Jacques de Person, sujets divers

 

 

Musique : Anoushka Shankar  : (2012) Les nuits de Fourvière (mais peut-être en Espagne) clic

A Serge et à Santi Hernandez [1]  disparus prématurément clic et aux autres.

 

 

 

J’ai écrit 3 groupes de pages présentées ci-dessous :

 

1.     Au sujet de  la psychiatrie (laquelle est une entière médecine, laquelle médecine est une entière physique ; le mot psychiatrie est un mot très mal choisi) clic

 

2.     Pages de mémoire familiale : La part publique du privé. clic

 

3.     Autres sujets clic.

4.    Fin de cette page : Résumé de ma page « La Conversion de la Grèce » : clic

 

Correspondance Contacts : 

 

Ø        Pile-book (jeu de mots médiocre) ; car je n’ai pas de Face book => clic 

Ø        De   => Livre d'or (l’adresse mail de mon correspondant me parvient sans être divulguée sur le web) 

23/10/2017

Jacques de Person


 

1.       Pages au sujet de la psychiatrie

Retour haut de page : clic

 

 

L’abbaye carolingienne de Bonneval,

devenue « asile d’aliénés départemental »

au XIXème siècle.

 

Ceci est un travail de vulgarisation précis, qui analyse le fonctionnement « d’un système dans un système », qui est devenu, de fait, une « quintessence de ce système lui même ». Finalement, « le système » ne concerne pas que « les autres » !

Ces « autres », lesdits « aliénés » (c’est le sens du mot), eux, sont en général les mieux informés, mais ne peuvent rien faire…
Par contre, « le grand public » en ignore généralement tout ou presque

 

La « page d’accueil » du site est aussi celle qui donne des indications précises sur le fonctionnement de la psychiatrie en France.

De là, on peut accéder au  plan de la composition du site : « liste des pages ».

Les bases de « la construction historique de la psychiatrie » en France sont à rechercher dans la longue page « L'invention de la psychiatrie ».

L’espace menant du « clergé conventionnel » (pour le peuple, « les jureurs ») aux « psychiatres contemporains » est examiné dans la page « Ni politique ni morale, le mental de la psychiatrie ». C'est-à-dire que, pour nous ici, ce qui est important dans le clergé conventionnel, ce n'est pas qu'il soit le clergé, c'est qu'il soit conventionnel (comme le seront les psychiatres).

La page « La conversion de la Grèce » concernant l'apparition, puis le destin du christianisme en Europe est née de mon interrogation sur cette curiosité - a priori aberrante et a posteriori inadmissible - que, dans une France laïque, le mot « psychiatrie », qui signifie « médecine de l’âme » , désigne en réalité un domaine entièrement contrôlé par l’Etat.
Ce travail, qui s'est rapidement focalisé sur le christianisme, était, au départ, avant tout une recherche structurelle et « sociétale ».

L'Histoire dans sa longue durée, ici, ne m'est apparue que plus tard et peu à peu - et presque par hasard - sinon que lorsqu'on est appelé « médecin de l'âme », il est simplement « élémentaire » de chercher à saisir ce que l'on peut entendre par « âme ».

Cette page est une ouverture et non un aboutissement.

 

La page Mai 68 pour la psychiatrie, chapitre individualisé du long texte l’invention de la psychiatrie, tient, sur ladite époque, un point de vue en total désaccord, tant avec « le mythe des 30 glorieuses », qu’avec « ceux qui accusent l’esprit de Mai 68 de tous nos maux ». Pour la psychiatrie, l’esprit des manifestants n’a pas triomphé.

 

Désormais, ces pages se tournent résolument vers la médecine tout entière, laquelle en réalité est inséparable de la « physique » même, en tant qu’elles sont l’une et l’autre avant tout « science de la vie ».

Trois de mes pages voudraient frayer des dimensions innovantes : décussation ; immunité ; physique des signifiants

 

 

Des constatations :

 

La psychiatrie – par construction - comme la médecine de masse  [2]:maintenant de plus en plus présente - peuvent devenir un simple outil mis à la disposition de l’Etat pour imposer à ses citoyens des contraintes - d’ordres très variées - comme s’ils étaient une possession (« corps et âme » c’est le sens de l’apport du mot nouveau « psychiatrie ») d’un Etat qui n’est pourtant censé que les représenter, au prix d’un recul de la justice, et même de la science.

En psychiatrie, les noms des maladies sont venus après les lois sur les contraintes ordonnées par la préfecture (au vu de comportements dont les aliénistes ont alors recherché dans les asiles s’ils pouvaient par elles être expliqués) (Etudes intra-asilaires - ce qui pouvait invalider de façon importante non pas tant la reconnaissance des signes de dites maladies trouvés que l’étude pragmatique des relations - causales passées, ou gérables au futur - entre celles-ci et les comportements incriminés (hormis quelques très rares occurrences d’accompagnements hors asile, tels les voyages célèbres de l’aliéniste Moreau de Tours au XIX ème siècle)

 

Fonctionnellement les sociétés reposent sur des dogmes qui peuvent évoluer plus ou moins selon leurs fondements. En cela d’ailleurs, les sociétés sont semblables aux êtres qui les composent.

Kant a ainsi défini les postulats de l’espace, du temps et du principe de causalité sur lesquels reposait la science de son temps.

La médecine de masse en occident repose le postulat idéologique que (au contraire de la reconnaissance des implications génétiques) « c’est la culture qui fait l’homme »

On sait expérimentalement quels excès ont généralement mené la mise en pratique des « systèmes idéologiques totalitaires » à leur propre extinction.

L’idéologie « du tout culturel » implique pour sa réussite, selon le principe de causalité, que les hommes soient « avant l’acculturation au départ équivalents »

Le moment de cet « avant la culture » est d’ailleurs déjà lui-même indéfinissable – comme on le voit dans les débats autour de la question de l’avortement.

Au fur et à mesure que la biologie fait d’incontestables progrès sous l’égide du système lui-même, les contradictions internes du système sont de plus en plus extériorisées : Ainsi : « Le Conseil Départemental de l’Ordre des médecins va devoir renouveler une partie de ses membres au mois de mars 2018. Le mode d'élection va être modifié, puisque la loi impose désormais que les candidatures soient présentées sous forme de « binôme homme-femme » afin de tendre, à terme, vers une parité au sein des ConseilsAinsi, une telle loi, que je n’ai pas encore lue, voudrait désormais ne reconnaître que les candidatures qui se présentent par paire : un mâle avec une femelle.

Ceux qui sont à l’origine de cette loi seraient peut-être bien étonnés d’apprendre qu’en médecine le sex-ratio pour les femmes est de 70%, et il va être bien difficile de trouver assez d’hommes pour satisfaire à la loi…

Plus fondamentalement, si un mâle est équivalent à une femelle, on ne voit absolument plus ce qui justifie la nécessité de la parité qui est justement la reconnaissance de la non-équivalence de chaque membre de la paire.

Toute administration ne peut que reposer que sur une attitude dogmatique étayée par un certain nombre de postulats. Or l’intangibilité des postulats est contraire à une attitude scientifique. C’était peut-être le sens de l’exclamation du juge de Lavoisier : « La République n’a pas besoin de savants ! » [3]

 

Le postulat du « culturalisme » ne peut entrer dans la médecine que par « la psychiatrie psychologique culturelle », inapplicable en pratique, comme tous les régimes idéologiques culturels évoqués plus haut, quelle que soit la cacophonie d’experts dont la tâche est matériellement impossible.

Ø      En médecine du particulier, un patient – ou un entourage demande des soins en exprimant une plainte. Il peut dire « il y a peut-être quelque chose qui relève d’une spécialité médicale ». Il reste ainsi rattaché à son groupe.

Ø      En psychiatrie, (officialisée en 1838) en général personne ne vient en disant « je suis fou » et encore moins « je suis schizophrène » (cette maladie a été décrite et nommée en 1911).

L’entourage du patient ou la préfecture demande plutôt – sous diverses formes « un internemen », dont le sens de l’issue est soit un forçage, soit une exclusion, un rejet comme tout le montre.

Ce rejet est le rejet d’un déviant – ce que le patient est en effet dans cette optique.

Mais les psychanalystes, (Freud : « Verwerfung » ; Lacan : « la forclusion » placent le fait dans le psychisme du patient.

Les institutions de la psychiatrie oublient toujours ce principe pourtant devenu banal  dans l’énonciation des lois de la physique : l’influence de l’observateur, non pas seulement dans la description d’un phénomène, mais aussi dans le déroulement de son développement.

Ø      Et puis, très fréquemment, la « psychiatrisation » n’est que le résultat de notre ignorance : « On ne trouve rien, c’est donc psychiatrique ! » Mais dès « qu’on trouve quelque chose », une tumeur cérébrale, un problème hormonal … ce n’est plus psychiatrique !

Actuellement, la population confrontée à la psychiatrie devient si nombreuse (en réalité la psychiatrie française –structurellement, de par la loi -  concerne même tous les Français, qu’ils le sachent ou non) qu’un vocabulaire confus et univoque s’oriente dans plusieurs directions que l’on pourrait énoncer ainsi :

Ø      La répression exécutive sans jugement, trahissant un système dictatorial cf. l’internement du colonel Groussard : clic

Ø      Le refuge de l’ignorance :

Þ    Soit que les malheureux soient indésirables,

Þ    soit au contraire que l’on veuille leurs porter secours , mais que, ne sachant pas où est le mal, on soit totalement impuissant à le faire : Des mots nouveaux, des maladies nouvelles s’accumulent alors, mais ont l’inconvénient de s’auto-satisfaire de vocabulaire et des derniers traitements-miracles à la mode, inefficaces voire franchement nuisibles, mais qui stoppent alors la recherche, pour le plus grand profit d’entreprises très variées à but lucratif.

Ø      Une voie propre, toujours plus fine, de recherche sur le cerveau, qui passe au crible de l’investigation tout ce qui peut l’être, de mille façons grâce aux avancées de la technique (Tomographie à positons, neuromédiateurs chimiques, etc.) mais cela s’appelle alors en réalité de la neurologie.

Ø      La recherche d’une pierre philosophale de l’origine des pensées… dans le cerveau, etc. Mais sans savoir ce qu’est une pensée, ni être sûr que la chose existe, et encore moins de ce qui est en cela maladie. On est alors assuré de n’arriver à rien car comme le dit l’expression populaire, « on pense aussi avec ses pieds », que les êtres humains vivent en société, que la société vit dans un monde, et que alors, l’isolement artificiel ne mène à rien, comme si l’on cherchait à comprendre pourquoi une machine électrique ne fonctionne plus, sans jamais songer à brancher la prise de courant… On y préfèrerait alors la noble philosophie.

Ø      Enfin la direction philanthropique, qui a pris le relais de l‘ancienne charité chrétienne, honorable et justifié, mais précisément devenue très difficile à assumer dans une société disloquée et officiellement déchristianisée.

Ø      La psychanalyse enfin, dans la tradition de la gnose, des ésotérismes et des rites initiatiques a ici une place particulière et marginale pour plusieurs raisons :

Þ    Elle a toujours réclamé à ne pas être confondue avec la psychiatrie statutaire,

Þ    les psychanalystes ont refusé que leur activité ait un statut professionnel en tant que tel, 

Þ    la psychanalyse ne retient pas comme catégories les états qui sont ailleurs officiellement stigmatisés comme maladies et/ou état déclarés justifier une contrainte policière.

Þ    En théorie, elle partage avec la physique (science de la nature [4], médecine) l’exigence d’une absence de préjugés et d’engagements idéologiques – à l’inverse des religions et à un certain degré de toute institution, par définition - et ce but devrait même être beaucoup plus facile à atteindre en psychanalyse qu’en physique, du fait des très sobres exigences matérielles nécessaires à son fonctionnement.

 

 

Si un psychanalyste peut se permettre de déclarer « qu’un délire » – et pourquoi ne pas oser l’expression « délire averti » « est une bonne façon d’être au monde », aucun corps constitué ne pourra se permettre officiellement d’adhérer à la formulation.

Mais en définitive, partout, le plus gros obstacle à l’accès au savoir reste le savant lui-même.

On gagnerait à se débarrasser du « mot-valise » de « phychiatrie » trop vague sinon hors sujet, et tantôt extensif et tantôt évanescent.

 

Place des media : Enfin, au nom du respect de toutes les personnes, il me semble ici opportun de mettre en garde les journalistes contre l’expression récurrente, pleine de sous entendus « l’homme avait un lourd passé psychiatrique ! »

Elle ne saurait clore l’exposé d’un fait divers.

C’est trop ou pas assez dire dans une perspective d’information que l’on eût souhaitée favorable au juste déroulement de nos institutions sociales ordinaires, car même avec « un lourd passé psychiatrique », aucun être humain n’est a priori assimilable à un hasard intempestif, et a le droit et le devoir d’exposer devant la justice les motivations qu’il estime être les siennes, pour tout acte répréhensible de quelque importance.

En revanche un autre aspect important des choses est la pathologie iatrogène que peuvent induire des soins importuns, mais ceci ne change pas les faits (Cf. clic)

Toute « interprétation chargée de sous-entendus » - a fortiori s’ils sont de tonalité dépréciative - devrait être déontologiquement interdite dans le journalisme, car la substitution d’une interprétation à une réalité devient une authentique désinformation.

Les regrettables paradigmes de la psychiatrie semblent se répandre comme nuées de « copiés-collés ».

 

Transition : « C’est celui qui le dit qui l’est ! »

 

Quand j’étais enfant, dans la cours de récréation,  en apprenant le langage on s’invectivait de façon ludique en se lançant des mots entendus dont le sens nous échappait, mais dont on soupçonnait qu’ils étaient importants, pour en apprécier leur objet par l’usage : je m’en souviens, c’était saugrenu, mais ne voudrais les redire…

Les filles, dont nous étions protégés J avaient sans doute un autre vocabulaire, d’autres outils, et apprenaient la couture.

Nous nous construisions en nous impliquant comme auteur du renvoi : « C’est celui qui le dit qui l’est ! »

Ce renvoi, de facto « structuraliste », comme la métaphore d’un circuit neuronal, me fait penser aux « circuits réentrants » de Gérald Edelman [5] (neuro-physiologiste), dont il fait naître la condition de « l’état de conscience »

Fichtre !

 

Un essai de systématisation physique : (NB : Ce n’est pas parce qu’une chose est invisible qu’elle n’est pas physique)

 

1.      La notion « d’individu », ignorée de la Grèce Antique, mais qui apparaît par le truchement du religieux dans l’Egypte pharaonique avec le jugement céleste de l’âme individuelle (cf. La Conversion de la Grèce clic) et qui sera reprise telle quelle par le christianisme puis par l’islam.

 

2.      Notre notion « d’individualisation civile » qui en découle manifestement (l’acte de naissance ayant remplacé l’acte de baptême) probablement responsable d’une assimilation culturelle maladroite et ambiguë – en oubliant la charité - avec « l’individualisme » (cf. « mai 68 pour la psychiatrie » in : « L’invention de la psychiatrie, Annexe 4 clic  ) ; En grec contemporain « l’individu » nouvellement apparu se dit « to atomo »

 

3.      La confusion des physiciens contemporains de « l’idée atomique » de Démocrite avec « l’atome particulaire » d’Aristote qui dénature la conception de Démocrite (cf. « La physique des signifiants » clic) je laisse au lecteur le oin de répondre à l'aporie traditionnelle des neurosciences : - « Est-ce que c’est l’homme qui commande le pied ou est-ce que c’est le pied qui commande l’homme ? » Ce à quoi l’expérimentateur répond : - « Si je stimule le cortex cérébral, c'est moi qui commande » Ce qui laisse à la conscience toute la place qu’elle voudra à la méditation et à son échappée.

 

4.      Enfin le mélange intellectuel perpétré dans « la physique », science de la nature, de l’invisible, du continu, de  l’illimité, avec « la ou les mathématiques » [6], science de l’association des signifiants singuliers, dont justement toute modification ou permutation change le sens (cf. Aristote ; Evariste Galois ; « Décussation » clic.)

 

5.      La médecine est bien entendu « physique » par excellence. Hippocrate écrit « De la nature de l’homme » « Peri physios anthropou » Cf. texte intégral bilingue : clic

 

6.      Une nature sans adresse et sans nom :

Du divers :

Bien plus, les accouplements entre les êtres et les espèces, au lieu d’engendrer l’uniformité, augmentent encore cette diversité.

Du génétique :

La chute des feuilles des arbres en automne, l’ouverture des fleurs au soleil de midi (qui se reproduit pareillement dans un sombre placard) sont déterminées non pas par la lumière, mais par leurs chromosomes.

Les comportements fondamentaux de chaque espèce sont déjà repérables chez l’embryon avant même que chaque être formé n’ait eu l’occasion de les expérimenter.

Seuls les jumeaux homozygotes sont susceptibles de présenter des dispositions identiques.

Du culturel :

Mais, alors même que depuis bientôt 200 ans, la science découvre partout chaque jour davantage l’omniprésence des strictes lois de la génétique, le discours culturel officiel s’entête à déclarer que sa puissance est telle qu’elle serait capable d’effacer toutes les différences - qu’il appelle inégalités.

Du renouvelable :

Enfin, dire que chaque espèce a ses caractéristiques ne nie en rien l’influence du milieu extérieur : Son effet dépend de tolérance à d’adaptation de chaque être et de chaque espèce, mais en toute rigueur, les contrats passés avec la nature ne sont valables que là où ils ont été passés et dans les conditions où ils ont été passés.

Du moribond :

Tout le reste n’y ajoute en général que des effets délétères pour toutes les espèces.

 

Comme l’amour de « Carmen » (dans l’opéra de G. Bizet:

« [La nature - l’amour] est un oiseau rebelle Que nul ne peut apprivoiser »

 

Ø      Empruntons la conclusion à Michel Jouvet :

« …Cette théorie ne dévoile pas entièrement le mystère des fonctions de l'activité onirique et apparaîtra sans doute bientôt aussi erronée que toutes celles qui dorment dans le cimetière des théories du rêve.

Elle ne fait que traduire l'immense curiosité [7] d'un cerveau éveillé pour ce qui le rêve. »

 

Ø      Remarque : le meilleur pour la fin.

On sait combien toute image est trompeuse ; et que même, au cours de la vie, l’image photographique du corps humain change davantage que sa voix. Or l’image dans toute sa majesté trompeuse et triomphante de capture, est maintenant omniprésente dans une civilisation de leurre … 

Même toute la médecine est gagnée par « l’imagerie médicale » : Bien utilisée, elle est une aide. Mais elle prend aussi de plus en plus souvent la place d’une irremplaçable clinique.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : La lumière des imageries médicales se situe précisément dans des gammes de longueurs d’onde invisibles à l’œil nu (Rayons X) ; ou même ce sont les résonances magnétiques des noyaux qui sont transformées en représentations graphiques : S’agit-il encore d’images au sens où l’entendrait un profane en croyant regarder des « photographies du cerveau » ? En rien.

Ce simple fait confirme pleinement que, comme on le découvre dans toute la physique, une grande part de la réalité de la médecine est cachée dans les champs du virtuel et de l’invisible – mais, toujours au-delà du supposable, nul n’en peut dire l’exacte mesure.

 

 

 

 

 

 

2.       A part :   pages de mémoire familiale

 

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Person (de) Pierre Louis (Pithiviers 1769 – Amboise 1839), Officier d’artillerie de Marine. clic

Person (de) Vital Marie Jacques (Blois 1884 – Blois 1946), Médecin militaire. clic

Person (de) Jean Marie (Orléans 1905 – Royan 1945) Chef d’escadrons. clic

Casal Jean-Marie (Troyes 1905 - Antibes 1977), Archéologue. clic

 

 

 

 

 

 

3.      D’autres pages, dites en élaboration,

aux fins de transmissions ou d’échanges

 

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-         Présentées sous forme d’encarts, allusifs et courts, pour des choses que j’avais à dire en général ou des points particuliers qui me touchent de plus près.

-         La trame pourrait correspondre à peu près à une table des matières si je produisais un livre (ce serait sur le web et d’accès libre) car je m’aperçois que j’y parle des sujets dans lesquels je me sens impliqué, finalement tous liés entre eux – au risque de tourner en rond - limités et précis. L’ouvrage pourrait sans prétention s'appeler « philosophie médicale » au sens large et comme tout ouvrage vieillit, il pourrait être daté, en plantant le pavillon en l’an 2000 pour faire simple – et peut-être déjà une archive ?

-         Pour ce qui est d’un classement, c’est complètement impossible… Et il faut me pardonner un style parfois elliptique, du à ma méthode de travail : Souvent je travaille en 2 temps : J’écris alors une première fois rapidement pour marquer ce que j’ai à dire, quitte à devoir reprendre ensuite mes phrases pour les rendre plus lisibles : Mais ce 2 ème temps peut tarder quand je ne me relis pas…

 

S’y ajoutent 3 courtes pages web supplémentaires, écrites comme çà, à la volée :

Ø      Langue française : Clic

Ø      Cartes sur les marines de Louis XV à Napoléon ; Guerre de 7 ans (1756-1763), dont je crois que l’issue a été déterminante pour le monde jusqu’à aujourd’hui : En France 26 années après éclatait la Révolution : Clic

Ø      Le Pirate de l’architecte François Sergent : Hommage à « Nénuphar » Clic  

Ø      Fin de cette page : Résumé de ma page « La conversion de la Grèce » : clic

 

 

 

- Comme suit :

 

 

 

SUR LE REVE  :  « Frenesi » :  qu’est-ce que la vie ?   Que sont les songes?

 

La question des rapports « rêve / éveil » est proche de celle de la communication entre 2 ou plusieurs personnes (dans la synchronie ou la diachronie) cf. clic

 

Le sujet qui semble avoir intéressé les savants depuis les temps les plus reculés, lorsqu’ils étaient justement presque complètement dépourvus de moyens matériels d’investigations, est bien connu pour ses abords littéraires, religieux philosophiques et divinatoires.

Paradoxalement peu médiatisé aujourd’hui, il présente en réalité un immense intérêt en biologie fondamentale (biologie du comportement, horloges biologiques, génétique, neurotransmetteurs) bien que sa place reste minuscule dans le champ des applications directes.

Le choix de mes citations infra est éminemment arbitraire et ne fait que poser des jalons sur les interrogations de l’époque moderne

 

Retour haut de page : clic

 

 

Naturellement, il connaissait les « les fantaisies * » del

« ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha ».

 

* de < φαίνομαι ; phainomai ; apparaître.

Encore un « phi » grec transcrit en français par un « f » : Finalement il y en a beaucoup.

Pedro Calderòn de la Barca

1600 - 1681

 

1635  : « ¿ Qué es la vida ? Un frenesí*. ¿Qué es la vida ? Una ilusión, una sombra, una ficción, y el mayor bien es pequeño ; que toda la vida es sueño, y los sueños, sueños son. »

 

« Qu’est-ce que la vie? Frénésie, illusion, ombre, fiction ; le plus grand bien reste petit car toute la vie n’est que songe et les songes ne sont que des songes. »

* Il est difficile de limiter le mot « frenesi » employé au XVII ème siècle, à notre entendement d’aujourd’hui du même mot, en espagnol ou en français.

En langage moderne, on pourrait peut-être le traduire par « fantasme ».

