie (pudique)

Mais on trouve souvent des faux prétextes quand on veut se battre pour une cause viscérale (Or chacun a toujours bien des causes viscérales à revendiquer)

Je me demande dans quelle mesure bien il est sage de se battre pour dénoncer "le faux motif de la bagarre" quand les gens se battent en son nom car un autre motif surgira aussitôt !
.
On m'a appris que le mensonge était le contraire de la vérité : Souvent c'est faux ! C'est l'impossibilité de dire le vrai des choses.
Quand les féministes se battent pour « une égalité femme-homme » ils savent évidement que cette façon de le dire est absurde : Un homme ne pourra jamais allaiter son bébé.
C'est quelque fois ce que Freud a appelé "la revendication phallique". C'est parfois tout autre chose.

Et la phrase des féministes en elle même est absurde et couvre peut-être quelque chose qui ne peut-être dit (comme l'oppression, le désir d'être l'autre... etc.) :

D'autre exemples de phénomèmes aussi tragiques pullulent.
[On peut reprocher au roi François premier d'avoir mis la France en grande confusion en lui ayant fait abandonner le latin (et l'Europe et la chrétienté et Constantinople) mais ça ne change rien]
Et puisque je parle même de tragédie, si j'ai lu une quantité de travaux sur le passage de "hostis" à "hospes", je n'en ai pas lu (mais il y en a peut-être) sur le passage à "hostia" (hostie) qui est "la victime expiatoire sacrificielle" dans la liturgie chrétienne, représentée par un morceau de pain partagé : "prenez et mangez-en tous car ceci est mon corps, etc..."
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En résumé :

les faits linguistiques et coutumiers indo-européens anciens indiqueraient une sorte de « consubstantialité du Droit et du roi » (cf. note 19)

Mais, au sens le plus ancien de nos racines saisissables par la linguistique (les racines linguistiques germaniques, gauloises, latines ou grecques sont ici les mêmes) s'est ajouté le christianisme – et ses signifiants de culture pharaonique :

Comme pharaon (réputé de père divin et de mère charnelle) le roi tient le Droit de Dieu, mais la symbolique a évolué (la Trinité n'est plus la même (Père Fils et Saint Esprit) etc.)

 

Quant à l’idée démocratique, sans n’avoir jamais disparue en Europe (Cf. Aristote au Mont Saint Michel  - Coloman Viola 1967- Sylvain Gougelheim 2008) [Aristote est meilleur en politique qu'en médecine (Il en savait moins que l'Egypte quinze siècles avant lui) ou qu'en physique (erreur magistrale sur la chute des corps)] elle est surtout réapparue à partir de la Renaissance, et on tentera alors de la conjuguer avec ce qui était compris comme « droits de l’homme - en langage d’aujourd’hui » au point que dans bien des esprits aujourd’hui, les deux idées (droits de l’homme et démocratie) se mêlent, engendrant de ce fait des quiproquos qui entravent bien des débats et leurs aboutissements.

 

Ainsi, les Français semblent comprendre l'expression « d’Etat de Droit » dans des sens très divers, parce qu’en réalité elle n'est plus compréhensible :

Apparue complétée (par l'introduction du divin) au temps de la monarchie chrétienne, son remaniement progressif fut d'abord celui du sens et de l’évocation du contenu.

Le remaniement devint de forme après la Révolution, afin de l'adapter aux nouvelles idées, c'est-à-dire en n'en conservant qu'une moitié, telle qu'elle nous apparaît aujourd'hui.

Finalement, elle reprit ainsi l’usage de ses signifiants archaïques ou premiers, provenant des racines de notre langue, débarrassés de toute idée divine, mais cependant chargés d’exprimer l'essence d’un contenu chrétien ainsi que ceux de la démocratie et d’autres idées nouvelles, comme on voudra.

Rien dans la formule aujourd’hui n’est explicite des rapports entre l'Etat et le Droit.

Ainsi encore, il est amusant de remarquer que notre Etat étant devenu laïc et son essence en étant devenue le peuple, elle présente une formulation presque inverse de celle de l’Angleterre dont la devise est restée en français « Dieu est mon Droit » bien que pourtant le régime britannique nous soit proche, étant celui d’un pays démocratique et qui fit même valoir les droits de ses sujets bien avant que ne le fit la France (Carta Magna 1215, Habeas Corpus 1679, Bill of Rights 1689)

Les faits nouveaux appelleraient donc à une ré-écriture de la formulation, à la lumière de ses évolutions et usages (le juridique sacralisé en tant que tel, puis le divin au nom de la chrétienté, dont les principes moraux fondamentaux - en particulier les droits de l'homme = l'amour du prochain seront globalement conservés, et enfin le démocratique, au risque qu'il ne rentre en conflit avec les précédents égards) afin d’en exprimer plus clairement les sens et les fonctions dévolues... n’était-ce notre attachement certain à ladite formule, sinon à son ambiguïté.
On ne gagne jamais indéfiniment à cultiver l'ambiguité.
La sagesse de Machiavel résonne ici comme un écho de notre actualité : « En politique comme en médecine, le mal est au début difficile à voir mais facile à guérir tandis que plus tard il devient facile à voir mais difficile à guérir »

En vertu de l'étymologie archaique, le Droit était roi, consubstantiellement (Qs. « L'Etat c'est moi ! »
Si le roi n'est plus, comment parle le Droit ?
Si le peuple est le Droit, qu'est-ce alors que l'Etat ?
A-t-on aboli la monarchie pour en prendre l'exacte place ?
Reste-t-il un non-dit depuis mort du roi ?
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Les " déjuridiciarisations de la justice " sont gérées directement par le ministère de l'intérieur :

Enfin, comment m’abstenir de citer mon travail sur une loi : clic en réalité très importante (Cf. aussi : tableau des déjudiarisations : clic ) , loi dont certain lecteur ignore peut-être l’existence - qui fonde ce que j’appelle le « Non-Droit Absolu » en France – (vocabulaire en écho inversé au "droit au Droit" tant proclamé), je parle ici de L’article 122-1 du nouveau Code Pénal de 1992, reprise de l'article 64 du C.P. de 1810.
Beaucoup voudraient n’y voir qu'une parenthèse négligeable dans nos lois !
En réalité, au contraire, née au titre de « loi particulière sur l’esprit » destinée aux aliénés, en tant que reconduction de l’article 64 du C.P. de 1810, elle n’a au contraire que tendance à s’introduire comme un nouvel « esprit de lois » regrettable et envahissant.
Peut-être moins remédiable encore qu'une « injustice » est « l'absence radicale de justice et de responsabilité »... Cf. Autres pages.
J'ai déjà tellement écrit sur le sujet que je ne voudrais plus y revenir.
(ces pages dénoncent les " psychi-leaks " au sens marin du mot anglais " leak ": " Trou dans la coque d'un navire par lequel il prend l'eau et finalement sombre en emportant avec lui l'équipage et la cargaison ")
Le mécanisme de la naissance de ces lois catastrophiques (pour les patients, les soignants, les autres même, insidieusement et à leur insu, et finalement notre pays) peut peut-être être retrouvé ailleurs, dans d'autres domaines que je connais mal, mais qui ont partagé notre même histoire depuis 200 ans - parceque le déterminisme de ces lois est celui d'une mécanique historique : Elles sont le résultat de la disparition des justices royales et de leurs représentants principaux, Les intendants, pendant la Révolution, remplacés peu après - mais amputés alors de leurs fonctions judiciaires et fiscales - par les préfets de Bonaparte (1800), représentants d'un exécutif pur.
Il n'y aurait probablement pas lieu de chercher dans les lois créatrices de l'aliénisme, au moment de leur naissance, l'application de grandes idéologies, car l'enjeu politique que représntaient idéologiquement les dits aliénés était très limité, en nombre et en retentissements dans la France de l'Ancien Régime (3000 aliénés recensés sous Louis XVI)
Souvenons-nous de la question des "lettres de cachet" et la totale déconfiture des assaillants de la Bastille lorsqu'ils n'y découvrirent que 7 détenus dont 3 aliénés je crois
Les considérations financières cependant étaient très présentes, et "l'administration provisoire des biens" - ancêtre des "tutelles" de la loi du 1er janvier 1968 - devait empêcher la dilapidation par un aliéné des ses biens propres et, du fait d'actes inconsidérés, des biens patrimoniaux.
Ce point a été particulièrement discuté durant les longs débats parlementaires (qu'il est possible de lire dans des "tirés-à part" mais peut-être publiés) qui aboutirent à la loi du 30 juin 1838.
Ces débats ont été considérés comme ceux de la Raison et de la congruence pragmatique entre raison et richesse.
Cette loi fondatrice des "Asiles d'aliénés Départementaux" fut suivie de nombreux textes concernant leur gestion; les "réglements intérieurs", la gestion de la vie des aliénés jusque dans les moindres détails de leur argent de poche et de leur pécule, et leurs droits, récompenses et punitions répondaient à un mélange de considérations médicales et statutaires d'aliéné : Ainsi à la soustraction aux lois ordinaires, à la soumission à une loi d'exception (de déjudiciarisation) succédait l'instauration de nouvelles lois et de nouveaux juges pour l'aliéné : C'est désormais dans ce registre de liberté très restreinte que l'aliéné allait faire valoir ses nouveaux droits.
Le "corpus de l'aliénisme" a été définis durant la période 1810-1838, et le sera de nouveau - sans amélioration - par la loi de 1992 (présentée alors comme provisoire pour cinq ans)
Ces lois "stérilisantes" (mentalement, mais parfois également physiquement) ainsi tombées fatalement entre les mains de l'exécutif - d'ailleurs fort embarassé pour les utiliser à bon escient, puisque c'est impossible - créent une grande tentation de s'en servir "abusivement".
Mais que veut dire ici le mot "abus" ? :
J'ai déjà écrit sur ce point, et en particulier qu'on ne peut pas dire (Et j'en ai beaucoup parlé avec Philippe Bernardet (auteur du livre "Enfermez-les tous") dire qu'il y a des internements "abusifs" en psychiatrie en France et "d'autres qui ne le sont pas" , car ces internements sont tous abusifs structurellement. Et il n'y a pas lieu de s'étonner de leur explosion en nombre.
Finalement, les personnes réputées violentes et asociales sont traitées à la même enseigne (même souvent par les media) que les malheureux suspects d'être atteints de maladie mentale.
D'une part l'assimilation n'a aucun sens, et d'autre part le "traitement" (ce traitement global: médiatique, policier, pseudo-médical et pseudo-scientique, etc.) est inadéquat autant pour les uns que pour les autres.
Tout cela est le résultat d'une grande imprudence "sociétale".
Le résultat sur le long terme aura été dramatique pour la France (pays qui a la quasi exclusivité de telles lois de nature dictatoriales - qu'elles soient utilisées ou non en ce sens - et pour des malades mentaux ou non.
Comme en témoignent les dossiers individuels et même l'apparition des classifications et "nouvelles maladies", dont beaucoup sont déjà totalment "démodées" aujourd'hui - alors qu'en revanche beaucoup de travaux scientifiques de la même époque restent de grande valeur - au début ces lois ont largement servi de substitut, en matière de "moralité publique", à la disparition des possibilités d'énonciations et d'applications officielles des anciens principes moraux du christianisme, à la suite des proclamations de la laïcité de l'Etat (première séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1795)
C'est d'ailleurs cette situation difficilement tenable qui a conduit Napoléon tant à écrire le Code Pénal de 1810 qu'à instaurer un régime concordataire avec l'Eglise :
« Nulle Société ne peut subsister sans morale, il n’y a pas de bonne morale sans religion, il n’y a donc que la religion qui donne à l’Etat un appui ferme et durable… J’espère que j’aurai le bonheur de lever les obstacles qui pourraient s’opposer à la réconciliation de l’Eglise et de l’Etat »
(Milan, 5 juin 1800)


Mais généralement le public et la majorité de nos corps constitués (lorsqu'ils n'ont pas eu lieu d'être tracassés par l'usage de ces lois, ou d'être tentés ou seulement sollicités à s'en servir) les ignore en totalité, estimant que le sujet ne les concerne pas.
En tant que citoyens de la nation, ceux qui les ignorent ont tort et sont nombreux à avoir tort, bien que ce ne soit pas de leur faute : On ne les leur enseigne pas.
Si j'avais à ma disposition les moyens matériels suffisants pour le faire, je mettrais en ligne les écrits des premiers aliénistes, la façon dont ils cherchaient à s'en accomoder, et les écrits de ceux qui s'en plaignaient déjà sur le plan technique.
Mais finalement aujourd'hui les psychiatres de plus en plus subjugués et isolés dans leur pratique (séparation de la neurologie et de la psychiatrie en 1970) en parlent peu.
Pour moi-même, c'est l'impossibilité technique de travailler convenablemet avec de telles lois - dont je n'avais jamais eu connaissance au cours de mes études de médecine - de même que de nombreux juristes les ignorent encore souvent - et/ou s'en remettent purement et simplement aux avis des experts - (qui eux se déchargent de toute responsabilité judiciaire en disant qu'ils ne sont que "conseillers" du juge) - croyant tous que la cause était médicale - qui m'a amené à m'interroger sur les causes et effets de ces institutions :

1 - Tantôt la "cause" en question peut-être purement mentale dans son acception médicale (= thérapeutique si possible), et dans ces cas les lois exécutives sont inévitablement inapropiées, d'autant que dès que la cause du mal est reconnue relever d'un dysfonctionnement physiologique reconnu (et elle le serait plus facilement sans ces lois) la spécialité dont il relève n'est plus appelée "psychiatrie".
Mais il faut, même dans ces cas, accorder aux patients la reconnaissance de leurs actes, les en instruire eux-même si cela est possible lorsqu'ils les ont ignorés eux-mêmes en partie ou en totalité - ce qui n'est pas exceptionnel, et prendre les actes en totale considération juridique même si aucune culpabilité n'en ressort, ce que les lois de 1838 puis 1992 empêchent de faire.
Il faut aussi responsabiliser les médecins soignants (sans dérogations au code déontologique du médecin, s'ils le sont) aux conditions qu'on leur donne les moyens de prodiguer eux-mêmes les soins qu'ils préconisent (la loi s'y oppose au moment de l'entrée) et dans le domaine de leurs compétences (alors que c'est le préfet qui a le pouvoir de décision)

2 - Tantôt la cause ne relève pas du seul mental individuel mais aussi ou davantage de la morale.
La distinction n'est d'ailleurs pas nouvelle, puisque c'est apparemment déjà celle que le Législateur a voulu introduire avec la notion de "préméditation" dans le crime ou le délit.
L'implication de la morale dans l'analyse d'un acte le fait entrer ipso facto dans le champ du débat judiciaire, ce qui, tout en marquant ou non de sa condamnation un acte, n'est pas nécessairement une condamnation de son auteur (cf. paragraphe 1 ou pour autre raison), permet de poser des questions nouvelles, etc.
Tout l'intérêt du repérage des champs (ce que dit ce paragraphe n'est pas nouveau) vient de ce que : ce qui apparaît relever de la morale aux yeux de la vistime peut ne pas relever d'une considération morale de la part de l'agresseur, et même de ce que "la morale de l'un peut ne pas être la morale de l'autre" - d'où la necessité de l'introduction de la notion de "moralité publique".
La question de l'indemnisation des victimes imposerait également la reconnaissance juridique des actes et dommages : Actuellement lorsque ces derniers sont appréciés au seul vu d'un "procès verbal de police" l'étendue des dommages est ensuite appréciée par des experts (par exemple ceux d'une assurance de la victime) dont l'objectivité est impossible - (et un débat contradictoire d'experts reste à la lourde charge de la victime) - et "la négation de l'acte d'un agresseur dément" n'engage ce dernier à aucune réparation, ce que la reconnaissance de l'acte, même sans culpabilité, pourrait faire.

L'application judiciaire des peines (juge d'application des peines) est une affaire totalement différente de la condamnation, car elle tient compte de très nombreuses considérations actuelles, parmi lesquelles le bénéfice qui peut en être tiré, l'aptitude de l'intéréssé à les supporter, etc.

Depuis toujours, la "sanction" ("sanctification") judiciaire marque de ses jalons les évolutions sociales.
Dans ce cas, une loi d'exception est d'autant plus nuisible qu'en étant contraire à nos principes officiels, elle s'oppose à la "resocialisation", au partage des lois, c'est à dire dans notre culture, à la reconnaissance humaine fondamentale.

Un des premiers principes de la justice - comme celui de tout corps constitué - devrait être un principe de cohérence des énoncés de son corpus entre eux.
Dans ces conditions, alors que les fonctions judiciaire ou policière peuvent entraver les soins et que l'intervention medicale peut entraver les fonctionnements judiciaire ou policier, c'est au contraire le respect par chacun des règles de l'art de l'autre - et non pas celui d'un "compromis entre poisson et pomme" - qui pourra forger le lit de ces espaces et instants fugitifs et fragiles qu'on appelle la vie.

Rappel : de l'épilogue de mon commentaire de l'article 121 du CP : clic :

" Selon « Epicure » – lui le dernier à s’en remettre à la justice d’un dieu ! – « Si tous les homme étaient sages, ils n’auraient point besoin de lois…, mais comme ils ne le sont point, ils ont besoin de lois ! »
Notre Législateur a quelque peu inversé les propos en excluant le fou de nos lois pour les sages ! Mais qui est fou ? Celui-là qu’il exclut ! etc. "

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Voir ou écouter aussi «  Maxime le Forestier : L’irresponsable  » You tube (24/08/2018 et sans coupures) : clic - Chanson qui touche au coeur du sujet ("Je veux être jugé...") - en raison de la loi du 31 décembre 1970 sur les toxicomanies qui psychiatrise et déresponsabilise les toxicomanes s'ils sont suivis en soins ... en conséquence de quoi sont apparus des internements psychiatriques préfectoraux à cette fin (qui naturellement n'ont jamais soigné personne de la toxicomanie) : Lecture du monde à l'envers : résultats garantis !
Paroles  : clic.

Il aura donc fallu attendre 2018 (une cinquantaine d'années après sa création) pour voir enfin apparaître sur YouTube cette si importante chanson assez méconnue ...

C'est l'occasion ici de redire que je suis complètement opposé à la commercialisation légale de tous les poisons en général, et pour les enfants en particulier .
Cela vaut pour l'alcool, le tabac, les opiacés, le cannabis, le glyphosate, etc.
En réalité je crois que le fait de s'empoisonner lentement ou empoisonner les autres sciemment, transcende de beaucoup les notions de délinquance, de crime, ou de suicide au sens courant.
Sur ces points je recommande les lectures
  • - dans un dimension individuelle, du livre du docteur Claude Olievenstein : "Il n'y a pas de drogué heureux"
  • - et dans une dimension sociale - pourquoi pas la pièce de théatre de l'écrivain égyptien Taoufiq el Hakim " : "Le fleuve de la folie" ("nahr el jounoun")!


 

 

 

 

Notes de bas de page.



[1] Psychiatrie de masse :

Aujourd’hui, par beaucoup d’aspects basiques – contenus dans ses statuts administratifs – anciens et nouveaux, contraires à l’esprit médical pourtant, la psychiatrie d’asile est très souvent apparentée à la médecine de masse.

Même quand elle est dite ambulatoire, c'est souvent au prix de lourdes privations et de lourdes impositions souvent très standardisées, comme on en trouve des recommandations dans les publications de l’Organisation Mondiale de la Santé, et des publications médicales mondialisées, généralement produites ou résumées en anglais, en fonction de diagrammes souvent propres aux Etats Unis d'Amérique du Nord – (de même qu’un téléphone dit nomade impose en réalité une myriade de contraintes)

Les injections sous contrainte effectuées contre le consentement d'un patient continuent de poser un problème légal non résolu - bien que le principe d'une imposition ne me semble pas injustifié par essence dans certaines situations originales – à la condition qu’il puisse en être rendu compte en pleine responsabilité par l’acteur du geste.

Cependant, elles sont souvent répétées toutes les 4 semaines et reconduites ad vitam aeternam, indéfiniment, et trop souvent dans le seul but de maintenir une incapacitation plutôt qu’une thérapie proprement dite personnalisée.

On pense alors à une longue épreuve vécue dans un glacis protocolaire, qui ressortit d’un côté à d’interminables soins palliatifs destinés à assurer la survie existentielle de la personne, et de l'autre à la vaccination obligatoire, destinée en principe à assurer surtout la protection de la collectivité – (et aussi à éviter les frais de gestion d'un cas de maladie par ladite collectivité)

Pourtant l’un et l’autre de ces deux rapprochements ont-ils leur place en tant que réponses standardisées à tant de situations toutes particulières ?

Etudes intra-asilaires :

Les asiles étaient conçus comme des monastères, ce que beaucoup avaient étés dans les siècles précédents (Cf. clic) et les bibliothèques étaient attenantes à la chapelle encore toujours présente.

Les aliénistes contemporains des débuts de la psychiatrie que j’ai pu lire, étaient parfaitement conscients de l’artifice de la situation d'isolement (prônée par beaucoup de médecins et préfets, à la fois au nom de l’ordre social et de celui de la guérison), et beaucoup ne se louaient que des avantages d'une situation leur offrant la possibilité d’étudier l'homme en laboratoire, dépouillé de tous ses déguisements du paraître et de l’apparat (« l'homme dans toute sa nudité » écrira l’un d’entre eux)

Il faudra attendre Darwin et la fin du siècle pour répandre l'idée qu’un individu, voire toute une espèce, pouvaient disparaître si on leur retire leur écosystème habituel (analyses de disparitions entières de populations par Darwin - mais déjà dénoncées de longue date pour l’Amérique, par le dominicain espagnol Bartholomé de las Casas (1484 - 1566) clic

Mais il est vrai aussi que les Européens du XIX ème siècle vivaient plus volontiers qu’aujourd'hui dans la promiscuité des grandes structures collectives.

 

[2] Homo-hominis-hominem :

Les rapports de la langue française avec les langues d’où elle est issue, et en particulier le grec et le latin - mais il  y a aussi les langues germaniques (parlées par les Francs), et les langues empruntées - sont devenus de plus en plus confus, ce qui n’a jamais été sans conséquences.

En latin, le mot Humus (= la terre => humble) a servi à donner le nom à ses habitants que nous sommes : homo-hominis-hominem.

Le patois français d’oïl  fait chuter toutes les syllabes après l’accent tonique - d’où naîtra aussi notre « e muet » à éclipses : Exemple :  Seculum (3 syllabes) => Siècl(e) (1 ou 2 syllabes). La diphtongue (e => ie) est là pour insister sur la place de l’accent, car le mot devient di-syllabique dans les liaisons.

Les autres langues romanes, et « le français d’oc », ont été beaucoup moins réducteurs.

Il faut y ajouter aussi la nasalisation (m => n) et le son « Anne » donne le son « an » propre également au français du Nord (également dans les Pyrénées, et bien d’autres langues (persan).

Ainsi au nominatif :  Homo a donné Om puis On (issu du nominatif en latin ; il reste toujours au cas sujet en français) ; Le « on » français n’existe pas dans les langues romanes du Sud.

Mais le latin il est vrai avait fait du mot des usages multiples : « homme » pouvait être opposé « aux dieux » (sens de mortel) ; « homme » pouvait être opposé à « bête » ; en langue familière, « homme » a été opposé à « femme » [« inconnu en langue classique » écrit A. Meillet ; mais on sait qu’une langue familière est volontiers orale - et on a toujours pu, dans toutes les langues jouer de ces appellation sans en transformer l’objet] ; « homme » à bien sûr aussi été opposé à « un supérieur hiérarchique » dans les troupes : Tous ces sens sont encore présents dans le français actuel.

Enfin, en langue familière, « homo » peut remplacer un démonstratif : hic homo « ego », homo « is, iste, ille » Pour A. Meillet, le mot a préparé ainsi son sens de « on » « d’abord dans les phrases négatives (peut-être sous l’influence de parlers germaniques ; » écrit-il.

Quoiqu’il en soit, c’est avant tout par les régions de l’Est que les influences germaniques sont entrées dans l’empire, et je pense bien possible que le mot ait fini par épouser exactement, dans le Haut Moyen Age, les usages du mot germanique « man » (= on ) employé au même cas (sujet) et dans le même sens que le « on » français

Ce « man » qui est « homme » est de même étymologie que « mens-mentis, le mental » et « manus, la main », etc.

A l’accusatif , (« cas régime » de l’ancien français), qu’on a en général retenu pour fabriquer les mots français modernes, le mot fait « Hominem » Le « -em » non accentué est tombé et on en a retenu le mot « Homme ». Le mot a été de plus en plus réduit, puisque l’accent est passé en première syllabe et la fin est devenue un « e muet » qui ne s’entend que dans certaines liaisons. Le français est le champion des mots monosyllabiques…c’est la guillotine linguistique du génie français.

Il n’a donc jamais été question de sexe dans le mot Homme

En résumé, on ne dit ni « les droits de on », ni « les droits de la femme »

Il faut aussi éviter de confondre le « Homo » latin qui signifie « homme » avec le « homo » grec qui signifie « semblable »

Académiquement - pour éviter les confusions - on n’a pas le droit de mélanger un mot d’origine latine avec un mot d’origine grecque, et pour dire « l’union sexuelle de deux êtres de même sexe » on doit dire « homo-gamie » et non pas « homo-sexualité ».

Mais il y a longtemps que l’Académie a baissé les bras.

Le sens ni l’origine du mots « femme » ne sont équivoques – A ce ci près qu’il ne faut pas le mélanger avec le mot (oral mais à peine écrit) qui vient du latin « fama » qui signifie « réputation » qu’on retrouve en français dans le mot « fameux », et l’expression « remède de bonne fame », qui signifie « remède de bonne réputation » - venu par l’italien « bona fama ».

Le mot « mal » était en latin « malum »

Le mot « pomme » vient du latin « malum » (en grec « To mèlon ») et en confondant  malum et malum (pour la place de l’accent je laisse le lecteur chercher), on en a fait l’histoire de la « pomme d’Adam » : c’est la pomme d’Eve qui lui est restée en travers de la gorge, mais La Genèse (Ancien Testament) parle de « l’arbre de la connaissance » et on ajoute « pour le fun », « du bien et du mal » - mais je n’ai jamais eu le texte original en main. Bref, Dieu (YW) aurait préféré qu‘ils restassent ignorants.

« Mâle » est la forme réduite de « Masculus » - d’où l’accent circonflexe - qui en espagnol a donné normalement « macho », mot de tous les jours qui n’a rien de péjoratif. En français, au pluriel, on dit « des mâles » et non pas « des maux ».

A ne pas confondre avec « la malle » qui est de même origine qu l’anglais « mail » et si on n’avait pas perdu l’avenir de la francophonie en 1763 (Traité de Paris)  - l’un des plus lamentables traités de toute notre histoire – pire que Trafalgar  (21 octobre 1805) qui lui en a été le coup de grâce – on s’enverrai « des malles électroniques ».

Terminons sur un cocorico à la cantonade : notre « coq gaulois emblématique »  vient de l’assimilation de « gallus » qui veut dire « coq » en latin avec « Gallus » qui veut dire « Gaulois » en latin.

Terminons sur un cocorico à la cantonade : notre « coq gaulois emblématique »  vient de l’assimilation de « gallus » qui veut dire « coq » en latin avec « Gallus » qui veut dire « Gaulois » en latin.

Le bannissement en français de l’usage du mot « race » ajouterait encore un tabou * à la langue d'un peuple qui a pourtant déjà perdu le sens de beaucoup de ses valeurs et de ses « racines » (c'est le sens du mot « raceC, qui n'est pas celui d’une invective à l'autre) entérinant le triomphe des interdits simplistes (non pas simples, mais bornés) et provocateurs sur l’emploi des mots ouverts à la connaissance des mondes, des peuples et des gens – dans le même temps que pourtant on agite les molécules de la science au fond des cristallisoirs.

Bien entendu, on pourrait avoir le droit d'employer n'importe quel mot pour dire n'importe quoi, quand l'essentiel est de se comprendre, mais, pour le moins la cacophonie en vogue ne facilite pas la compréhension :

« Par excès de franchises et de libertés, chet-on en plus grand servage » disait le proverbe :

A-t-on chu ?

En nos temps s’obscurcissant, précisons :

Ø      « Un bon savoir (une bonne instruction) vaut mieux que 1000 précautions (<=> interdictions)

Ø      Une bonne loi (et de bons tribunaux) valent mieux que 1000 déresponsabilisations (<=> servitudes). »

 A l’aune de ces propos, un mot devient comique, c’est le mot « Occidental », appropriation douteuse mais qui ne semble pas remise en cause !

En principe il désigne l’endroit d’où nous nous considérons issus, et pour nous le repérage à du se faire en considérant un coucher de soleil européen, à moins qu’il ne fût américain. Pourtant le premier Méridien d’Origine passait par la Isla de Hierro des Iles  Canaries, le second par Paris, et l’actuel par Londres (Greenwich)

Mais les Arabes aussi ont divisé les territoires de leur empire en Orient (El machreq) et en Occident (El maghreb) et le Maroc est même l'Occident extrême (Maghreb el aqsa)

Mais, comme ici le Méridien d'Origine ne fait pas foi, si l’on considère que la terre est ronde…

Ceci me rappelle que tout ce que j'ai tenté d’apporter en physique, médecine, psychiatrie, neurologie (j'ai en projet l'écriture d'une page sur l'anatomie et la physiologie du membre supérieur chez l’homme **) a toujours été issu de la levée des tabous, de la sortie des laboratoires et des confinements bornés.

 

*Si j’ai choisi la profession de médecin, dans mon rapport à l'autre, c'est en grande partie parce que je pensais - et je crois que pour ce temps-là j’avais raison – que c'était l'un des domaines où il y aurait le moins de tabous : les morts et les blessures de la guerre avaient mis à vif l'importance du corps, les maladies tabous étaient devenues curables, on guérissait la syphilis et le sida n'était pas encore apparu. La sexualité sans être devenue banale était devenue normale et – on ne le dit jamais – cette dimension nouvelle de la relation été pour beaucoup dans la révolution sexuelle des années 60, qui n’avait pas attendu mai 68 pour prendre place à la lumière du jour.

La suite – peut-être par la force des choses - mais aussi à cause de beaucoup d’égarements - a été faite de reculs : La sexualité est redevenue dangereuse, le rapport au corps a été à nouveau  tenu à distance, les gants sont devenus nécessaires et l’obligation de stérilisation est devenue l'une des premières préoccupations de la vie quotidienne. On pourrait développer.

 

** Si j’ai ce projet, c’est en raison des conséquences dramatiques de certains livres récents, faux et dont les méfaits sont considérables et graves.

Grave aussi est qu’on a oublié des descriptions bien plus justes, parfois lumineuses, que j’ai trouvé sur Internet, datées du XIX eme siècle.

Quelque part j’ai lu à peu près dans un livre récent : « Pourquoi l’avant bras a-t-il 2 os ? »: R : « Pour pouvoir porter les aliments à la bouche ! », oubliant que les oiseaux et les crocodiles dont la partie correspondante est à peu près identique ne portent pas leurs aliments à leur bouche avec leur main.

On lit dans le livre « physiologie articulaire de Kapandji – 6eme édition Maloine - Paris 2005 » bien connu des étudiants en médecine, que la traction du tendon distal du biceps bracchial se résume à sa traction sur la tubérosité bicipitale du radius, oubliant le tendon principal qui va sur le cubitus, et de fait jusqu'à la main, et Kapandji se contredit lui-même en remarquant que l'articulation du cubitus est celle de la flexion, et que tirer sur le radius dans le sens du biceps engendre une luxation, etc.

Le découpage actuel du corps humain n’a d'ailleurs souvent aucune pertinence : Clic

En regard de quoi l’ignorance du public (= appelé aujourd’hui consommateur) est gigantesque, des choses de la médecine et jusqu’à des choses de son propre corps, jusqu’à la connaissance de son plus prosaïque squelette – ignorance imposée et entretenue volontairement, par des programme scolaires établis par des censeurs, dans l’esprit du numerus clausus, lequel a, durant 40 ans, plombé le développement de la médecine française.

Lui fait écho « chez les pro. » le manque de moyens, des travaux originaux rares, des recherches en berne, un enseignement insuffisant partout (école, universités, hôpitaux et cliniques), la pratique est plombée comme tous les métiers par l’abandon des idéaux, la crise des confiances et beaucoup de résignation, résultats du « mariage du commerce avec l’administration » et des hostilités envers un des derniers corps de travailleurs (gêneurs) encore souvent libre.

 

[3] Physique : science de la nature, médecine :

Soulignons encore l’unité de la physique, que l’on peut bien tronçonner en sous-spécialités, mais à la condition de ne jamais oublier en retour l’inséparabilité de l’ensemble.

En grec, « science de la nature » ne peut pas se dire autrement que « physiologie ».

 

[4] La théorie d’Edelman : figure parmi les plus récentes et les plus élaborées sur la conscience, mais elle n’a rien d’une irréfutable démonstration mathématique. Dans ces conditions, je préfère me raccrocher à des expériences que tout le monde (?) a vécues

La formation de la conscience, ou mieux dit sans doute la prise de conscience, chez l’homme, me semble bien être liée à la phase du miroir (cf. décussation) et au langage – c’est à partir de ce moment-là qu’on retrouve en général des souvenirs conscients qui sont conservés – mais d’une part personne ne sait comment, ni non plus ce qu’il peut en être chez les autres animaux ou même tous les humains.

La conscience – qui s’énonce de beaucoup de façons différentes qui ne se recouvrent pas dans les langues du monde (conciousness, awareness, insight…) reste en 2017 un mystère aussi grand que celui des rêves. Mais à la différence des rêves, il semble bien qu’elle s’inscrive individuellement dans des coordonnées temporelles ayant un début et une fin, alors que les rêves semblent davantage soumis à la transmission d’une structuration rigoureusement génétique (et donc à dominante collective) et dans une  longue durée - non encore précisée…

A mon avis, la finalité des rêves – que Freud dit être les « gardiens du sommeil » - pourrait être de restructurer la conscience éveillée – même à notre insu – en tentant de la protéger de ses égarements : Une telle intuition aussi précise que subjective – qui va à l’encontre de l’idée reçue que le rêve est un petit délire - ne repose sur aucun absolu neurophysiologique, malgré certaines données qui vont dans le même sens, et en dépit de recherches très nombreuses sur les effets de la privation de rêves.

Pour avoir un sens, des mots comme « protection ; égarement ; utile ; nuisible ; etc. » doivent être précisés par « un contexte et une finalité » et en définitive une « moralisation du bien et du mal », mots qui n’ont jamais trouvé aucune traduction neurophysiologique, y compris si l’on va jusqu’à envisager la disparition de toute une espèce.

 

[5] Tant que « le nombre π » n’aura pas été trouvé : je resterai enclin à penser que la physique est irréductible aux mathématiques.

Une page d’Heisenberg dans « La nature dans la physique contemporaine » ; Idées ; Gallimard, pp.70-71, apportera un peu de chaleur à l’aridité des chiffres :

« L'été de 1919 était très chaud et, surtout le ma­tin de bonne heure, nous n'avions pratiquement pas de service. C'est ainsi qu'il m'arrivait souvent de me retirer, dès le lever du soleil, sur le toit du séminaire et de m'allonger en compagnie d'un livre dans le chéneau pour me chauffer au soleil ou bien de m'asseoir au bord du toit pour observer l'éveil de la vie dans la Ludwigstrasse. Un jour l'idée me vint d'emporter sur le toit un volume de Platon et le désir de lire autre chose que les textes scolaires me fit tomber, avec ma connaissance rela­tivement modeste du grec, sur le dialogue Timée où, pour la première fois, je pus puiser aux sources mêmes de la philosophie grecque de l'atome. Cette lecture éclaira considérablement pour moi les idées fondamentales de la science de l'atome. Je croyais saisir, du moins partiellement, les rai­sons qui avaient incité les philosophes grecs à penser à des moellons de la matière infinitésimaux et indivisibles. La thèse que Platon défend dans le Timée, et d'après laquelle les atomes seraient de véritables corps, ne me semblait pas, il est vrai, d'une clarté lumineuse ; néanmoins, je fus satisfait de constater que ces atomes ne possédaient ni agrafes ni oeillets. En tout cas, c'est déjà à cette époque que la conviction se fit jour en moi qu'il n'était guère possible de s'occuper de physique atomique moderne sans connaître la philosophie grecque de la nature ; et j'estimais que le dessinateur de cette fameuse gravure représentant des atomes aurait bien pu étudier son Platon plus à fond, avant de se mettre à la confection de ses illustrations.   

C'est ainsi, et de nouveau sans bien savoir com­ment, que je m'étais familiarisé avec une idée fon­damentale de la philosophie grecque de la nature, idée qui a jeté un pont entre l'Antiquité et les temps modernes et dont la force considérable ne s'est déployée que depuis la Renaissance. On s'est accou­tumé à désigner sous le nom de matérialisme cette tendance de la philosophie grecque, à savoir la théo­rie atomiste de Leucippe et de Démocrite. Mais, bien qu'elle soit historiquement exacte, cette ter­minologie prête facilement à confusion de nos jours, étant donné que le terme « matérialisme » a pris, au cours du XIX e siècle, une signification exclu­sive qui ne s'accorde nullement avec l'évolu­tion de la philosophie grecque de la nature. On échappera à cette interprétation erronée de la science antique de l'atome en se souvenant que le premier savant moderne qui, au XVII e siècle, reprit l'étude de l'atome, était le théologien et phi­losophe Gassendi, qui n'était certes pas suspect de vouloir, à l'aide de cette science, combattre les enseignements du christianisme. Rappelons-nous aussi que, pour Démocrite, les atomes étaient les caractères qui servent à inscrire le devenir de l'univers, mais non pas son contenu. Le matérialisme du XIX e siècle, par contre, s'est développé à partir de pensées d'un tout autre ordre, caracté­ristiques des temps modernes, et dont l'origine remonte seulement à cette division du monde, opérée par Descartes, en une réalité matérielle et une réalité spirituelle. »

 

[6] Curiosité sans doute de plus en plus « malsaine » hélas !, comme on dit : De plus en plus destructrice, à la mesure du gigantisme de nos moyens vraiment bien sage d'envoyer des armadas de tournages et de caméramen  dans les zones les plus préservées de la planète pour y aller rechercher les mystères de la d’investigations : Est-il vie ? – au risque de détruire tout ce qui se trouve sur le passage des explorateurs !

 

[7] La tranquillité domestique: Est-il besoin de souligner que les courriers électroniques et les téléphones portables (toutes les cabines téléphoniques ont été supprimées) facilitent considérablement les interceptions et identifications de tous types sauf affectueux, et ces moyens exigeants et glaciaux participent sans doute aussi à la fracture sociale.

Finalement, c’est tout l’oral et tout l’écrit médiatisés qui sont déjà potentiellement sous surveillance ou livrés au piratage.

La chaleur du foyer a été rejetée chez les animaux sauvages, auxquels on donne des prénoms exotiques, mais ils disparaissent aussi !

Le mot race, devenu tabou, n’est plus conservé que chez les animaux, et de nos racines, la télévision ne peut guère montrer que les paysages.

La famille est passée entre les mains des savants de laboratoire et les scientifiques se sont appropriés « le bébé, le papa et la maman », les langages puérils, et le destin de nos chromosomes.

Mais chacun sait combien la tranquillité domestique dépendrait d’autres contingences, à la fois plus profondes et plus simples.

Cf. la video de Mahmoud Azab référencée dans l’encart N°2 (clic) de cette page.