Le mot vient bien sûr du même radical que celui contenu dans les mots « schizo-phrénie », « para-phrénie », etc., passés dans notre langue au XX ème siècle.

Mais « φρήν »  phrèn ») est un mot difficile à saisir en grec, car il a une très grande extension sémantique. Il est inconnu en mycénien. Il apparaît avec Homère, d’origine inconnue. Il est peut-être apparenté à « φράζω » = « faire comprendre, expliquer ».

Le substantif « φρήν - φρενός » a d’abord désigné le « diaphragme » (d’où en français le nom de « nerf phrénique » donné à son nerf moteur) et de là parfois à l’ensemble « cœur-poumons » ; De là, le sens est passé à l’humeur :  tantôt « passion » tantôt « sagesse », voire « intelligence », et, en poésie à « cœur » ou à « âme », mais dans un sens purement végétatif, jamais métaphysique.

Il entre dans de très nombreux composés.

Le verbe qui en dérive, « Φρενόω » signifie tantôt « rendre sage », « ramener à la raison », tantôt « exciter l’esprit », « rendre orgueilleux ».

Pour son utilisation dans notre psychiatrie, voir aussi  clic / 1).

 

On ne peut pas transporter un mot sur une période de 3000 ans sans précautions culturelles :

Les grecs archaïques ont généralement déduit leurs « conceptions mentales » de « l’aspect » aperçu ou présumé : Partout, l’image prédomine.

Ce n’a pas été le cas des latins : cf. « le feu » : en grec : radical « pyr-» ; mais en latin, radical : « igni-» rattaché au dieu indien Agni ; chacun des 2 radicaux correspond à une part du « doublet indo-européen » désignant les 2 approches d’une même chose : « igni-» concerne « le non-vu divin » de la chose, et « pyr-» un « avatar » visible, de « la même chose ».

 

 

René Descartes

1596 - 1650

10 nov. 1619 : Le fameux « rêve lucide » de Descartes durant la nuit du 10 novembre 1619 qui fut déterminant dans toute sa réflexion philosophique ultérieure :

La séparation entre « res materia » et « res immateria » ; Le « Je pense donc je suis » etc.

: «  ... Ce qu'il y a de singulier à remar­quer, c'est que doutant si ce qu'il venait de voir était songe ou vision, non seulement il décida en dormant que c'était un songe, mais il en fit encore l'interprétation avant que le sommeil le quittât... »  Descartes parle de lui à la troisième personne - mentionné par M. Jouvet (« Le sommeil et le rêve » ;1992).  

Blaise Pascal

1623 – 1662

 

in : Pensées »  recueillies après sa mort par sa sœur :

« Si nous rêvions toutes les nuits la même chose, elle nous affecterait autant que les objets que nous voyons tous les jours. Et si un artisan était sûr de rêver toutes les nuits, douze heures durant, qu'il est roi, je crois qu'il serait presque aussi heureux qu'un roi qui rêverait toutes les nuits, douze heures durant qu'il serait artisan.

Si nous rêvions toutes les nuits que nous sommes poursuivis par des ennemis, et agités par ces fantômes pénibles, et qu'on passât tous les jours en diverses occupations, comme quand on fait voyage, on souffrirait presque autant que si cela était véritable, et on appréhenderait de dormir, comme on appréhende le réveil quand on craint d'entrer dans de tels malheurs en effet. Et en effet il ferait à peu près les même maux que la réalité.

 Mais parce que les songes sont tous différents, et qu'un même se diversifie, ce qu'on y voit affecte bien moins que ce qu'on voit en veillant, à cause de la continuité, qui n'est pourtant pas si continue et égale qu'elle ne change aussi, mais moins brusquement, si ce n'est rarement, comme quand on voyage; et alors on dit: "il me semble que je rêve"; car la vie est un songe un peu moins inconstant »

 

Charles Darwin

1809 - 1882

La génétique dans le rêve et le sommeil profond de Charles Darwin à Michel Jouvet :

 

« La relation suivante d'une habitude se répétant chez des, individus de trois générations consécutives est d'un intérêt particulier, parce que cette habitude se répète uniquement pendant le sommeil profond et que par conséquent elle ne peut être due à l'imitation mais doit être tout à fait naturelle »

In : L’expression des émotions chez l’homme et les animaux.

(Cf. note 16 de cette page clic)

Albert Einstein

1879 - 1955

Einstein en 1955 : « le temps était une formidable illusion ! » 

Depuis l’homme de l’ascenseur d’Einstein, qui n’aurait (pure expérience de pensée) aucun moyen de savoir si l’ascenseur est en mouvement ou non, quel moyen aurait-on d’être sûr de ne pas rêver lorsque l’on est éveillé ?

·                    Pour Einstein :  Wikipédia : «  Par cette expérience de pensée, Einstein montre que les effets locaux de la gravitation et d'un référentiel accéléré pour l'observateur ne sont pas physiquement distinguables par une expérience mécanique. »

·                    Mais que veut dire « une accélération constante » sinon « sans changement dans le temps » et que veut dire « temps » dans le langage d’Einstein qui a déclaré en 1955 que « le temps était une formidable illusion » ?

·                    Ainsi, qu’est-ce que « le temps » et dans quelle mesure le rêve peut-il s’en libérer ?

Federico García Lorca :

 

Granada 1898 fusilleé le 18 août 1936

 

« La leyenda del tiempo »

 

« El sueño va sobr' el tiempo,
flotando com’ un velero,
flotando com' un velero,
nadie pued' abrir semillas
en el corazón del sueño,
en el corazón del sueño etc.
 »

« Le rêve va sous le temps

En flottant comme un voilier

En flottant comme un voilier

Personne ne peut ouvrir les semences

Qui sont  au cœur du rêve

Qui sont  au cœur du rêve etc

Mis en tango flamenco

chanté par Camaron de la isla

accompagné par Tomatito en 1979

clic .

Michel Jouvet

1925 - 2017

 

Au Vatican - 1990 : Les travaux neurophysiologiques les plus récents – et en particulier ceux de Michel Jouvet dans son laboratoire  à Lyon, et exposés lors d’un symposium au Vatican en 1990 : Cf. Note de bas de page [8] ;

 

Et en 2016 : « Pourrons-nous un jour comprendre la conscience de l'éveil - chez le chat, puis le chimpanzé, et enfin l'homme ? Peut-être. C'est l'une des dernières fonctions de la physio­logie, mais je crois que le secret de la conscience onirique est encore plus caché, et pourtant c'est cette conscience qui nous pense et qui est sans doute responsable de notre façon d'appréhender le monde. » In : Michel Jouvet ; « Le sommeil, la conscience, l’éveil » ; Ed. Odile Jacob/Sciences ; Paris 2016.

 

 

Havelock Ellis

1859 – 1939  

Britannique, fondateur de la sexologie :

 

« Dreams are real while they last ; Can we say more of life ? »  Cité in : The World of Dreams, Houghton Mifflin, New York 1992.  

Actualisation

Isabelle Arnulf

CHU Pitié-Salpétrière

Ecouter radio

1 heure le 13 mars 2017   : Clic

 

 

 

 

 

« Paix »    « Justice »

 

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Intervention magistrale de Mahmoud AZAB , de la 20 ème à la 30 ème minute environ, sur la différence entre Paix et Justice : 

« Je vais peut-être vous choquer, mais je n’ai pas un grand crédit pour la paix …  Ce n’est pas la paix …. qui apporte la justice, mais la justice qui apporte la paix etc. » Paris, Mai  2009, troisième séance sur six. Video : Clic

 

Ajoutons, pour rester bref, que la justice ne commence pas avec les lois, mais par la double question :

·        Qui est agresseur ;

·        Qui est victime ?

!

Comme il est inévitable qu’un agressé cherche à se défendre, et afin d’éviter les interminables vengeances, on a déféré à la justice le soin de distinguer les rôles.  C’est sa première fonction.

Le 29 juin 2014  Mahmoud « est parti de l’autre côté du Nil ».

D’une exceptionnelle ouverture (« L’histoire n’a jamais qu’un seul visage … »), redevable à son immense culture, doublée d’une grande sensibilité, on retrouvera son itinéraire et ses travaux sur internet.: Clic

 

 

 

 

 

Antigone, aujourd’hui, « c’est le père » !

« L’affaire Lahache » n’était qu’un « sous-groupe » du « groupe Raminagrobis » (voir vignette suivante)

 

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Alain Peyrefitte :

« Le mal français » 1976   [9]

Ø      Cf. Dans ce livre : « une société à « irresponsabilité illimitée » et « La société est mise en normes alors qu’il faudrait la mettre en marche ».

 

Ø      Cf.  Jacques de Person ( Clic )  : « Ainsi la psychiatrie ne serait qu’un cas particulier du « mal français », mais elle en cristallise les termes d’une manière particulièrement prégnante si elle en est le produit, à défaut aujourd’hui de les entretenir, sinon de les engendrer. » => [10]

 

 

 

 

 

 

Notre jurisprudence en ce domaine est assez saillante : Cf. Affaire Lahache 1980.

.

Cf. Antigone » de Sophocle (495-406 av. J.-C.) : la réponse d’Antigone à Créon qui lui a interdit de donner une sépulture à son frère :

- Créon : Ainsi tu as osé passer outre à ma loi ?

- Antigone : Oui, car ce n’est pas Zeus qui l’avait proclamée ! Ce n’est pas là la Justice, non, ce ne sont pas les lois que les dieux ont jamais fixées aux hommes, et je ne pensais pas que tes défenses à toi fussent assez puissantes pour permettre à un mortel de passer outre à d’autres lois, aux lois non écrites, inébranlables, des dieux ! Elles ne datent pas d’aujourd’hui ni d’hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fût, m’exposer à la vengeance des dieux ?

Créon la fera murer vivante dans sa tombe.

L’image du père dans l’Iliade : [11]

 

 

 

 

 

Ibn Khaldoun [12]

( mort au Caire

en 1406) :

« Introduction  Mouqaddima »)

à l’histoire des Berbères ».

Dans la « Mouqaddima », Ibn Khaldoun tente un essai sur la naissance, la vie et la mort des civilisations, qu’il généralise à toutes d’entre elles : En déposant les armes, s’entourant de murs, et confiant toute leur défense à leurs gouvernants, face à des nomades toujours armés et dont la faim est pour eux comme un état permanent et naturel, les sédentaires deviennent de plus en plus vulnérables ; sans ardeur au combat, il les compare à des femmes.



 

 

 

 

 

Confusion entre égalité et justice  :

 

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Mon long texte de cet encadré s’est désespérément volatilisé. Espérons que, par la magie de l’ordinateur, il revienne sur le bureau comme « document récupéré » !

En attendant : en voici un résumé : Les plateaux de la balance représentant officiellement le symbole de la justice en France sont vides ! Qu’est ce qui a bien pu mener à une telle absurdité ?

1.      Cf. explication de la différence entre un « opérateur mathématique » : « le zéro », et une « réalité physique » : « le vide » dans notre page sur le 122-1 du code pénal.

2.      Sur la différence entre « symbole » et « objet », voir la note de bas de page clic, sur la pesée de l’âme du défunt dans le tribunal d’Osiris, et remonter pour voir le texte :

Ce sont les faits agis par l’âme du défunt pour le bien commun (symbolisée par son cœur posé sur un plateau de la balance) qui y sont jugés et doivent être aussi purs et légers que le hiéroglyphe de la Maat (déesse de la « Vérité - Justice – Cohésion sociale »), (symbolisée par la plume, posée sur l’autre plateau.

 

Cf. (Je me cite ici) in : clic : «  Il est possible que l’idéologie des égalités symbolisée par les mystérieux plateaux d’une balance en équilibre vides ** soit mal compatible avec une biologie de la variété, comprise et enseignée seulement dans les classes supérieures. »

Et clic.

 

Cette « balance du tribunal d ‘Osiris » (cf. « Livre des Pyramides », « livre des sarcophages » et « livre des morts » surtout) nous est parvenue via le christianisme, tout de même que la reconnaissance de l’individu (au plus secret de ses intimités) comme tel,  indépendamment de sa famille et de sa tribu.

La Maât est à la fois la déesse de la « justice - cohésion - solidarité sociale » (charité réciproque) au quotidien en ce monde, et de la reconnaissance de « l’individu justifié » au moment de son passage dans l’autre monde, le plus important, l’éternel.

Cette métaphore n’a évidemment rien d’abrahamique puisque Abraham ne reconnaît pas d'autre monde. (sur tous ces points cf. la conversion de la Grèce)

Elle existe aussi dans l’islam où elle est essentielle : Il est abondamment répété dans le Coran que Dieu est capable d’apprécier les actes des hommes les plus subtils, car sa balance est sensible au poids d’un grain de moutarde.

Les religions pharaoniques, le christianisme et l’islam sont ou ont été les seules religions à imaginer un tel tribunal après la mort qui décide d’une éternité en enfer ou au paradis.

Mais il ne s’agit nullement d’une égalité simple et brute entre les hommes.

Si le cœur du défunt est aussi léger que la plume (à la fois symbole et nom de Maât en égyptien), alors, le justiciable est béatifié et prend place au paradis (Les Champs Ialou à l’ouest du Nil en Egypte devenus Champs Elysées en Grèce)

Pour ce faire, le corps du défunt doit être conservé, momifié, et placé dans un « œuf de résurrection » (mot traduit par sarcophage en grec => cercueil en français)

Momifié est traduit par « christos » en grec – Jésus en incarne le paradigme pour les chrétiens – et par « massih » dans les langues sémitiques (=> messie en français) – mais le judaïsme ignore la personne de Jésus et l’islam qui la reconnaît comme fils de Mariam et du Saint Esprit  ne reconnaît pas sa part divine.

Messie et christos sont deux mots de même sens, l’un traduisant l’autre.

Tous les défunts dont les cœurs sont aussi légers que la plume de Maât au tribunal d’Osiris sont alors justifiés et béatifiés et c’est en cela qu’ils sont égaux.

L’égalité n’est pas donnée par la naissance.

C’est tout au contraire la fin d’un accomplissement, une potentialité offerte par Osiris, et méritée si la voie suivie par l’homme est droite, pure, sans mensonge : Elle sera alors récompensée.

Tel est « le droit » : « Dieu est mon droit ». C’est aussi la « sirat el moustaqim » (المُسْتَقيم الصِراط ; la voie droite) du Coran que Dieu a montré aux croyants.

La dialectique introduit ici la question du libre arbitre. La question d’une liberté de choix tourmente autant les philosophes que les religieux et c’est pourquoi son appréciation dans l'application de « la justice des Codes » devait inévitablement donner naissance à l’aménagement d’une  fonction d’experts et des inépuisables débats qui s’y rattachent.

 

On comprendra alors tout le contre-sens qui mène à une représentation symbolique de la justice par un instrument de mesure de l’égalité des poids de 2 plateaux vides; car une justice (dont le rôle est d’accorder « les faits d’un individu » au « bien de la collectivité ») ne peut se résumer ni à une égalité ni au vide !

Pourtant, beaucoup de nos institutions les meilleures restent profondément imprégnées des ces principes plus anciens, même sans le savoir et parfois sous des énoncés maladroits ou des formes déguisées – comme le remarque opportunément Alexis de Tocqueville après La Révolution.

Car dès leur apparition, nos démocraties modernes avaient en quelque sorte intégré - comme au titre d’exigences tacites - les traditionnelles valeurs terrestres des religions sus-dites (respect de l’homme même le plus humble, charité, fraternité, etc.) un peu comme si celles-ci constituaient une « voix off » parlementaire et citoyenne et c’est sans doute la principale raison pour laquelle – malgré ce quiproquo des plateaux de la balance - elles ont, fragilement il est vrai, repoussé les violences de la démocratie athénienne, apparue cinq siècles avant la conversion de la Grèce au christianisme.

Déjà au VI ème siècle av J.C. il avait déjà été notable que c’est en s’inspirant des coutumes égyptiennes que les lois de Solon en Grèce avaient pu abolir l’esclavage pour dettes (cf. mon propos :clic).

 

3.  Cf. aussi Michel Villey : Philosophie du droit.

 

 

 

 

 

 

Le groupe Raminagrobis.

 

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«  Justice  de  Raminagrobis  est  faite  !  »

 

Le « groupe Raminagrobis » a été décrit par Jean de La Fontaine, dans sa fable « Le chat, la belette et le petit lapin ».

Raminagrobis y joue le rôle d’un juge qui croque les 2 plaideurs: Plaideurs -> 0

Mais il n’y a plus besoin d’être juge pour croquer et le groupe Raminagrobis s’est enrichi.

Ses opérateurs sont l’égalité et le zéro.

 

Dans les années MLF – (rien à voir avec mai 1968, contrairement à ce qui se dit) - les manifestantes voulaient acquérir certains « droits exclusifs », comme, en particulier, le droit à l’avortement d’un enfant qu’elles avaient eu en commun avec un père, sans le consentement du père, aux cris de « mon corps m’appartient » - comme si un bébé était le corps d’un parent) et bien d’autres « droits et devoirs attribués en ces temps-là au mari légitime » qui vont être supprimés progressivement (choix du domicile conjugal, etc.)

Très habilement l’Etat a alors instauré l’égalité des conjoints dans le couple, l’autorité parentale remplaça l’autorité paternelle - mais l’autorité maternelle n’advint jamais ! - grâce à quoi, en cas de désaccord parental, seul un tiers peut trancher.

Ce tiers peut maintenant avoir de multiples visages, et être lui-même soumis à une cascade d’injonctions.

 

Ce groupe a des propriétés intéressantes :

Irréversibilité : L’IVG est irréversible; etc.

Relations d’équivalences dans des cadres de relations d’ordre binaires 

L’équivalence des protagonistes est indispensable dans la plupart des sous-groupes du groupe Raminagrobis.

Ce qui peut impliquer des transformations géométriques remarquables, quelquefois chirurgicales, etc.

L’opérateur d’égalité par excellence dans un groupe de multiplications quelconques est le zéro grâce auquel une équation peut alors être réduite à la forme « 0.x = 0.y = 0.z ; etc. »

Il est très utile dans le calcul des égalités sexuelles et permet d’annuler les différences sexuelles grâce à l’équation de la négation chromosomique : 0.X = 0.Y,

 

Voici déjà des sous-groupes bien individualisés :

L’affaire Lahache de 1980 qui débouta le père de ses droits sur la survie de son enfant en est un élément important puisque l’affaire fit jurisprudence.

Depuis l'arrêt Lahache, le père devint une Antigone de plus !

Les jeunes filles mineures pouvant maintenant avorter en cachette de leurs parents : confiance 0 ; autorité parentale 0.

C’est un sous groupe dans lequel les parents – dont maintenant les mères à leur tour – ont été dépossédés de leur droits parentaux.

Avenir des PMI ; rôle des infirmiers scolaires dans la contraception ; délais de réflexion de 7 jours pour IVG supprimé par la loi du 17 XII 2015 : réflexion 0.

 

Remarque : La notion de « père en détresse » semble ne jamais avoir été prise en compte à aucun niveau, ni si et lorsque ce dernier apprend qu’il est père, ni si et lorsqu’il constate ou est informé, impuissant à agir, que la vie de son enfant va être/ou a été « interrompue volontairement ».

D’une façon générale, on peut s’interroger sur la viabilité d’un peuple envers lequel son propre Etat se montre si castrateur, remarque également valable pour d’autres sous-groupes : vitalité 0.

 

La déchéance de nationalité va former un sous-groupe de dépopulation.

Les internements : SPDRE ( des SPPI) = Soins Psychiatriques sur décision d’un Représentant de l’Etat : forment un autre sous-groupe qui est la transformée des : internements psychiatriques => hospitalisations sous contrainte :

Bien comprendre : ce n’est pas le « représentant de l’Etat » qui « soigne », ce sont « d’autres », tout aussi contraints, mais sans savoir ce qu’il doivent soigner, ni comment : Psychiatres, psychologues, internés de toute sortes y sont en ce sens logés à la même enseigne.

Aucun domaine de la médecine n’est à l’abri des directives étatiques. Les noms de maladies vont manquer !

 

L’état d’urgence

généralisé et permanent vers lequel on s’oriente pourrait devenir aussi un nouveau sous-groupe de Raminagrobis.

 

La mécanicisation de sanctions de masse sans jugement, en fonction d’un chiffre facilement traitable par la robotique.

bombardement systématique d’ondes radars supposé détecter des excès de vitesse. Mais les plus bombardés sont les gendarmes à jumelles.

alcoolohémie (mais « hémie » est le sang et les ballons gonflables mesurent un « air expiré ») considérée comme excessive au volant, alors que les mêmes chiffres ne sont  pas utilisables ailleurs en public, etc.

 

Les confusions - dans les esprits - des rôles sont peut être un sous-groupe du même groupe.

Même les médias et les administrateurs semblent avoir jeté l’éponge.

 

Mais d’où vient le groupe Raminagrobis ? « Comme dans les mythologies, il est des couples funestes aux engendrement malheureux : Tel est le cas de l’union du « commerce » avec « l’administration » (clic)

« La midéno-lâtrie » (Adoration du zéro [13])


 

 

 

 

 

 

 

L’isonomie des citoyens.

 

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Données de base : Les êtres humains sont dissemblables :

Peut-on demander à à un mâle d’avoir un « instinct maternel » et en quoi d’ailleurs serait-il souhaitable qu'il en fût pourvu ?

·        Les salaires sont une chose.

·        Les métabolismes en sont une autre.

Les plus forts désirs de chacun n'y changent rien.

·        Il faudrait arrêter de parler d’inégalités sociales, expression qui ne veut rien dire, ni dans le champ de ce qui est juste ou injuste, ni non plus tout simplement grammaticalement (pas plus que les soi-disant réseaux sociaux en général) et l’expression est donc condamnée à ne cibler que du vide.

On aurait grand avantage à plutôt parler des injustices sociales.

Là il y aurait du grain à moudre, parce qu’on tiendrait en main quelque chose de moins abstrait qu'une fonction mathématique employée à tort et à travers.

En ce sens-là, social et moral à la fois, il ne faudrait pas non plus opposer le mot patriotisme au mondialisme, mais l'opposer à l’individualisme et à l’égoïsme.

Car il y a 2 emplois possibles, de sens occasionnellement opposés, du mot patriotisme  : Le mot peut être employé en effet soit dans un sens de générosité envers l’autre qui est alors le compatriote, soit au contraire dans le sens du rejet et de la haine de l’autre qui est alors l'ennemi, et l’un n’implique ni n’exclut jamais l’autre. Le sens est ici affaire de contexte.

Sexes

Les cellules des mâles ont des chromosomes sexuels X et Y : le chromosome Y vient forcément du père et le chromose X de la mère.

Les cellules des femelles ont des chromosomes sexuels X X : les chromosomes X peuvent alors venir du père (XY) ou de la mère (XX)

Mais les recherches ont montré qu’obéissant à des systèmes de régulation sophistiqués, les chromosomes X venant du père et les X venant de la mère ne sont pas équivalents, et ne déterminent pas le développement des mêmes zones cérébrales, etc. Voir travaux spécialisés.

Il n’y a là ni injustice ni supériorités, mais différences et différenciations utiles.

 

Volumes et dimensions  commerciales (dans les 2 sens du mot dimension ici)

Indépendamment du sexe, pour tout objet ou animal, les volumes et les données correspondantes doublent quand on multiplie n’importe quelle de ses dimensions par la racine cubique de deux, soit 1,259.