 

[8] Michel Jouvet est malheureusement décédé le 3 octobre 2017 : Il publia relativement peu de livres accessibles au public, c’est pourquoi je reproduis ici un extrait de son exposé fait au Vatican en 1990, intitulé « Le sommeil, autre versant de l'esprit » qu’il reproduit peu après dans le livre : Le sommeil et le rêve, Collection « poches Odile Jacob », Editions : 15 rue Soufflot, 75005 Paris, 1992, page 129 :

Cet extrait énumère une grande partie de ses découvertes :

« Le sommeil paradoxal et les consciences oniriques » - Le sommeil paradoxal (REM sleep) :

« Chez l'homme, le sommeil paradoxal est un phénomène périodique qui survient 90 minutes après l'endormissement, donc après environ 80 minutes de sommeil à ondes lentes. Il se caractérise par l'activation de l'électroencéphalo­gramme dont l'aspect devient similaire à celui de l'attention vigile (ou du stade très léger de l'endormissement) (descending stage 1).

Ce phénomène s'accompagne de mouve­ments oculaires rapides, d'une atonie posturale et d'érec­tion. La durée d'une phase de sommeil paradoxal est de 20 minutes. Ces phases surviennent toutes les 90 minutes et sont séparées par du sommeil à ondes lentes. Ainsi, au cours d'une nuit de sommeil, apparaissent 4 ou 5 phases de sommeil paradoxal (environ 100 minutes, soit 20 % de la durée totale du sommeil). Cette phase de sommeil a été considérée au début comme un stade de sommeil léger analogue à l'endormissement (emerging stage 1)

On sait maintenant qu'il s'agit d'un état aussi différent du sommeil que celui-ci l'est de l'éveil *.

Chez l'homme, le rêve survient pendant le sommeil paradoxal. L'homme sait qu'il rêve depuis l'aube de l'humanité mais ce n'est que depuis 1957 que l'on a pu identifier les périodes de sommeil paradoxal comme corrélats neurophysiologiques du rêve ** »

* Jouvet M., « Paradoxical sleep. A study of its nature and mechanisms », Prog. Brain Res., 1965, 18 : 20.

**Dement W. et Kleitnian N. « Cyclic variation in : EEG during sleep and their relation 10 eye movements, body motility and dreaniing », Electroencephal. clin. Neurophysiol., 1957, 9 689.

 

 

[9] Les 30 glorieuses :

 

 

 

 

Il faut prendre des ris dans la grand’voile durant une accalmie car les coup de vents se succèdent en chapelet, allant en forcissant. 

Ce ne fut pas le cas de notre « politique de grandeur »

Il faudrait vraiment avoir une vision exclusivement économique, de la vie de quelques peuples isolés sous une verrerie de laboratoire, oubliant un passé pourtant toujours opérant, et faire fi d’un avenir qui en démenti la gloire, pour subsumer dans une telle expression une sorte de « bonheur trentenaire »

Etait-ce vraiment une pensée sans nuage pour son inventeur Jean Fourastié ?

D’ailleurs les années 1947 – 1973 ne totalisent que 26 ans.

En 1945 les enfants avaient des pelles au lieu de jeux vidéo : Il fallait reconstruire La France.

Puis, 20 ans plus tard, il n’y a pas eu de guerre sur notre hexagone national comme cela avait été le cas après la fin de la première guerre mondiale : Là fut peut-être l’impression - toute subjective – qui permit d’adopter la formule – presque guerrière - de Jean Fourastier.

Ainsi, en contrepartie de lourdes pertes territoriales, La France « redécouvrit » son bel « hexagone » et « le progrès ». 

Puis, après ses choix désastreux dans « l’affaire de Suez » en 1956, La France dut assumer une perte de considération mondiale qu’elle avait  jusque là encore conservée, en Egypte et bien au-delà – surtout culturelle, mais importante et encore étendue.

 

Si de cette « gloire sous perfusion », soviétique à l’Est, américaine à l’Ouest, la gloire a disparu, qu’en est-il des perfusions ?

 

 

Ce n’est pas au plus fort de la tempête qu’on pourra descendre les voiles : Je connais l’histoire d'un marin réduit à amener la grand voile dans de telles conditions.

Mais la drisse s'est coincée au niveau de la poulie en haut du mât. Il a été obligé de grimper en haut du mât dans la tempête, et faute de pouvoir réparer l’avarie, s’est laissé redescendre le long du mât, son couteau de gabier à la main, afin de couper la grand voile tout le long de son guindant le long du mât, en se laissant redescendre, la vie sauve, mais la grand voile perdue.

 

Les fleurs ont fané rapidement, bien que l’expression de Fourastier demeure :

 

 Cf. :  « … Mon bon Monsieur,              

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l'écoute » : La Fontaine : « Le corbeau et le renard » 

 

En vérité, l’alacrité n’était pas partagée par tous.

Peyrefitte parle de « société bloquée ». 

Bernard Gazier, lui, écrit en 1983, dans cet environnement de « guerre froide » encore persistante et de bouleversements mondiaux critiques, in : « La crise de 1929 », P.U.F, collection « Que sais-je » page125 : 

 

 « … il serait vain d’écarter la menace et de rassurer à bon compte, tout autant que de célébrer la « prospérité » de 1945 à 1974 comme un âge d’or : le devenir dramatique du tiers monde durant cette période, la persistance de la pauvreté et de l’exclusion au sein de l’abondance, les destructions écologiques souvent irréversibles doivent être rappelées. Un domaine apparaît alors comme le lieu de paradoxes persistants dans le monde occidental : le travail, droit ou devoir ? En témoigne la question des 35 heures hebdomadaires : réalité imposée aux travailleurs américains de 1933 … » : citation que nous reprenons dans « Mai 1968 pour la psychiatrie »  in « L’invention de la psychiatrie » Clic.

 

La période 1958-1962 a certainement été beaucoup plus importante pour la France que celle de 1968-1969, malgré une légende encore têtue.

La perte de 3 départements – et non des moindres – à de nombreux points de vue souvent plus modernisés que bien d’autres de l’hexagone - et du Sahara, que la France avait refusé en 1956 de partager avec le Maroc - et qui n’était ni peuplé d’arabes ni demandé par le FLN - a déclenché des séries de guerres aux conséquences graves et durables.

Or, les guerres des chefs ne sont pas toujours celles des peuples.

En métropole certains médias clamaient – de bonne ou de mauvaise foi - que si Paris conservait ses départements outre méditerranéens, ses habitants viendraient envahir la métropole !

Le mouvement de population n’eut-il pas pu, au contraire, être inverse ?

Toutes hypothèses qui, de toutes façons, auraient eu des résultats très différents de ce qu’il en fut.

Une contre expérience eut lieu en 1984 : Lorsque l’Espagne est rentrée dans l’union européenne, un vent de panique fut soulevé un temps, en France, (je n’ai pas oublié les conversations de salle de garde) : « Les espagnols vont tous vouloir venir et nous prendre nos places ! ». Ce ne fut évidemment pas le cas.

 

On en profitera pour remarquer aussi que les révolutionnaires de 1789 - maîtres à penser de tant de gens - n’ont jamais proposé de semaine de 35 heures – bien au contraire – puisque la semaine de travail devait durer 10 jours, s’achevant par un jour de repos devenant le décadi.

 

Maintenant chaque français dispose quotidiennement d’environ 170 « esclaves énergétiques » (cf. infra).

Mais il faut bien les récolter quelque part, ces « esclaves énergétiques » : à quel prix !

Aristote écrivait que « l’esclave est une machine vivante ».

C’est peut-être maintenant « la machine qui est devenue un esclave vivant  » : A la différence près que si, certes, elle parle (avec des accents d’ordinateur), aussi - elle ordonne !

L’insolvabilité croissante de nos pays occidentaux est souvent mise sur le compte des problèmes démographiques (qui étaient d’ailleurs prévus depuis un demi-siècle, et auraient pu et du être davantage anticipés).

En réalité, le prix de revient de nos vies dispendieuses est bien plus à mettre sur le compte de nos dépenses énergétiques.

Certes la démographie a été multipliée par 2 ou 3.

Mais les dépenses énergétiques ont été multipliées par 100 ou davantage ; et c’est alors un prix à payer équivalent à une démographie multipliée par 100 ou bien davantage qu’il faudrait prendre en compte.

 

A cette citation de Bernard Gazier, et en allant bien plus loin dans son sens, dans son scepticisme, il conviendrait encore ajouter :

1.  l’expansion extraordinaire de toutes les addictions toxicomaniaques durant cette période, au moins dans le monde culturel dit occidental - le seul que nous connaissions vraiment - dont tout médecin psychiatre a été à la fois le témoin et le dénonciateur impuissant. Cette expansion fut liée :

2. au niveau collectif et social, à toutes les exclusions, « exclusions au su ou au non-su des exclus eux-mêmes » subsumées dans les dites « fuites au Larzac » qu’on ne saurait en rien comparer avec une quelconque recherche d’un quelconque Eldorado,

3. au niveau individuel et familial, niveau qui est comme le génome-même du tissu social, liée à la disparition de processus de symbolisation vitaux qui résultent eux-mêmes de la disparition de liens familiaux et de la caractérisation des fonctions de chacun des membres – ce qui n’a rien à voir avec la proximité géographique réelle, laquelle, au contraire, s’est comme resserrée par la facilitation de la plupart des formes de communication - dont résulte elle-même, désormais

4. « à l’échelle des masses », nombre des dites addictions.

5. au niveau législatif :

a)   Cf. : « Mai 1968 pour la psychiatrie »  in « L’invention de la psychiatrie » Clic : « Le commerce faisait valoir. L’administration ratifierait » + Note de bas de page : clic.

b) Cf. aussi notre note sur le mécanisme psychologique « inducteur » et/ou « entreteneur » de la « toxicomanie » : clic,

c) la considération de la toxicomanie comme une maladie mentale relevant de la psychiatrie, laquelle d’ailleurs est toujours restée non définie autrement que par son administration,

d) et la loi du 31 décembre 1970, déresponsabilisante, mais pourtant destinée spécifiquement à combattre ladite toxicomanie, alors que c’est le contraire de la déresponsabilisation qu’il eut fallu prôner.

 

En ce sens, la chronologie relative aux « acquis de 1936 » a été inverse des acquis des années 1960 : En 1936, le peuple incita le pouvoir à légiférer. Puis apparurent les implications économiques. Ainsi apparurent successivement :

·        Les décrets relatifs aux « congés payés »,

·        puis leur exploitation commerciale, longtemps après, voire surtout après 1945. Elle n’était que balbutiante au début, ne serait-ce que parce que le « travailleur » n’avait aucun moyen d’y adhérer.

Au contraire, dans les années 1960 - 1970, le premier moteur semble avoir été « économique », puis seulement suivi par les légalisations. 

De plus, les gestions économiques sont initialisées par « les sommets des entreprises laborieuses », ou même par les simples pôles supérieurs des structures concernées : Si les affaires politiques, en effet, sont démocratiques, le commerce ne l’est en rien.

Ainsi, ces années 1970 ont reproduit « doublement l’inverse » des figures de 1936.

 

Il faut dire aussi que la « France de l’après guerre » a vécu sous le parapluie du « plan Marshall » qu’elle n’a pas voulu ou pu refuser, lequel n’était pas sans contre-parties (quotas de films américains etc.).

Caricature italienne du plan Marshall en 1948 : Clic.

C’était une conséquence de la partition de l’Europe, de la « guerre froide » et des « accords de Yalta » en Crimée (Février 1945)  ( clic ), auxquels aucun français n’a participé.

On dirait que la France vécut ces années comme si une manne protectrice tombait providentiellement du ciel, ce qui était faux : Seules quelques personnes éclairées en étaient lucides.

Les conséquences sur la mentalité française ne semblent pas avoir été des plus heureuses.

En réalité, longtemps, pendant plus de 20 ans, les longs convois américains ont fait trembler les vitres des maisons, pour se rendre à leurs bases ; et quand j’étais étudiant, les rondes de la M.P. (Military Police) en Jeep reconnaissables, ou à pied et munis de matraques, sillonnaient encore les environs et la gare même où je prenais mon train.

Notons, par comparaison, que lors du « Tsunami  de 2004 », l’Inde a refusé l’aide occidentale, « considérant ces derniers comme « des prédateurs » (expression à cette occasion du Général Pierre Marie Gallois).

L’enjeu de l’avenir se joue désormais dans un ensemble « cosmo-biologique », au sein d’un équilibre sans cesse changeant entre

·        le « cosmos » en son sens le plus large de « vaste éco-système intersidéral ».

L’astéroïde Apophis » va-t-il vraiment passer à 14.000 km de la Terre en 2028 ?)

·        et la « biologie ».

« La vie », sous toutes ses formes, s’en trouve interrogée.

 Alors même que l’on ne sait guère la définir, et encore moins dire comment elle est apparue, il est clair que la vitalité de « l’écosystème » représente l’enjeu le plus nécessaire au maintien de la vie.

Ce fut aussi, l’époque des « inénarrables slogans du M.L.F. » dont notre rappel ici ne se bornera qu’à celui de l’absurdité biologique d’énonciations telles que « mon corps (= celui de l’enfant ?) m’appartient », pour soutenir le droit à l’avortement d’une mère, comme si l’embryon ne devait son existence qu’au seul fait de l’ovule :

S’il est vrai que dans une certaine mesure, le corps de chacun lui appartient, l’embryon, lui, n’est pas une partie du seul corps de la mère puisque son patrimoine génétique est double.

Comment l’irrecevabilité de la parole du père, même légitime et connu, dans une affaire partagée, pourrait-elle être conforme à la « proclamation de l’égalité des sexes » ? *

Tout père sera définitivement débouté de son droit à intervenir en ce cas, au sujet de la vie de son propre enfant, à partir d’un arrêté du conseil d’Etat de 1980.

On pourrait s’étendre encore sur les innombrables transformations métaboliques et psychiques, qu’entraînent toujours une fécondation chez la mère, voire les 2 parents ; de même que sur les effets d’inscription durables, tant d’une grossesse que d’un avortement, tant chez une mère que chez un père.

Les uns sont rapides, les autres sont différés.

Une, puis deux générations plus tard, permettent à peine d’en apprécier les effets sur une métamorphose sociale, que l’on peut dire ici consubstantielle au phénomène.

Finalement, la plupart des décisions concernant ces sujets ont été prises « au nom de la démocratie ».

Mais d’une « démocratie » qui a souvent été celle de peuples mal informés, et/ou peu compétents à se prononcer sur des sujets qu’ils ne connaissaient pas, ou sur des constructions qui leur étaient étrangères et qu’on leur demandait simplement d’approuver.

En réalité la question peut davantage être comprise en termes de « fonctions » que de sexes.

 

Enfin : On peut rappeler ici que le mot « démocratie » a pu désigner de nombreuses formes de gouvernements :

Par exemple, la démocratie athénienne - dont Aristote se fit le chantre en arguant de ce qu’elle était un bon type de gouvernement dans « une petite cité de 40 000 habitants où tout le monde pouvait se connaître », à la différence des grands empires orientaux dans lesquelles elle était inapplicable en raison de leur grande dimension - était esclavagiste et excluait des droits civiques les femmes et les « métèques ».

Elle dura d’ailleurs moins d’un siècle, Philippe de Macédoine ayant militairement mis un terme aux débats démocratiques.

A l’inverse de la démocratie athénienne – au moins sur le plan quantitatif – notre démocratie est devenue chez nous une « démocratie de masse ».

Par ailleurs, alors qu’elle est, par essence, un type de gouvernement, elle est quelquefois présentée comme une fonction morale.

Le traitement de ces sujets ne peut donc pas se réduire à l’invocation d’un mot magique dont on omettrait de définir chaque fois le contenu.

 

En résumé, Le bilan de ces « trente glorieuse » devrait tenir compte : 1) du patrimoine consommé 2) des aides apportées 3) des hypothèques sur l’avenir.

 

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[10] Pourtant les hommes ne sont-ils pas toujours les mêmes depuis les millénaires les plus lointains, avec les mêmes besoins, les mêmes sentiments ?

On en jugera à lecture de la peine d’Andromaque dans ce  passage de l’Iliade : Hector vient de mourir, et leur fils « Asty-anax » (« le prince de la ville ») est de ce fait devenu orphelin :

« Hector, que je suis malheureuse!

Je le vois, nous sommes nés tous deux pour un même destin - toi à Troie dans la demeure de Priam, moi à Thèbes, au pied du Placos boisé, dans le palais d'Eétion, qui m'a nourrie dans mon enfance ; malheureux père d'une infortunée!

Ah! comme il aurait dû ne pas avoir d'enfants!

Te voilà qui t'en vas sous la terre, dans la demeure d'Hadès, tandis que, plongée dans un deuil affreux, tu me laisses veuve en ta demeure; et notre fils, il est encore tout petit, tu vois, lui à qui, malheureux que nous sommes, nous avons donné le jour, toi et moi; tu ne seras plus pour lui un soutien, puisque tu es mort, et lui n'en sera pas un pour toi.

S'il arrive à échapper à la guerre, source de pleurs, que nous font les Achéens, toujours il aura dans l'avenir des peines et des soucis car d'autres lui raviront ses terres.

Le jour qui fait un enfant orphelin le prive de tous les camarades de son âge.

Toujours il va tête basse, et ses joues sont couvertes de larmes.

Poussé par le besoin, il s'en va trouver les amis de son père, tirant l'un par son manteau, l'autre par sa tunique.

Et eux, s'ils le prennent en pitié, lui tendent un godet, un court instant : il y mouille ses lèvres, mais non pas son palais.

Les autres, qui ont père et mère, le chassent brutalement du festin ; ils le frappent et lui lancent des paroles outrageantes « Va-t'en au diable, et sans faire de façons! Ton père ne participe pas avec nous au festin »

Tout en larmes, il revient auprès de sa mère veuve, Astyanax, qui naguère, sur les genoux de son père, ne mangeait que de la moelle et de la riche graisse de mouton; et puis, quand le sommeil le prenait et qu'il cessait de jouer à ses jeux d'enfant, il dormait dans son lit, aux bras de sa nourrice, sur une couche moelleuse, après s'être rempli de bonnes choses.

Maintenant, il faut s'attendre à ce qu'il connaisse bien des épreuves, maintenant qu'il a perdu son père, Astyanax, à qui les Troyens donnent ce surnom oui, seul tu défendais leurs portes et leurs épaisses murailles.

Et maintenant, près des nefs creuses, loin de tes parents, les vers grouillants te dévoreront, après que les chiens se seront repus de ton corps tout nu »

Iliade, XXII, vv. 477-510.

Le thème « Quel malheur est-il plus terrible que la mort d’un père ? » est récurrent dans toute l’Antiquité grecque.

Cf. Le vase et le texte de l’Iliade de la « scène du départ », lorsque Hector quitte Andromaque pour partir au combat et que son fils est effrayé à la vue du casque de son père : clic .

La fraîcheur de ces grands moments d’émotion transcende le temps. 

 

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[11]

Ibn Khaldoun :

Etant le témoin de l’effondrement d’un monde, Ibn Khaldoun  écrit aussi :

 

ربّما يحدث عند أخر الدولة قوّة توهم أنّ الهرم قد ارتفع عنها و يومض ذبالها إيماضة الخمود كما يقع في الذبال المشتعل فإنّه عند مقاربة انتفائه يومض إماضة  توهم أنّها اشتعال و هي انطفاء 

Il arrive qu’une puissance semble s’élever des vieux empires, alors que leur mèche ne s’anime que de la lumière de la mort, comme il en va de la bougie, lorsqu’elle approche de sa fin, et que sa mèche semble soudain se ranimer alors qu’elle est dans son dernier éclat ):

 

Un siècle après ses écrits, l’Egypte, où le califat s’était réfugié après la mise à sac de Bagdad par les Mongols en 1258, sera subjuguée à son tour par les Ottomans en 1517.

On pourrait dire aussi aujourd’hui : « Comme la mort d’une étoile, qui devient une géante rouge juste avant de devenir une naine blanche.. » ; car souvent un gonflement extrême est le signe annonciateur d’un éclatement imminent.

C’est vrai en psychologie : cela s’appelle « l’hybris » ((« βρις ») (cf. La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf de La Fontaine).

C’est vrai dans la multiplication démesurée de certaines espèces lors de déséquilibres d’un écosystème ; puis la multitude s’éteint affamée.

C’est vrai lors de l’apparition tumorale par dérégulation des équilibres cellulaires en oncologie ; puis survient la mort du patient, dénutri, etc.

 

Ibn Khaldoun fut un grand sociologue :

Dans son fameux ouvrage « Al Muqaddima » (« Introduction à l’Histoire des Berbères ») traduit ici par Vincent Monteil; édition Sindbad; collection « Thesaurus »; Citons pp. 651-654), il traite de « médecine » avec la « sociologie » (iI arrive aussi à Machiavel de faire de même) :

« La médecine, métier citadin :
.... C'est ainsi que le sang purifié donne naissance à une vapeur chaude et humide qui entretient les « esprits animaux » (rûh hayawânî).
[Notons que le concept « d'esprits animaux » sera développé par Descartes qui utilisera les mêmes termes]...
Voyons maintenant le problème des maladies :
Elles sont, pour la plupart, dues aux « fièvres » (hummayât). Celles-ci ont pour cause l'impuissance de la chaleur du corps à cuire suffisamment les éléments ingérés, à chaque phase (de la digestion) ....
.... Faute d'être digérées et assimilées, elles se corrompent. La nourriture non assimilée - qu'on appelle « l'humeur » (khilt) - se putréfie et toute matière en putréfaction dégage cette chaleur adventice qui, chez l'homme, est la « fièvre » (hummâ).
Voyez ce qui arrive à la nourriture que l'on jette et qui se décompose, ou au fumier qui pourrit en se réchauffant. C'est là ce que fait la fièvre dans le corps humain ...
On la traite en mettant le patient à la diète pendant plusieurs semaines, jusqu'à guérison complète.
Pour quelqu'un qui se porte bien, la diète sert à prévenir la fièvre et d'autres maladies.
Quant à la putréfaction, elle peut se localiser dans un membre, ce qui amènera un accident limité, ou bien elle pourra causer des plaies ailleurs, par affaiblissement général.
Tel est le cas pour toutes les maladies: leur origine est, presque toujours, alimentaire. Et tout cela est du ressort de la médecine.
D'autre part, les maladies sont plus répandues chez les citadins, qui ne se privent de rien. Ils mangent trop, ils mangent de tout et ils n'ont pas de repas à heure fixe. Ils ne prennent aucune précaution et font cuire leurs aliments avec beaucoup d'épices, d'herbes et de fruits, les uns frais, les autres secs. Et ils exagèrent: j'ai, un jour, compté que quarante légumes et viandes différentes entraient dans la composition d'un seul plat. Tous ces mélanges extraordi­naires ne conviennent pas toujours à l'estomac.
De plus, l'atmosphère des villes est souillée de vapeurs nocives, dues aux ordures accumulées.
Or, c'est l'air qu'on respire qui donne des forces et qui augmente l'effet de la chaleur sur la digestion.
Et puis, les citadins ne prennent pas assez « d'exercice » (riyâda). Ils restent immobiles, sans bouger, sans prendre aucun exercice.
C'est pourquoi il y a tant de maladies dans les villes et autant besoin des médecins.
[N’oublions pas que en arabe, le mot « civilisation » et le mot « sédentarisation » sont le même mot (« Hadara ») qui s’oppose à la vie tribale.]

Les Bédouins, au contraire, mangent peu.
[De ce point de vue, pour Ibn Khaldoun, il n'y a pas de différence entre « bédouin arabe » et « bédouin berbère » : l'originalité de l'ouvrage est justement de tirer de l'histoire des lois générales : et dans les 2 cas, c'est la vie rude qui entretient « l'esprit de corps » (العصبيّة) qui fait la force de « l'homme du désert »]

Comme ils ont peu de grains, ils ont souvent faim. La faim leur est même si familière, qu'elle leur est devenue naturelle.
Ils n'ont guère d'assaisonnements. Les condiments et les fruits sont un luxe de citadin dont ils n'ont pas idée.
Ils mangent
des choses simples et sans mélange, le plus près possible des exigences naturelles.
Leur air est salubre, parce qu'il y a peu d'humidité ou de putréfaction là où ils vivent, et en raison de leurs déplacements.
Ils prennent de l'exercice et se donnent beaucoup de mouvement, en montant à cheval, en chassant, en vaquant à leurs occupations, en allant à leurs affaires. Ils digèrent donc très facilement. Ils ne se surchargent pas l'estomac.
Aussi jouissent-ils d'une santé bien meilleure que les gens des villes. Ils n'ont donc guère besoin de médecins. C'est pourquoi on n'en trouve pas à la campagne. C'est parce qu'on n'en a pas besoin: sinon, ils iraient s'y installer pour y gagner leur vie.
Telle est la voie de Dieu avec Ses créatures et « nul, en vérité, ne pourrait changer les voies de Dieu » (XXXIII, 62). »

 

 

En sociologie, citons aussi cet aphorisme simple, que nous apprit une éminente collègue :  « Tout système qui n’est pas étroitement surveillé aboutit presque toujours au résultat inverse de ce pour quoi il a été crée ».

 

 

Autres théories médicales d'Ibn Khaldoun :
Elles impliquent un contexte : Ibn Khaldoun raisonnait à partir de la théorie occidentale des 4 éléments (« terre, air, eau, feu ») dont les arabes avaient hérité des Grecs.
Cette même théorie, qui avait déjà plus de 2000 ans d'age, avait aussi cours en Europe.
Par contre, au XIII ème siècle à Damas, Ibn Nafis avait découvert la "petite circulation du sang" (ventricule droit du coeur => poumons => oreillette gauche du cœur), impliquant l'absence de communication inter-ventriculaire, connaissance qui ne parviendra en Europe qu'au milieu du XV ème siècle, par les soins de Miguel Servet.

Les sources du savoir de Michel Servet, médecin aragonais, nous restent encore inconnues. Calvin le livrera à l'inquisition, parce que, bien qu'admettant comme lui « la prédestination », il refusait d'admettre la « Sainte Trinité ». L'inquisition le brûla à Genève.
Ses affirmations, anatomiques d'un côté, et d'autre part religieuses proches à certains égards de l'enseignement coranique, sont probablement liées, et mériteraient une étude qui semble ne jamais avoir été faite.
Ibn Khaldoun connaissait donc l'anatomie de la fonction cardio-respiratoire, encore inconnue en Europe, mais, ignorant l'existence de l'oxygène - connaissance que l'on ne devra que bien plus tard à Lavoisier - il pensait que l'air avait pour fonction le refroidissement du corps.
Les investigations sur le cœur semblent avoir davantage été l'objet de « réticences » en chrétienté, pour une part du fait d'une certaine sacralisation, le cœur étant canoniquement le support de l'âme. Qu'en avait-il été exactement à Damas avec Ibn Nafis?
Quoiqu'il en soit, l'intelligence, ou plutôt « l’idée » (« fikr ») qui n'a jamais été confondue avec « l'âme », était placée par Ibn Khaldoun dans la partie centrale du cerveau, c'est-à-dire dans les « ventricules cérébraux » et les « régions péri-ventriculaires ».
Notons enfin - pour souligner l'avancement des chimistes arabes en ce temps-là - que le mot « al qali » d'où nous vient le mot « alcalin » opposé à « acide », désigne en arabe « la soude naturelle ».
Mais lorsque ibn Khaldoun parle de « la cuisson des aliments dans l'estomac », il ne signale pas le rôle de l'acidité gastrique, et ne pense qu'à la chaleur pure.
Il avait aussi pressenti l'importance  importance de « la qualité de l'air » à tous les niveaux de notre santé.

Tout cela est pour nous parfaitement d’actualité !
Qu'eut-il dit s'il avait connu les fumées de nos addictions au tabac, de nos moteurs à explosion, de nos chauffages au fuel !

Notons que, si Ibn Khaldoun est plutôt « pragmatique » (il a été 6 fois « cadi ») particulièrement au sens sociologique du terme (on en fait « le premier sociologue »).

Le « leit-motiv » du livre cité ici, est l’explication du « pourquoi » les clans venus du désert, plus soudés et rudes, viennent toujours détrôner les dynasties établies des villes, en place, plus raffinées, mais trop ramollies.

En particulier, il est opposé à l’acceptation des comportement sexuels « contre nature ». c’est aussi un livre d’histoire – au sens moderne – et de réflexion religieuse et de philosophie.

Il n’est pas aristotélicien. Il n’est pas « rationaliste » au sens des « mou’tazilites » (mouvement rationaliste apôtre du « libre arbitre » développé au temps du calife « Al Mamoun » à Bagdad).

Pour lui « la logique contient des choses contraires aux lois religieuses et à leur sens évident » auxquelles il convient de donner la préférence.

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[12] Le zéro et le un :

Το μηδεν ou το μηδενικο ; To miden ou to midenico = Le « pas quelque chose »

Démocrite (Grec du VI s. av J.C.)  – qui a voyagé en Inde (cf. infra) – théorise ainsi que le monde est fait de 2 types de substances : « Le pas quelque chose » et « les idées (visions) indivisées » (objets ; représentations ; cf. « la physique des signifiants ») ce qu’on traduit couramment par « les atomes et le vide » mais on n’a aucun texte original de Démocrite.

Le mot « zéro » nexistait pas dans l’Antiquité et quand il est venu, la langue grecque n’a pas adopté le mot.

Le Zéro (nombre vide mais opérateur numérique) a été Inventé en Inde, véhiculé en arabe (mot « sifr » « صِؤْر  », de « safira – iasfarou » « صَفِرَ - يَصْفَرُ ; être vide, vacant, inoccupé ») et est parvenu très laborieusement en Europe (de longs siècles), le même mot donnant origine au mot « chiffre » par l’Espagne et au mot « zéro » par l’Italie *.

On conçoit facilement que « le zéro » soit une émanation du génie culturel indien (cf. dieu du feu Agni, ignitions (même mot), nirvana) et il est probable que le choc culturel aura été immense, tant avec le monde arabo-musulman (inhumations, paradis), qu’avec le monde chrétien (cercueils, inhumations, paradis), entièrement catholique à l’époque :

Souvenons-nous que le mot « cat-holicos » (de « κατα ολος » « cata + holos ») contient sémantiquement « holos » = « le tout-un ».

Ce mot aristotélicien (« τα καθολικα ; ta catholica = les universaux ») qui est bien antérieur au christianisme prend, dans le christianisme, la valeur précise d’une déclaration et d’un appel, car cet « uni-versus » (= « uni-versel », « tourné vers le un ») est  « partagé par tous », empathie catholique entièrement reconduite en 1789 sous la forme francisée de déclaration universelle...

Les filiations entre les religions pharaoniques, le christianisme et l’islam sont étudiées dans la page : La conversion de la Grèce

Le rapport du christianisme à la Trinité peut être regardé comme une théorisation à la fois « de la divinité » et « du un »

En Égypte pharaonique, c’était partout le deux et le quatre (deux couples) qui témoignaient des cosmogonies ou cosmologies.

Dans l’islam, « le Un » est l’état de fait pur d’un Dieu qui n’a ni engendré ni été engendré.

Sans doute les inadéquations de « La » [Cf. mot à mettre au singulier selon Cédric Vilani] « Mathématique » à usage de la physique sont-elles encore déroutantes aujourd’hui, et c’est depuis longtemps que les sciences sont violemment éprouvées par les polices du conformisme, toujours dogmatiques, même si leurs énoncés ont varié au cours des temps.

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*. Pour la petite  - mais longue et un peu fastidieuse histoire : En Al-gèbre (Al jabr = ce qui est forcé ; forcément), l’inconnu se disait en arabe « la chose » (= As ChaÏ) , mot qui commence donc par le son: « ch » transcrit par la lettre « chin » écrite: « ش  »

L’Espagne andalouse a transcrit le son de cette lettre en alphabet latin : Or le son « che » s’est écrit jusqu’au XVII eme siècle avec un « x » comme dans « Mexico » prononcé Mechico, ou « Don quichotte de la Mancha » ou encore aujourd’hui en région basque.

On a alors a pris l’habitude dans toute la latinité d’écrire l’inconnue de l’équation « x », initiale du mot signifiant chose.

Tout est comme ça en Andalousie : Le « jambon de thon » (ciré, très salé) se disait « mouchamma’e al atun » que les andalous appellent maintenant « La almojada de atun » et a la Alhambra (= la rouge), « les jardins du calife » = « Jannat al Khalifa » son devenus « Los jardines del generalife ».

 

Explication :

1 les Espagnols ont traduit « al jannat » et l’ont écrit « los jardines »

2 « al khalifa » est en grammaire arabe ici en état d’annexion (= le génitif en latin) et les Espagnols l'ont écrit « de el = del » puisque « calife » est un mot masculin.

3 « gene » devient un pléonasme, car c’est la répétition de « jardins », mais cette fois avec le mot en arabe; et la consonne « t » du pluriel  - qui n’est prononcée que dans la les liaisons avec une voyelle - a disparue

4 Le son « kh » de « khalifa » – aujourd’hui = la « jota » en espagnol - n'existait pas en espagnol – car n’est apparu qu’au XVII eme siècle - et a donc été délaissé.

5 le « r » est soit une altération de ce « kh » abandonné, soit une consonne liquide - en concurrence avec le « l » - purement euphonique, mais dans les 2 cas explique la disparition de la liaison du « t » disparue, car cette liaison n'existe que devant une voyelle.

 

En conclusion pour cette linguistique:

Quand on connaît les règles, tout le champ étymologique du passage de l’arabe au roman, à l'espagnol et au français se découvre généralement très facilement.

Ici, il suffit de savoir que jusqu’au XVII s. les lettres "j" et "g" en espagnol correspondaient exactement au "j" français et au "jim" arabe".

Par contre le « kh » arabe était imprononçable, et en général disparaissait purement et simplement. Le « che" arabe se transcrivait exactement en espagnol par la lettre « x » latine.

Mais à partir du XVII eme siècle, au contraire est apparu en espagnol la « jota" exactement superposable au kh" arabe de toujours – qui lui n’a pas changé en plusieurs milliers d'années , mais celui-ci avait déjà disparu des mots importés et n'a pas été réintroduit dans ces mots ; etc.

Il y a donc eu un assez amusant croisement phonologique: le "g" de "generalife" se prononce aujourd'hui comme un "kh" et le transfert phonologique était donc plus juste au Moyen Age !

Il en va de même pour « Gibraltar ».

Mais il reste que je repose ici une fois de plus une question que j’ai souvent posée aux plus savants linguistes : impossible de retrouver d'où vient le mot espagnol de tous les jours « loco".

Il est sans doute assez ancien puisqu’il a toute une famille: « la folie » se dit "la locura", etc.

Or nul ne sait si ce mot vient du latin, ce qui semble totalement impossible, de l'arabe, ce qui semble impossible, du persan, ce qui semble aussi difficile, etc.

Le cas n’est pas unique, mais est très rare pour un mot aussi important et populaire.

 

 

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[13] Isonomie, isométrie

Sans même parler des problèmes des standards des sièges et  pare-brises d’automobiles, des tapis roulants des caisses, des touches de digicodes et autres tablettes pour petits doigts, etc. tout devient fait pour « l’homme standardisé »... en « consommateur moyen - tendance petit ».

Au volant, un homme grand, s’il ne se voûte pas, a les yeux non pas en face du pare-brise, mais de son pare-soleil.

On parle d’interdire les « tongs » au volant pour cause invoquée de « sécurité » ! Bigre ! Y-a-t-il jamais eu un seul accident d’automobile du au fait que le conducteur portait des « tongs » ?

N’est-il pas plus dangereux d’essayer de regarder en même temps « la route, le compteur de vitesse et les rétroviseurs » – ce qui est stricto sensu impossible ?

Les vendeurs de chaussures peuvent se frotter les mains.

 

Et marcher pieds nus serait devenu « asocial » !

Médicalement rien n’est plus naturel, sain pour les pieds, et propice aux développements des sensibilités.

Mais j’ai reçu une jeune fille placée en internement psychiatrique parce qu’elle marchait pieds nus, à Orléans en plein été …

 

Cela ressemble bigrement au « détecteur de fumée à sonnette » dont l’utilité de la détection ne pourrait guère avoir lieu que lorsque l’habitant n’est pas chez lui ; mais alors, il ne pourra pas entendre la sonnette d’alarme !

Mais on en arrivera bien un jour à brancher tout ça sur un smart phone, rendu obligatoire lui aussi (« au nom de LA sécurité ») ! Ce seront alors les problèmes de batteries, de prises de courant et standards des chargeurs qui « prendront la tête » du soi-disant « nomade fidélisé » : c’est la publicité qui abuse de ces deux mots, en évitant évidemment de les réunir.

En réalité, ledit « nomade » devient plus « dépendant », « asservi » et « sédentarisé » que jamais.

 

La grande question sociétale semble être : comment tout « réglementer » ? -  et en particulier les problèmes croissants des « temps libres », puisque L’Etat s’immisce de plus en plus dans les intimités de chacun au détriment de ses grandes fonctions nationales.

La réponse apportée ressemble à : « Circulez, mais en tournant dans le manège ! »  Et en ajoutant : « et vite ! » ;

 

Mais, non seulement ladite vitesse exigée, est souvent changeante et arbitrairement déterminée,

M même la vitesse des changements elle-même est changeante, arbitraire et déroutante.

 

Autrefois une lettre recommandée nous attendait 1 mois au bureau de poste ; maintenant c’est 15 jours ; et tout à l’envie.

On vous presse « de partir en vacances », véritable pseudo-pèlerinage fallacieux des temps modernes, mais de « revenir vite ».

Dans tout cela tout est plus « standardisé » que « responsabilisé », et Il semble que l’on soit devenu davantage « responsable de sa soumission » que de « ses actes », même seulement rapportés aux grands chapitres de notre code pénal.

En somme « la déresponsabilisation – au profit des normes » que dénonçait déjà Alain Peyrefitte en 1976 reste une question centrale.

Fait essentiel, il semble que l’on qualifie maintenant « d’irresponsable » non pas ce qui échappe au jugement de la personne, mais ce qui est en dehors des normes imposées.

Comment faire ?  : Juger des actes anti-sociaux, et non pas « des suppositions », qu’on taxera toujours « de dangerosité ».

 

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[14] Cette remarque s’applique autant à « l’homo-gamie » qu’à « l’hétéro-gamie ».

Ill s’avère très souvent que la vie sous la forme dite de la « famille nucléaire moderne extrêmement réduite » devienne au fil des jours facilement insupportable.

Mais les grandes institutions commerciales tirent profit de l’atomisation des familles.

 .

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[15] Accès aux textes :

De beaucoup de textes, travaux, ou même toute forme de corpus, on n’a souvent qu’une connaissance indirecte, de seconde main, et il peut devenir bouleversant de s’apercevoir - si et lorsque - l’accès aux sources est devenu possible, que celles-ci sont très différentes de tout ce qu’on en avait jusque là reçu.

Les raisons de ces déformations sont multiples, parfois intentionnelles, religieuses ; politiques ; parfois purement intellectuelles en raison du niveau des difficultés de textes spécialisés, etc.

Aujourd’hui, en très peu d’années, ces difficultés ont considérablement diminué : Combien de fois à Paris, ai-je parcouru les librairies, françaises ou étrangères, à la recherche de travaux que je n’ai pu obtenir malgré listes, recherches et les meilleures volontés des libraires, alors que d’un clic aujourd’hui, ces mêmes travaux sont devenus d’un accès quasi immédiat et gratuit !