Par exemple, pour 2 navires identiques, l’un de 10 mètres et l’autre de 12,59 mètres, le volume et le poids passent du simple au double, etc.

Archimède avait déjà utilisé ces calculs volumétriques pour le réglage des catapultes lors de la défense du siège de Syracuse

(quand on passe d’un cube d’un 1 mètre d’arête à un cube de 2 mètres d’arête, les volumes passent de 1 à 8)

Pour allonger la longueur du tir par 2, Archimède devait multiplier les volumes du boulet et de la catapulte par 8.

Pour allonger la longueur du tir par 3, Archimède devait multiplier les volumes du boulet et de la catapulte par 27, etc

 

Tout médecin, tout pharmacien a besoin de le savoir et calculer à l’heure de la distribution des pilules. La biologie n’a rien à voir avec la citoyenneté : l’un et l’autre sont nécessaires.

Ca coûte cher d’être grand [14] ! En revanche, il y a des avantages : La surface corporelle croit en fonction du carré d’un rayon quand le poids et le volume croissent en fonction de son cube ; c’est à dire que lors de la croissance, la surface croit plus lentement que le volume.

En conséquence de quoi, le rapport : surface corporelle/poids est plus élevé chez un nourrisson que chez un adulte : Donc un bébé supporte moins bien le froid et moins bien le chaud; Là en est l’explication de la déshydratation rapide du nourrisson et elle est purement physique.

 

C’est à dire que si on avait des bouteilles en plastique de 2 litres ou de 5 litres pleines de jus d’orange au lieu de bouteilles d’un litre, on avalerait moins de biphénols (effets hormonaux ; féminisation des poissons avérée; causes possibles de cancers hormono-dépendants et de la raréfaction des spermatozoïdes humains) venus du contenant pour une même quantité de boisson bue.

On peut facilement calculer la différence entre les surfaces de 2 bouteilles : La racine cubique de 5 est sensiblement égale à 1,7. La surface d’une bouteille de 5 litres serait donc un peu moins de 3 fois supérieure à celle d'une bouteille de 1 litre (1,7 au carré = 2,89) et le raisonnement est le même pour les boites de sardines. Quant à l’épaisseur de l’emballage, la résistance du matériau, sa masse spécifique par rapport à la gravité terrestre, la pression atmosphérique, etc. ce ne serait pas une grande préoccupation physique avec de tels rapports de dimensions.

Plus le volume croit, plus la part de l’emballage se réduit rapidement.

Avec une bouteille de 5 l. il resterait également un moindre pourcentage de boisson résiduelle au fond de la bouteille quand on irait la recycler.

Les marchands de bouteilles en plastique et les marchands de jus d’orange feraient moins de profits.

Les poubelles de recyclages seraient moins remplies.

Il y aurait moins de camions poubelles circulants, moins de moteurs diesels en marche, moins de gaz d’échappements dans les rues, moins de gaz à effet de sphère libérés.

Moins de profits pour les pétroliers, moins de cancers du poumon aussi

(l’occurrence du cancer du poumon - première cause de mortalité par cancer dans le monde - aurait peut-être dépassé en 2018 chez la femme en France ou aux USA l’occurrence du même cancer chez l’homme ou serait en passe de le faire et serait passé en tête des cancers chez la femme)

Si la banque m’envoie ses chéquiers un par un, le malheureux facteur fera plein de voyages, polluera beaucoup ; le fourgon s’usera davantage, etc.

J’ai de plus en plus de mal à écrire toutes ces choses, tant elles me paraissent tristes, désespérantes, hors d'atteintes, et insensibles à tout avertissement sensé.

 

Les gens

Les gens qui ont accès à tous ces services sont trop souvent complètement intoxiqués par la publicité qui vante la facilité de l’accès à ces choses, avec le plus grand mépris pour ceux – ignorés, méprisés - qui pâtissent des effets de ces mêmes choses.

Les plus malades et les plus pauvres sont réduits à la douleur et au silence, et n’ont aucunement les moyens d’avoir accès aux réseaux que l’on appelle abusivement « réseaux sociaux » - en particulier ces gens vivant d’une maigre allocation parce qu’on les a réduit à l’état de « citoyens au-dessous de tout soupçon » comme je l’ai écrit – qui sont pourtant ceux qui en auraient le plus besoin, pour eux et pour le monde car ils ont souvent une vision fort lucide des réalités humaines : Les écouter plutôt que d’écouter ceux qui parlent toujours en leur nom serait profitable à tous.

Or en réalité, tous dépendront toujours et partout les uns des autres quoiqu’il arrive.

On ne dira jamais assez qu’une attention vraie à l’autre implique d'entendre – ce qui est rare - et non de tenter de comprendre, ni de dire « moi à sa place… » car celui qui a connu les états de l’autre n’a besoin d’aucune explication et celui qui ne les a pas connus ne pourrait pas les comprendre.

 

Il n'est pas du tout fonctionnel que les grands et les petits occupent des maisons de même dimensions, vivent tous dans des pièces identiques, que les agences proposent leurs biens en terme de surfaces plutôt qu’en volume, ce qui permet d’abaisser les plafonds à la hauteur minimale légale, etc.etc.

; que les automobiles soient de plus en plus complètement standardisées intérieurement (quoiqu’on en dise) de façon contraignante ; tous faits dont il résulte un nombre incalculable de pathologies (au point que j’ai entendu un rhumatologue dire à quelqu’un « achetez une voiture à embrayage automatique ») pour minimiser la pathologie induite par l’automobile : On n’en finirait pas d’énumérer les dégats.

Toute cette idéologie des égalités ne se répercute donc pas seulement sur les droits ou les salaires, mais sur des dimensions concrètes dont résultent des pathologies non chiffrables.

Même si l’intention de ceux qui l'ont prônée était une ardente soif de justice, on doit admettre qu'elle a été interprétée - intentionnellement ou non - dans le sens d'une standardisation commerciale dramatique.

Ce ne sont pas le êtres humains, leur habitat immédiat, ni leurs besoins immédiats qu'il fallait standardiser, mais les boulons des objets susceptibles d’être réparés, les prises de courant, etc.

La standardisation galopante et de plus en plus omniprésente et contraignante qui se développe sous nos yeux, non seulement se fourvoie dans une impasse, mais engendre les plus grandes injustices qui soient.

 

Jusqu’aux rêves :

Les temps de sommeil et de rêve dépendent de l’espèce en plus de la souche génétique et des variations individuelles.

Les différences animales se rencontrent même curieusement jusque dans la périodicité circadienne du rêve au cours du sommeil, caractéristique de l’espèce, qui croit chez les mammifères, en allant de la souris à l’éléphant, en passant par le chat et l’homme, comme le logarithme du poids du corps et doit donc être rapporté à son métabolisme ; etc. (cf. Michel Jouvet ; Le sommeil et le rêve, Odile Jacob, Paris 1992)

Notons en passant que l’éléphant possède à peu près le double de neurones que l’homme (passant d’environ 100 milliards à 200 milliards - ce qui ne l’empêche pas de très mal pouvoir assurer sa défense face à ce dernier rapace.

 

La seule égalité numérique

La seule égalité numérique chiffrée que l’on trouve en matière de sexe, dans l’espèce humaine, c’est dans le « sex ratio » qu’on la trouve : il naît environ un garçon pour une fille.

Des différences numériques sont ensuite introduites par les différences de longévité : Dans l’espèce humaine, les mâles meurent plus tôt en moyenne.  Les causes n’en sont peut-être pas génétiques.

Tout le reste est inégal entre les sexes, et autant qualitativement que quantitativement :

Les tailles et volumes ne sont pas les mêmes ; la durée de fécondité n’est pas la même ; les rythmes hormonaux ne sont pas les mêmes.

Certains organes vitaux sont les mêmes, mais n’ont pas les mêmes proportions.

Les rapports entre les segments des membres ne sont pas les mêmes (mains, bassin, etc. ce qui saute aux yeux d’emblée) (Clic), le volume de la vessie est de plus d’ 1/3 supérieur chez la femme ; etc.

Et, comme chacun sait, les dispositions fonctionnelles, en matière de reproduction, de travail physique, de fonctionnement mental, de désirs, sont très différentes.

Tout le monde a plein la bouche « des égalités comme valeurs de la République », et pourtant je continue à faire la différence même au téléphone entre un homme et une femme : comment cela se fait-il ?

Certes, égalité n’est pas identité, mais ce vocabulaire mérite des explications :

Nulle part, nulle supériorité dans l’absolu entre 2 êtres vivants, car affirmer une supériorité, tout comme une égalité, implique de préciser « dans quel espace de validité ».

 

Tout ceci invite à voir dans la sexuation, comme dans tout bon écosystème, une complémentarité vivante et indéfiniment fertile, et non comme dans une réplication de clones, des individus identiques, mais sans fécondabilité. Les enjeux sont les mêmes en biologie végétale et, fait intéressant, bien ressemblants aussi jusqu’en cosmologie.

Quant à « l’isonomie » (= « identité des lois ») (cf. « nomos ») des partenaires d’un couple, elle introduit perfidement une « aporie démocratique » (= « impasse ») dans le couple, puisqu’en cas de désaccord, aucune majorité démocratique ne peut se dégager du nombre 2.[15]

A une autre échelle, dans une population animale c’est l’attribution radicale et génétique des « rôles » qui semble permettre d’atteindre une efficacité optimale.

Chez les fourmis, animaux très évolués, chaque membre de la fourmilière a un rôle bien assigné : dans la fourmilière il y a « les fourmis soldats », « les fourmis ouvrières », « les fourmis reproductrices », etc.

Quand on frappe une souche contenant des « termites », ce sont les « termites soldats » qui sortent en premier pour faire face à l’attaque.

Mais une organisation « de type fourmilière » est à l’opposé de l’isonomie des membres.

Sans doute ne préconisons-nous ni « l’indifférenciation » - d’ailleurs, dans ce cas, aller voter ne sert à rien - ni une organisation « de type fourmilière » - et dans ce cas, aller voter ne sert à rien non plus.

 

 

Roger Bacon

1214 – 1294

Il semble tout à fait à propos de citer ici Roger Bacon (1214 – 1294) : « Homo naturae non nisi parendo imperat » « L’homme ne commande à la nature qu’en lui obéissant ».

 

Biographie (B.N.F.) : Clic :  … il étudie à Oxford où il assimile rapidement toutes les sciences.

… Il passe plusieurs années dans le couvent des Franciscains à Paris, où il souffre de l’ignorance et de l’intolérance de ses confrères …

… Il considère les mathématiques comme la clé de voûte des autres sciences…

… « Parce que les choses sont au-dessus de votre intelligence, vous les appelez oeuvre du démon. Les théologiens et les canonistes dans leur ignorance les abhorrent comme des productions de la magie

Mais ses ouvrages sont condamnés parce qu’ils renferment des « nouveautés dangereuses et suspectes ».

Il est emprisonné pendant quinze ans.

La véritable ignorance ne commence pas là où l'on pense que le savoir s’arrête  :  Elle commence dès que l'on croit être sûr de savoir.

 


 

 

 

 

 

Odorat, et défenses immunitaires.

 

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Cet animal, le « parasaurolophus » , disposait d’une corne creuse pouvant atteindre la longueur de 1,80 mètre, à la fois caisse de résonance et organe sensoriel tapissé de cellules olfactives. Son efficacité était encore augmentée par une cloison longitudinale qui en doublait la longueur utile, et le « parasaurolophus » pouvait probablement percevoir les odeurs à plusieurs dizaines de kilomètres : « John Ostrom suggested that it housed expanded areas for olfactory tissue and much improved sense of smell of the lambeosaurines, which had no obvious defensive capabilities” (Ostrom, John H., 1962. The cranial crests of hadrosaurian dinosaurs, from the Journal of Postilla, vol. 62, pages 1–29.)

 

De l’olfaction aux protections immunitaires : => clic


 

 

 

 

 

Darwin (1809 – 1882)

 

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Ø      Darwin : « The descent of man » = « La descendance de l’homme ») [16] 

Ø      (le texte original entier avec index, traduit en français par Edmond Barbier, Préfacé par Carl Vogt : 721 pages en pdf) ;

Ø      Autour de Darwin ma réflexion sur l’individu  ((Darwin s’y attarde également) : clic

(Darwin est à lire absolument dans le texte tant sa lecture est agréable d’une part, et tant tout ce qu’on a pu faire dire à Darwin est souvent fantaisiste, d’autre part :

Ainsi : Il ne parle jamais des mutations au hasard dans la nature ; il ne dit jamais que Dieu n’existe pas, sinon que la création scandée en 6 jours ne peut être comprise, car l’évolution est un phénomène continu ; etc. Cf. plus précisément en note de bas de page ici ;

Voyage du Beagle (1831- 1836) ; pdf. en anglais : clic en français : clic .

Je crois de plus en plus à l’intérêt de prendre beaucoup de recul pour considérer « l’embranchement » de notre espèce (les « quadumanes (singes) catarrhinins » de Geoffroy saint Hilaire (1772 – 1844) – participe à l’Expédition d’Egypte) – e-book gratuit : lHistoire naturelle des mammifères -  et ses ineffables particularités dans des ensembles beaucoup plus vastes, en remontant avant la préhistoire.

Par bonheur, les travaux abondent maintenant, en archéologie, médecine (biologie (ADN), embryologie, etc.

L’Egypte ancienne, proche de la Vallée du Rift, mais qui finalement recueillit aussi tout l’héritage de l’Afrique de l’Ouest à une époque où le Sahara était vert représente un terrain d’exploration privilégié dans un ensemble monde présent dès l’origine.

 

Il y a 200 ans, avant le déchiffrage des hiéroglyphes par Champollion, on avait fini (petit à petit entre le VI siècle Av. J.C. – Cambyse – et l’avènement du christianisme) par en oublier et ignorer presque tout !

Et puis j’ai eu l’idée peut-être surprenante, mais pas tant que ça, qu’on devrait peut-être commencer par la fin pour expliquer le début – mais on ne connaît pas la fin !

C’est bien ainsi qu’on démonte de Z à A un avion fini pour comprendre le pourquoi et le comment de son architecture.

L’obstacle idéologique d’un tel fouillage de la nature tient en partie dans notre culture actuelle en ce que l’idée de « prévision » mènerait à celle de « créateur » dogme si rejeté que ce rejet même interdit d’en comprendre l’histoire.

 

Car il ne faudrait pas croire que les dictatures idéologiques n’appartiennent qu’au passé, même si les doctrines à la mode aujourd’hui ont changé : Tout n’est maintenant du qu’au hasard ! (« tycho-cratie »). (Même après 2010, depuis les philosophies de l’Antiquité jusqu’aux neurosciences, en passant par la psychiatrie, etc.) ce qui même comme façon de dire, pourtant n’explique rien (simple façon de ne froisser aucun tabou – avatar opportuniste de la « zéro-lâtrie » moderne)

 

La phrase de Roger Bacon citée ci-dessus reste entièrement d’actualité : … « Parce que les choses sont au-dessus de votre intelligence, vous les appelez oeuvre du démon. Les théologiens et les canonistes dans leur ignorance les abhorrent comme des productions de la magie

 

Or, l’invocation de Dieu est une vision anthropomorphique du monde qui n’est qu’un langage et que contrairement à ce qui se dit, par exemple Darwin (La descendance de lhomme) n’a même jamais cherché à soulever ou à combattre : Il dit simplement qu’il n’y a aucune coupure entre les 6 jours de la création biblique, mais il ne se préoccupe nulle part l’idée de dieu en soi pour autant : Son propos est ailleurs.

Comme aurait pu dire Xénophane de Colophon, « Si les algues avaient un dieu, il serait à l’image des algues »… Sans doute ceci est-il une question de vocabulaire.

La question de la flèche du temps est devenue l’une des questions qui interrogent actuellement le plus la Science (Cf. Univers Janus de J.P.Petit)

 

Mais à côté des tentatives de mathématisation du temps, il y a eu les études plus prosaïques de jacques Monod (l’un des 3 découvreurs de la structure de l’ADN des chromosomes), telles que publiées dans Le Hasard et la nécessité : « La nature bricole » écrit-il.

Personne aujourd’hui ne peut prétendre avoir découvert le passe-partout qui permettrait d’expliquer la nature.

 

 

 

 

 

Coutume et nature.

 

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Blaise Pascal :

Pensées, regroupées par Mme Perrier, sa soeur :

Chapitre VII. Contrariétés.

 

 

 

 

 

L’innommable : cannibalisme par peur d’avoir faim !

 

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Le docteur Xavier Maniguet (1946 – 2009), médecin de la Marine Nationale, a longuement étudié l’histoire des rescapés du radeau de « La Méduse ».

 

En 1815, la frégate « La Méduse » qui avait appareillé de l’île d’Aix s’échoue à 160 km au large des cotes mauritaniennes.

149 marins et soldats s'entassent sur un radeau de 20 x 7 mètres avec peu de vivres. Après 13 jours, le radeau est repéré par le brick L'Argus, mais il ne reste plus que 15 rescapés à bord du radeau dont 5 moururent dans les jours qui suivirent. Dès la première nuit 20 hommes se sont suicidés ou ont été massacrés.

Plus inconcevable surtout, il y eut une centaine de cas de cannibalisme !

Les conclusions du docteur Xavier Maniguet sont sans appel : « Les hommes se sont entre-mangés non pas par faim, mais par peur d’avoir faim ! »


 

 

 

 

 

 

CO, CO2, et micro-particules.

 

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C’est l’avilissement des français qui fait repartir les chinois ! Film comique ; Message fort ->

 

<- Jean Yanne : Livre : « L’apocalypse est pour demain » 1977 : La vie se passe désormais entièrement dans les automobiles. L’apocalypse, orchestrée par « le préfet de police », arrive, non pas de façon spectaculaire, mais insidieusement, et personne ne s’en aperçoit : Présentation in : « Archives INA sur Dailymotion » : Clic . 

Cf. 2013 : « Des robots pour faire les prises de sang » (2013)  Clic.

 

 

« Breiz atao tse tung » :  Film : « Les chinois à Paris », 1974. sur YouTube :  Clic

Est-ce maintenant ce terrible « hiver nucléaire », terreur des « années de guerre froide », qui nous arrive à bas bruit [17]. ?

Sauf que cet hiver prend en attendant des allures de fournaise asphyxiante, grâce aux soins diligents des brûleurs, fumeurs et en-fumeurs de tous acabits : sur terre (véhicules à moteurs thermiques, appareils monstrueux, centrales nucléaires, à charbons, bois brûlés, industries, etc.) ; sur mer et dans les airs (kérosènes).

Il est vrai que « l’hiver en question » devait aussi commencer par quelques très belles démonstrations en plein air d’un lâcher de bombes portées à quelques millions de degrés Celsius.

Il faut avoir peur du feu !

 

 

Les scénarios dont on ne parle pas : Le CO2 est plus léger que l’air : c’est pourquoi il monte : « effet de sphère ».

Mais le CO2 est non toxique, et aussi indispensable à la vie que O2 l’oxygène (découverts par Lavoisier, guillotiné le 8 mai 1794, lui qui avait été si généreux avec les paysans de Freschines durant le terrible hiver 1788-1789 : « La République n’a pas besoin de savants ! » lui dit son juge – dont acte !).

 

1. Le CO2 est le seul stimulant naturel des « centres respiratoires » de tous les animaux qui ont besoin d’air – et aussi de sang - pour respirer.

 

3.      A l’inverse le redoutable CO, très différent, également incolore, inodore et sans saveur, est plus lourd que l’air, et très rapidement mortel en se combinant irréversiblement aux globules rouges. Il faut placer les détecteurs de CO au sol.

 

3. Mais on oublie toujours de parler des effets sur le climat des « micro particules » issues des fumées : En fait ce sont des goudrons opaques et cancérigènes.

La visibilité moyenne dans tout l’hémisphère Nord a été divisée par 2 en 100 ans : Ce n’est à cause ni du CO ni du CO2, lesquels sont transparents, et dont on ne va pas nier l’accroissement de production, mais des micro-particules – qui elles, participent à une inversion des superpositions des masses gazeuses thermiques : (le tout se passe sur seulement 12 km, épaisseur moyenne de l’atmosphère)

L’air devient opaque réalise une isolation thermique pour les rayons Infra-Rouges du Soleil ->. Les I.R. ne frappent plus le sol à cause de l’enveloppe de micro-particules -> Si la chaleur reste en altitude, le système est stable, le sol reste froid et les vents réguliers disparaissent laissant place à des déchaînements cycloniques passagers (La terre continue de tourner !)

La chaleur reste en altitude ->. Le froid étant maintenant en bas et la chaleur en altitude, les couches d’air sont stables -> Disparition des vents et des pluies ;  Les glaciers fondent, mais les rivières gèlent.

Mais la mort par étouffement pourrait précéder ce stade.

 

 

Les guerres pourraient n’être que « la partie émergée de l’iceberg », de quelque chose qu’on appellera comme on voudra : Tout le monde sait que certaines choses ne peuvent pas avoir de nom.

 

NB : Le film Katyn de Andrzej Wajda, sorti en 2009, est en accès libre en espagnol, sur youtube, sous le titre « El bosque de la masacre » : complet clic ; extrait : clic .

Le témoignage vécu de Billotte au camp de Katyn-Mitchourine dans « Le temps des armes », etc. clic.

Les archives ayant été ouvertes – puis refermées – la totale responsabilité de l’union soviétique est confirmée.

Mais les archives soviétiques furent tenues secrètes durant 50 ans, et les fait n’ont pas figuré au procès de Nuremberg.

WIKIPEDIA : Au total ces exécutions massives de membres de l’élite polonaise en divers lieux de l’ouest de l’URSS à la suite du partage de la Pologne entre l’Allemagne nazie et l'Union soviétique ont concernés environ 22 000 victimes plus 60 000 déportés (essentiellement les membres de leurs familles). Même si les Allemands menaient également des opérations anti-polonaises (opération Tannenberg, opération extraordinaire de pacification) et que la Gestapo et le NKVD coopéraient, il n'existe pas de preuve que les Allemands connaissaient le massacre de Katyń avant la découverte des charniers en 1941 à la suite de leur invasion de l'URSS.

 

 

 

Le 10 avril 2010, le Tupolev qui devait conduire la délégation polonaise à la commémoration de ces tragiques évènements s’écrase à Smolensk.

Il n’y aura aucun survivant. clic .

 

 

 

 

Le 17 juillet 1940, Léonce Vieljeu.

 

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Maire de La Rochelle, il propose à la délibération du Conseil municipal le texte suivant :

"Ce n'est, mes chers collègues, ni le lieu ni l'heure d'épiloguer sur la tragédie qui se déroule d'autant que nous ne sommes libres ni de nos paroles ni de nos actes.
Qu'il me soit permis, cependant, de dire ici qu'un homme comme un peuple ne saurait être moralement grand ni matériellement fort s'il a comme objectif l'exercice de ses droits au lieu de l'accomplissement de ses devoirs.
Or on n'a, depuis trop longtemps, parlé aux Français que des droits de l'homme sans leurs apprendre les multiples devoirs du citoyen... Il faut que les générations qui nous suivent aient un sens plus moral et plus viril de la vie si elles veulent contribuer au relèvement de la Nation …».