D’autres difficultés que tout le monde connaît, en revanche, sont certes apparues.

Mais souvent, il ne reste plus alors comme difficulté que des questions de traduction, de connaissances contextuelles, de compétences personnelles et de la tranquillité et du temps nécessaires à la réalisation de toute chose, qui sont en somme les problèmes minimaux incontournables inhérents à toute communication inter-humaine directe.

Le mot darwinisme est sur les lèvres de tous les savants, et dans des acceptions parfois opposées, mais qu’a dit  Darwin exactement ?

Le passage présumé « raciste » de l’œuvre de Darwin est précisé ainsi par Wikipedia :

  Charles Darwin, The Descent of Man [archive], Chapitre 6 « On the Affinities and Genealogy of Man ».

On lit en anglais :

« At some future period, not very distant as measured by centuries, the civilised races of man will almost certainly exterminate, and replace, the savage races throughout the world.

At the same time the anthropomorphous apes, as Professor Schaaffhausen has remarked,* will no doubt be exterminated.

The break between man and his nearest allies will then be wider, for it will intervene between man in a more civilised state, as we may hope, even than the Caucasian, and some ape as low as a baboon, instead of as now between the negro or Australian and the Gorilla. »

=

« Dans un avenir assez prochain, si nous comptons par siècles, les races humaines civilisées auront très certainement exterminé et, remplacé les races sauvages dans le monde entier. Il est à peu près hors de doute que, à la nième époque, ainsi que le fait remarquer le professeur Schaaffhausen, les singes anthropomorphes auront aussi disparu.

La lacune sera donc beaucoup plus considérable encore, car il n'y aura plus de chaînons intermédiaires entre la race humaine, qui, nous pouvons l'espérer, aura alors surpassé en civilisation la race caucasienne, et quelque espèce de singe inférieur, tel que le Babouin, au lieu que, actuellement, la lacune n'existe qu'entre le Nègre ou l'Australien et le Gorille. »

 

Ce passage de Darwin gagnerait encore pour sa clarté à être replacé dans le chapitre entier et même dans tout le corpus des écrits de Darwin, dont l’un des derniers (1872) est consacré à l’expression des émotions animales. 

Darwin tente de classer l’évolution des êtres vivants en catégories – qui ne sont pas de valeur mais d’étapes - et il en arrive à la conviction que tous les hommes font partie de la classe des « singes catarrhinins » dont ils sont issus, alors qu’au contraire il ne voit pas de différences de nature entre les différentes fonctions animales comme le langage parlé - présent chez tous les animaux évolués (catégorie qui englobe tous les mammifères) - les sentiments, etc. à l’égal de chez l’homme.

On dirait même que, dans toute son œuvre, c’est pour Darwin comme un apostolat écologique avant la lettre – mais on ne peut que lui donner raison – de ne jamais séparer par nature – et c’est même cette idée qui le mena à l’évolution - les êtres humains, des animaux non - humains – et la continuité se prolonge même avec une intuition perspicace, dans le monde végétal.

Si on voulait railler Darwin, ce ne serait pas tant parce qu’il aurait dit que l’homme descend du singe, que parce qu’il aurait su voir jusque dans les grenouilles et les araignées une certaine humanité !

Dans ce passage – mais dans tout le chapitre surtout - Darwin annonce de façon prémonitoire, ce qu’on pourrait appeler d’un barbarisme – calqué sur celui de « bio-diversité » - la disparition de « l’anthropo-diversuté »

Voici la traduction de ce passage par Edmond Barbier :

« Chapitre VI – Patrie et antiquité de l’homme

… Ce qui se passe sous nos yeux chez nos animaux domestiques nous enseigne que, pendant une même période, quelques codescendants, d’une même espèce peuvent ne pas changer du tout, que d’autres changent un peu, que d’autres enfin changent beaucoup.

Il peut en avoir été ainsi de l’homme qui, comparé aux singes supérieurs, a éprouvé sous certains rapports des modifications importantes.

On a souvent opposé comme une grave objection à l'hypothèse que l'homme descend d'un type inférieur l'importante lacune qui interrompt la chaîne organique entre l'homme et ses voisins les plus proches, sans qu'aucune espèce éteinte ou vivante vienne la combler. Mais cette objection n'a que bien peu de poids pour quiconque, puisant sa conviction dans des raisons générales, admet le principe de l'évolution. D'un bout à l'autre de la série, nous rencontrons sans cesse des lacunes, dont les unes sont considérables, tranchées et distinctes, tandis que d'autres le sont moins à des degrés divers; ainsi, entre l'Orang et les espèces voisines, - entre  le Tarsius et les autres Lémuriens, - entre l'éléphant, et, d'une manière encore bien plus frappante, entre l'Ornithorynque ou l'Échidné et les autres mammifères. Mais toutes ces lacunes ne dépendent que du nombre des formes voisines qui se sont éteintes. Dans un avenir assez prochain, si nous comptons par siècles, les races humaines civilisées auront très certainement exterminé et, remplacé les races sauvages dans le monde entier. Il est à peu près hors de doute que, à la nième époque, ainsi que le fait remarquer le professeur Schaaffhausen, les singes anthropomorphes auront aussi disparu.

La lacune sera donc beaucoup plus considérable encore, car il n'y aura plus de chaînons intermédiaires entre la race humaine, qui, nous pouvons l'espérer, aura alors surpassé en civilisation la race caucasienne, et quelque espèce de singe inférieur, tel que le Babouin, au lieu que, actuellement, la lacune n'existe qu'entre le Nègre ou l'Australien et le Gorille.

Quant à l'absence de restes fossiles pouvant relier l'homme à ses ancêtres pseudo-simiens, il suffit, pour comprendre le peu de portée d'une semblable objection, de lire la discussion par laquelle sir C. Lyell établit combien a été lente et fortuite la découverte des restes fossiles de toutes les classes de vertébrés. Il ne faut pas oublier non plus que les régions les plus propres à fournir des restes rattachant l'homme à quelque forme pseudo-simienne éteinte n'ont pas été fouillées jusqu'à présent par les géologues. »

 

 En ce sens, nos anthropo-logues, anthropo-tropes ou anthropo-philes contemporains ne peuvent certainement pas prétendre à une plus grande ouverture intellectuelle ou morale.

Par contre s’il est probable que comme tout prophète Darwin n’a pu que se tromper dans ses quelques lignes prédisant l’avenir, il est encore bien tôt pour en juger, puisque la phrase qui précède le texte cité l’éclaire : 

« Dans un avenir assez prochain, si nous comptons par siècles, les races humaines civilisées auront très certainement exterminé et remplacé les sauvages * dans le monde entier. »

Sombre pensée peut-être, tempérée par un espoir : « man in a more civilised state, as we may hope »

Car tout dépend alors du sens que l’on donne aux mots « civilisé » et « sauvage » : La vie sauvage (silva = la forêt) - dans son sens noble - va effectivement disparaître, et en ce sens Darwin avait raison.

Par contre, ces mêmes populations dont il parlait, vont être condamnés à adopter la modernité et alors, pourraient ne pas périr.

Au contraire, les soi-disant civilisés – dont Darwin de plaint qu'ils ne le sont pas assez - sont maintenant en décroissance relative, sur le point de peut-être devenir absolue.

Voici la fin de « La descendance de l’homme » : paru en anglais en 1871, traduit ici en français par J.J. Moulinié et paru à Paris en 1872 :

 

« RESUME GENÉRAL ET CONCLUSION …

[p.416] Je n'ignore pas que les conclusions auxquelles nous arrivons dans cet ouvrage, seront dénoncées par quelques-uns comme hautement irréligieuses.; mais ceux qui soutiendront cette thèse devraient être tenus de démontrer pourquoi il est plus irréligieux d'expliquer l'origine de l'homme comme espèce, descendant d'une forme inférieure, en vertu des lois de la variation et de la sélection naturelle, que d'expliquer par les lois de la reproduction ordinaire la formation et la naissance de l’individu.

[pp.426-427] La conclusion fondamentale à laquelle nous sommes arrivés dans cet ouvrage, à savoir que l'homme descend de quelque forme d'une organisation inférieure, sera, je regrette de le penser, fort désagréable à beaucoup de personnes. Il n'y a cependant pas lieu de douter que nous ne descendions de barbares. Je n'oublierai jamais l'étonnement que j'ai ressenti en voyant pour la première fois une réunion de Fuégiens sur une rive sauvage et aride, car aussitôt la pensée vint à mon esprit que tels étaient nos ancêtres. Ces hommes absolument nus, barbouillés de peinture, avec des cheveux longs et emmêlés, la bouche écumante, avaient une expression sauvage, effrayée et défiante. Ils ne possédaient presque aucun art, et vivaient comme des bêtes sauvages avec ce qu'ils pouvaient attraper; privés de toute organisation sociale, ils furent sans merci pour tout ce qui ne faisait pas partie de leur propre petite tribu. Celui qui a vu un sauvage dans son pays natal n'éprouvera pas de honte de reconnaître que le sang de quelque être inférieur coule dans ses veines. J'aimerais autant pour ma part descendre du petit singe héroïque, qui brava son ennemi redouté pour sauver son gardien ou du vieux babouin qui descendant des hauteurs, emporta triomphalement son jeune camarade après l'avoir arraché à une meute de chiens étonnés, que d'un sauvage qui se délecte à torturer ses ennemis, se livre à des sacrifices sanglants, pratique l'infanticide sans remords, traite ses femmes comme des esclaves, ignore toute décence et est en proie aux superstitions les plus grossières.

On peul; excuser l'homme d'éprouver quelque fierté de ce qu'il s'est élevé, quoique non par ses propres efforts, au sommet véritable de l'échelle organique, et le fait qu'il s'y est ainsi élevé, au lieu d'y avoir été placé primitivement, peut lui faire espérer une destinée encore plus haute dans un avenir éloigné. Mais nous n'avons à nous occuper ici ni d'espérances, ni de craintes, mais seulement de la vérité dans les limites où notre raison nous permet de la découvrir. J'ai donné les preuves aussi bien que j'ai pu. II me semble que nous devrons reconnaître que l’homme, avec toutes ses nobles qualités, la sympathie qu'il éprouve pour les plus ravalés, la bienveillance qu'il étend non-seulement à ses semblables, mais encore aux êtres vivants les plus humbles ; l'intelligence divine qui lui a permis de pénétrer les mouvements et la constitution du système solaire - avec toutes ces facultés d'un ordre si éminent - l'homme, dis-,je, conserve encore dans son système corporel le cachet indélébile de son origine.

FIN DU TOME, SECOND. »

Rappel des dates : 

 

 

 

Darwin :

1809 – 1882

 

Mendel :

1822 – 1884

 

Découverte des filaments des chromosomes :

1875 – 1888

 

La mienne conclusion sera :

Les aberrations idéologiques qui s’avancent au  nom de Darwin sont sans grand intérêt tant que leurs conséquences restent encore limitées : La nature décide encore, non l’homme **.

Plus graves sont les attitudes scientifiques que je prends pour des contre-sens évolutifs, conséquences de l’inversion des séquences temporelles découvertes par Darwin.

Darwin constate. Il explique peu et rarement, et quand il tente d’expliquer, il ne manque pas de dire qu’il peut se tromper.

Pourtant, durant sa longue vie, il n’a cessé, de fait, de reconnaître la séquence ordonnée : transformation de l’écosystème -> évolution des espèces.

Le mécanisme invoqué comme principal est passé de celui de la lutte pour la vie à celui des choix de la sexualité. Il n’exclut pas qu'il puisse en exister d'autres. Peu importe: Le principe de l'évolution est là .

Darwin connaissait les phénomènes de l’hérédité appelés aujourd’hui génétique. Il a pu connaître les travaux de Mendel, mais non les chromosomes, sinon dans les dernières années de sa vie.

Or, c’est ceux-ci que l'on met aujourd’hui presque exclusivement en avant, comme si on pouvait « créer en bouteille », mettant ainsi fallacieusement l’écosystème au service des chromosomes, reproduisant alors l’exacte inversion de la séquence établie par Darwin, lequel, peut-être le premier de l’ère moderne, nous a assuré que c'est l’environnement qui décide des occurrences de la vie et que sans lui, elle ne pourrait être.

 

Notes pour cette note de bas de page 

*Le mot « sauvage » dérivé de silva = la forêt

Le sens qu’a pris le mot sauvage a de quoi révolter l’âme des vrais écologistes !

Dans le latin d’origine civis s'oppose à hostis (ennemi) Mais aujourd'hui, on oppose sauvage à civilisé.

Sauvage vient de silva = la forêt en latin. Le mot forêt est l’abrégé de silva forestis.

Pourquoi ce mot a-t-il pris un sens si péjoratif, alors qu’il ne fait qu’évoquer la nature – que l’on pleure aujourd’hui !

En ce sens péjoratif, la modernité apporte beaucoup de sauvagerie ! Mais le mot devient ambigu et on ne peut plus se comprendre.

Je pense à une expression de l’historien Henry Laurens : Invité à la TV à débattre sur le livre de Huntington « Le choc des civilisations » Il en reformula le titre en disant que dans ce cas, c’était « Le choc des barbaries » Mais le mot barbare a partagé à peu près la même histoire !

Darwin déplore longuement que la modernité ait fait disparaître beaucoup de ces dits sauvages. (Alcoolo-tabagisme ; mais surtout probablement la privation de tout leur écosystème habituel)

Autre exemple de déformation total de sens, encore en relation avec la forêt : « Jangal » est un mot indo-persan qui signifie « forêt », dans un sens très général, voire bucolique. Ainsi est-il utilisé dans les fables animalières brahmaniques, reprises par Esope, La Fontaine (Les animaux, miroirs de la société y discutent et raisonnent tranquillement) et c’est pourquoi Kipling qui a passé son enfance en Inde, a repris le mot en l’écrivant jungle  en anglais. Pourquoi ce mot a-t-il pris un sens épouvantable ?

 

**Races :

Bien entendu « j'ai un certain mal à partager mon optimisme  J » lorsque des chaînes de télévision exotiques nous présentent en direct l'élimination de populations entières au nom ou au prix de la civilisation.

L'accueil des dites diversités ne devrait pas devenir le piège subtil de leurs extinctions, comme celles de nombreux peuples dont Darwin a décrit la disparition.

Certains députés veulent supprimer le mot race du vocabulaire législatif dans le même temps qu'ils prétendent reconnaître la diversité !

Pourtant le mot race ne fait que renvoyer aux racines : Certaines sont humaines, et d’autres même au-delà, celles-là même qui furent le thème des travaux de Darwin.

Le mot ne signifie en effet rien d’autre que « racine; origine » (issu d'un radical indo-européen signifiant racine et qui produit en latin : radical, etc. et même radis  et en grec : rhizome. On trouve en ancien français les mots: rais et raiz.

Ce n’est pas parce que les chromosomes sont mélangés qu’ils n’existent pas. Il ne faut pas tomber d’un excès dans l’autre.

Tout le monde a des chromosomes. Certains sont communs à certains groupes, d’autres non.

Quand ils diffèrent, ils ne sont pas équivalents, ni facilement interchangeables (mais cela peut un jour être proposé voire imposé !)

Qui plus est aujourd’hui, personne n’a choisi les siens.

On pourrait aussi sans dommage, aussi bien parler de branche ou d'embranchement, ce qui permettrait de remonter jusqu’aux bactéries.

Remplacer le mot race par le mot ethnie engendre encore davantage de confusion, puisque ethnie reproduit le mot grec ethnos qui en grec ancien aussi bien que moderne signifie: nation. Dès lors, comment parler de nation poly ethnique ?

Le racisme ne disparaîtra pas par la magie des chiffres ou du verbe, ni en masquant le numéro de département sur les plaques minéralogiques.

Ne saurait-on se battre que pour les mots ?

Heureusement tout ne se résume pas au vocabulaire et un mot en lui-même n'a que peu d’intérêt en biologie.

Mais le médecin – comme tout bon ouvrier - se doit de conserver l'usage d'une sémantique qui lui est utile ou indispensable, en son travail. Dans le cas contraire, ce serait son travail lui-même, son objet ou son objectif, qui devraient être remis en cause ou détournés de leur objet énoncé – sujet qui devient de plus en plus d’actualité.
En réalité tout en sachant que le langage ne traduit jamais très bien la biologie, il me semblerait moins grave de dire qu'il y a autant de races que d'individus, que de dire que les individus sont tous identiques.

 

Mais, la questions qui a motivé le départ des recherches de Darwin à l’orée de son histoire est bien celle qu’il note dans son journal de voyage, lorsqu’il est à bord du Beagle mouillé à l’île saint James des Galápagos, le 8 octobre 1835, formulée comme étant celle de l’apparition de nouveaux êtres sur terre :

 

Darwin The voyage of the Beagle Edition de 1839

« Considering the small size of the is- lands, we feel the more astonished at the number of their aboriginal beings, and at their confined range. Seeing every height crowned with its crater, and the boundaries of most of the lava-streams still distinct, we are led to believe that within a period geologically recent the unbroken ocean was here spread out. Hence, both in space and time, we seem to be brought somewhat near to that great fact- that mystery of mysteries- the first appearance of new beings on this earth. »

 

Traduction Ed..Barbier, Ed.Paris 1875

« On est encore plus étonné du nombre des êtres aborigènes que nourrissent ces îles, si l’on considère leur petite étendue. On est porté à croire, en voyant chaque col- line couronnée de son cratère et les limites de chaque coulée de lave encore parfaitement distinctes, qu’à une époque géologiquement ré- cente l’océan s’étendait là où elles se trouvent aujourd’hui. Ainsi donc, et dans le temps et dans  l’espace, nous  nous  trouvons face à face avec ce grand fait, ce mystère des mystères, la première apparition de nouveaux êtres sur la terre. »

 

L’un des derniers livre de Darwin est « L’expression des motions chez l’homme et les animaux » :

Pour les éditions en anglais, la première est parue en 1877 du vivant de Darwin. La seconde est posthume, publiée en 1889 par son fils Francis selon le notes de son père.

Le livre ne cherche plus à démontrer la vérité de la théorie de l’évolution, mais à l’appliquer à l’expression biologique et comportementale des émotions.

Il montre en particulier à partir de nombreux exemples comment la plupart de ces expressions  demeureraient inexplicables sans la théorie de l’évolution.

Il est remarquable pour un Français de constater que Darwin connaît parfaitement les travaux des grands médecins français qui ont participé à la grande renommée de la médecine française au XIX ème siècle : Il en dénonce cependant en général leur ignorance de la théorie de l’évolution.

Enfin, ce n’est pas la moindre des qualités du livre que de dévoiler la très grande sensibilité de Darwin, par exemple aux souffrances et aux langages des animaux – que l’on pourrait d’ailleurs encore étendre - souvent jusqu’à ce qui passe la plupart du temps inaperçu chez les hommes, même chercheurs, sensibilité qui est sans doute le secret qui est à l’origine de ses grandes découvertes.

Voici un passage de l’introduction à la 1 ère édition - Traduction Dominique Férault - pp 19-21 de l’édition Rivages poche Petite Bibliothèque, 2001  – imprimé en Espagne.

 

« Or l'homme lui-même ne peut exprimer l'amour ou l'humilité par des signes extérieurs aussi clairement que ne le fait un chien lorsque, oreilles tombantes et babines pendantes, ployant le corps et remuant la queue, il vient à la rencontre de son maître bien-aimé.

Et ces mouvements chez le chien ne peuvent pas davantage être expliqués par des actes de volition ou des instincts nécessaires que ne peuvent l'être le regard brillant et le sourire aux lèvres d'un homme qui rencontre un vieil ami. […]

Bien que Gratiolet nie catégoriquement qu'un muscle quelconque ait été développé uniquement en vue de l'expression", il semble n'avoir jamais pensé au principe de l'évolution.

Il regarde apparemment chaque espèce comme une création distincte. Il en est de même chez les autres. auteurs qui ont traité de l'expression.

Par exemple, le docteur Duchenne, après avoir parlé des mouvements des membres, aborde ceux qui donnent l'expression au visage et fait cette remarque: «Le créateur n'a donc pas eu à se préoccuper ici des besoins de la mécanique; il a pu, selon sa sagesse, ou - que l'on me pardonne cette manière de parler - par une divine fantaisie, mettre en action tel ou tel muscle, un seul ou plusieurs muscles à la fois, lorsqu'il a voulu que les signes caractéristiques des passions, même les plus fugaces, fussent écrits passagèrement sur la face de l'homme. Ce langage de la physionomie une fois créé, il lui a suffi, pour le rendre universel et immuable, de donner à tout être humain la faculté instinctive d'exprimer toujours ses sentiments par la contraction des mêmes muscles 16»

Beaucoup d'auteurs considèrent qu'il est impossible d'expliquer l'ensemble de la question de l'expression. L'illustre physiologiste Müller déclare ainsi: «La différence complète d'expression des traits dans des passions différentes montre que, selon le type de sentiment provoqué, des groupes entièrement différents de fibres du nerf facial sont excités. Nous ignorons totalement la cause de ce fait. »

Il n'est pas douteux que, tant que l'homme et les animaux sont regardés comme des créations indépendantes, un sérieux obstacle s'oppose à notre désir naturel de pousser aussi loin que possible notre recherche des causes de l'expression. […]

Certaines expressions de l'homme, par exemple lorsque les cheveux se hérissent sous l'influence d'une terreur extrême ou que les dents se découvrent par l'effet d'une colère furieuse, ne sont guère compréhensibles sauf si l'on se convainc que l'homme a connu jadis un état bien inférieur et semblable à l'animalité.

Le fait que certaines expressions soient communes à des espèces distinctes quoique apparentées, comme les mouvements des mêmes muscles faciaux pendant le rire chez l'homme et chez divers singes, devient un peu plus compréhensible si nous croyons qu'ils descendent d'un ancêtre commun.

Celui qui admet d'une façon générale que la structure corporelle et les habitudes de tous les animaux ont évolué graduellement considérera l'ensemble de la question de l'expression sous un jour nouveau et plein d'intérêt. »

 

La génétique dans le rêve et le sommeil profond de Charles Darwin à Michel Jouvet :

In la note 9 du chapitre I (Principes généraux de l’expression) de ce même livre : Note 9. The Variation cf Animais and Plants tender Domestication, vol. n, p. 6.

« Le caractère héréditaire de gestes habituels est si important pour nous que je profite avec plaisir de la permission de M. F. Galton de citer en ses termes cet exemple remarquable :

« La relation suivante d'une habitude se répétant chez des, individus de trois générations consécutives est d'un intérêt particulier, parce que cette habitude se répète uniquement pendant le sommeil profond et que par conséquent elle ne peut être due à l'imitation mais doit être tout à fait naturelle.

Ces faits rapportés sont parfaitement dignes de foi, car je les ai examinés très complètement et j'en parle d'après un témoignage indépendant et détaillé.

L'épouse d'un monsieur occupant une position sociale importante découvrit que celui-ci avait une curieuse habitude :

Lorsqu'il était couché sur le dos et profondément endormi, il levait lentement le bras droit devant son visage jusqu'à son front, puis l'abaissait avec une saccade nerveuse si bien que son poignet tombait lourdement sur l'arête de son nez.

Ce tic ne se reproduisait pas chaque nuit mais occasionnellement, et il était indépendant de toute cause précise et déterminée.

Parfois, il ne cessait de se répéter 'pendant une heure ou davantage. Le nez de ce monsieur était proéminent, et souvent l'arête en fut légèrement blessée par les coups reçus.

Chaque fois qu'une telle blessure se produisait, elle était longue à se cicatriser en raison de la répétition, nuit après nuit, des coups qui l'avaient d'abord causée.

Sa femme dut ôter le bouton du poignet de sa chemise de nuit qui provoquait de graves écorchures, et l'on essaya divers moyens de lui attacher le bras.

« De nombreuses années après la mort de ce monsieur, son fils épousa une femme qui n'avait jamais entendu parler de ce détail familial.

Cependant, elle observa avec précision la même singularité chez son mari; mais le nez de celui-ci n'était pas particulièrement poéminent et n'a jamais souffert des coups.

Depuis la rédaction de cette relation, cela s'est produit.

Son mari s'était profondément endormi dans un fauteuil après une journée très fatigante et, lorsqu'il se réveilla, il découvrit qu'il s'était notablement écorché le nez avec ses ongles]

Ce tic ne se Produit pas lorsqu'il est à demi endormi, comme, par exemple, lorsqu'il somnole dans son fauteuil, mais il est susceptible de se manifester dès qu'il est profondément endormi. Comme chez son père, il est intermittent, parfois absent pendant de nombreuses nuits, et parfois pratiquement incessant durant une partie de chaque nuit.

Et, comme chez son père, il est accompli de la main droite.

« Un des enfants de cet homme, une fille, a hérité ce même.tic.

Elle l'accomplit également de la main droite, mais d'une manière légèrement différente: après avoir levé le bras, elle ne laisse pas le poignet retomber sur l'arête du nez, mais sa paume à demi fermée tombe le long du nez en y frappant de petits coups très rapides. Ce tic est aussi très intermittent chez cette enfant, absent pendant quelques mois, mais parfois se manifestant presque sans cesse. »

[M. R. Lydekker (lettre non datée) m'a fait part d'un exemple remarquable de particularité héréditaire, un affaissement caractéristique des paupières.

Cette particularité consiste en la paralysie ou, plus probablement, en l'absence du levator palpebrae.

Elle apparut pour la première fois chez une femme, Mme A***; celle-ci eut trois enfants, dont l'un, B***, hérita cette particularité.

B*** eut lui-même quatre enfants, qui présentèrent tous cet affaissement des paupières: l'un d'eux, une fille, eut à son tour deux enfants, dont le second hérita cette particularité, mais d'un seul côté] »

 

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                                                                            Une des rares choses qui me semblent rester à faire après le travail de Darwin, c’est de discuter la notion même « d'évolution », terme qui est si enraciné dans ses études.

Car le mot a pour lui une forte connotation temporelle, quoique non exclusive.

Or, prétendre qu'un avion que l’on a démonté – par exemple après un accident - est plus évolué qu'un avion bien monté est une totale absurdité : Cela n’a plus aucun sens.

On pourrait chercher alors ce qu’il en apparaîtrait si l’on y substituait une notion comme celle de « complexité »

Mais celle-ci est assez subjective et dépend aussi de la manière de regarder :

Il arrive que la nature semble perde le fil là où l'homme s’y retrouve assez bien (nœuds)

Mais l’inverse est aussi fréquent : La nature nous désarme souvent par la simplicité de ses constructions, là où l’on imagine une extraordinaire complexité... qui n’existe pas.

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[16] On peut envisager une suite d’étapes logiques pour ce qu’on appelle pudiquement « le réchauffement climatique » :

1.      A l’état normal, le rayonnement infrarouge solaire traverse l’atmosphère et percute la terre en la réchauffant, cependant que l’altitude reste fraîche => Seul le sol se réchauffe. La haute atmosphère reste froide. Plus on ascensionne et plus l’air est froid : l’Himalaya est couverte de neige et de glaces. Cet inversion des températures (froid en altitude, chaleur au niveau de la mer) entretient une instabilité climatique, c’est-à-dire les vents que nous connaissons, et un brassage de l’air permanent.

2.      Avec une couche de pollution croissante, une pellicule entoure la terre, capte les infra-rouges venus du soleil, et provoque à la fois un effet de sphère généralisé entourant la terre et une inaccessibilité croissante de la terre au soleil => l’ensemble terre + atmosphère se réchauffe, mais il est difficile à ce stade de dire si la pellicule terrestre se réchauffe ou se refroidit, puisque les I.R. sont piégés, mais pénètrent peu.

Les ultra-violets ne pouvant plus arriver jusqu’au sol et jouer leur rôle stérilisant, les micro organisme (bactéries, etc.) se multiplient, provoquant de nombreuses maladies sur la terre.

3.      La pellicule s’épaissit => l’atmosphère s’obscurcit et les rayons infra-rouges n’arrivent plus du tout à la pénétrer, et à arriver jusqu’au au sol => Le sol se refroidit considérablement. Seules les très hautes altitudes profitent encore de la chaleur pelliculaire, en se réchauffant anormalement.

4.      La pellicule est impénétrable : la terre ne voit plus jamais le soleil => elle se refroidit de 25 à 50 degrés suivant les lieux en plaine. Par contre, les plus hautes altitudes deviennent plus chaudes que les plus basses => alors que les rivières sont gelées, les glaces des Alpes et de l’Himalaya fondent : Tout est inversé, mais l’air froid est en bas alors qu’un air plus chaud est en altitude => la météorologie est très stable, figée =>  les vents disparaissent.

L’air est plombé. Ce qui n’empêche pas la constitution d’immenses réservoirs d’airs très froids et d’airs très chaud, propres à la constitution de phénomènes météorologiques brutaux et violents. Des cascades d’eaux déboulent des montagnes, plus chaudes que les eaux des rivières gelées.

 

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[17] Quand on sait comment les sons se transmettent sous l’eau, que les baleines s’entendent à 4000 km, on comprend que les calamars géants ne soient plus tentés d’approcher les embarcations quand elles sont devenues vapeurs et sous-marins sillonnant sans cesse les océans.

Or la terre, avec ses 6.400 km de rayon, n’est pas bien grande. 

De ce fait, en possession de dessins, mais faute de photographies, on a longtemps traité de « fabulateurs » les équipages des grands voiliers qui décrivaient comment un des leurs, alors qu’il se trouvait sur le pont du navire, avait été soudain saisi par les tentacules d’un calamar géant, surgi d’on ne sait où.

Voile ou moteur : Ce n’est pas en un jour que l’on bannira les moteurs thermiques des grosses embarcations. Mais il serait facile et justifié de bannir de nos côtes les moteurs thermiques ludiques, onéreux pour la facture pétrolière nationale, cancérigènes, dangereux et toxiques pour les nageurs et les poissons.

A l’inverse, on devrait encourager les écoles de voile autant que les écoles publiques, car l’apprentissage de la voile favorise la compréhension de la nature[17], l’anticipation - un voilier n’a pas de frein - la sobriété, etc.

La voile oblige à s’intéresser à la météorologie, aux vents, qu’il est impossible d’affronter de front, aux courants marins, et, bien que cela ne soit pas le propre de la marine ni de la voile, tout particulièrement aux nœuds, qui y sont très variés, et doivent y réunir les multiples qualités : d’être adaptés, faciles à faire, efficaces et surtout … faciles à défaire !

Et tout cela va en quelque sorte bien au delà du « renouvelable » puisque c’est de « l’intégré sans destruction ».

 

 

La France néglige trop la mer :

La France, pourtant, reste la seconde puissance maritime (11 millions de km 2) très riche d’atouts 

C’est aussi grâce a la mer que « la France est un don du Mexique » : vents marins et courant du golfe lui apportent humidite, douceur et fertilite : « la France est un jardin ! », s’exclama un jour le roi Mohammed v en descendant d’avion.

Encore ne doit-elle pas négliger de le faire valoir : Quelques liens utiles :

 

 

Ø      La France, grande puissance maritime - Egalite et Réconciliation

Ø      Images correspondant à territoire maritime de la france 

Ø      Zone économique exclusive - Wikipédia 

Ø      Droit de la mer - Wikipédia 

Ø      Les fonds marins, une opportunité pour lutter contre la crise ?

Ø      Le domaine maritime de la France, le deuxième par sa grandeur au ...

Ø      La France propriétaire du deuxième domaine maritime mondiale ...  

 

Mais le livre « Météorologie Maritime » édité par le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) précise page 134 de l’édition de 2003 :

« 0/ 2.1.2.1. La Veille météorologique mondiale.

…La VMM comprend plusieurs éléments : le système mondial d'observations, le système mondial de traitement des données, le système mondial de télécommunications, la gestion des don­nées de la VMM et les activités d'appui au système.

19 Le Système mondial d'observations dont fait partie le Système de navires observateurs volontaires ( 3.2.1.1), regroupe des moyens importants : 4 satellites à défilement, 5 satellites géo­stationnaires, environ 10000 stations terrestres, 7 000 stations sur navires (dont 80 sélectionnés par Météo-France) et 300 bouées ancrées (dont 6 financées totalement ou partielle­ment par Météo-France) et dérivantes dotées de stations météorologiques automatiques… »

Sans avoir connaissance de ce qui est non référencé ici, on peut se demander si l’effort de la France est en rapport avec l’étendue de son domaine maritime.

 

 

Etienne Taillemite , dans « L'Histoire ignorée de la marine française » Ed. Perrin 1988 écrit :

 « L'un des traits les plus permanents de notre histoire est bien une extrême méconnaissance des Français, à presque toutes les époques, de l'importance des espaces maritimes et du rôle moteur des océans dans le développement des civilisations…

Peu après avoir quitté ses fonctions en 1791, le dernier véritable ministre de la Marine de la monarchie, le comte de La Luzerne, adressait au roi un plaidoyer qui conserve toute son actualité.

Évoquant d'abord le rôle moteur de l'économie maritime et les dangers d'une récession, « quel homme versé dans les détails de l'administration, écrit-il, ne prédirait pas aussitôt, non seulement que plus de 100.000 matelots, ouvriers des ports, etc., et leurs familles qu'ils soutiennent sont condamnés à mourir de faim, mais que le même sort est réservé à plusieurs millions de citoyens habitants de l'intérieur du royaume et qui ne se sont jamais doutés eux-mêmes que notre navigation fournissait le seul débouché que pussent avoir les récoltes qu'ils moissonnaient ou les marchandises qu'ils fabriquaient dans nos manufactures ». Il ajoutait :  « Je regarde la France comme condamnée par sa position géographique et par l'excès même de prospérité qu'elle a atteint, sous peine d'éprouver les plus grands malheurs, à être une puissance maritime… ».

 

 

Le sort de la défaite de Trafalgar (21 Octobre 1805) fut pratiquement scellé dès cette époque : Notre amirauté devint quasiment inexistante, et notre marine, mal commandée, perdit bravement la « bataille de Trafalgar » (Cadix) avec 37 vaisseaux contre 24 …

La Louisiane, c’est-à-dire toute la rive droite du Mississipi (2 millions de km 2) fut vendue en 1803 ; Haiti perdu en 1804 (qui représentait les 2/3 du commerce extérieur de la France) ; L’ile Maurice fut cédée aux anglais en 1814 ; La francophonie poursuivit alors le lent déclin amorcé en 1763.

 

C’était déjà faute de marine que Louis XV avait du signer en 1763 le « traité de Paris » par lequel la France perdait les garnisons de défense de ses possession indiennes, le Canada (que Voltaire appelait négligemment « quelques arpents de neige » ) et la rive gauche du Mississipi (qui allait du Canada à La Nouvelle Orléans), etc.

L’issue, de dimension planétaire, de la guerre de 7 ans n’a pas fini d’alimenter l’aigreur des canadiens français : (clic) 

 

Louis XVI avait pratiquement réussi à rattraper le retard de notre marine face à celle de l’Angleterre : Ainsi put-il envoyer La Pérouse autour du globe, aider les Etats Unis à gagner leur indépendance, etc…

Ce fut incontestablement l’époque la plus glorieuse de notre marine, et sans doute aussi, celle de notre nation.

 

Sur les marines de Louis XV à Napoléon : Voir page suivante  clic.

 

En l’espace d’une décennie, la Révolution réduisit ses efforts à zéro, tout en déclarant paradoxalement l’universalité de ses nouvelles données, oubliant que « vendémiaire » ne pouvait pas être le mois des vendanges dans l’hémisphère sud …

 

Tabarly , « gloire nationale » (1931 – 1998) sauva « in extremis » notre « Musée de la Marine » à Paris ». Dans “Mémoires du large », Editions de Fallois, Paris, 1997, il écrit :

 

« … Je monte à Paris le moins possible, … comme dernièrement, quand il a fallu que je me démène pour la sauvegarde du Musée de la Marine.

L'annonce … de l'expulsion du Musée de la Marine de son emplacement au Palais de Chaillot pour mettre à la place le nouveau Musée des Arts premiers m'a scandalisé… C'était presque l'arrêt de mort de ce que je crois être le plus beau musée maritime du monde. Ce traitement révoltant n'est malheureusement que le reflet de la désinvolture avec laquelle sont traitées, en France, les questions maritimes. Le peuple français garde une mentalité trop terrienne…  Il reste dans l'ignorance de l'importance stratégique et économique des océans. Il ne faut pas lui en vouloir, personne ne le lui enseigne.

Cette éducation devrait commencer dès l'école. Mais aucun manuel scolaire ne souligne que des conflits qui peuvent paraître continentaux ont été gagnés sur mer.

Si à Trafalgar les Français avaient gagné, il n'y aurait pas eu Waterloo.

Si les Alliés n'avaient pas gagné la bataille de l'Atlantique … les Allemands auraient gagné la guerre…

Pourtant, un petit pays comme la Norvège possède une des premières flottes marchandes du monde.

Il en tire de larges profits et prouve qu'il n'est pas nécessaire d'être asiatique pour faire naviguer des cargos…»

 

 

 

Eric Tabarly

 

 

 

 

 

Pen Duick V surfe. La vague d’étrave recule et le sillage est tout plat. In : Eric Tabarly, De Pen Duick en Pen Duick, Arthaud éd. Paris 1970

 

 

Tabarly a été l’inventeur de « l’hydro-ptère » (= « aile aquatique »), bien qu’il n’ait jamais pu expérimenter lui même un tel type de bateau.

Il s’agit d’un voilier qui déjauge complètement, de telle façon qu’il ne rentre plus en contact avec l’eau que par sa quille ou dérive.

Comme l’air est infiniment moins visqueux que l’eau, les frottements deviennent très réduits et le voilier peut aller très vite.

On avait déjà vu apparaître d’autres facteurs de vitesse augmentée avec l’apparition de la planche à voile : Comme la propulsion est obtenue à partir du « vent apparent », créé par la composition du « vent réel » et du vent engendré par sa vitesse propre, une planche à voile peut aller plus vite que le vent, et serrer davantage l’axe du vent à l’allure du près.

 

Cela est vrai aussi pour les voiliers lourds, mais moins perceptible car ils déjaugent moins et moins facilement, et cela dépend de leurs formes.

La question des formes est très importante à de multiples égards.

 

Autre solution pour augmenter la vitesse : « effacer la vague d’étrave » de l’eau grâce aux forces de la MHD (Magnéto hydro dynamique).

Deux livres intéressants sur le sujet : Du physicien Jean Pierre Petit : livre BD téléchargeable sur le web : « Le mur du silence » et du canadien Pierre Langlois : « Sur la route de l’électricité »

La MHD est un moyen physique utilisant la force électromotrice des lois de Laplace (« la règle des 3 doigts » apprise au lycée) : Courant électrique + Champ magnétique =>force électromotrice, (ou inversement selon d’autres combinaisons).

On peut ainsi « aplatir » la vague d’étrave, et même, en allant plus loin, créer un appel à l’avancement en créant un creux. Il faut au contraire remonter le creux pariétal de la vague sur les flancs (qui « le suce » de chaque côté) et rendre non turbulente la vague de poupe : l’écoulement devient « laminaire » : Au maximum, on pourrait d’une manière imagée dire que le bateau se retrouve « sur un toboggan » et glisse sur la descente !

Tous les moteurs électriques fonctionnent d’ailleurs aussi grâce à la force électromotrice décrite par les lois de Laplace.

Mais sur un voilier, l’ampérage de l’alimentation électrique pourrait être fourni par son propre générateur qui utiliserait soit le vent, soit l’eau comme source d’alimentation.