Il sera plus tard arrêté avec onze de ses compagnons du réseau « Alliance ». Ils seront exécutés au camp de Struthof (Bas-Rhin) le 1er septembre 1944. (Cf. détails )

 

 

 

 

 

 

Voile et moteur.

 

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Ce chalutier a conservé son « tape-cul », voile arrière à fonction équilibrante ;

autres voiles ferlées.

Les autres voiles sont ferlées.

L’apprentissage de la voile n’a pas à être confiné dans l’économie de loisirs : Il ressortit à la compréhension de la nature, à l’anticipation, à la sobriété - un voilier n’a pas de freins, et des réserves limitées.

Il apprend le choix des mots justes, des routes, de l’équipage et de l’équipement, et, au prix de ces soumissions et de frugalité, il possède une autonomie presque illimitée tout en respectant la vie des océans, bien davantage que les navires à moteurs – même lorsque ces derniers, avec leurs cohortes de plongeurs et de bathyscaphes, prétendent la défendre ! [18]

 

 


 

 

 

 

 

Les « capno-manes » (« καπνός » = « fumée, tabac »)

 

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L'alcool et le tabac coûtent chaque année 240 miliards d'euros ... - Mediapart

...Il y a 3 jours –   : Le « coût social » de la consommation de tabac et d'alcool est évalué, dans une étude publiée vendredi 11 septembre par l'Observatoire feançais OFDT ...

alcool et le tabac coûtent chaque année 240 milliards d'euros [dans le monde ?]

Commentaires :

§         Les douleurs ne sont pas chiffrables.

§         On a voté la loi EVIN en 1991 : Pourquoi n’applique-t-on jamais les amendes prévues ?

Pourquoi laisse-t-on fumer « dans une porte », rendant l’inhalation imposée à tout entrant ?

« Je gène, moi ? »

 

 

 

 

 

 

Civisme

 

 

Clignement d'œil « Fumer tue ! »

Yeux roulants « C’est pour ça que je ne fume pas, j’enfume !

D’ailleurs, il n’y a pas beaucoup de tabac, c'est surtout des herbicides, ça passe plus vite dans le cerveau;

On peut aussi mettre des filtre à l’amiante pour aller plus vite.  »

 

 

 

 

 

يا سلام !

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Le 30 novembre 2015 la sociologue marocaine Fatima Marnissi est décédée à Rabat.

 

Ecrivain et sociologue, Fatima Marnissi figurait en 2013 en 15ème place dans le classement des 100 femmes les plus influentes du monde arabe (Magazine Arabian Business).

Affectueux souvenir d’une traversée de Paris en moto, témoignage d’un courage aussi grand que celui d’un engagement idéologique  Surpris

Mes condoléances à tous ses proches.

 

 

 

 

 

 

Indécence ou Provocation ?  

 

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Choisir son centre de jeûne   clic  

 

 

Et s’ils y allaient à pied, à Fès ?

 

 

 

 

 

 

 

Yes yes, maintenant c’est par là !

 

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Quelques voies à frayer en médecine et en physique

·        Des nœuds et des pliages

1.     les nœuds (inexistants dans la nature) excluraient toute croissance (hormis dans le virtuel)

2.     les pliages au contraire abondent dans la nature : embryons aux ailes repliées dans l’œuf, fœtus in utero, etc - Position reproduites en partie dans les momies incas ou égyptiennes. Intérêt du sujet en médecine et en chirurgie

3.    Les pliages des membres sont aussi très souvent des position de repos très durables (cf. hibernation ; question du S.P.)

 

 

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XX

XY

 

1968 - 2018  :  « Plus mixte que mixte et plus peur de l’autre que jamais ! »      

 

 

50 ans au moins ont passé depuis la généralisation en France de la mixité dans tous les locaux accueillant la gente publique, sans exception de fonction, écoles, hôpitaux, casernes et églises, pour toutes activités à l’exception notable des toilettes, mais j’en oublie peut-être…

Un certain hôpital psychiatrique au moins, a vu là l’occasion de prouver sa grande avance sur son temps, en introduisant une nouvelle distinction dans la distribution des toilettes, celle de soignants/soignés ! J

J’ai eu l’occasion de gérer un viol : J’ai insisté auprès des administrateurs pour que la chose fût portée devant la justice et fus convoqué par Madame la juge qui a cru dans un premier temps que je voulais cacher l’affaire. La justice une fois rendue ne retint qu’un attentat à la pudeur et la réputation de l’hôpital n’en fut pas ternie.

 

Mais un ton léger sied mal à des affaires aussi importantes et il me semble qu’un véritable bilan devrait être fait : Quel effet sur le niveau moral des relations sociales, sur le niveau des connaissances, etc. ? Bref de tous les avis dans tous les domaines.

Sachant - ce que tout le monde sait - que le mélange des sexes, d’autant plus qu’il est charmant, peut être cause de distraction, qu’en résulte-t-il dans tous ces lieux dont l’usage premier n’est justement pas en principe destiné à ces rencontres ?

Que disent les chiffres ?

Ce travail n’est pas le mien, mais il me semble que rien n’est fait, et il me semblerait important.

 

Je remarque aussi ce que je crois en être un contexte indissociable :

 

1.      Le côté convivial de nos rues et métros a presque entièrement disparu, au profit d’un nouvel ordre urbain, celui des SDF et des cartons et des maisons digicodisées [19].

2.      Les mariages entre humains aussi ont disparu, alors que d’autres types de mariages sont apparus, comme le mariage  – tyrannique - « du commerce avec l’administration »…

3.      Les pourquoi de la mixité n’ont jamais été dits.

4.      Le tout « télé- » qui distancie chacun partout (-phone, -vision, -médecine, -achat, -réalité, -rencontre, -péages, manifestations télé-guidées…) ;

5.      Les mythes d’un « Graal exotique au bout du bout du monde », de l’exotisme chartérisé en 3 jours au « dialogue Nord-Sud » en éternelle attente…

6.      La mode du vélo avec oreillettes, etc. etc. Tout cela évite soigneusement les rencontres.

 

Qu’en résulte-t-il objectivement quant aux chiffres, et subjectivement quant au bonheur ?

On a – c’est déjà ancien – parlé de « fracture sociale » Moi je vois surtout une immense fracture entre les (fake !) images joyeuses du petit écran de tous les jours (télé : oui, mais : réalité, c’est moins sûr !) et de l’autre coté le spectacle de la porte sur rue…C’est une sorte de fracture entre télé et proximité : C’est « l’approche » qui craint.

En ce cinquantième anniversaire d’une année emblématique, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les sociologues, qu’avez-vous à en dire, en 2 colonnes sur le + et le -?

 

Dernier point : On s’atermoie sur les « parités » introuvables ! « Suite aux nouvelles dispositions du code de la santé publique visant notamment à prévoir la parité au sein des Conseils de l'Ordre, les déclarations de candidatures seront faites en binômes (femme-homme) et la composition des Conseils départementaux a été modifiée, l'effectif de ces Conseils devant correspondre à un multiple de quatre.»

Comment ne pas s‘apercevoir que cette « parité » est justement le contraire de la « reconnaissance des équivalences » ?

 

 

 

 

 

 

Empire of noise : clic

 

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Rien n’est plus probable que la démographie

 

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La population passerait de 63,4 millions en 2007 à 70 millions en 2050

Le nombre des retraités passerait de 13 millions en 2003 à 23 millions en 2050

 

 

 

 

 

 

Notes de bas de page.



[1]

 

 

Hommage dû, que j'expliquerai plus tard.

 

[2] Psychiatrie de masse :

Aujourd’hui, par beaucoup d’aspects basiques – contenus dans ses statuts administratifs – anciens et nouveaux, contraires à l’esprit médical pourtant, la psychiatrie d’asile est très souvent apparentée à la médecine de masse.

Même quand elle est dite ambulatoire, c'est souvent au prix de lourdes privations et de lourdes impositions souvent très standardisées, comme on en trouve des recommandations dans les publications de l’Organisation Mondiale de la Santé, et des publications médicales mondialisées, généralement produites ou résumées en anglais, en fonction de diagrammes souvent propres aux Etats Unis d'Amérique du Nord – (de même qu’un téléphone dit nomade impose en réalité une myriade de contraintes)

Les injections sous contrainte effectuées contre le consentement d'un patient continuent de poser un problème légal non résolu - bien que le principe d'une imposition ne me semble pas injustifié par essence dans certaines situations originales – à la condition qu’il puisse en être rendu compte en pleine responsabilité par l’acteur du geste.

Cependant, elles sont souvent répétées toutes les 4 semaines et reconduites ad vitam aeternam, indéfiniment, et trop souvent dans le seul but de maintenir une incapacitation plutôt qu’une thérapie proprement dite personnalisée.

On pense alors à une longue épreuve vécue dans un glacis protocolaire, qui ressortit d’un côté à d’interminables soins palliatifs destinés à assurer la survie existentielle de la personne, et de l'autre à la vaccination obligatoire, destinée en principe à assurer surtout la protection de la collectivité – (et aussi à éviter les frais de gestion d'un cas de maladie par ladite collectivité)

Pourtant l’un et l’autre de ces deux rapprochements ont-ils leur place en tant que réponses standardisées à tant de situations toutes particulières ?

Etudes intra-asilaires :

Les asiles étaient conçus comme des monastères, ce que beaucoup avaient étés dans les siècles précédents (Cf. clic) et les bibliothèques étaient attenantes à la chapelle encore toujours présente.

Les aliénistes contemporains des débuts de la psychiatrie que j’ai pu lire, étaient parfaitement conscients de l’artifice de la situation d'isolement (prônée par beaucoup de médecins et préfets, à la fois au nom de l’ordre social et de celui de la guérison), et beaucoup ne se louaient que des avantages d'une situation leur offrant la possibilité d’étudier l'homme en laboratoire, dépouillé de tous ses déguisements du paraître et de l’apparat (« l'homme dans toute sa nudité » écrira l’un d’entre eux)

Il faudra attendre Darwin et la fin du siècle pour répandre l'idée qu’un individu, voire toute une espèce, pouvaient disparaître si on leur retire leur écosystème habituel (analyses de disparitions entières de populations par Darwin - mais déjà dénoncées de longue date pour l’Amérique, par le dominicain espagnol Bartholomé de las Casas (1484 - 1566) clic

Mais il est vrai aussi que les Européens du XIX ème siècle vivaient plus volontiers qu’aujourd'hui dans la promiscuité des grandes structures collectives.

 

[3] Homo-hominis-hominem :

Les rapports de la langue française avec les langues d’où elle est issue, et en particulier le grec et le latin - mais il  y a aussi les langues germaniques (parlées par les Francs), et les langues empruntées - sont devenus de plus en plus confus, ce qui n’a jamais été sans conséquences.

En latin, le mot Humus (= la terre => humble) a servi à donner le nom à ses habitants que nous sommes : homo-hominis-hominem.

Le patois français d’oïl  fait chuter toutes les syllabes après l’accent tonique - d’où naîtra aussi notre « e muet » à éclipses : Exemple :  Seculum (3 syllabes) => Siècl(e) (1 ou 2 syllabes). La diphtongue (e => ie) est là pour insister sur la place de l’accent, car le mot devient di-syllabique dans les liaisons.

Les autres langues romanes, et « le français d’oc », ont été beaucoup moins réducteurs.

Il faut y ajouter aussi la nasalisation (m => n) et le son « Anne » donne le son « an » propre également au français du Nord (également dans les Pyrénées, et bien d’autres langues (persan).

Ainsi au nominatif :  Homo a donné Om puis On (issu du nominatif en latin ; il reste toujours au cas sujet en français) ; Le « on » français n’existe pas dans les langues romanes du Sud.

Mais le latin il est vrai avait fait du mot des usages multiples : « homme » pouvait être opposé « aux dieux » (sens de mortel) ; « homme » pouvait être opposé à « bête » ; en langue familière, « homme » a été opposé à « femme » [« inconnu en langue classique » écrit A. Meillet ; mais on sait qu’une langue familière est volontiers orale - et on a toujours pu, dans toutes les langues jouer de ces appellation sans en transformer l’objet] ; « homme » à bien sûr aussi été opposé à « un supérieur hiérarchique » dans les troupes : Tous ces sens sont encore présents dans le français actuel.

Enfin, en langue familière, « homo » peut remplacer un démonstratif : hic homo « ego », homo « is, iste, ille » Pour A. Meillet, le mot a préparé ainsi son sens de « on » « d’abord dans les phrases négatives (peut-être sous l’influence de parlers germaniques ; » écrit-il.

Quoiqu’il en soit, c’est avant tout par les régions de l’Est que les influences germaniques sont entrées dans l’empire, et je pense bien possible que le mot ait fini par épouser exactement, dans le Haut Moyen Age, les usages du mot germanique « man » (= on ) employé au même cas (sujet) et dans le même sens que le « on » français

Ce « man » qui est « homme » est de même étymologie que « mens-mentis, le mental » et « manus, la main », etc.

A l’accusatif , (« cas régime » de l’ancien français), qu’on a en général retenu pour fabriquer les mots français modernes, le mot fait « Hominem » Le « -em » non accentué est tombé et on en a retenu le mot « Homme ». Le mot a été de plus en plus réduit, puisque l’accent est passé en première syllabe et la fin est devenue un « e muet » qui ne s’entend que dans certaines liaisons. Le français est le champion des mots monosyllabiques…c’est la guillotine linguistique du génie français.

Il n’a donc jamais été question de sexe dans le mot Homme

En résumé, on ne dit ni « les droits de on », ni « les droits de la femme »

Il faut aussi éviter de confondre le « Homo » latin qui signifie « homme » avec le « homo » grec qui signifie « semblable »

Académiquement - pour éviter les confusions - on n’a pas le droit de mélanger un mot d’origine latine avec un mot d’origine grecque, et pour dire « l’union sexuelle de deux êtres de même sexe » on doit dire « homo-gamie » et non pas « homo-sexualité ».

Mais il y a longtemps que l’Académie a baissé les bras.

Le sens ni l’origine du mots « femme » ne sont équivoques – A ce ci près qu’il ne faut pas le mélanger avec le mot (oral mais à peine écrit) qui vient du latin « fama » qui signifie « réputation » qu’on retrouve en français dans le mot « fameux », et l’expression « remède de bonne fame », qui signifie « remède de bonne réputation » - venu par l’italien « bona fama ».

Le mot « mal » était en latin « malum »

Le mot « pomme » vient du latin « malum » (en grec « To mèlon ») et en confondant  malum et malum (pour la place de l’accent je laisse le lecteur chercher), on en a fait l’histoire de la « pomme d’Adam » : c’est la pomme d’Eve qui lui est restée en travers de la gorge, mais La Genèse (Ancien Testament) parle de « l’arbre de la connaissance » et on ajoute « pour le fun », « du bien et du mal » - mais je n’ai jamais eu le texte original en main. Bref, Dieu (YW) aurait préféré qu‘ils restassent ignorants.

« Mâle » est la forme réduite de « Masculus » - d’où l’accent circonflexe - qui en espagnol a donné normalement « macho », mot de tous les jours qui n’a rien de péjoratif. En français, au pluriel, on dit « des mâles » et non pas « des maux ».

A ne pas confondre avec « la malle » qui est de même origine qu l’anglais « mail » et si on n’avait pas perdu l’avenir de la francophonie en 1763 (Traité de Paris)  - l’un des plus lamentables traités de toute notre histoire – pire que Trafalgar  (21 octobre 1805) qui lui en a été le coup de grâce – on s’enverrai « des malles électroniques ».

Terminons sur un cocorico à la cantonade : notre « coq gaulois emblématique »  vient de l’assimilation de « gallus » qui veut dire « coq » en latin avec « Gallus » qui veut dire « Gaulois » en latin.

Terminons sur un cocorico à la cantonade : notre « coq gaulois emblématique »  vient de l’assimilation de « gallus » qui veut dire « coq » en latin avec « Gallus » qui veut dire « Gaulois » en latin.

Le bannissement en français de l’usage du mot « race » ajouterait encore un tabou * à la langue d'un peuple qui a pourtant déjà perdu le sens de beaucoup de ses valeurs et de ses « racines » (c'est le sens du mot « raceC, qui n'est pas celui d’une invective à l'autre) entérinant le triomphe des interdits simplistes (non pas simples, mais bornés) et provocateurs sur l’emploi des mots ouverts à la connaissance des mondes, des peuples et des gens – dans le même temps que pourtant on agite les molécules de la science au fond des cristallisoirs.

Bien entendu, on pourrait avoir le droit d'employer n'importe quel mot pour dire n'importe quoi, quand l'essentiel est de se comprendre, mais, pour le moins la cacophonie en vogue ne facilite pas la compréhension :

« Par excès de franchises et de libertés, chet-on en plus grand servage » disait le proverbe :

A-t-on chu ?

En nos temps s’obscurcissant, précisons :

Ø      « Un bon savoir (une bonne instruction) vaut mieux que 1000 précautions (<=> interdictions)

Ø      Une bonne loi (et de bons tribunaux) valent mieux que 1000 déresponsabilisations (<=> servitudes). »

 A l’aune de ces propos, un mot devient comique, c’est le mot « Occidental », appropriation douteuse mais qui ne semble pas remise en cause !

En principe il désigne l’endroit d’où nous nous considérons issus, et pour nous le repérage à du se faire en considérant un coucher de soleil européen, à moins qu’il ne fût américain. Pourtant le premier Méridien d’Origine passait par la Isla de Hierro des Iles  Canaries, le second par Paris, et l’actuel par Londres (Greenwich)

Mais les Arabes aussi ont divisé les territoires de leur empire en Orient (El machreq) et en Occident (El maghreb) et le Maroc est même l'Occident extrême (Maghreb el aqsa)

Mais, comme ici le Méridien d'Origine ne fait pas foi, si l’on considère que la terre est ronde…

Ceci me rappelle que tout ce que j'ai tenté d’apporter en physique, médecine, psychiatrie, neurologie (j'ai en projet l'écriture d'une page sur l'anatomie et la physiologie du membre supérieur chez l’homme **) a toujours été issu de la levée des tabous, de la sortie des laboratoires et des confinements bornés.

 

*Si j’ai choisi la profession de médecin, dans mon rapport à l'autre, c'est en grande partie parce que je pensais - et je crois que pour ce temps-là j’avais raison – que c'était l'un des domaines où il y aurait le moins de tabous : les morts et les blessures de la guerre avaient mis à vif l'importance du corps, les maladies tabous étaient devenues curables, on guérissait la syphilis et le sida n'était pas encore apparu. La sexualité sans être devenue banale était devenue normale et – on ne le dit jamais – cette dimension nouvelle de la relation été pour beaucoup dans la révolution sexuelle des années 60, qui n’avait pas attendu mai 68 pour prendre place à la lumière du jour.

La suite – peut-être par la force des choses - mais aussi à cause de beaucoup d’égarements - a été faite de reculs : La sexualité est redevenue dangereuse, le rapport au corps a été à nouveau  tenu à distance, les gants sont devenus nécessaires et l’obligation de stérilisation est devenue l'une des premières préoccupations de la vie quotidienne. On pourrait développer.

 

** Si j’ai ce projet, c’est en raison des conséquences dramatiques de certains livres récents, faux et dont les méfaits sont considérables et graves.

Grave aussi est qu’on a oublié des descriptions bien plus justes, parfois lumineuses, que j’ai trouvé sur Internet, datées du XIX eme siècle.

Quelque part j’ai lu à peu près dans un livre récent : « Pourquoi l’avant bras a-t-il 2 os ? »: R : « Pour pouvoir porter les aliments à la bouche ! », oubliant que les oiseaux et les crocodiles dont la partie correspondante est à peu près identique ne portent pas leurs aliments à leur bouche avec leur main.

On lit dans le livre « physiologie articulaire de Kapandji – 6eme édition Maloine - Paris 2005 » bien connu des étudiants en médecine, que la traction du tendon distal du biceps bracchial se résume à sa traction sur la tubérosité bicipitale du radius, oubliant le tendon principal qui va sur le cubitus, et de fait jusqu'à la main, et Kapandji se contredit lui-même en remarquant que l'articulation du cubitus est celle de la flexion, et que tirer sur le radius dans le sens du biceps engendre une luxation, etc.

Le découpage actuel du corps humain n’a d'ailleurs souvent aucune pertinence : Clic

En regard de quoi l’ignorance du public (= appelé aujourd’hui consommateur) est gigantesque, des choses de la médecine et jusqu’à des choses de son propre corps, jusqu’à la connaissance de son plus prosaïque squelette – ignorance imposée et entretenue volontairement, par des programme scolaires établis par des censeurs, dans l’esprit du numerus clausus, lequel a, durant 40 ans, plombé le développement de la médecine française.

Lui fait écho « chez les pro. » le manque de moyens, des travaux originaux rares, des recherches en berne, un enseignement insuffisant partout (école, universités, hôpitaux et cliniques), la pratique est plombée comme tous les métiers par l’abandon des idéaux, la crise des confiances et beaucoup de résignation, résultats du « mariage du commerce avec l’administration » et des hostilités envers un des derniers corps de travailleurs (gêneurs) encore souvent libre.

 

[4] Physique : science de la nature, médecine :

Soulignons encore l’unité de la physique, que l’on peut bien tronçonner en sous-spécialités, mais à la condition de ne jamais oublier en retour l’inséparabilité de l’ensemble.

En grec, « science de la nature » ne peut pas se dire autrement que « physiologie ».

 

[5] La théorie d’Edelman : figure parmi les plus récentes et les plus élaborées sur la conscience, mais elle n’a rien d’une irréfutable démonstration mathématique. Dans ces conditions, je préfère me raccrocher à des expériences que tout le monde (?) a vécues

La formation de la conscience, ou mieux dit sans doute la prise de conscience, chez l’homme, me semble bien être liée à la phase du miroir (cf. décussation) et au langage – c’est à partir de ce moment-là qu’on retrouve en général des souvenirs conscients qui sont conservés – mais d’une part personne ne sait comment, ni non plus ce qu’il peut en être chez les autres animaux ou même tous les humains.

La conscience – qui s’énonce de beaucoup de façons différentes qui ne se recouvrent pas dans les langues du monde (conciousness, awareness, insight…) reste en 2017 un mystère aussi grand que celui des rêves. Mais à la différence des rêves, il semble bien qu’elle s’inscrive individuellement dans des coordonnées temporelles ayant un début et une fin, alors que les rêves semblent davantage soumis à la transmission d’une structuration rigoureusement génétique (et donc à dominante collective) et dans une  longue durée - non encore précisée…

A mon avis, la finalité des rêves – que Freud dit être les « gardiens du sommeil » - pourrait être de restructurer la conscience éveillée – même à notre insu – en tentant de la protéger de ses égarements : Une telle intuition aussi précise que subjective – qui va à l’encontre de l’idée reçue que le rêve est un petit délire - ne repose sur aucun absolu neurophysiologique, malgré certaines données qui vont dans le même sens, et en dépit de recherches très nombreuses sur les effets de la privation de rêves.

Pour avoir un sens, des mots comme « protection ; égarement ; utile ; nuisible ; etc. » doivent être précisés par « un contexte et une finalité » et en définitive une « moralisation du bien et du mal », mots qui n’ont jamais trouvé aucune traduction neurophysiologique, y compris si l’on va jusqu’à envisager la disparition de toute une espèce.

 

[6] Tant que « le nombre π » n’aura pas été trouvé : je resterai enclin à penser que la physique est irréductible aux mathématiques.

Une page d’Heisenberg dans « La nature dans la physique contemporaine » ; Idées ; Gallimard, pp.70-71, apportera un peu de chaleur à l’aridité des chiffres :

« L'été de 1919 était très chaud et, surtout le ma­tin de bonne heure, nous n'avions pratiquement pas de service. C'est ainsi qu'il m'arrivait souvent de me retirer, dès le lever du soleil, sur le toit du séminaire et de m'allonger en compagnie d'un livre dans le chéneau pour me chauffer au soleil ou bien de m'asseoir au bord du toit pour observer l'éveil de la vie dans la Ludwigstrasse. Un jour l'idée me vint d'emporter sur le toit un volume de Platon et le désir de lire autre chose que les textes scolaires me fit tomber, avec ma connaissance rela­tivement modeste du grec, sur le dialogue Timée où, pour la première fois, je pus puiser aux sources mêmes de la philosophie grecque de l'atome. Cette lecture éclaira considérablement pour moi les idées fondamentales de la science de l'atome. Je croyais saisir, du moins partiellement, les rai­sons qui avaient incité les philosophes grecs à penser à des moellons de la matière infinitésimaux et indivisibles. La thèse que Platon défend dans le Timée, et d'après laquelle les atomes seraient de véritables corps, ne me semblait pas, il est vrai, d'une clarté lumineuse ; néanmoins, je fus satisfait de constater que ces atomes ne possédaient ni agrafes ni oeillets. En tout cas, c'est déjà à cette époque que la conviction se fit jour en moi qu'il n'était guère possible de s'occuper de physique atomique moderne sans connaître la philosophie grecque de la nature ; et j'estimais que le dessinateur de cette fameuse gravure représentant des atomes aurait bien pu étudier son Platon plus à fond, avant de se mettre à la confection de ses illustrations.   

C'est ainsi, et de nouveau sans bien savoir com­ment, que je m'étais familiarisé avec une idée fon­damentale de la philosophie grecque de la nature, idée qui a jeté un pont entre l'Antiquité et les temps modernes et dont la force considérable ne s'est déployée que depuis la Renaissance. On s'est accou­tumé à désigner sous le nom de matérialisme cette tendance de la philosophie grecque, à savoir la théo­rie atomiste de Leucippe et de Démocrite. Mais, bien qu'elle soit historiquement exacte, cette ter­minologie prête facilement à confusion de nos jours, étant donné que le terme « matérialisme » a pris, au cours du XIX e siècle, une signification exclu­sive qui ne s'accorde nullement avec l'évolu­tion de la philosophie grecque de la nature. On échappera à cette interprétation erronée de la science antique de l'atome en se souvenant que le premier savant moderne qui, au XVII e siècle, reprit l'étude de l'atome, était le théologien et phi­losophe Gassendi, qui n'était certes pas suspect de vouloir, à l'aide de cette science, combattre les enseignements du christianisme. Rappelons-nous aussi que, pour Démocrite, les atomes étaient les caractères qui servent à inscrire le devenir de l'univers, mais non pas son contenu. Le matérialisme du XIX e siècle, par contre, s'est développé à partir de pensées d'un tout autre ordre, caracté­ristiques des temps modernes, et dont l'origine remonte seulement à cette division du monde, opérée par Descartes, en une réalité matérielle et une réalité spirituelle. »

 

[7] Curiosité sans doute de plus en plus « malsaine » hélas !, comme on dit : De plus en plus destructrice, à la mesure du gigantisme de nos moyens d’investigations : Est-il vraiment bien sage d'envoyer des armadas de tournages et de caméramen  dans les zones les plus préservées de la planète pour y aller rechercher les mystères de la vie ? – au risque de détruire tout ce qui se trouve sur le passage des explorateurs !

 

[8] Michel Jouvet est malheureusement décédé le 3 octobre 2017 : Il publia relativement peu de livres accessibles au public, c’est pourquoi je reproduis ici un extrait de son exposé fait au Vatican en 1990, intitulé « Le sommeil, autre versant de l'esprit » qu’il reproduit peu après dans le livre : Le sommeil et le rêve, Collection « poches Odile Jacob », Editions : 15 rue Soufflot, 75005 Paris, 1992, page 129 :

Cet extrait énumère une grande partie de ses découvertes :

« Le sommeil paradoxal et les consciences oniriques » - Le sommeil paradoxal (REM sleep) :

« Chez l'homme, le sommeil paradoxal est un phénomène périodique qui survient 90 minutes après l'endormissement, donc après environ 80 minutes de sommeil à ondes lentes. Il se caractérise par l'activation de l'électroencéphalo­gramme dont l'aspect devient similaire à celui de l'attention vigile (ou du stade très léger de l'endormissement) (descending stage 1).

Ce phénomène s'accompagne de mouve­ments oculaires rapides, d'une atonie posturale et d'érec­tion. La durée d'une phase de sommeil paradoxal est de 20 minutes. Ces phases surviennent toutes les 90 minutes et sont séparées par du sommeil à ondes lentes. Ainsi, au cours d'une nuit de sommeil, apparaissent 4 ou 5 phases de sommeil paradoxal (environ 100 minutes, soit 20 % de la durée totale du sommeil). Cette phase de sommeil a été considérée au début comme un stade de sommeil léger analogue à l'endormissement (emerging stage 1)

On sait maintenant qu'il s'agit d'un état aussi différent du sommeil que celui-ci l'est de l'éveil *.

Chez l'homme, le rêve survient pendant le sommeil paradoxal. L'homme sait qu'il rêve depuis l'aube de l'humanité mais ce n'est que depuis 1957 que l'on a pu identifier les périodes de sommeil paradoxal comme corrélats neurophysiologiques du rêve ** »

* Jouvet M., « Paradoxical sleep. A study of its nature and mechanisms », Prog. Brain Res., 1965, 18 : 20.

**Dement W. et Kleitnian N. « Cyclic variation in : EEG during sleep and their relation 10 eye movements, body motility and dreaniing », Electroencephal. clin. Neurophysiol., 1957, 9 689.

 

[9] Les 30 glorieuses :

 

 

 

 

Il faut prendre des ris dans la grand’voile durant une accalmie car les coup de vents se succèdent en chapelet, allant en forcissant. 

Ce ne fut pas le cas de notre « politique de grandeur »

Il faudrait vraiment avoir une vision exclusivement économique, de la vie de quelques peuples isolés sous une verrerie de laboratoire, oubliant un passé pourtant toujours opérant, et faire fi d’un avenir qui en démenti la gloire, pour subsumer dans une telle expression une sorte de « bonheur trentenaire »

Etait-ce vraiment une pensée sans nuage pour son inventeur Jean Fourastié ?

D’ailleurs les années 1947 – 1973 ne totalisent que 26 ans.

En 1945 les enfants avaient des pelles au lieu de jeux vidéo : Il fallait reconstruire La France.

Puis, 20 ans plus tard, il n’y a pas eu de guerre sur notre hexagone national comme cela avait été le cas après la fin de la première guerre mondiale : Là fut peut-être l’impression - toute subjective – qui permit d’adopter la formule – presque guerrière - de Jean Fourastier.

Ainsi, en contrepartie de lourdes pertes territoriales, La France « redécouvrit » son bel « hexagone » et « le progrès ». 

Puis, après ses choix désastreux dans « l’affaire de Suez » en 1956, La France dut assumer une perte de considération mondiale qu’elle avait  jusque là encore conservée, en Egypte et bien au-delà – surtout culturelle, mais importante et encore étendue.

 

Si de cette « gloire sous perfusion », soviétique à l’Est, américaine à l’Ouest, la gloire a disparu, qu’en est-il des perfusions ?

 

 

Les fleurs ont fané rapidement, bien que l’expression de Fourastier demeure :

 

 Cf. :  « … Mon bon Monsieur,              

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l'écoute » : La Fontaine : « Le corbeau et le renard » 

 

En vérité, l’alacrité n’était pas partagée par tous.

Peyrefitte parle de « société bloquée ». 

Bernard Gazier, lui, écrit en 1983, dans cet environnement de « guerre froide » encore persistante et de bouleversements mondiaux critiques, in : « La crise de 1929 », P.U.F, collection « Que sais-je » page125 : 

 

 « … il serait vain d’écarter la menace et de rassurer à bon compte, tout autant que de célébrer la « prospérité » de 1945 à 1974 comme un âge d’or : le devenir dramatique du tiers monde durant cette période, la persistance de la pauvreté et de l’exclusion au sein de l’abondance, les destructions écologiques souvent irréversibles doivent être rappelées. Un domaine apparaît alors comme le lieu de paradoxes persistants dans le monde occidental : le travail, droit ou devoir ? En témoigne la question des 35 heures hebdomadaires : réalité imposée aux travailleurs américains de 1933 … » : citation que nous reprenons dans « Mai 1968 pour la psychiatrie »  in « L’invention de la psychiatrie » Clic.

 

 

La période 1958-1962 a certainement été beaucoup plus importante pour la France que celle de 1968-1969, malgré une légende encore têtue.

La perte de 3 départements – et non des moindres – à de nombreux points de vue souvent plus modernisés que bien d’autres de l’hexagone - et du Sahara, que la France avait refusé en 1956 de partager avec le Maroc - et qui n’était ni peuplé d’arabes ni demandé par le FLN - a déclenché des séries de guerres aux conséquences graves et durables.

Or, les guerres des chefs ne sont pas toujours celles des peuples.

En métropole certains médias clamaient – de bonne ou de mauvaise foi - que si Paris conservait ses départements outre méditerranéens, ses habitants viendraient envahir la métropole !

Le mouvement de population n’eut-il pas pu, au contraire, être inverse ?

Toutes hypothèses qui, de toutes façons, auraient eu des résultats très différents de ce qu’il en fut.

Une contre expérience eut lieu en 1984 : Lorsque l’Espagne est rentrée dans l’union européenne, un vent de panique fut soulevé un temps, en France, (je n’ai pas oublié les conversations de salle de garde) : « Les espagnols vont tous vouloir venir et nous prendre nos places ! ». Ce ne fut évidemment pas le cas.

 

On en profitera pour remarquer aussi que les révolutionnaires de 1789 - maîtres à penser de tant de gens - n’ont jamais proposé de semaine de 35 heures – bien au contraire – puisque la semaine de travail devait durer 10 jours, s’achevant par un jour de repos devenant le décadi.

 

Maintenant chaque français dispose quotidiennement d’environ 170 « esclaves énergétiques » (cf. infra).

Mais il faut bien les récolter quelque part, ces « esclaves énergétiques » : à quel prix !

Aristote écrivait que « l’esclave est une machine vivante ».

C’est peut-être maintenant « la machine qui est devenue un esclave vivant  » : A la différence près que si, certes, elle parle (avec des accents d’ordinateur), aussi - elle ordonne !

L’insolvabilité croissante de nos pays occidentaux est souvent mise sur le compte des problèmes démographiques (qui étaient d’ailleurs prévus depuis un demi-siècle, et auraient pu et du être davantage anticipés).

En réalité, le prix de revient de nos vies dispendieuses est bien plus à mettre sur le compte de nos dépenses énergétiques.

Certes la démographie a été multipliée par 2 ou 3.

Mais les dépenses énergétiques ont été multipliées par 100 ou davantage ; et c’est alors un prix à payer équivalent à une démographie multipliée par 100 ou bien davantage qu’il faudrait prendre en compte.

 

A cette citation de Bernard Gazier, et en allant bien plus loin dans son sens, dans son scepticisme, il conviendrait encore ajouter :

1.  l’expansion extraordinaire de toutes les addictions toxicomaniaques durant cette période, au moins dans le monde culturel dit occidental - le seul que nous connaissions vraiment - dont tout médecin psychiatre a été à la fois le témoin et le dénonciateur impuissant. Cette expansion fut liée :

2. au niveau collectif et social, à toutes les exclusions, « exclusions au su ou au non-su des exclus eux-mêmes » subsumées dans les dites « fuites au Larzac » qu’on ne saurait en rien comparer avec une quelconque recherche d’un quelconque Eldorado,

3. au niveau individuel et familial, niveau qui est comme le génome-même du tissu social, liée à la disparition de processus de symbolisation vitaux qui résultent eux-mêmes de la disparition de liens familiaux et de la caractérisation des fonctions de chacun des membres – ce qui n’a rien à voir avec la proximité géographique réelle, laquelle, au contraire, s’est comme resserrée par la facilitation de la plupart des formes de communication - dont résulte elle-même, désormais

4. « à l’échelle des masses », nombre des dites addictions.

5. au niveau législatif :

a)   Cf. : « Mai 1968 pour la psychiatrie »  in « L’invention de la psychiatrie » Clic : « Le commerce faisait valoir. L’administration ratifierait » + Note de bas de page : clic.

b) Cf. aussi notre note sur le mécanisme psychologique « inducteur » et/ou « entreteneur » de la « toxicomanie » : clic,

c) la considération de la toxicomanie comme une maladie mentale relevant de la psychiatrie, laquelle d’ailleurs est toujours restée non définie autrement que par son administration,

d) et la loi du 31 décembre 1970, déresponsabilisante, mais pourtant destinée spécifiquement à combattre ladite toxicomanie, alors que c’est le contraire de la déresponsabilisation qu’il eut fallu prôner.

 

En ce sens, la chronologie relative aux « acquis de 1936 » a été inverse des acquis des années 1960 : En 1936, le peuple incita le pouvoir à légiférer. Puis apparurent les implications économiques. Ainsi apparurent successivement :

·        Les décrets relatifs aux « congés payés »,

·        puis leur exploitation commerciale, longtemps après, voire surtout après 1945. Elle n’était que balbutiante au début, ne serait-ce que parce que le « travailleur » n’avait aucun moyen d’y adhérer.

Au contraire, dans les années 1960 - 1970, le premier moteur semble avoir été « économique », puis seulement suivi par les légalisations. 

De plus, les gestions économiques sont initialisées par « les sommets des entreprises laborieuses », ou même par les simples pôles supérieurs des structures concernées : Si les affaires politiques, en effet, sont démocratiques, le commerce ne l’est en rien.

Ainsi, ces années 1970 ont reproduit « doublement l’inverse » des figures de 1936.

 

Il faut dire aussi que la « France de l’après guerre » a vécu sous le parapluie du « plan Marshall » qu’elle n’a pas voulu ou pu refuser, lequel n’était pas sans contre-parties (quotas de films américains etc.).

Caricature italienne du plan Marshall en 1948 : Clic.

C’était une conséquence de la partition de l’Europe, de la « guerre froide » et des « accords de Yalta » en Crimée (Février 1945)  ( clic ), auxquels aucun français n’a participé.

On dirait que la France vécut ces années comme si une manne protectrice tombait providentiellement du ciel, ce qui était faux : Seules quelques personnes éclairées en étaient lucides.

Les conséquences sur la mentalité française ne semblent pas avoir été des plus heureuses.

En réalité, longtemps, pendant plus de 20 ans, les longs convois américains ont fait trembler les vitres des maisons, pour se rendre à leurs bases ; et quand j’étais étudiant, les rondes de la M.P. (Military Police) en Jeep reconnaissables, ou à pied et munis de matraques, sillonnaient encore les environs et la gare même où je prenais mon train.

Notons, par comparaison, que lors du « Tsunami  de 2004 », l’Inde a refusé l’aide occidentale, « considérant ces derniers comme « des prédateurs » (expression à cette occasion du Général Pierre Marie Gallois).

Ll’enjeu de l’avenir se joue désormais dans un ensemble « cosmo-biologique », au sein d’un équilibre sans cesse changeant entre

·        le « cosmos » en son sens le plus large de « vaste éco-système intersidéral ».

L’astéroïde Apophis » va-t-il vraiment passer à 14.000 km de la Terre en 2028 ?)

·        et la « biologie ».

« La vie », sous toutes ses formes, s’en trouve interrogée.

 Alors même que l’on ne sait guère la définir, et encore moins dire comment elle est apparue, il est clair que la vitalité de « l’écosystème » représente l’enjeu le plus nécessaire au maintien de la vie.

 

Ce fut aussi, l’époque des « inénarrables slogans du M.L.F. » dont notre rappel ici ne se bornera qu’à celui de l’absurdité biologique d’énonciations telles que « mon corps (= celui de l’enfant ?) m’appartient », pour soutenir le droit à l’avortement d’une mère, comme si l’embryon ne devait son existence qu’au seul fait de l’ovule :

S’il est vrai que dans une certaine mesure, le corps de chacun lui appartient, l’embryon, lui, n’est pas une partie du seul corps de la mère puisque son patrimoine génétique est double.

Comment l’irrecevabilité de la parole du père, même légitime et connu, dans une affaire partagée, pourrait-elle être conforme à la « proclamation de l’égalité des sexes » ? *

Tout père sera définitivement débouté de son droit à intervenir en ce cas, au sujet de la vie de son propre enfant, à partir d’un arrêté du conseil d’Etat de 1980.

On pourrait s’étendre encore sur les innombrables transformations métaboliques et psychiques, qu’entraînent toujours une fécondation chez la mère, voire les 2 parents ; de même que sur les effets d’inscription durables, tant d’une grossesse que d’un avortement, tant chez une mère que chez un père.

Les uns sont rapides, les autres sont différés.

Une, puis deux générations plus tard, permettent à peine d’en apprécier les effets sur une métamorphose sociale, que l’on peut dire ici consubstantielle au phénomène.

Finalement, la plupart des décisions concernant ces sujets ont été prises « au nom de la démocratie ».

Mais d’une « démocratie » qui a souvent été celle de peuples mal informés, et/ou peu compétents à se prononcer sur des sujets qu’ils ne connaissaient pas, ou sur des constructions qui leur étaient étrangères et qu’on leur demandait simplement d’approuver.

En réalité la question peut davantage être comprise en termes de « fonctions » que de sexes.

 

Enfin : On peut rappeler ici que le mot « démocratie » a pu désigner de nombreuses formes de gouvernements :

Par exemple, la démocratie athénienne - dont Aristote se fit le chantre en arguant de ce qu’elle était un bon type de gouvernement dans « une petite cité de 40 000 habitants où tout le monde pouvait se connaître », à la différence des grands empires orientaux dans lesquelles elle était inapplicable en raison de leur grande dimension - était esclavagiste et excluait des droits civiques les femmes et les « métèques ».

Elle dura d’ailleurs moins d’un siècle, Philippe de Macédoine ayant militairement mis un terme aux débats démocratiques.

A l’inverse de la démocratie athénienne – au moins sur le plan quantitatif – notre démocratie est devenue chez nous une « démocratie de masse ».

Par ailleurs, alors qu’elle est, par essence, un type de gouvernement, elle est quelquefois présentée comme une fonction morale.

Le traitement de ces sujets ne peut donc pas se réduire à l’invocation d’un mot magique dont on omettrait de définir chaque fois le contenu.

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[10] Psychiatrie et normes : Le nombre des « hospitalisations sous contraintes », dépendant directement des « préfectures départementales », échappant par principe à tout jugement de justice, continue d’augmenter spectaculairement en France (entre 50 000 et 100 000 par an). Cf. Tableau de la déjudiciarisation et internement sous Louis XIV.

Presque personne n’en parle.

Remarquons ici qu’un « internement judiciaire », au lieu de cet « internement préfectoral », ne serait encore qu’un recul de plus de la justice, car la fonction des juges est de juger, non de contraindre sans jugement, ni de soigner ou faire soigner, ni de considérer les soins comme une peine, ni d’en imposer l’opportunité chez un innocent.

La justice reste encore, au contraire, un recours théorique possible – difficile à assurer en pratique - contre un enfermement préfectoral ou l’imposition arbitraire de soins.

A la télévision, appareil qui ne produit que « son et image », on affiche de plus en plus la « normalité » comme une grande qualité.

Mais quelle est-elle cette « normalité » ? Sur quoi se fonde-t-elle ?

 

En réalité, on peut donner 2 sens opposés au mot « normal » :

soit état d’une chose conforme à des « normes » énoncées,

soit état d’une chose non réglementée, non blâmable sinon louable, en l’absence de conformisme contraignant.

Ce mot peut donc alimenter beaucoup d’ambiguïtés.

 

En réalité, en essayant de comprendre le vocabulaire en cours, on s’aperçoit qu’il n’y a pas grand rapport entre « être normal » et les « normes », sinon que l’un et l’autre changent avec le temps – comme les logiciels DSM de la psychiatrie : ce qui était « maladie mentale » peut devenir tout à fait honorable. (Cf. les « modes » en psychiatrie, dans le livre de Jeanne Goldstein, « consoler et guérir »).

Et, non seulement lesdites normes sont dites « obligatoires », (sans que le sens du mot obligatoire ne puisse en général être défini pour chaque norme), mais « changeantes », et leur connaissance est loin d’être gratuite : Par exemple AFNOR vend les normes sur CD ou en version papier - souvent plusieurs centaines d’Euros. Sur le net, elles ne sont pas consultables gratuitement. Elles ne sont que « consultables » et en quelques endroits en France, ce qui n’est pas simple lorsqu’une norme avoisine 500 pages. On peut en trouver ici ou là des résumés pratiques.

 

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[11] Pourtant les hommes ne sont-ils pas toujours les mêmes depuis les millénaires les plus lointains, avec les mêmes besoins, les mêmes sentiments ?

On en jugera à lecture de la peine d’Andromaque dans ce  passage de l’Iliade : Hector vient de mourir, et leur fils « Asty-anax » (« le prince de la ville ») est de ce fait devenu orphelin :

« Hector, que je suis malheureuse!

Je le vois, nous sommes nés tous deux pour un même destin - toi à Troie dans la demeure de Priam, moi à Thèbes, au pied du Placos boisé, dans le palais d'Eétion, qui m'a nourrie dans mon enfance ; malheureux père d'une infortunée!

Ah! comme il aurait dû ne pas avoir d'enfants!

Te voilà qui t'en vas sous la terre, dans la demeure d'Hadès, tandis que, plongée dans un deuil affreux, tu me laisses veuve en ta demeure; et notre fils, il est encore tout petit, tu vois, lui à qui, malheureux que nous sommes, nous avons donné le jour, toi et moi; tu ne seras plus pour lui un soutien, puisque tu es mort, et lui n'en sera pas un pour toi.

S'il arrive à échapper à la guerre, source de pleurs, que nous font les Achéens, toujours il aura dans l'avenir des peines et des soucis car d'autres lui raviront ses terres.

Le jour qui fait un enfant orphelin le prive de tous les camarades de son âge.

Toujours il va tête basse, et ses joues sont couvertes de larmes.

Poussé par le besoin, il s'en va trouver les amis de son père, tirant l'un par son manteau, l'autre par sa tunique.

Et eux, s'ils le prennent en pitié, lui tendent un godet, un court instant : il y mouille ses lèvres, mais non pas son palais.

Les autres, qui ont père et mère, le chassent brutalement du festin ; ils le frappent et lui lancent des paroles outrageantes « Va-t'en au diable, et sans faire de façons! Ton père ne participe pas avec nous au festin »

Tout en larmes, il revient auprès de sa mère veuve, Astyanax, qui naguère, sur les genoux de son père, ne mangeait que de la moelle et de la riche graisse de mouton; et puis, quand le sommeil le prenait et qu'il cessait de jouer à ses jeux d'enfant, il dormait dans son lit, aux bras de sa nourrice, sur une couche moelleuse, après s'être rempli de bonnes choses.