 

Grâce à la MHD, les avions supersoniques volent ainsi (Lu sur source a priori sérieuse mais tout de même à vérifier) à 10 000 km/heure ou même 20.000 kilomètres/heure à une altitude située entre 30 kilomètres et 200 kilomètres en utilisant très peu d’énergie :

L’air entrant alimente un générateur permettant de créer les forces MHD. Si l’écoulement d’air le long de l’avion est laminaire, l’onde de choc (équivalent de la vague d’étrave) disparaît, et donc aussi le « bang » sonore (qui brise les vitres) ; cela permet d’éviter l’échauffement de la coque, d’améliorer considérablement le rendement et la vitesse, et de créer un plasma sur les bords d’attaque qui absorbe les rayons radars et rend l’avion furtif.

De plus, l’air étant très raréfié à une telle altitude, les frottements sont faibles, et un simple moteur d’avion comme celui du Concorde.(qui volait à 20 km d’altitude) suffit.

Notons que l’épaisseur de l’atmosphère est assez faible, 12 kilomètres en moyenne, soit moins que la distance qui existe entre le Bois de Boulogne et le Bois de Vincennes !).

Il existe encore un moyen pour réduire les frottements de l’eau : la diffusion de bulles d’air tout autour des zones immergées : on l’appelle la « concavitation ».

Notons que les poissons secrètent une matière gluante qui diminue beaucoup les frottements : C’est pour cela qu’ils nous glissent entre les mains quand on cherche à les attraper. Les oiseaux n’ont pas ce problème, car l’air est environ 1000 fois moins visqueux que l’eau.

 

Non seulement les moyens d’avancement traditionnels des avions et des navires conservent tout leur intérêt, mais leur efficacité peut ainsi être très amplifiée.

Les torpilles qui plafonnaient à moins de 100 km/h en 1945 avancent maintenant à 2000 km/h.

La Chine semble développer un sous-marin à super-cavitation qui pourrait avancer à 5.300 km/h (clic) : Shangaï- San Francisco en 90 minute !

(Lu sur source a priori sérieuse mais tout de même à vérifier)

 

Inversement l’air et l’eau ont des propriétés physiques avantageusement exploitables : s’il n’y avait pas d’air, il n’y aurait pas de parachutes, et les avions voleraient sans ailes, comme des missiles.

 

Tabarly n’est malheureusement guère connu que pour avoir gagné des courses, et non pour ses travaux scientifiques.

Au journal de 20 heures, on parle plus souvent de débats politiques ou d’exploits sportifs que de travaux scientifiques et la France ne profite malheureusement pas assez de ses propres savoirs.

(Même problème de manque d’information que celui des bulletins météo tronqués de la télévision : Il ne sert à rien de les répéter s’il y manque l’essentiel clic.

 

En France, les savants sont souvent « logés à mauvaise enseigne » et manquent aujourd’hui.

Lavoisier qui a découvert l’oxygène O2 et le CO2 fut décapité en 1794 (pour avoir été « fermier général de Louis XVI »), lui qui avait été d’une générosité exceptionnelle avec les paysans de Freschines durant le terrible hiver 1788 –1789 : « La République n’a pas besoin de savants ! » lui déclara son juge.

C’est ici un cri d’alarme lancé et un appel aux instances concernées.

 

Au Japon il y a déjà des navires électriques qui avancent uniquement avec la force électromotrice pariétale, sans hélice, depuis 1990.

Les problèmes des navires, en particulier des voiliers, des sous-marins, des torpilles et des avions, en particulier supersoniques, obéissent aux même lois.

Cf. aussi les théorèmes de Bernoulli sur les écoulements  turbulents et les écoulements laminaires.

 

 

Les écoulements aériens et hydrauliques suivent les mêmes lois : L’écoulement laminaire est celui qui offre le moins de freinage et libère le plus de « poussée » :

 

 

Texte et clichés dans le : Cours de navigation des Glénans Edition 1983.

Cf Autres images d’écoulements aériens du même livre : Clic

 

 

Un écoulement laminaire témoigne d’un  bon équilibre :

Tenir la barre devient à peine nécessaire !

 

Ecoulement dépressionnaire pariétal

 

 

Parenthèse : La question de l’écoulement laminaire prend toute son importance quand on se sert un verre d’orangeade à partir d’un brick en carton dont le goulot en plastique se trouve toujours sur un côté :

Si on place le goulot en bas, ce qui est sans doute le comportement le plus spontané, l’air ne peut pas rentrer dans la bouteille, l’écoulement est turbulent, l’orangeade bouillonne, gicle partout, et le verre se remplit mal.

Si on place le goulot en haut, l’air rentre immédiatement, l’écoulement est laminaire et beaucoup plus rapide, et le verre se remplit plus vite et plus proprement.

 

Autres pratiques qui peuvent ne pas paraître spontanément « naturelles » : Quand le bateau commence à gîter, il faut porter son poids au vent, et faire de la contre-gite pour l’empêcher de partir au lof : il faut donc porter son poids vers le centre d’un cercle qu’on ne veut pas réaliser pour aller tout droit.

En moto, pour prendre un virage et maintenir la moto le plus droite possible pour ne pas tomber, il faut encore se pencher vers le centre du cercle, mais cette fois pour prendre le virage.

Les lois physiques sont les mêmes, bien que ça paraisse être le contraire. : dans un cas on se penche pour redresser le bateau pour aller droit, et dans l’autre on se penche pour redresser la moto pour tourner.

On pourra y réfléchir. Les forces ne sont pas les mêmes, mais elles sont invisibles.

 

 

Mine de rien, tout cela touche à d’importants sujets, dont le public est mal informé, particulièrement en sciences : Elles tombent trop facilement dans le « secret défense », on n’en parle plus, et le public n’a plus qu’à aller à la plage !

Tout ceci engendre à son tour:

 

Ø      un désintérêt de plus en plus grand du public pour les sciences,

Ø      La disparition de notre véritable marine au profit des seuls loisirs et du tourisme.

(Cf. par contre le refus du consumérisme oiseux chez feu le navigateur Bernard Moitessier, qui écrit dans « La longue route » : « Si les commerçants pouvaient remplacer les étoiles par des panneaux publicitaires, certains n’hésiteraient pas à le faire »)

Ø      Les confusions et désorientations géographiques des speakerines : J’ai entendu récemment sur une chaîne TV nationale : « A  La Réunion, à 10 000 km des côtes françaises … », oubliant que  que l’île de la Réunion est un département français !

La speakerine se souviendrait-elle, même de ce qu’elle a sans doute lu mécaniquement sur son prompteur ?

 

On rappellera aussi que la puissance des éléments « naturels », propres, gratuits, quasiment inépuisables, comme le vent et la mer peut facilement être très supérieure à toutes nos motorisations à énergie fossile.

Les énergies de la mer, même si elles ne sont pas comparables à l’énergie atomique, ne sont nullement négligeables.

 

Ø      On connaît aujourd’hui beaucoup de sources d’énergie.

Certaines sont tenues secrètes.

 

Ø      En réalité « l’énergie renouvelable » n’existe pas : dans un système clos, l’énergie ne fait que changer de forme (1er principe de la thermodynamique) et quand son « entropie » augmente (2ème principe de la thermodynamique), elle devient de moins en moins utilisable : tout se transforme finalement en chaleur. Cf. : « Et ils marcheront à tâtons, comme des aveugles , sur des charbons ardents… » (in : le « Deutéronome »).

 

Ø      Seul un écosystème favorable peut la retransformer pour la rendre à nouveau utilisable, naturellement. Mais tout écosystème a toujours ses limites de saturation :

L’homme est très loin d ‘égaler son « savoir-faire » : Il ne peut qu’apprendre à s’en servir – en prenant modèle sur les animaux ou même les plantes, qu’il est loin de comprendre et/ou de pouvoir égaler dans certains domaines de la production d’énergie (photosynthèse par exemple).

 

Ø      Ayant perdu toute notion de ce que coûte réellement un effort, « l’énergie étant devenue « facile et – en apparence - quasiment gratuite », (il suffit d’appuyer sur un bouton pour soulever un caillou de 100 tonnes pour le prix de « quelques euros , et faute de dépenses physiques, beaucoup deviennent obèses), la sur-consommation est devenue incontrôlée, sinon incitée, à la fois pour le profit du commerce et par l’imposition d’une administration irresponsable :

Chaque français a-t-il vraiment besoin d’avoir à sa disposition 170 « esclaves énergétiques » ?

 

Ø      Un « esclave énergétique » est l’équivalent de la « quantité de travail » * que fournirait un être humain travaillant 24/24 heures, soit environ 2.500 watts/jour, ( 2 ou 3 ampoules électriques allumées 24/24). (Un homme « brûle » environ 100 watts /heure par réactions chimiques nécessitant l’apport d’oxygène (Cf. Lavoisier). L’énergie est apportée par les aliments, qui ne sont pas introduits seulement par la bouche : l’air est indispensable et de nombreuses substances traversent la peau, pour le meilleur comme pour le pire.

L’introduction récente de cette « expression physique imagée » rend bien compte de l’ampleur du problème :

Aujourd’hui – en moyenne – un habitant des USA consomme en moyenne 400 « esclaves énergétiques » par jour ; un français : 170 ; un bengali : 20 ; etc. :

Une automobile banale a besoin d’environ 20 « esclaves énergétiques » pour faire 50 km : C’est comme si 20 braves gens s’y attelaient pour la tirer pendant 24 heures !

 

Ø      La rapidité de l’augmentation de la consommation a été prodigieuse depuis l’invention de la machine à vapeur, puis « explosa » littéralement à partir de 1916 quand, il y a 100 ans, fut reconnu l’intérêt stratégique du pétrole pour le démarrage rapide des navires de guerre (La première guerre mondiale a été à la fois « une guerre du pétrole » et dominée par « la Question d’Orient » : On s’en aperçoit mieux aujourd’hui.)

 

On pourrait faire fonctionner proprement des usines marémotrices de nombreux types. Actuellement l’estuaire de la Rance fournit 0,1% de l’énergie électrique française.

L’exploitation de l ‘énergie marémotrice pourrait être considérablement augmentée. La propreté, l’extrême indépendance et la régularité de son rendement en font des atouts importants.

 

Mais on préfère gérer le tourisme plutôt que nos infrastructures de plus en plus délaissées.

 

Est-ce vraiment « un devoir civique » d’attacher ses vélos sur un 4×4 ou un camping-car, et/ou d’aller faire des ronds dans l’eau avec un « zodiaque à moteur thermique », au risque de couper les têtes des nageurs avec l’hélice du dit zodiaque … sans compter la question de la pollution qui est une affaire totalement différente ?

 

·        Dans un monde de plus en plus réduit « au son et à l’image », il est remarquable que nos scientifiques ne nous livrent que les calculs concernant la « mécanique », et jamais ceux qui se rattachent aux « sensorialités » ni aux « sensibilités » : Or dans une pelleteuse ou une grue mécanique (manifestement anthropomorphiques), il existe une telle partie : elle est représentée par l’homme qui en commande les boutons. Nos ordinateurs commencent timidement à les reproduire (écrans tactiles).

·        Les ouvriers parlent parfois de leurs tendons en termes de « câbles » : on leur a appris à être des hommes d’acier !

Même les médecins se mettent au pas de la réduction sensorielle, bien qu’on conserve encore en médecine un peu du vocabulaire de la sensibilité (an-esthésie, hypo-esthésie, etc.). La semaine dernière je demandais à un collègue ce que donnaient les réflexes d’un tel : Celui-ci me répondit non sans raisons : « je passe directement au scanner, ce qui me fournit un document médico-légal » : aucune référence à la sensibilité en ces images radiographiques !

Dans le langage commun, le mot « esthétique » qui signifie « sensibilité » est passé dans « la sémantique du langage visuel » !

Il existe des « kinési-thérapeutes » mais ils n’ont pas d’équivalents en « esthetico-thérapie » dans ce sens de sensibilité.

Ce qui ne se voit pas est largement négligé, sinon méprisé. Pourtant, les troubles sensitifs sont généralement bien plus difficiles à supporter pour un patient que les troubles moteurs.

Or dans les 100 Watts/heure du métabolisme basal, environ 20 à 30% sont réservés au fonctionnement de cerveau, dont seulement une petite partie concerne la motricité.

Dans les réflexes innés (réflexe rotulien passant uniquement pas la moelle) 50% des fibres nerveuses activées sont des fibres sensitives.

Dans les réflexes acquis (de type pavlovien, par exemple) sont d’abord activées les fibres associatives, sensitives ou dédiées aux sensorialités : la lecture d’un livre érotique provoque d’abord l’activation réflexe d’un grand nombre de fibres sensorielles, sensitives et associatives modifiant les dispositions du lecteur.

Mais ce qui ne se voit pas ou ne s’entend pas ou n’a pas d’incidences immédiatement commerciales est oublié.

Pourtant les moteurs thermiques de nos automobiles ont tous des filtres à air : nos véhicules ne supportent pas la pollution, dont nos poumons s’emplissent en général dans l’indifférence …  mais seulement à court terme !

 

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[18] Convivial :

Ce qu’on appelle « convivial » aujourd’hui, c’est quand les chaises sont mises n’importe comment pour le public  hantise de montrer l’ordre -  mais que les dirigeants mènent la danse derrière des glaces sans tain [à lire au sens figuré, tout cela est imagé].

Les hôtesses d’accueil (rarement mixtes) sont souriantes au rez-de-chaussée, mais les grillages sont à tous les étages [à lire au sens figuré, tout cela est imagé]

 

Notre société est devenue une société, sinon sans foi ni loi, du moins de peu de foi (fides = fidélité et non pas croyance), où prospèrent désespérément les valeurs du « pas vu – pas pris », qui dépassent en violences et destructions tout ce qu’avait auparavant conçu le règne animal.

Les enfants sont de plus en plus livrés aux pluies de signaux et consignes informatiques, délaissés sans maîtres ni écoles dans des rues transformées en cours de récréation, stades ou autres (cf. « Le rappeur du 4-1 » clic).

Pour de multiples raisons, les espaces communs n'assurent plus leurs fonctions de solidarité sociale et les espaces terrestres, aériens et maritimes ont souvent acquis une fonction inavouée de décharge – physiquement et moralement - pour les quelques dirigeants de l'économie mondiale.

Tandis que les réseaux dits sociaux, à la merci des commanditaires d’antennes, restent inaccessibles aux plus nécessiteux - en faisant l'économie de cabines téléphoniques toutes supprimées* (et déjà beaucoup d’endroits manquent de boites aux lettres) évitant soigneusement, dans les mondes de plus en plus indifférenciés du loisir et du travail, toute rencontre ou partage sans doute considérés comme dangereux ou ennemis du profit (pourquoi « les vélos à oreillettes » ont-ils tellement remplacé les simples piétons ?).

Le commerce est un choix, mais n’en attendons pas la charité.

 

*Après une longue séparation, on cherche souvent à se retrouver, par plaisir ou par besoin. J'ai cherché beaucoup et certains m’ont cherché beaucoup et parfois on s’est retrouvé. Mais dans d’autres cas, cela n'a jamais été possible.

L’électricité a été une belle invention. Le téléphone a été une belle invention. Internet a été une belle invention.

Mais le destin de toute invention dépend entièrement de l'usage qui en est fait. (Cf. Le tragique destin des travaux de Nicolas Tesla)

 

 

 

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C’est ainsi que se termine cette page.

Au sujet de l’histoire de la construction des valeurs occidentales (les plus caritatives nous viennent de l’Egypte pharaonique), j’avais écrit une longue page que j’ai appelée « La conversion de la Grèce » clic **

Cette page est curieusement l’une des plus mal référencées de mes pages, peut-être parce que la version de l'étymologie grecque du mot Jésus que j'ai donnée ferait l'objet de réprobations idéologiques, quand la doxa (idées reçues) se plait à se reposer sur des mots hébreux approximatifs et sans le moindre document, qui ne cadrent en rien avec l’histoire réelle redécouverte (depuis Champollion) - et quand pourtant mon apport ne dévalorise en rien ni le judaïsme, ni le christianisme, ni leurs valeurs.

Pourtant, je pense que mon travail peut apporter un développement à ce qu’Alain Peyrefitte appelle « le 3ème facteur immatériel », à côté du « travail » et à côté du « capital », dans son livre que je crois important : « Le mal français » (1976) »

L’immatérialité de ce « 3ème facteur » est discutable et difficile à définir ***.

Mais Peyrefitte fait devenir ce « facteur immatériel », « premier », et plus déterminant que l’économie pure ou le capital « matériel » (précisons-le, car on peut aussi voir dans ce dit « facteur immatériel » un capital, mais différent de celui qui est habituellement considéré comme tel)

Ce troisième facteur immatériel a à voir avec la morale (il y a l'individuelle et la collective), la confiance (foi = fides, en latin), l’éducation, les institutions, etc. toutes valeurs bien malmenées en notre monde dit occidental.

Autrement dit, ces valeurs ne sont « immatérielles » qu’en raison de l’inexistence de mot plus juste.

D’une façon générale enfin, je conseille vivement à tout internaute de sauvegarder lui-même tout ce qu’il est susceptible d'avoir envie de relire un jour.

NB : Il en a toujours été de même des livres.

 

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Notes

 

***Tout comme l'est aussi « la matière » elle-même, mot issu du latin « materia, dérivé de mater =  archaïque : La souche végétale vivante qui donne des rejetons ; puis : mère : Il nous reste de la souche, à côté de mère, en espagnol : madera = le bois, etc. et en français : madrier »

Cela ne veut pas dire que l’immatériel n’existe pas : dans les relations, abstraction, symboles, etc. mais le 3ème facteur de Peyrefitte n’est pas fait que de cela.

Quant au vide, pour les savant aujourd’hui, il n’est plus complètement vide, mais s’il n'est pas complètement plein non plus, c'est qu'il y a du vide dans le vide, et ainsi de suite*...

 

* : Il me semble que tracassés par la recherche de l' introuvable unification des forces et le modèle standard en physique depuis bientôt un demi-siècle* : , on parle peu des principes thermodynamique peut-être relégués au rang des vieilles motrice à vapeur. Pourtant elle repose sur l’agitation des atomes et l’école des atomistes des abdéritains considéraient que le vide était une nécessité logique permettant le mouvement de leurs « atomes » Or si l’atome a changé, si même le mouvement aussi a été relativisé, la notion de température est demeurée, et le zéro absolu témoingne quantitativement d’un certain vide : Qu'est alors ce vide qualitativement ?

: Lee Smolin, Rien ne va plus en physique, Dunod, 2007, p. 5-6 : « 

 

**Résumé de mon travail (mais je renvoie à ma page web clic  » ) : : Iès-ous est un nom propre grec. Ce mot déclinable et unique me semble composé de :

1.      « Iès- » qui est l'évolution phonologique et graphique normale dans le parler de la koinè (parlé à Alexandrie et en Ionie) du mot Zeus (Zdeus) qui, à la fois représente le grand dieu commun dans les parlers indo-européens, et à la fois signifie « dieu » dont le sens est « la lumière » dans toutes les langues indo-européennes (dies en latin => jour en français)

2.      et de « -us », forme contractée de « uios »* - comme il est d'usage dans les noms composés - qui signifie fils. 

3.      Jés-us signifierait donc « dieu-fils » (que le sens soit partitif ou génitif - source de débats théologiques - cf. ma dite page)

 

*Comme je l’ai écrit longuement dans ma page « La conversion religieuse de la Grèce », cette forme écrite « -us » (prononcée en classique « -ous »),  forme abrégée de « uios = fils » (prononcé en classique « ouyos ») est parfaitement attestée, ce qui est d’ailleurs la raison pour laquelle j'ai pensé à cette étymologie sans l’avoir cherchée (par sérendipité, dit-on aujourd’hui pour une découverte due au hasard mais faite par quelqu'un d'éveillé au sujet)

Cette prononciation « ous » se devait d’être transcrite par la suite « ous » avec un « o » en grec, car ensuite « us » se prononçait « us » comme en français, contrairement au latin qui prononçait le « u » : « ou »

Le christianisme ou sa construction ont probablement été parlés avant d’être écrits, nul ne sait avec précision ni où, ni à quelles dates, pour ce qu'il en est de ses premières années.

Il est simple de condenser les symboles comme les gravaient les chrétiens persécutés sur les murs des catacombes.

La gravure d’un poisson stylisé en composait le logo. Il rassemblait l’histoire de la divinité égyptienne (lire : Plutarque : Isis et Osiris) : Seth (le mauvais frère) (=> Satan?) avait massacré son frère Osiris puis en avait jeté les morceaux dans le Nil.

Mais sa sœur et magicienne Isis les retrouva tous à l’exception du phallus avalé par un poisson du Nil.

Elle recomposa Osiris qui prit place sur le trône divin du royaume des morts : C’est ainsi qu’avec lui, elle conçut virginalement l’enfant dieu Horus.

La puissance de l’évocation est renforcée par les significations qu'engendrent les lettres mêmes du mot « poisson » en grec qui se dit « Ichthus » soit :

« Ιησους Χριστος Θεου Υιος  Σωτηρ » = « Ièsous Christos Théou Uios Sôtèr » = « Jésus, l’embaumé, Fils de Dieu, Sauveur » Cf. Wikipédia :Clic
Je me demande si, parmi nos exégètes modernes, un seul a pris conscience que personne n'avait jamais appelé Jésus, "fils de Yahvé".
Or YW et Zdeus sont des dieux qui n'ont rien à voir (pas plus que YW et Amon ou Osiris) : Avec le "fils de Dieu", les Grecs ont doté un enfant africain (le dernier pharaon, en fait) d'un père qui était un dieu Européen, inaugurant ainsi une ère nouvelle pour l'Europe, mais aussi pour la méditérranée et bientôt pour le monde, celle de la chrétienté.
Ce moment sera fixé un peu plus tard comme le temps zéro de notre calendrier.


NB : Avant "Ièsous Sôtèr" était "Zeus Sôtèr" et "Sô-tèr" était l'attribut permanent de "Zdeus" car "sô-tèr" a la forme d'un nom de métier en "-tèr ", et non pas d'un nom d'agent occasionnel en -tôr" (différence peu sensible en français)
Cf. Emile Benveniste : Noms d'agent et Noms d'action en Indo-européen pp. 50-51 - Ed. Adrien Maisonneuve Paris 1975.

 

De même, pater, mater, phrater - frater, en grec et en latin ne sont pas des désignations biologiques, mais des noms de fonction.
Frère en grec se dit "adelphos" (évocation de la matrice; d'où vient peut-être le mot dauphin du roi en français)
Bien que le français ait perdu beaucoup de ces subtilités (dans les mots en "-eur") "pater/mater" correspond sensiblement au sens (juridique) de "père/mère" différent de l'intime "papa/maman".

Il est certain que si la dininité chrétienne est trinitaire, elle est aussi, par sa composition, tri-continentale, bien que les anciens y aient sans doute aperçu seulement celle de la fusion de deux contrées.
Ce qui ne veut pas dire qu'elle fut facile ni rapide :
Les schémas sont :
- D'un coté celui d'un "dieu père", "Zeus patèr" ("patèr" est le mot d'une fonction sociale, différent du mot "atta" employé pour le père personnel)
- Et de l'autre une triade dans laquelle "Isis" est à la fois soeur et épouse "d'Osiris", mère "d'Horus", magicienne (procréation avec "Osiris" sans usage de phallus) et déesse, ce que ne sera pas "Maria".
- Mais la grande originalité du christiannisme ne tient nullement dans les miracles mais dans le sacrifice rédempteur.
Aucun autre dieu n'avait jamais choisi cet avatar que l'on explique d'ailleurs très bien (qs.).
De façon plus contemporaine, E. Benveniste (Le vocabulaire des institutions indo-européennes T.I 1969) rapporte le livre du missionnaire W. G. Ivens (1918) :
"Quand il a essayé de traduire les Evangiles en mélanésien, le plus difficile, dit-il, a été de rendre le "Pater Noster", aucun terme mélanésien ne correspondant à la connotation collective de "Père" ...
Un "père" universel y est inconcevable.
"
Dans un pays comme la France l'usage des mots "père" et "mère" disparait de plus en plus, en même temps que se perdent les croyances en leurs correspondants divins, au profit du "papa" et de la "maman" qui seront peut-être un jour les seuls retenus par la langue du Législateur.
Plus rarement pris en compte ici est encore qu'un long voisinage culturel influence généralement les deux parties - de même que l'islam, postérieur de 7 siècles au christianisme semble bien avoir aussi influencé ce dernier en retour.

 

Mais j’en arrive à la raison d’être de cette note qui est une petite remarque à laquelle j'ai pensé depuis :

Dans beaucoup de langues, en français comme dans tant d'autres, des noms propres se terminent par « -fils » ou sa traduction.

En grec, on connaît divers suffixes régionaux qui signifient « fils de » mais je n’ai pas pu trouver d'explication à l'origine du suffixe grec « -is » dans les noms propres.

Je ne serais pas surpris que ce suffixe « -is » soit apparu comme forme abrégée moderne du mot « fils » qui s’écrit « yios » en grec et se prononce « yos » (ou « iyos »)

Par exemple dans Wikipédia (clic) : « Xerxès était fils de Darius »:  »  = « Ο Ξέρξης ήταν γιος του βασιλιά Δαρείου »

 

On peut en débattre et chercher à enrichir le sujet par l’apport de quelques éléments nouveaux, voire de certitudes qui actuellement font totalement défaut, mais il semble qu'actuellement personne n’ait envie de le faire.

Quoiqu’il en soit, plus important que le vocabulaire est le fait que le christianisme (de christos = oint, embaumé en grec) est devenu une religion porteuse de valeurs précises qui dépassent le vocabulaire de sa liturgie, traduisible et désormais traduit dans toutes les langues (christ = messie = même sens)

La fête de la Pentecôte -  célébrée 50 jours après Paques (pentè-costè= 50 en grec) qui commémore la descente de l'Esprit sur les disciples de Jésus rassemblés, descente matérialisée par des langues de feu apparues posées sur la tête de chacun d’eux, rendant possible à chacun l'expression et/ou l'intercompréhension de la langue de l’autre - confirme dès le départ le vœux d'universalisme de la nouvelle religion.

C’est l’inverse de la confusion linguistique apparue en tant que punition divine, stigmatisant le trop ambitieux projet de la construction de la Tour de Babel (Bab-el = porte de Dieu, en hébreux) mais c’est surtout l'incitation à un apostolat universel qui avait aussi été le fait des constructions pharaoniques - opposé au contraire à toute absence de volonté de prosélytisme dans le judaïsme.

 

Le grec était en effet devenu la langue administrative et savante de l'Egypte depuis les conquêtes d’Alexandre le grand.

Jésus occuperait ainsi dans la trinité chrétienne la même place que Horus (fils d'Isis et d'Osiris, et conçu virginalement) dans la trinité pharaonique.

Il y a cependant des différences : La déesse magicienne Isis devient Marie qui n’est plus une déesse. La trinité nouvelle réalise une déité unique en 3 personnes de même substance, même essence (homo ousios) et composée de : dieu le père, dieu le fils et dieu le Saint Esprit.

La naissance du christianisme est à l’évidence un phénomène mal connu, complexe, et l'aboutissement d'une construction lente (Alexandre le Grand sera proclamé pharaon par les prêtres de Memphis) On compte au moins un millénaire d'influence culturelle de l'Egypte sur la Grèce (Cultes et temples consacrés à Isis) avant sa conversion finale et rapide au christianisme.

Il appartient aux historiens d'écrire l'histoire: Si celle du christianisme est assez bien connue à partir du milieu du premier siècle, on ne possède en réalité actuellement pas le moindre document concernant les débuts du christianisme,  ni même aucune preuve de l’existence concrète de Jésus, lequel est uniquement cité dans quelques-uns des Evangiles, tous rédigés longtemps après sa mort.

La tradition en appelle à lui et le fait naître – non sans raisons -  au moment de la conquête de l’Egypte par Rome, conquête qui, elle, nous est bien connue (suicide de la pharaonne Cléopatre VII, etc.)

 

En marge de la naissance du christianisme :

Le dieu de la Torah au contraire porte le nom imprononçable et secret de « YW » : L’exercice de la divinité est exclusivement terrestre: Il n'y a ni au-delà, ni tribunal divin, ni jugement des morts dans le judaïsme et il n'a jamais reconnu l’existence de Jésus. (Cf. les 12 dogmes du judaïsme de Maimonide)

Dans ces conditions, tout le vocabulaire chrétien étant grec - de l'alpha à l'oméga - qu’est-ce qui pousse un courant sémantique à se recommander de l'hébreux et du judaïsme et à réunir les corpus de 2 religions si divergentes sous la même appellation de Bible et quand est-il apparu ?

Dès l’origine, le christianisme rejette le judaïsme pour ses croyances et ses fins.

Par contre, si le christianisme est bien comme je l’ai écrit dans la continuité de la culture religieuse pharaonique, il serait aussi intéressant d’appréhender d’autre part la culture et la religion hébraïques, les prophètes et les prophéties, les réalisations de l’histoire jusqu’à aujourd’hui, et distinguer, là encore, ce qu’il fallait entendre il y a 2000 ans de ce qu’il faut entendre aujourd’hui par un vocabulaire et des réalités autrefois réunis par le fait de la vie tribale, mais dont les significations sont aujourd’hui loin d'être univoques ou substituables entre elles (peuple, nation, religion, langue)

Certes, c'est à Alexandrie que fut traduite « La Septante » en – 270 et les échanges culturels y ont foisonné comme dans toute métropole, mais sans confusion initiale:

N'en voudrait-on justement pour preuve que la « naissance » même du christianisme – pour ne pas dire « adoption » - sans doute précipitée par l’invasion romaine - sur la route déjà tracée par Alexandre le Grand 300 ans plus tôt, dans lesquels personne ne nierait, outre la grande filiation que nous décrivons, l’introduction de syncrétismes évidents.

Les confusions sont venues après.

Quant au prénom Maria, il est un prénom banal dans l’égyptien pharaonique, qui est passé en grec et dans le christianisme, mais n’a jamais existé dans le judaïsme, ni non plus, plus tard, dans l'islam qui appelle dans le Coran la mère de Jésus, Mariam, - (importation probable du mot "Maria" à l'accusaif latin) - et qui connaît par ailleurs aujourd'hui le prénom Myriam.
Pour les Coptes aussi (= "Het-ka-Ptah" = "château de l'âme de Ptah") = Egyptiens (Aiguptioi) => arabe "Qbt" (Cf. Pierre du Bourguet : Que sais-je N° 2398) Jésus nait dans une grotte (Cf. infra Fairouz : chanson el Qods
Clic)

Mohammed le messager de Dieu épousa Maria la copte, Egyptienne, chrétienne. Maria mit au monde son unique fils qu'il appela "Ibrahim" affirmant ainsi sa volonté constante de retrouver la religion abrahamique primitive, d'avant ce qu'il considérait comme les égarements du judaïsme et du chritianisme.
C'est pourquoi il n'estima jamais avoir créé une religion nouvelle, à laquelle il ne donna aucun nom.

Sachant que dans le judaïsme, la judéité est transmise par la mère, on voit mal comment on aurait pu donner à Jésus l'attribut d'être juif, ni donc un prénom hébreux.

Dans une perspective archéologique plus étendue, par ailleurs, il serait intéressant de rechercher ce qu'ont pu partager les Grecs et les Hébreux dans les temps très anciens qui remontent aux Sumériens. La conversion de la Grèce au christianisme (sous l'influence du rayonnement de l'Afrique et des pharaons) pourrait y apparaître alors du même ordre que la conversion de judaïsants d’alors au christianisme.

En regardant directement vers le continent africain, les recherches religieuses rares encore pourraient faire apparaître des genèses encore inconnues : D'où vient Isis?:

On sait, bien sûr, que l’image d'Isis est demeurée ineffaçable, depuis Athéna la noire (cf. « Black Athena »  de Martin Bernal) aux multiples vierges noires (cf. le cantique « Nigra sum sed formosa filia Jerusalem... ») et derrière les apparences mariales, depuis Notre Dame de la Garde à Marseille jusqu’aux Notre Dame du Bon Secours de notre Bretagne, et bien au-delà, souvent sur de lointains rivages...

 

 

[19] Le système juridique français puise ses sources dans le Droit Romain. C’est ce qui explique que des mots de son vocabulaire qui nous semblent familiers, soient en réalité souvent employés dans un sens encore latin, légèrement différent de celui de leurs correspondants en français moderne :

On remarquera ci-dessous tout le champ sémantique couvert par les mots issus du radical indo-européen « reg- » qui exprime « le mouvement en droite ligne »

L’apparence des mots reste encore très reconnaissable en français, dans ses deux composantes principales du sens, celle de « roi » (« raja » en sanscrit) et celle de « droit » sémantiquement consubstantielles dès l’origine : Linguistiquement le Droit est un avatar de "la royauté" (et il faut entendre "rex = roi" dans son intégrité sémantique indo-européenne primitive, fortement empreinte de prêtrise et de religieux).

Mais son essence divine entre par une toute autre filiation, celle du christianisme. Présente chez tous les rois de France (Sacre et Saint Chrême), elle s’enrichit encore avec la proclamation du Droit Divin par Louis XIII (1615) et culminera avec Louis XIV qui reprendra à son compte la symbolique pharaonique du Soleil.

 

Le mot Droit : Dictionnaire étymologique de la langue latine, histoire des mots, A. Ernout et A. Meillet, Editions Klincksieck, Paris ,11 rue de Lille 1985 (réédition)

 

 

 

Puis, hors du présent sujet, de fil en aiguille

Le mot regula a donné les mots français règle et reille (tringle) (loi phonétique : K =>G=>0)

Puis le mot français reille a donné le mot anglais rail que le français a adopté.


Puis on souleva le voile pesant des axiomes de la mathématique euclidienne et découvrit qu’en la physique de dame dite nature, nulle part, jamais, aucune droite n'y fut autre qu’apparence – vint-elle de la chute d’une pierre - comme on le crût peut-être en cet âge un peu rude qui en porte le nom, ancien mais pourtant pas si bête*

Rien n’est droit dans la nature, le Droit fut-il dit naturel

Devrait-on pour autant changer nos mots et leurs images ?

Comme on ne s’aperçoit que très lentement de leur vétusté au demeurant charmante, on en change imperceptiblement le sens, puis la forme sonore, et plus tard encore l'écriture.

 

 

Note à la façon d'Appendix Probi :

« N'écris pas « des tas de droits » au lieu « d'Etat de Droit »

N'écris ni « deux » ni « 2 » au lieu de « de » ... »

dit le maître d'école...rigoureux, rigide, et tendre au souvenir...



Mais aussi... la capricieuse homophonie des sons...

- de celles qui façonnent l'ombre et l'insu des savoirs -

a fait vertu pour moi du son « reg- »

et ce pour enfin qu'ici je rende

hommage à mon bon maître Reig Daniel, inoubliable et grammairien.

 

 

 

 

 

 






    Que veut dire Thot exactement ? ...

    Peut-être que :

    ... Nous sommes tellement inondés de publicités commerciales que dans notre esprit tout est devenu commercial, argent et calcul, et que jusqu'au bonheur et la santé seraient proportionnels à la quantité d'argent possédé.

    Or tout démontre le contraire :
    Mille souvenirs n'ont jamais quitté le médecin resté sans remèdes devant la plainte,
    depuis celle de ceux qui, condamnés, auraient tout donné pour ne pas mourir,
    à d'autres qui, au contraire en exprimaient le voeux, car seul remède aperçu à la plus âpre des tragédies du monde :

    " Personne ne peut acheter l'amour ! "...

     

     

     

     

    « Merci lecteur
    et en retiendras ce que vouldras
     »





      Post Scriptum :

     

     

     

     

     

     

     

     


    Cela aussi, c'est le mal français !
    Et il arrive un certain moment où l'intelligence et la morale ça devient la même chose.
    " On meurt de sa connerie " disait mon bon maître d'internat (à propos de la question " K du poumon " devenu maintenant 1ère cause de mortalité mondiale)
    (et de celle de son voisin : les goudrons des fumées de tabac ont été reconnus cancérigènes par les médecins allemands en 1930 - d'où les interdictions de fumer en Allemagne)
    Or les sociétés sont des organismes vivants, comme les êtres qui les composent.
    Malheureusement, je crains fort que le problème de la morale en France ne soit plus grave que celui de la finance.
    Celui de la langue y contribue aussi, dans laquelle on ne cesse de perdre davantage la discrimination des sens et des sons - faute de leur enseignement.
    Notre langue est devenue un chaos que l'esprit suit de près.
    Les annonces de distances sont faites en minutes (!) et sont semées de pièges ...
    Dans ces conditions, nombreux sont ceux qui, sans le savoir et sans le vouloir, se détruisent eux-mêmes et entrainent les autres avec eux.
    Une société " sans foi ni loi " * est une société " perdant-perdant " et qui se condamne elle-même à disparaitre.

    * " sans foi ni loi " Le mot "foi" ("fides" en latin) désignait à l'origine "la fidélité à une parole donnée" et non "une croyance quelconque".
    On se demande bien d'ailleurs ce que viendrait faire la croyance dans une telle expresson !
    J'ai entendu "un migrant" - en demande de "charité paienne" - répéter les seuls mots qu'il savait du français : "Je ne suis pas croyant"
    Mais non, malheureux ! Cela ne valait pas "intégration", ni ne justifiait le reste - en l'occurence de ceux qui l'exploitaient impunément.





 
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Joyeuse Pâque 2019

 

 

Oeuf d’autruche.

Porte-bonheur d’Agadez

Photo M Gast).

La fête des œufs de Pâque de toutes les couleurs est une tradition vielle de plus de 5000 ans en Egypte (aujourd’hui appelée « Cham an-nassim ») qui a souffert bien des épreuves

C'était déjà du temps des pharaons la fête de la résurrection de la nature ici-bas et de celle d'Osiris réssucité par Isis dans l'autre monde, et bientôt aussi de tous les défunts justifiés.
Elle deviendra aussi celle de la résurrection de jésus.
Retenons le message de son symbole qui est social-moral, le premier qui vaille, dans l'ordre naturel.
(Explication dans mes textes : "L'invention de la psychiatrie" et "La conversion religieuse de la Grèce")

 

 

Si quelqu'un a bien mérité "un prix pour la paix"…      Clic
Texte : Clic
 


 

 



Notre-Dame :
Qui sait ? Il aurait déjà été envisagé de transformer l'île de la Cité en "île-monument" dédiée au tourisme ... Clic
Pourtant, à l'heure où tout le monde ressent le besoin de revivifier les centre-ville, davantage de tourisme apporterait un engrénage destructeur contraire à toutes les recommandations... Personne ne l'ignore
Disparition possible de la fonction hospitalière déjà bien entamée de "l'Hôtel-Dieu", afflux d'argent, banques, destructions morales, querelles, vols, violences, gendarmes, ambulances, profits douteux, et prévoir de nouveaux migrants déracinés au profit de nouveaux commerçants ...
Pour parler en langage républicain, il faut préserver le droit au recueillement des chrétiens, ce que la laicité devait permettre, et même à une forme d'intelligence inconnue dans le tintamarre.
On aurait tort de négliger la raison d'être de tels lieux de culte.
Quel serait le prix à payer de les ignorer? Et le politique reste loin de se résumer à l'économique, comme l'histoire l'a toujours prouvé.
La reconstruction de Notre-Dame sera donc emblématique de nos choix, et probablement annonciatrice de notre destin.
Mieux vaudrait faire visiter des copies !