Maintenant, il faut s'attendre à ce qu'il connaisse bien des épreuves, maintenant qu'il a perdu son père, Astyanax, à qui les Troyens donnent ce surnom oui, seul tu défendais leurs portes et leurs épaisses murailles.

Et maintenant, près des nefs creuses, loin de tes parents, les vers grouillants te dévoreront, après que les chiens se seront repus de ton corps tout nu »

Iliade, XXII, vv. 477-510.

Le thème « Quel malheur est-il plus terrible que la mort d’un père ? » est récurrent dans toute l’Antiquité grecque.

Cf. Le vase et le texte de l’Iliade de la « scène du départ », lorsque Hector quitte Andromaque pour partir au combat et que son fils est effrayé à la vue du casque de son père : clic .

La fraîcheur de ces grands moments d’émotion transcende le temps. 

 

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[12]

Ibn Khaldoun :

Etant le témoin de l’effondrement d’un monde, Ibn Khaldoun  écrit aussi :

 

ربّما يحدث عند أخر الدولة قوّة توهم أنّ الهرم قد ارتفع عنها و يومض ذبالها إيماضة الخمود كما يقع في الذبال المشتعل فإنّه عند مقاربة انتفائه يومض إماضة  توهم أنّها اشتعال و هي انطفاء 

Il arrive qu’une puissance semble s’élever des vieux empires, alors que leur mèche ne s’anime que de la lumière de la mort, comme il en va de la bougie, lorsqu’elle approche de sa fin, et que sa mèche semble soudain se ranimer alors qu’elle est dans son dernier éclat ):

 

Un siècle après ses écrits, l’Egypte, où le califat s’était réfugié après la mise à sac de Bagdad par les Mongols en 1258, sera subjuguée à son tour par les Ottomans en 1517.

On pourrait dire aussi aujourd’hui : « Comme la mort d’une étoile, qui devient une géante rouge juste avant de devenir une naine blanche.. » ; car souvent un gonflement extrême est le signe annonciateur d’un éclatement imminent.

C’est vrai en psychologie : cela s’appelle « l’hybris » ((« βρις ») (cf. La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf de La Fontaine).

C’est vrai dans la multiplication démesurée de certaines espèces lors de déséquilibres d’un écosystème ; puis la multitude s’éteint affamée.

C’est vrai lors de l’apparition tumorale par dérégulation des équilibres cellulaires en oncologie ; puis survient la mort du patient, dénutri, etc.

 

Ibn Khaldoun fut un grand sociologue :

Dans son fameux ouvrage « Al Muqaddima » (« Introduction à l’Histoire des Berbères ») traduit ici par Vincent Monteil; édition Sindbad; collection « Thesaurus »; Citons pp. 651-654), il traite de « médecine » avec la « sociologie » (iI arrive aussi à Machiavel de faire de même) :

« La médecine, métier citadin :
.... C'est ainsi que le sang purifié donne naissance à une vapeur chaude et humide qui entretient les « esprits animaux » (rûh hayawânî).
[Notons que le concept « d'esprits animaux » sera développé par Descartes qui utilisera les mêmes termes]...
Voyons maintenant le problème des maladies :
Elles sont, pour la plupart, dues aux « fièvres » (hummayât). Celles-ci ont pour cause l'impuissance de la chaleur du corps à cuire suffisamment les éléments ingérés, à chaque phase (de la digestion) ....
.... Faute d'être digérées et assimilées, elles se corrompent. La nourriture non assimilée - qu'on appelle « l'humeur » (khilt) - se putréfie et toute matière en putréfaction dégage cette chaleur adventice qui, chez l'homme, est la « fièvre » (hummâ).
Voyez ce qui arrive à la nourriture que l'on jette et qui se décompose, ou au fumier qui pourrit en se réchauffant. C'est là ce que fait la fièvre dans le corps humain ...
On la traite en mettant le patient à la diète pendant plusieurs semaines, jusqu'à guérison complète.
Pour quelqu'un qui se porte bien, la diète sert à prévenir la fièvre et d'autres maladies.
Quant à la putréfaction, elle peut se localiser dans un membre, ce qui amènera un accident limité, ou bien elle pourra causer des plaies ailleurs, par affaiblissement général.
Tel est le cas pour toutes les maladies: leur origine est, presque toujours, alimentaire. Et tout cela est du ressort de la médecine.
D'autre part, les maladies sont plus répandues chez les citadins, qui ne se privent de rien. Ils mangent trop, ils mangent de tout et ils n'ont pas de repas à heure fixe. Ils ne prennent aucune précaution et font cuire leurs aliments avec beaucoup d'épices, d'herbes et de fruits, les uns frais, les autres secs. Et ils exagèrent: j'ai, un jour, compté que quarante légumes et viandes différentes entraient dans la composition d'un seul plat. Tous ces mélanges extraordi­naires ne conviennent pas toujours à l'estomac.
De plus, l'atmosphère des villes est souillée de vapeurs nocives, dues aux ordures accumulées.
Or, c'est l'air qu'on respire qui donne des forces et qui augmente l'effet de la chaleur sur la digestion.
Et puis, les citadins ne prennent pas assez « d'exercice » (riyâda). Ils restent immobiles, sans bouger, sans prendre aucun exercice.
C'est pourquoi il y a tant de maladies dans les villes et autant besoin des médecins.
[N’oublions pas que en arabe, le mot « civilisation » et le mot « sédentarisation » sont le même mot (« Hadara ») qui s’oppose à la vie tribale.]

Les Bédouins, au contraire, mangent peu.
[De ce point de vue, pour Ibn Khaldoun, il n'y a pas de différence entre « bédouin arabe » et « bédouin berbère » : l'originalité de l'ouvrage est justement de tirer de l'histoire des lois générales : et dans les 2 cas, c'est la vie rude qui entretient « l'esprit de corps » (العصبيّة) qui fait la force de « l'homme du désert »]

Comme ils ont peu de grains, ils ont souvent faim. La faim leur est même si familière, qu'elle leur est devenue naturelle.
Ils n'ont guère d'assaisonnements. Les condiments et les fruits sont un luxe de citadin dont ils n'ont pas idée.
Ils mangent
des choses simples et sans mélange, le plus près possible des exigences naturelles.
Leur air est salubre, parce qu'il y a peu d'humidité ou de putréfaction là où ils vivent, et en raison de leurs déplacements.
Ils prennent de l'exercice et se donnent beaucoup de mouvement, en montant à cheval, en chassant, en vaquant à leurs occupations, en allant à leurs affaires. Ils digèrent donc très facilement. Ils ne se surchargent pas l'estomac.
Aussi jouissent-ils d'une santé bien meilleure que les gens des villes. Ils n'ont donc guère besoin de médecins. C'est pourquoi on n'en trouve pas à la campagne. C'est parce qu'on n'en a pas besoin: sinon, ils iraient s'y installer pour y gagner leur vie.
Telle est la voie de Dieu avec Ses créatures et « nul, en vérité, ne pourrait changer les voies de Dieu » (XXXIII, 62). »

 

 

En sociologie, citons aussi cet aphorisme simple, que nous apprit une éminente collègue :  « Tout système qui n’est pas étroitement surveillé aboutit presque toujours au résultat inverse de ce pour quoi il a été crée ».

 

 

Autres théories médicales d'Ibn Khaldoun :
Elles impliquent un contexte : Ibn Khaldoun raisonnait à partir de la théorie occidentale des 4 éléments (« terre, air, eau, feu ») dont les arabes avaient hérité des Grecs.
Cette même théorie, qui avait déjà plus de 2000 ans d'age, avait aussi cours en Europe.
Par contre, au XIII ème siècle à Damas, Ibn Nafis avait découvert la "petite circulation du sang" (ventricule droit du coeur => poumons => oreillette gauche du cœur), impliquant l'absence de communication inter-ventriculaire, connaissance qui ne parviendra en Europe qu'au milieu du XV ème siècle, par les soins de Miguel Servet.

Les sources du savoir de Michel Servet, médecin aragonais, nous restent encore inconnues. Calvin le livrera à l'inquisition, parce que, bien qu'admettant comme lui « la prédestination », il refusait d'admettre la « Sainte Trinité ». L'inquisition le brûla à Genève.
Ses affirmations, anatomiques d'un côté, et d'autre part religieuses proches à certains égards de l'enseignement coranique, sont probablement liées, et mériteraient une étude qui semble ne jamais avoir été faite.
Ibn Khaldoun connaissait donc l'anatomie de la fonction cardio-respiratoire, encore inconnue en Europe, mais, ignorant l'existence de l'oxygène - connaissance que l'on ne devra que bien plus tard à Lavoisier - il pensait que l'air avait pour fonction le refroidissement du corps.
Les investigations sur le cœur semblent avoir davantage été l'objet de « réticences » en chrétienté, pour une part du fait d'une certaine sacralisation, le cœur étant canoniquement le support de l'âme. Qu'en avait-il été exactement à Damas avec Ibn Nafis?
Quoiqu'il en soit, l'intelligence, ou plutôt « l’idée » (« fikr ») qui n'a jamais été confondue avec « l'âme », était placée par Ibn Khaldoun dans la partie centrale du cerveau, c'est-à-dire dans les « ventricules cérébraux » et les « régions péri-ventriculaires ».
Notons enfin - pour souligner l'avancement des chimistes arabes en ce temps-là - que le mot « al qali » d'où nous vient le mot « alcalin » opposé à « acide », désigne en arabe « la soude naturelle ».
Mais lorsque ibn Khaldoun parle de « la cuisson des aliments dans l'estomac », il ne signale pas le rôle de l'acidité gastrique, et ne pense qu'à la chaleur pure.
Il avait aussi pressenti l'importance  importance de « la qualité de l'air » à tous les niveaux de notre santé.

Tout cela est pour nous parfaitement d’actualité !
Qu'eut-il dit s'il avait connu les fumées de nos addictions au tabac, de nos moteurs à explosion, de nos chauffages au fuel !

Notons que, si Ibn Khaldoun est plutôt « pragmatique » (il a été 6 fois « cadi ») particulièrement au sens sociologique du terme (on en fait « le premier sociologue »).

Le « leit-motiv » du livre cité ici, est l’explication du « pourquoi » les clans venus du désert, plus soudés et rudes, viennent toujours détrôner les dynasties établies des villes, en place, plus raffinées, mais trop ramollies.

En particulier, il est opposé à l’acceptation des comportement sexuels « contre nature ». c’est aussi un livre d’histoire – au sens moderne – et de réflexion religieuse et de philosophie.

Il n’est pas aristotélicien. Il n’est pas « rationaliste » au sens des « mou’tazilites » (mouvement rationaliste apôtre du « libre arbitre » développé au temps du calife « Al Mamoun » à Bagdad).

Pour lui « la logique contient des choses contraires aux lois religieuses et à leur sens évident » auxquelles il convient de donner la préférence.

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[13] Le zéro et le un :

Το μηδεν ou το μηδενικο ; To miden ou to midenico = Le « pas quelque chose »

Démocrite (Grec du VI s. av J.C.)  – qui a voyagé en Inde (cf. infra) – théorise ainsi que le monde est fait de 2 types de substances : « Le pas quelque chose » et « les idées (visions) indivisées » (objets ; représentations ; cf. « la physique des signifiants ») ce qu’on traduit couramment par « les atomes et le vide » mais on n’a aucun texte original de Démocrite.

Le mot « zéro » nexistait pas dans l’Antiquité et quand il est venu, la langue grecque n’a pas adopté le mot.

Le Zéro (nombre vide mais opérateur numérique) a été Inventé en Inde, véhiculé en arabe (mot « sifr » « صِؤْر  », de « safira – iasfarou » « صَفِرَ - يَصْفَرُ ; être vide, vacant, inoccupé ») et est parvenu très laborieusement en Europe (de longs siècles), le même mot donnant origine au mot « chiffre » par l’Espagne et au mot « zéro » par l’Italie *.

On conçoit facilement que « le zéro » soit une émanation du génie culturel indien (cf. dieu du feu Agni, ignitions (même mot), nirvana) et il est probable que le choc culturel aura été immense, tant avec le monde arabo-musulman (inhumations, paradis), qu’avec le monde chrétien (cercueils, inhumations, paradis), entièrement catholique à l’époque :

Souvenons-nous que le mot « cat-holicos » (de « κατα ολος » « cata + holos ») contient sémantiquement « holos » = « le tout-un ».

Ce mot aristotélicien (« τα καθολικα ; ta catholica = les universaux ») qui est bien antérieur au christianisme prend, dans le christianisme, la valeur précise d’une déclaration et d’un appel, car cet « uni-versus » (= « uni-versel », « tourné vers le un ») est  « partagé par tous », empathie catholique entièrement reconduite en 1789 sous la forme francisée de déclaration universelle...

Les filiations entre les religions pharaoniques, le christianisme et l’islam sont étudiées dans la page : La conversion de la Grèce

Le rapport du christianisme à la Trinité peut être regardé comme une théorisation à la fois « de la divinité » et « du un »

En Égypte pharaonique, c’était partout le deux et le quatre (deux couples) qui témoignaient des cosmogonies ou cosmologies.

Dans l’islam, « le Un » est l’état de fait pur d’un Dieu qui n’a ni engendré ni été engendré.

Sans doute les inadéquations de « La » [Cf. mot à mettre au singulier selon Cédric Vilani] « Mathématique » à usage de la physique sont-elles encore déroutantes aujourd’hui, et c’est depuis longtemps que les sciences sont violemment éprouvées par les polices du conformisme, toujours dogmatiques, même si leurs énoncés ont varié au cours des temps.

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*. Pour la petite  - mais longue et un peu fastidieuse histoire : En Al-gèbre (Al jabr = ce qui est forcé ; forcément), l’inconnu se disait en arabe « la chose » (= As ChaÏ) , mot qui commence donc par le son: « ch » transcrit par la lettre « chin » écrite: « ش  »

L’Espagne andalouse a transcrit le son de cette lettre en alphabet latin : Or le son « che » s’est écrit jusqu’au XVII eme siècle avec un « x » comme dans « Mexico » prononcé Mechico, ou « Don quichotte de la Mancha » ou encore aujourd’hui en région basque.

On a alors a pris l’habitude dans toute la latinité d’écrire l’inconnue de l’équation « x », initiale du mot signifiant chose.

Tout est comme ça en Andalousie : Le « jambon de thon » (ciré, très salé) se disait « mouchamma’e al atun » que les andalous appellent maintenant « La almojada de atun » et a la Alhambra (= la rouge), « les jardins du calife » = « Jannat al Khalifa » son devenus « Los jardines del generalife ».

 

Explication :

1 les Espagnols ont traduit « al jannat » et l’ont écrit « los jardines »

2 « al khalifa » est en grammaire arabe ici en état d’annexion (= le génitif en latin) et les Espagnols l'ont écrit « de el = del » puisque « calife » est un mot masculin.

3 « gene » devient un pléonasme, car c’est la répétition de « jardins », mais cette fois avec le mot en arabe; et la consonne « t » du pluriel  - qui n’est prononcée que dans la les liaisons avec une voyelle - a disparue

4 Le son « kh » de « khalifa » – aujourd’hui = la « jota » en espagnol - n'existait pas en espagnol – car n’est apparu qu’au XVII eme siècle - et a donc été délaissé.

5 le « r » est soit une altération de ce « kh » abandonné, soit une consonne liquide - en concurrence avec le « l » - purement euphonique, mais dans les 2 cas explique la disparition de la liaison du « t » disparue, car cette liaison n'existe que devant une voyelle.

 

En conclusion pour cette linguistique:

Quand on connaît les règles, tout le champ étymologique du passage de l’arabe au roman, à l'espagnol et au français se découvre généralement très facilement.

Ici, il suffit de savoir que jusqu’au XVII s. les lettres "j" et "g" en espagnol correspondaient exactement au "j" français et au "jim" arabe".

Par contre le « kh » arabe était imprononçable, et en général disparaissait purement et simplement. Le « che" arabe se transcrivait exactement en espagnol par la lettre « x » latine.

Mais à partir du XVII eme siècle, au contraire est apparu en espagnol la « jota" exactement superposable au kh" arabe de toujours – qui lui n’a pas changé en plusieurs milliers d'années , mais celui-ci avait déjà disparu des mots importés et n'a pas été réintroduit dans ces mots ; etc.

Il y a donc eu un assez amusant croisement phonologique: le "g" de "generalife" se prononce aujourd'hui comme un "kh" et le transfert phonologique était donc plus juste au Moyen Age !

Il en va de même pour « Gibraltar ».

Mais il reste que je repose ici une fois de plus une question que j’ai souvent posée aux plus savants linguistes : impossible de retrouver d'où vient le mot espagnol de tous les jours « loco".

Il est sans doute assez ancien puisqu’il a toute une famille: « la folie » se dit "la locura", etc.

Or nul ne sait si ce mot vient du latin, ce qui semble totalement impossible, de l'arabe, ce qui semble impossible, du persan, ce qui semble aussi difficile, etc.

Le cas n’est pas unique, mais est très rare pour un mot aussi important et populaire.

 

 

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[14] Isonomie, isométrie

Sans même parler des problèmes des standards des sièges et  pare-brises d’automobiles, des tapis roulants des caisses, des touches de digicodes et autres tablettes pour petits doigts, etc. tout devient fait pour « l’homme standardisé »... en « consommateur moyen - tendance petit ».

Au volant, un homme grand, s’il ne se voûte pas, a les yeux non pas en face du pare-brise, mais de son pare-soleil.

On parle d’interdire les « tongs » au volant pour cause invoquée de « sécurité » ! Bigre ! Y-a-t-il jamais eu un seul accident d’automobile du au fait que le conducteur portait des « tongs » ?

N’est-il pas plus dangereux d’essayer de regarder en même temps « la route, le compteur de vitesse et les rétroviseurs » – ce qui est stricto sensu impossible ?

Les vendeurs de chaussures peuvent se frotter les mains.

 

Et marcher pieds nus serait devenu « asocial » !

Médicalement rien n’est plus naturel, sain pour les pieds, et propice aux développements des sensibilités.

Mais j’ai reçu une jeune fille placée en internement psychiatrique parce qu’elle marchait pieds nus, à Orléans en plein été …

 

Cela ressemble bigrement au « détecteur de fumée à sonnette » dont l’utilité de la détection ne pourrait guère avoir lieu que lorsque l’habitant n’est pas chez lui ; mais alors, il ne pourra pas entendre la sonnette d’alarme !

Mais on en arrivera bien un jour à brancher tout ça sur un smart phone, rendu obligatoire lui aussi (« au nom de LA sécurité ») ! Ce seront alors les problèmes de batteries, de prises de courant et standards des chargeurs qui « prendront la tête » du soi-disant « nomade fidélisé » : c’est la publicité qui abuse de ces deux mots, en évitant évidemment de les réunir.

En réalité, ledit « nomade » devient plus « dépendant », « asservi » et « sédentarisé » que jamais.

 

La grande question sociétale semble être : comment tout « réglementer » ? -  et en particulier les problèmes croissants des « temps libres », puisque L’Etat s’immisce de plus en plus dans les intimités de chacun au détriment de ses grandes fonctions nationales.

La réponse apportée ressemble à : « Circulez, mais en tournant dans le manège ! »  Et en ajoutant : « et vite ! » ;

 

Mais, non seulement ladite vitesse exigée, est souvent changeante et arbitrairement déterminée,

M même la vitesse des changements elle-même est changeante, arbitraire et déroutante.

 

Autrefois une lettre recommandée nous attendait 1 mois au bureau de poste ; maintenant c’est 15 jours ; et tout à l’envie.

On vous presse « de partir en vacances », véritable pseudo-pèlerinage fallacieux des temps modernes, mais de « revenir vite ».

Dans tout cela tout est plus « standardisé » que « responsabilisé », et Il semble que l’on soit devenu davantage « responsable de sa soumission » que de « ses actes », même seulement rapportés aux grands chapitres de notre code pénal.

En somme « la déresponsabilisation – au profit des normes » que dénonçait déjà Alain Peyrefitte en 1976 reste une question centrale.

Fait essentiel, il semble que l’on qualifie maintenant « d’irresponsable » non pas ce qui échappe au jugement de la personne, mais ce qui est en dehors des normes imposées.

Comment faire ?  : Juger des actes anti-sociaux, et non pas « des suppositions », qu’on taxera toujours « de dangerosité ».

 

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[15] Cette remarque s’applique autant à « l’homo-gamie » qu’à « l’hétéro-gamie ».

Ill s’avère très souvent que la vie sous la forme dite de la « famille nucléaire moderne extrêmement réduite » devienne au fil des jours facilement insupportable.

Mais les grandes institutions commerciales tirent profit de l’atomisation des familles.

 .

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[16] Accès aux textes :

De beaucoup de textes, travaux, ou même toute forme de corpus, on n’a souvent qu’une connaissance indirecte, de seconde main, et il peut devenir bouleversant de s’apercevoir - si et lorsque - l’accès aux sources est devenu possible, que celles-ci sont très différentes de tout ce qu’on en avait jusque là reçu.

Les raisons de ces déformations sont multiples, parfois intentionnelles, religieuses ; politiques ; parfois purement intellectuelles en raison du niveau des difficultés de textes spécialisés, etc.

Aujourd’hui, en très peu d’années, ces difficultés ont considérablement diminué : Combien de fois à Paris, ai-je parcouru les librairies, françaises ou étrangères, à la recherche de travaux que je n’ai pu obtenir malgré listes, recherches et les meilleures volontés des libraires, alors que d’un clic aujourd’hui, ces mêmes travaux sont devenus d’un accès quasi immédiat et gratuit !

D’autres difficultés que tout le monde connaît, en revanche, sont certes apparues.

Mais souvent, il ne reste plus alors comme difficulté que des questions de traduction, de connaissances contextuelles, de compétences personnelles et de la tranquillité et du temps nécessaires à la réalisation de toute chose, qui sont en somme les problèmes minimaux incontournables inhérents à toute communication inter-humaine directe.

Le mot darwinisme est sur les lèvres de tous les savants, et dans des acceptions parfois opposées, mais qu’a dit  Darwin exactement ?

Le passage présumé « raciste » de l’œuvre de Darwin est précisé ainsi par Wikipedia :

  Charles Darwin, The Descent of Man [archive], Chapitre 6 « On the Affinities and Genealogy of Man ».

On lit en anglais :

« At some future period, not very distant as measured by centuries, the civilised races of man will almost certainly exterminate, and replace, the savage races throughout the world.

At the same time the anthropomorphous apes, as Professor Schaaffhausen has remarked,* will no doubt be exterminated.

The break between man and his nearest allies will then be wider, for it will intervene between man in a more civilised state, as we may hope, even than the Caucasian, and some ape as low as a baboon, instead of as now between the negro or Australian and the Gorilla. »

=

« Dans un avenir assez prochain, si nous comptons par siècles, les races humaines civilisées auront très certainement exterminé et, remplacé les races sauvages dans le monde entier. Il est à peu près hors de doute que, à la nième époque, ainsi que le fait remarquer le professeur Schaaffhausen, les singes anthropomorphes auront aussi disparu.

La lacune sera donc beaucoup plus considérable encore, car il n'y aura plus de chaînons intermédiaires entre la race humaine, qui, nous pouvons l'espérer, aura alors surpassé en civilisation la race caucasienne, et quelque espèce de singe inférieur, tel que le Babouin, au lieu que, actuellement, la lacune n'existe qu'entre le Nègre ou l'Australien et le Gorille. »

 

Ce passage de Darwin gagnerait encore pour sa clarté à être replacé dans le chapitre entier et même dans tout le corpus des écrits de Darwin, dont l’un des derniers (1872) est consacré à l’expression des émotions animales. 

Darwin tente de classer l’évolution des êtres vivants en catégories – qui ne sont pas de valeur mais d’étapes - et il en arrive à la conviction que tous les hommes font partie de la classe des « singes catarrhinins » dont ils sont issus, alors qu’au contraire il ne voit pas de différences de nature entre les différentes fonctions animales comme le langage parlé - présent chez tous les animaux évolués (catégorie qui englobe tous les mammifères) - les sentiments, etc. à l’égal de chez l’homme.

On dirait même que, dans toute son œuvre, c’est pour Darwin comme un apostolat écologique avant la lettre – mais on ne peut que lui donner raison – de ne jamais séparer par nature – et c’est même cette idée qui le mena à l’évolution - les êtres humains, des animaux non - humains – et la continuité se prolonge même avec une intuition perspicace, dans le monde végétal.

Si on voulait railler Darwin, ce ne serait pas tant parce qu’il aurait dit que l’homme descend du singe, que parce qu’il aurait su voir jusque dans les grenouilles et les araignées une certaine humanité !

Dans ce passage – mais dans tout le chapitre surtout - Darwin annonce de façon prémonitoire, sans connaître l’étendue de son dramatique avenir, ce qu’on pourrait appeler d’un affreux barbarisme – calqué sur celui de « bio-diversité » - la disparition de « l’anthropo-diversuté »

Voici la traduction de ce passage par Edmond Barbier :

« Chapitre VI – Patrie et antiquité de l’homme

… Ce qui se passe sous nos yeux chez nos animaux domestiques nous enseigne que, pendant une même période, quelques codescendants, d’une même espèce peuvent ne pas changer du tout, que d’autres changent un peu, que d’autres enfin changent beaucoup.

Il peut en avoir été ainsi de l’homme qui, comparé aux singes supérieurs, a éprouvé sous certains rapports des modifications importantes.

On a souvent opposé comme une grave objection à l'hypothèse que l'homme descend d'un type inférieur l'importante lacune qui interrompt la chaîne organique entre l'homme et ses voisins les plus proches, sans qu'aucune espèce éteinte ou vivante vienne la combler. Mais cette objection n'a que bien peu de poids pour quiconque, puisant sa conviction dans des raisons générales, admet le principe de l'évolution. D'un bout à l'autre de la série, nous rencontrons sans cesse des lacunes, dont les unes sont considérables, tranchées et distinctes, tandis que d'autres le sont moins à des degrés divers; ainsi, entre l'Orang et les espèces voisines, - entre  le Tarsius et les autres Lémuriens, - entre l'éléphant, et, d'une manière encore bien plus frappante, entre l'Ornithorynque ou l'Échidné et les autres mammifères. Mais toutes ces lacunes ne dépendent que du nombre des formes voisines qui se sont éteintes. Dans un avenir assez prochain, si nous comptons par siècles, les races humaines civilisées auront très certainement exterminé et, remplacé les races sauvages dans le monde entier. Il est à peu près hors de doute que, à la nième époque, ainsi que le fait remarquer le professeur Schaaffhausen, les singes anthropomorphes auront aussi disparu.

La lacune sera donc beaucoup plus considérable encore, car il n'y aura plus de chaînons intermédiaires entre la race humaine, qui, nous pouvons l'espérer, aura alors surpassé en civilisation la race caucasienne, et quelque espèce de singe inférieur, tel que le Babouin, au lieu que, actuellement, la lacune n'existe qu'entre le Nègre ou l'Australien et le Gorille.

Quant à l'absence de restes fossiles pouvant relier l'homme à ses ancêtres pseudo-simiens, il suffit, pour comprendre le peu de portée d'une semblable objection, de lire la discussion par laquelle sir C. Lyell établit combien a été lente et fortuite la découverte des restes fossiles de toutes les classes de vertébrés. Il ne faut pas oublier non plus que les régions les plus propres à fournir des restes rattachant l'homme à quelque forme pseudo-simienne éteinte n'ont pas été fouillées jusqu'à présent par les géologues. »

 

 En ce sens, nos anthropo-logues, anthropo-tropes ou anthropo-philes contemporains ne peuvent certainement pas prétendre à une plus grande ouverture intellectuelle ou morale.

Par contre s’il est probable que comme tout prophète Darwin n’a pu que se tromper dans ses quelques lignes prédisant l’avenir, il est encore bien tôt pour en juger, puisque la phrase qui précède le texte cité l’éclaire : 

« Dans un avenir assez prochain, si nous comptons par siècles, les races humaines civilisées auront très certainement exterminé et remplacé les sauvages * dans le monde entier. »

Sombre pensée peut-être, tempérée par un espoir : « man in a more civilised state, as we may hope »

Car tout dépend alors du sens que l’on donne aux mots « civilisé » et « sauvage », et ils sont aussi l’entière création.

Voici la fin de « La descendance de l’homme » : paru en anglais en 1871, traduit ici en français par J.J. Moulinié et paru à Paris en 1872 :

 

« RESUME GENÉRAL ET CONCLUSION …

[p.416] Je n'ignore pas que les conclusions auxquelles nous arrivons dans cet ouvrage, seront dénoncées par quelques-uns comme hautement irréligieuses.; mais ceux qui soutiendront cette thèse devraient être tenus de démontrer pourquoi il est plus irréligieux d'expliquer l'origine de l'homme comme espèce, descendant d'une forme inférieure, en vertu des lois de la variation et de la sélection naturelle, que d'expliquer par les lois de la reproduction ordinaire la formation et la naissance de l’individu.

[pp.426-427] La conclusion fondamentale à laquelle nous sommes arrivés dans cet ouvrage, à savoir que l'homme descend de quelque forme d'une organisation inférieure, sera, je regrette de le penser, fort désagréable à beaucoup de personnes. Il n'y a cependant pas lieu de douter que nous ne descendions de barbares. Je n'oublierai jamais l'étonnement que j'ai ressenti en voyant pour la première fois une réunion de Fuégiens sur une rive sauvage et aride, car aussitôt la pensée vint à mon esprit que tels étaient nos ancêtres. Ces hommes absolument nus, barbouillés de peinture, avec des cheveux longs et emmêlés, la bouche écumante, avaient une expression sauvage, effrayée et défiante. Ils ne possédaient presque aucun art, et vivaient comme des bêtes sauvages avec ce qu'ils pouvaient attraper; privés de toute organisation sociale, ils furent sans merci pour tout ce qui ne faisait pas partie de leur propre petite tribu. Celui qui a vu un sauvage dans son pays natal n'éprouvera pas de honte de reconnaître que le sang de quelque être inférieur coule dans ses veines. J'aimerais autant pour ma part descendre du petit singe héroïque, qui brava son ennemi redouté pour sauver son gardien ou du vieux babouin qui descendant des hauteurs, emporta triomphalement son jeune camarade après l'avoir arraché à une meute de chiens étonnés, que d'un sauvage qui se délecte à torturer ses ennemis, se livre à des sacrifices sanglants, pratique l'infanticide sans remords, traite ses femmes comme des esclaves, ignore toute décence et est en proie aux superstitions les plus grossières.

On peul; excuser l'homme d'éprouver quelque fierté de ce qu'il s'est élevé, quoique non par ses propres efforts, au sommet véritable de l'échelle organique, et le fait qu'il s'y est ainsi élevé, au lieu d'y avoir été placé primitivement, peut lui faire espérer une destinée encore plus haute dans un avenir éloigné. Mais nous n'avons à nous occuper ici ni d'espérances, ni de craintes, mais seulement de la vérité dans les limites où notre raison nous permet de la découvrir. J'ai donné les preuves aussi bien que j'ai pu. II me semble que nous devrons reconnaître que l’homme, avec toutes ses nobles qualités, la sympathie qu'il éprouve pour les plus ravalés, la bienveillance qu'il étend non-seulement à ses semblables, mais encore aux êtres vivants les plus humbles ; l'intelligence divine qui lui a permis de pénétrer les mouvements et la constitution du système solaire - avec toutes ces facultés d'un ordre si éminent - l'homme, dis-,je, conserve encore dans son système corporel le cachet indélébile de son origine.

FIN DU TOME, SECOND. »

Rappel des dates : 

 

 

 

Darwin :

1809 – 1882

 

Mendel :

1822 – 1884

 

Découverte des filaments des chromosomes :

1875 – 1888

 

La mienne conclusion sera :

Les aberrations idéologiques qui s’avancent au  nom de Darwin sont sans grand intérêt tant que leurs conséquences restent encore limitées : La nature décide encore, non l’homme **.

Plus graves sont les attitudes scientifiques que je prends pour des contre-sens évolutifs, conséquences de l’inversion des séquences temporelles découvertes par Darwin.

Darwin constate. Il explique peu et rarement, et quand il tente d’expliquer, il ne manque pas de dire qu’il peut se tromper.

Pourtant, durant sa longue vie, il n’a cessé, de fait, de reconnaître la séquence ordonnée : transformation de l’écosystème -> évolution des espèces.

Le mécanisme invoqué comme principal est passé de celui de la lutte pour la vie à celui des choix de la sexualité. Il n’exclut pas qu'il puisse en exister d'autres. Peu importe: Le principe de l'évolution est là .

Darwin connaissait les phénomènes de l’hérédité appelés aujourd’hui génétique. Il a pu connaître les travaux de Mendel, mais non les chromosomes, sinon dans les dernières années de sa vie.

Or, c’est ceux-ci que l'on met aujourd’hui presque exclusivement en avant, comme si on pouvait « créer en bouteille », mettant ainsi fallacieusement l’écosystème au service des chromosomes, reproduisant alors l’exacte inversion de la séquence établie par Darwin, lequel, peut-être le premier de l’ère moderne, nous a assuré que c'est l’environnement qui décide des occurrences de la vie et que sans lui, elle ne pourrait être.

 

Notes pour cette note de bas de page 

*Le mot « sauvage » dérivé de silva = la forêt

Le sens qu’a pris le mot sauvage a de quoi révolter l’âme des vrais écologistes !

Dans le latin d’origine civis s'oppose à hostis (ennemi) Mais aujourd'hui, on oppose sauvage à civilisé.

Sauvage vient de silva = la forêt en latin. Le mot forêt est l’abrégé de silva forestis.

Pourquoi ce mot a-t-il pris un sens si péjoratif, alors qu’il ne fait qu’évoquer la nature – que l’on pleure aujourd’hui !

En ce sens péjoratif, la modernité apporte beaucoup de sauvagerie ! Mais le mot devient ambigu et on ne peut plus se comprendre.

Je pense à une expression de l’historien Henry Laurens : Invité à la TV à débattre sur le livre de Huntington « Le choc des civilisations » Il en reformula le titre en disant que dans ce cas, c’était « Le choc des barbaries » Mais le mot barbare a partagé à peu près la même histoire !

Darwin déplore longuement que la modernité ait fait disparaître beaucoup de ces dits sauvages. (Alcoolo-tabagisme ; mais surtout probablement la privation de tout leur écosystème habituel)

Autre exemple de déformation total de sens, encore en relation avec la forêt : « Jangal » est un mot indo-persan qui signifie « forêt », dans un sens très général, voire bucolique. Ainsi est-il utilisé dans les fables animalières brahmaniques, reprises par Esope, La Fontaine (Les animaux, miroirs de la société y discutent et raisonnent tranquillement) et c’est pourquoi Kipling qui a passé son enfance en Inde, a repris le mot en l’écrivant jungle  en anglais. Pourquoi ce mot a-t-il pris un sens épouvantable ?

 

**Races :

Bien entendu « j'ai un certain mal à partager mon optimisme  J » lorsque des chaînes de télévision exotiques nous présentent en direct l'élimination de populations entières au nom ou au prix de la civilisation.

L'accueil des dites diversités ne devrait pas devenir le piège subtil de leurs extinctions, comme celles de nombreux peuples dont Darwin a décrit la disparition.

Certains députés veulent supprimer le mot race du vocabulaire législatif dans le même temps qu'ils prétendent reconnaître la diversité !

Pourtant le mot race ne fait que renvoyer aux racines : Certaines sont humaines, et d’autres même au-delà, celles-là même qui furent le thème des travaux de Darwin.

Le mot ne signifie en effet rien d’autre que « racine; origine » (issu d'un radical indo-européen signifiant racine et qui produit en latin : radical, etc. et même radis  et en grec : rhizome. On trouve en ancien français les mots: rais et raiz.

Ce n’est pas parce que les chromosomes sont mélangés qu’ils n’existent pas. Il ne faut pas tomber d’un excès dans l’autre.

Tout le monde a des chromosomes. Certains sont communs à certains groupes, d’autres non.

Quand ils diffèrent, ils ne sont pas équivalents, ni facilement interchangeables (mais cela peut un jour être proposé voire imposé !)

Qui plus est aujourd’hui, personne n’a choisi les siens.

On pourrait aussi sans dommage, aussi bien parler de branche ou d'embranchement, ce qui permettrait de remonter jusqu’aux bactéries.

Remplacer le mot race par le mot ethnie engendre encore davantage de confusion, puisque ethnie reproduit le mot grec ethnos qui en grec ancien aussi bien que moderne signifie: nation. Dès lors, comment parler de nation poly ethnique ?

Le racisme ne disparaîtra pas par la magie des chiffres ou du verbe, ni en masquant le numéro de département sur les plaques minéralogiques.

Ne saurait-on se battre que pour les mots ?

Heureusement tout ne se résume pas au vocabulaire et un mot en lui-même n'a que peu d’intérêt en biologie.

Mais le médecin – comme tout bon ouvrier - se doit de conserver l'usage d'une sémantique qui lui est utile ou indispensable, en son travail. Dans le cas contraire, ce serait son travail lui-même, son objet ou son objectif, qui devraient être remis en cause ou détournés de leur objet énoncé – sujet qui devient de plus en plus d’actualité.

 

Mais, la questions qui a motivé le départ des recherches de Darwin à l’orée de son histoire est bien celle qu’il note dans son journal de voyage, lorsqu’il est à bord du Beagle mouillé à l’île saint James des Galápagos, le 8 octobre 1835, formulée comme étant celle de l’apparition de nouveaux êtres sur terre :

 

Darwin The voyage of the Beagle Edition de 1839

« Considering the small size of the is- lands, we feel the more astonished at the number of their aboriginal beings, and at their confined range. Seeing every height crowned with its crater, and the boundaries of most of the lava-streams still distinct, we are led to believe that within a period geologically recent the unbroken ocean was here spread out. Hence, both in space and time, we seem to be brought somewhat near to that great fact- that mystery of mysteries- the first appearance of new beings on this earth. »

 

Traduction Ed..Barbier, Ed.Paris 1875

« On est encore plus étonné du nombre des êtres aborigènes que nourrissent ces îles, si l’on considère leur petite étendue. On est porté à croire, en voyant chaque col- line couronnée de son cratère et les limites de chaque coulée de lave encore parfaitement distinctes, qu’à une époque géologiquement ré- cente l’océan s’étendait là où elles se trouvent aujourd’hui. Ainsi donc, et dans le temps et dans  l’espace, nous  nous  trouvons face à face avec ce grand fait, ce mystère des mystères, la première apparition de nouveaux êtres sur la terre. »

 

L’un des derniers livre de Darwin est « L’expression des motions chez l’homme et les animaux » :

Pour les éditions en anglais, la première est parue en 1877 du vivant de Darwin. La seconde est posthume, publiée en 1889 par son fils Francis selon le notes de son père.

Le livre ne cherche plus à démontrer la vérité de la théorie de l’évolution, mais à l’appliquer à l’expression biologique et comportementale des émotions.

Il montre en particulier à partir de nombreux exemples comment la plupart de ces expressions  demeureraient inexplicables sans la théorie de l’évolution.

Il est remarquable pour un Français de constater que Darwin connaît parfaitement les travaux des grands médecins français qui ont participé à la grande renommée de la médecine française au XIX ème siècle : Il en dénonce cependant en général leur ignorance de la théorie de l’évolution.

Enfin, ce n’est pas la moindre des qualités du livre que de dévoiler la très grande sensibilité de Darwin, par exemple aux souffrances et aux langages des animaux – que l’on pourrait d’ailleurs encore étendre - souvent jusqu’à ce qui passe la plupart du temps inaperçu chez les hommes, même chercheurs, sensibilité qui est sans doute le secret qui est à l’origine de ses grandes découvertes.

Voici un passage de l’introduction à la 1 ère édition - Traduction Dominique Férault - pp 19-21 de l’édition Rivages poche Petite Bibliothèque, 2001  – imprimé en Espagne.

 

« Or l'homme lui-même ne peut exprimer l'amour ou l'humilité par des signes extérieurs aussi clairement que ne le fait un chien lorsque, oreilles tombantes et babines pendantes, ployant le corps et remuant la queue, il vient à la rencontre de son maître bien-aimé.

Et ces mouvements chez le chien ne peuvent pas davantage être expliqués par des actes de volition ou des instincts nécessaires que ne peuvent l'être le regard brillant et le sourire aux lèvres d'un homme qui rencontre un vieil ami. […]

Bien que Gratiolet nie catégoriquement qu'un muscle quelconque ait été développé uniquement en vue de l'expression", il semble n'avoir jamais pensé au principe de l'évolution.

Il regarde apparemment chaque espèce comme une création distincte. Il en est de même chez les autres. auteurs qui ont traité de l'expression.

Par exemple, le docteur Duchenne, après avoir parlé des mouvements des membres, aborde ceux qui donnent l'expression au visage et fait cette remarque: «Le créateur n'a donc pas eu à se préoccuper ici des besoins de la mécanique; il a pu, selon sa sagesse, ou - que l'on me pardonne cette manière de parler - par une divine fantaisie, mettre en action tel ou tel muscle, un seul ou plusieurs muscles à la fois, lorsqu'il a voulu que les signes caractéristiques des passions, même les plus fugaces, fussent écrits passagèrement sur la face de l'homme. Ce langage de la physionomie une fois créé, il lui a suffi, pour le rendre universel et immuable, de donner à tout être humain la faculté instinctive d'exprimer toujours ses sentiments par la contraction des mêmes muscles 16»

Beaucoup d'auteurs considèrent qu'il est impossible d'expliquer l'ensemble de la question de l'expression. L'illustre physiologiste Müller déclare ainsi: «La différence complète d'expression des traits dans des passions différentes montre que, selon le type de sentiment provoqué, des groupes entièrement différents de fibres du nerf facial sont excités. Nous ignorons totalement la cause de ce fait. »

Il n'est pas douteux que, tant que l'homme et les animaux sont regardés comme des créations indépendantes, un sérieux obstacle s'oppose à notre désir naturel de pousser aussi loin que possible notre recherche des causes de l'expression. […]

Certaines expressions de l'homme, par exemple lorsque les cheveux se hérissent sous l'influence d'une terreur extrême ou que les dents se découvrent par l'effet d'une colère furieuse, ne sont guère compréhensibles sauf si l'on se convainc que l'homme a connu jadis un état bien inférieur et semblable à l'animalité.

Le fait que certaines expressions soient communes à des espèces distinctes quoique apparentées, comme les mouvements des mêmes muscles faciaux pendant le rire chez l'homme et chez divers singes, devient un peu plus compréhensible si nous croyons qu'ils descendent d'un ancêtre commun.

Celui qui admet d'une façon générale que la structure corporelle et les habitudes de tous les animaux ont évolué graduellement considérera l'ensemble de la question de l'expression sous un jour nouveau et plein d'intérêt. »

 

La génétique dans le rêve et le sommeil profond de Charles Darwin à Michel Jouvet :

In la note 9 du chapitre I (Principes généraux de l’expression) de ce même livre : Note 9. The Variation cf Animais and Plants tender Domestication, vol. n, p. 6.

« Le caractère héréditaire de gestes habituels est si important pour nous que je profite avec plaisir de la permission de M. F. Galton de citer en ses termes cet exemple remarquable :

« La relation suivante d'une habitude se répétant chez des, individus de trois générations consécutives est d'un intérêt particulier, parce que cette habitude se répète uniquement pendant le sommeil profond et que par conséquent elle ne peut être due à l'imitation mais doit être tout à fait naturelle.

Ces faits rapportés sont parfaitement dignes de foi, car je les ai examinés très complètement et j'en parle d'après un témoignage indépendant et détaillé.

L'épouse d'un monsieur occupant une position sociale importante découvrit que celui-ci avait une curieuse habitude :

Lorsqu'il était couché sur le dos et profondément endormi, il levait lentement le bras droit devant son visage jusqu'à son front, puis l'abaissait avec une saccade nerveuse si bien que son poignet tombait lourdement sur l'arête de son nez.

Ce tic ne se reproduisait pas chaque nuit mais occasionnellement, et il était indépendant de toute cause précise et déterminée.

Parfois, il ne cessait de se répéter 'pendant une heure ou davantage. Le nez de ce monsieur était proéminent, et souvent l'arête en fut légèrement blessée par les coups reçus.

Chaque fois qu'une telle blessure se produisait, elle était longue à se cicatriser en raison de la répétition, nuit après nuit, des coups qui l'avaient d'abord causée.

Sa femme dut ôter le bouton du poignet de sa chemise de nuit qui provoquait de graves écorchures, et l'on essaya divers moyens de lui attacher le bras.

« De nombreuses années après la mort de ce monsieur, son fils épousa une femme qui n'avait jamais entendu parler de ce détail familial.

Cependant, elle observa avec précision la même singularité chez son mari; mais le nez de celui-ci n'était pas particulièrement poéminent et n'a jamais souffert des coups.

Depuis la rédaction de cette relation, cela s'est produit.

Son mari s'était profondément endormi dans un fauteuil après une journée très fatigante et, lorsqu'il se réveilla, il découvrit qu'il s'était notablement écorché le nez avec ses ongles]

Ce tic ne se Produit pas lorsqu'il est à demi endormi, comme, par exemple, lorsqu'il somnole dans son fauteuil, mais il est susceptible de se manifester dès qu'il est profondément endormi. Comme chez son père, il est intermittent, parfois absent pendant de nombreuses nuits, et parfois pratiquement incessant durant une partie de chaque nuit.

Et, comme chez son père, il est accompli de la main droite.

« Un des enfants de cet homme, une fille, a hérité ce même.tic.

Elle l'accomplit également de la main droite, mais d'une manière légèrement différente: après avoir levé le bras, elle ne laisse pas le poignet retomber sur l'arête du nez, mais sa paume à demi fermée tombe le long du nez en y frappant de petits coups très rapides. Ce tic est aussi très intermittent chez cette enfant, absent pendant quelques mois, mais parfois se manifestant presque sans cesse. »

[M. R. Lydekker (lettre non datée) m'a fait part d'un exemple remarquable de particularité héréditaire, un affaissement caractéristique des paupières.

Cette particularité consiste en la paralysie ou, plus probablement, en l'absence du levator palpebrae.

Elle apparut pour la première fois chez une femme, Mme A***; celle-ci eut trois enfants, dont l'un, B***, hérita cette particularité.

B*** eut lui-même quatre enfants, qui présentèrent tous cet affaissement des paupières: l'un d'eux, une fille, eut à son tour deux enfants, dont le second hérita cette particularité, mais d'un seul côté] »

 

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                                                                            Une des rares choses qui me semblent rester à faire après le travail de Darwin, c’est de discuter la notion même « d'évolution », terme qui est si enraciné dans ses études.

Car le mot a pour lui une forte connotation temporelle, quoique non exclusive.

Or, prétendre qu'un avion que l’on a démonté – par exemple après un accident - est plus évolué qu'un avion bien monté est une totale absurdité : Cela n’a plus aucun sens.

On pourrait chercher alors ce qu’il en apparaîtrait si l’on y substituait une notion comme celle de « complexité »

Mais celle-ci est assez subjective et dépend aussi de la manière de regarder :

Il arrive que la nature semble perde le fil là où l'homme s’y retrouve assez bien (nœuds)

Mais l’inverse est aussi fréquent : La nature nous désarme souvent par la simplicité de ses constructions, là où l’on imagine une extraordinaire complexité... qui n’existe pas.

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[17] On peut envisager une suite d’étapes logiques pour ce qu’on appelle pudiquement « le réchauffement climatique » :

1.      A l’état normal, le rayonnement infrarouge solaire traverse l’atmosphère et percute la terre en la réchauffant, cependant que l’altitude reste fraîche => Seul le sol se réchauffe. La haute atmosphère reste froide. Plus on ascensionne et plus l’air est froid : l’Himalaya est couverte de neige et de glaces. Cet inversion des températures (froid en altitude, chaleur au niveau de la mer) entretient une instabilité climatique, c’est-à-dire les vents que nous connaissons, et un brassage de l’air permanent.

2.      Avec une couche de pollution croissante, une pellicule entoure la terre, capte les infra-rouges venus du soleil, et provoque à la fois un effet de sphère généralisé entourant la terre et une inaccessibilité croissante de la terre au soleil => l’ensemble terre + atmosphère se réchauffe, mais il est difficile à ce stade de dire si la pellicule terrestre se réchauffe ou se refroidit, puisque les I.R. sont piégés, mais pénètrent peu.

Les ultra-violets ne pouvant plus arriver jusqu’au sol et jouer leur rôle stérilisant, les micro organisme (bactéries, etc.) se multiplient, provoquant de nombreuses maladies sur la terre.

3.      La pellicule s’épaissit => l’atmosphère s’obscurcit et les rayons infra-rouges n’arrivent plus du tout à la pénétrer, et à arriver jusqu’au au sol => Le sol se refroidit considérablement. Seules les très hautes altitudes profitent encore de la chaleur pelliculaire, en se réchauffant anormalement.

4.      La pellicule est impénétrable : la terre ne voit plus jamais le soleil => elle se refroidit de 25 à 50 degrés suivant les lieux en plaine. Par contre, les plus hautes altitudes deviennent plus chaudes que les plus basses => alors que les rivières sont gelées, les glaces des Alpes et de l’Himalaya fondent : Tout est inversé, mais l’air froid est en bas alors qu’un air plus chaud est en altitude => la météorologie est très stable, figée =>  les vents disparaissent.

L’air est plombé. Ce qui n’empêche pas la constitution d’immenses réservoirs d’airs très froids et d’airs très chaud, propres à la constitution de phénomènes météorologiques brutaux et violents. Des cascades d’eaux déboulent des montagnes, plus chaudes que les eaux des rivières gelées.

 

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[18] Quand on sait comment les sons se transmettent sous l’eau, que les baleines s’entendent à 4000 km, on comprend que les calamars géants ne soient plus tentés d’approcher les embarcations quand elles sont devenues vapeurs et sous-marins sillonnant sans cesse les océans.

Or la terre, avec ses 6.400 km de rayon, n’est pas bien grande. 

De ce fait, en possession de dessins, mais faute de photographies, on a longtemps traité de « fabulateurs » les équipages des grands voiliers qui décrivaient comment un des leurs, alors qu’il se trouvait sur le pont du navire, avait été soudain saisi par les tentacules d’un calamar géant, surgi d’on ne sait où.

Voile ou moteur : Ce n’est pas en un jour que l’on bannira les moteurs thermiques des grosses embarcations. Mais il serait facile et justifié de bannir de nos côtes les moteurs thermiques ludiques, onéreux pour la facture pétrolière nationale, cancérigènes, dangereux et toxiques pour les nageurs et les poissons.

A l’inverse, on devrait encourager les écoles de voile autant que les écoles publiques, car l’apprentissage de la voile favorise la compréhension de la nature[18], l’anticipation - un voilier n’a pas de frein - la sobriété, etc.

La voile oblige à s’intéresser à la météorologie, aux vents, qu’il est impossible d’affronter de front, aux courants marins, et, bien que cela ne soit pas le propre de la marine ni de la voile, tout particulièrement aux nœuds, qui y sont très variés, et doivent y réunir les multiples qualités : d’être adaptés, faciles à faire, efficaces et surtout … faciles à défaire !

Et tout cela va en quelque sorte bien au delà du « renouvelable » puisque c’est de « l’intégré sans destruction ».

 

 

La France néglige trop la mer :

La France, pourtant, reste la seconde puissance maritime (11 millions de km 2) très riche d’atouts 

C’est aussi grâce a la mer que « la France est un don du Mexique » : vents marins et courant du golfe lui apportent humidite, douceur et fertilite : « la France est un jardin ! », s’exclama un jour le roi Mohammed v en descendant d’avion.

Encore ne doit-elle pas négliger de le faire valoir : Quelques liens utiles :

 

 

Ø      La France, grande puissance maritime - Egalite et Réconciliation

Ø      Images correspondant à territoire maritime de la france 

Ø      Zone économique exclusive - Wikipédia 

Ø      Droit de la mer - Wikipédia 

Ø      Les fonds marins, une opportunité pour lutter contre la crise ?

Ø      Le domaine maritime de la France, le deuxième par sa grandeur au ...

Ø      La France propriétaire du deuxième domaine maritime mondiale ...  

 

Mais le livre « Météorologie Maritime » édité par le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) précise page 134 de l’édition de 2003 :

« 0/ 2.1.2.1. La Veille météorologique mondiale.

…La VMM comprend plusieurs éléments : le système mondial d'observations, le système mondial de traitement des données, le système mondial de télécommunications, la gestion des don­nées de la VMM et les activités d'appui au système.

19 Le Système mondial d'observations dont fait partie le Système de navires observateurs volontaires ( 3.2.1.1), regroupe des moyens importants : 4 satellites à défilement, 5 satellites géo­stationnaires, environ 10000 stations terrestres, 7 000 stations sur navires (dont 80 sélectionnés par Météo-France) et 300 bouées ancrées (dont 6 financées totalement ou partielle­ment par Météo-France) et dérivantes dotées de stations météorologiques automatiques… »

Sans avoir connaissance de ce qui est non référencé ici, on peut se demander si l’effort de la France est en rapport avec l’étendue de son domaine maritime.

 

 

Etienne Taillemite , dans « L'Histoire ignorée de la marine française » Ed. Perrin 1988 écrit :

 « L'un des traits les plus permanents de notre histoire est bien une extrême méconnaissance des Français, à presque toutes les époques, de l'importance des espaces maritimes et du rôle moteur des océans dans le développement des civilisations…

Peu après avoir quitté ses fonctions en 1791, le dernier véritable ministre de la Marine de la monarchie, le comte de La Luzerne, adressait au roi un plaidoyer qui conserve toute son actualité.

Évoquant d'abord le rôle moteur de l'économie maritime et les dangers d'une récession, « quel homme versé dans les détails de l'administration, écrit-il, ne prédirait pas aussitôt, non seulement que plus de 100.000 matelots, ouvriers des ports, etc., et leurs familles qu'ils soutiennent sont condamnés à mourir de faim, mais que le même sort est réservé à plusieurs millions de citoyens habitants de l'intérieur du royaume et qui ne se sont jamais doutés eux-mêmes que notre navigation fournissait le seul débouché que pussent avoir les récoltes qu'ils moissonnaient ou les marchandises qu'ils fabriquaient dans nos manufactures ». Il ajoutait :  « Je regarde la France comme condamnée par sa position géographique et par l'excès même de prospérité qu'elle a atteint, sous peine d'éprouver les plus grands malheurs, à être une puissance maritime… ».

 

 

Le sort de la défaite de Trafalgar (21 Octobre 1805) fut pratiquement scellé dès cette époque : Notre amirauté devint quasiment inexistante, et notre marine, mal commandée, perdit bravement la « bataille de Trafalgar » (Cadix) avec 37 vaisseaux contre 24 …

La Louisiane, c’est-à-dire toute la rive droite du Mississipi (2 millions de km 2) fut vendue en 1803 ; Haiti perdu en 1804 (qui représentait les 2/3 du commerce extérieur de la France) ; L’ile Maurice fut cédée aux anglais en 1814 ; La francophonie poursuivit alors le lent déclin amorcé en 1763.

 

C’était déjà faute de marine que Louis XV avait du signer en 1763 le « traité de Paris » par lequel la France perdait les garnisons de défense de ses possession indiennes, le Canada (que Voltaire appelait négligemment « quelques arpents de neige » ) et la rive gauche du Mississipi (qui allait du Canada à La Nouvelle Orléans), etc.

L’issue, de dimension planétaire, de la guerre de 7 ans n’a pas fini d’alimenter l’aigreur des canadiens français : (clic) 

 

Louis XVI avait pratiquement réussi à rattraper le retard de notre marine face à celle de l’Angleterre : Ainsi put-il envoyer La Pérouse autour du globe, aider les Etats Unis à gagner leur indépendance, etc…

Ce fut incontestablement l’époque la plus glorieuse de notre marine, et sans doute aussi, celle de notre nation.

 

Sur les marines de Louis XV à Napoléon : Voir page suivante  clic.

 

En l’espace d’une décennie, la Révolution réduisit ses efforts à zéro, tout en déclarant paradoxalement l’universalité de ses nouvelles données, oubliant que « vendémiaire » ne pouvait pas être le mois des vendanges dans l’hémisphère sud …

 

Tabarly , « gloire nationale » (1931 – 1998) sauva « in extremis » notre « Musée de la Marine » à Paris ». Dans “Mémoires du large », Editions de Fallois, Paris, 1997, il écrit :

 

« … Je monte à Paris le moins possible, … comme dernièrement, quand il a fallu que je me démène pour la sauvegarde du Musée de la Marine.

L'annonce … de l'expulsion du Musée de la Marine de son emplacement au Palais de Chaillot pour mettre à la place le nouveau Musée des Arts premiers m'a scandalisé… C'était presque l'arrêt de mort de ce que je crois être le plus beau musée maritime du monde. Ce traitement révoltant n'est malheureusement que le reflet de la désinvolture avec laquelle sont traitées, en France, les questions maritimes. Le peuple français garde une mentalité trop terrienne…  Il reste dans l'ignorance de l'importance stratégique et économique des océans. Il ne faut pas lui en vouloir, personne ne le lui enseigne.

Cette éducation devrait commencer dès l'école. Mais aucun manuel scolaire ne souligne que des conflits qui peuvent paraître continentaux ont été gagnés sur mer.

Si à Trafalgar les Français avaient gagné, il n'y aurait pas eu Waterloo.

Si les Alliés n'avaient pas gagné la bataille de l'Atlantique … les Allemands auraient gagné la guerre…

Pourtant, un petit pays comme la Norvège possède une des premières flottes marchandes du monde.

Il en tire de larges profits et prouve qu'il n'est pas nécessaire d'être asiatique pour faire naviguer des cargos…»

 

 

 

Eric Tabarly

 

 

 

 

 

Pen Duick V surfe. La vague d’étrave recule et le sillage est tout plat. In : Eric Tabarly, De Pen Duick en Pen Duick, Arthaud éd. Paris 1970

 

 

Tabarly a été l’inventeur de « l’hydro-ptère » (= « aile aquatique »), bien qu’il n’ait jamais pu expérimenter lui même un tel type de bateau.

Il s’agit d’un voilier qui déjauge complètement, de telle façon qu’il ne rentre plus en contact avec l’eau que par sa quille ou dérive.

Comme l’air est infiniment moins visqueux que l’eau, les frottements deviennent très réduits et le voilier peut aller très vite.

On avait déjà vu apparaître d’autres facteurs de vitesse augmentée avec l’apparition de la planche à voile : Comme la propulsion est obtenue à partir du « vent apparent », créé par la composition du « vent réel » et du vent engendré par sa vitesse propre, une planche à voile peut aller plus vite que le vent, et serrer davantage l’axe du vent à l’allure du près.

 

Cela est vrai aussi pour les voiliers lourds, mais moins perceptible car ils déjaugent moins et moins facilement, et cela dépend de leurs formes.

La question des formes est très importante à de multiples égards.

 

Autre solution pour augmenter la vitesse : « effacer la vague d’étrave » de l’eau grâce aux forces de la MHD (Magnéto hydro dynamique).

Deux livres intéressants sur le sujet : Du physicien Jean Pierre Petit : livre BD téléchargeable sur le web : « Le mur du silence » et du canadien Pierre Langlois : « Sur la route de l’électricité »

La MHD est un moyen physique utilisant la force électromotrice des lois de Laplace (« la règle des 3 doigts » apprise au lycée) : Courant électrique + Champ magnétique =>force électromotrice, (ou inversement selon d’autres combinaisons).

On peut ainsi « aplatir » la vague d’étrave, et même, en allant plus loin, créer un appel à l’avancement en créant un creux. Il faut au contraire remonter le creux pariétal de la vague sur les flancs (qui « le suce » de chaque côté) et rendre non turbulente la vague de poupe : l’écoulement devient « laminaire » : Au maximum, on pourrait d’une manière imagée dire que le bateau se retrouve « sur un toboggan » et glisse sur la descente !

Tous les moteurs électriques fonctionnent d’ailleurs aussi grâce à la force électromotrice décrite par les lois de Laplace.

Mais sur un voilier, l’ampérage de l’alimentation électrique pourrait être fourni par son propre générateur qui utiliserait soit le vent, soit l’eau comme source d’alimentation.

 

Grâce à la MHD, les avions supersoniques volent ainsi (Lu sur source a priori sérieuse mais tout de même à vérifier) à 10 000 km/heure ou même 20.000 kilomètres/heure à une altitude située entre 30 kilomètres et 200 kilomètres en utilisant très peu d’énergie :

L’air entrant alimente un générateur permettant de créer les forces MHD. Si l’écoulement d’air le long de l’avion est laminaire, l’onde de choc (équivalent de la vague d’étrave) disparaît, et donc aussi le « bang » sonore (qui brise les vitres) ; cela permet d’éviter l’échauffement de la coque, d’améliorer considérablement le rendement et la vitesse, et de créer un plasma sur les bords d’attaque qui absorbe les rayons radars et rend l’avion furtif.

De plus, l’air étant très raréfié à une telle altitude, les frottements sont faibles, et un simple moteur d’avion comme celui du Concorde.(qui volait à 20 km d’altitude) suffit.

Notons que l’épaisseur de l’atmosphère est assez faible, 12 kilomètres en moyenne, soit moins que la distance qui existe entre le Bois de Boulogne et le Bois de Vincennes !).

Il existe encore un moyen pour réduire les frottements de l’eau : la diffusion de bulles d’air tout autour des zones immergées : on l’appelle la « concavitation ».

Notons que les poissons secrètent une matière gluante qui diminue beaucoup les frottements : C’est pour cela qu’ils nous glissent entre les mains quand on cherche à les attraper. Les oiseaux n’ont pas ce problème, car l’air est environ 1000 fois moins visqueux que l’eau.

 

Non seulement les moyens d’avancement traditionnels des avions et des navires conservent tout leur intérêt, mais leur efficacité peut ainsi être très amplifiée.

Les torpilles qui plafonnaient à moins de 100 km/h en 1945 avancent maintenant à 2000 km/h.

La Chine semble développer un sous-marin à super-cavitation qui pourrait avancer à 5.300 km/h (clic) : Shangaï- San Francisco en 90 minute !

(Lu sur source a priori sérieuse mais tout de même à vérifier)

 

Inversement l’air et l’eau ont des propriétés physiques avantageusement exploitables : s’il n’y avait pas d’air, il n’y aurait pas de parachutes, et les avions voleraient sans ailes, comme des missiles.

 

Tabarly n’est malheureusement guère connu que pour avoir gagné des courses, et non pour ses travaux scientifiques.

Au journal de 20 heures, on parle plus souvent de débats politiques ou d’exploits sportifs que de travaux scientifiques et la France ne profite malheureusement pas assez de ses propres savoirs.

(Même problème de manque d’information que celui des bulletins météo tronqués de la télévision : Il ne sert à rien de les répéter s’il y manque l’essentiel clic.

 

En France, les savants sont souvent « logés à mauvaise enseigne » et manquent aujourd’hui.

Lavoisier qui a découvert l’oxygène O2 et le CO2 fut décapité en 1794 (pour avoir été « fermier général de Louis XVI »), lui qui avait été d’une générosité exceptionnelle avec les paysans de Freschines durant le terrible hiver 1788 –1789 : « La République n’a pas besoin de savants ! » lui déclara son juge.

C’est ici un cri d’alarme lancé et un appel aux instances concernées.

 

Au Japon il y a déjà des navires électriques qui avancent uniquement avec la force électromotrice pariétale, sans hélice, depuis 1990.

Les problèmes des navires, en particulier des voiliers, des sous-marins, des torpilles et des avions, en particulier supersoniques, obéissent aux même lois.

Cf. aussi les théorèmes de Bernoulli sur les écoulements  turbulents et les écoulements laminaires.

 

 

Les écoulements aériens et hydrauliques suivent les mêmes lois : L’écoulement laminaire est celui qui offre le moins de freinage et libère le plus de « poussée » :

 

 

Texte et clichés dans le : Cours de navigation des Glénans Edition 1983.

Cf Autres images d’écoulements aériens du même livre : Clic

 

Un écoulement laminaire témoigne d’un  bon équilibre :

Tenir la barre devient à peine nécessaire !

 

 

Ecoulement dépressionnaire pariétal

 

 

Parenthèse : La question de l’écoulement laminaire prend toute son importance quand on se sert un verre d’orangeade à partir d’un brick en carton dont le goulot en plastique se trouve toujours sur un côté :

Si on place le goulot en bas, ce qui est sans doute le comportement le plus spontané, l’air ne peut pas rentrer dans la bouteille, l’écoulement est turbulent, l’orangeade bouillonne, gicle partout, et le verre se remplit mal.

Si on place le goulot en haut, l’air rentre immédiatement, l’écoulement est laminaire et beaucoup plus rapide, et le verre se remplit plus vite et plus proprement.

 

Autres pratiques qui peuvent ne pas paraître spontanément « naturelles » : Quand le bateau commence à gîter, il faut porter son poids au vent, et faire de la contre-gite pour l’empêcher de partir au lof : il faut donc porter son poids vers le centre d’un cercle qu’on ne veut pas réaliser pour aller tout droit.

En moto, pour prendre un virage et maintenir la moto le plus droite possible pour ne pas tomber, il faut encore se pencher vers le centre du cercle, mais cette fois pour prendre le virage.

Les lois physiques sont les mêmes, bien que ça paraisse être le contraire. : dans un cas on se penche pour redresser le bateau pour aller droit, et dans l’autre on se penche pour redresser la moto pour tourner.

On pourra y réfléchir. Les forces ne sont pas les mêmes, mais elles sont invisibles.

 

 

Mine de rien, tout cela touche à d’importants sujets, dont le public est mal informé, particulièrement en sciences : Elles tombent trop facilement dans le « secret défense », on n’en parle plus, et le public n’a plus qu’à aller à la plage !

Tout ceci engendre à son tour:

 

Ø      un désintérêt de plus en plus grand du public pour les sciences,

Ø      La disparition de notre véritable marine au profit des seuls loisirs et du tourisme.

(Cf. par contre le refus du consumérisme oiseux chez feu le navigateur Bernard Moitessier, qui écrit dans « La longue route » : « Si les commerçants pouvaient remplacer les étoiles par des panneaux publicitaires, certains n’hésiteraient pas à le faire »)

Ø      Les confusions et désorientations géographiques des speakerines : J’ai entendu récemment sur une chaîne TV nationale : « A  La Réunion, à 10 000 km des côtes françaises … », oubliant que  que l’île de la Réunion est un département français !

La speakerine se souviendrait-elle, même de ce qu’elle a sans doute lu mécaniquement sur son prompteur ?

 

On rappellera aussi que la puissance des éléments « naturels », propres, gratuits, quasiment inépuisables, comme le vent et la mer peut facilement être très supérieure à toutes nos motorisations à énergie fossile.

Les énergies de la mer, même si elles ne sont pas comparables à l’énergie atomique, ne sont nullement négligeables.

 

Ø      On connaît aujourd’hui beaucoup de sources d’énergie.

Certaines sont tenues secrètes.

 

Ø      En réalité « l’énergie renouvelable » n’existe pas : dans un système clos, l’énergie ne fait que changer de forme (1er principe de la thermodynamique) et quand son « entropie » augmente (2ème principe de la thermodynamique), elle devient de moins en moins utilisable : tout se transforme finalement en chaleur. Cf. : « Et ils marcheront à tâtons, comme des aveugles , sur des charbons ardents… » (in : le « Deutéronome »).

 

Ø      Seul un écosystème favorable peut la retransformer pour la rendre à nouveau utilisable, naturellement. Mais tout écosystème a toujours ses limites de saturation :

L’homme est très loin d ‘égaler son « savoir-faire » : Il ne peut qu’apprendre à s’en servir – en prenant modèle sur les animaux ou même les plantes, qu’il est loin de comprendre et/ou de pouvoir égaler dans certains domaines de la production d’énergie (photosynthèse par exemple).

 

Ø      Ayant perdu toute notion de ce que coûte réellement un effort, « l’énergie étant devenue « facile et – en apparence - quasiment gratuite », (il suffit d’appuyer sur un bouton pour soulever un caillou de 100 tonnes pour le prix de « quelques euros , et faute de dépenses physiques, beaucoup deviennent obèses), la sur-consommation est devenue incontrôlée, sinon incitée, à la fois pour le profit du commerce et par l’imposition d’une administration irresponsable :

Chaque français a-t-il vraiment besoin d’avoir à sa disposition 170 « esclaves énergétiques » ?

 

Ø      Un « esclave énergétique » est l’équivalent de la « quantité de travail » * que fournirait un être humain travaillant 24/24 heures, soit environ 2.500 watts/jour, ( 2 ou 3 ampoules électriques allumées 24/24). (Un homme « brûle » environ 100 watts /heure par réactions chimiques nécessitant l’apport d’oxygène (Cf. Lavoisier). L’énergie est apportée par les aliments, qui ne sont pas introduits seulement par la bouche : l’air est indispensable et de nombreuses substances traversent la peau, pour le meilleur comme pour le pire.

L’introduction récente de cette « expression physique imagée » rend bien compte de l’ampleur du problème :

Aujourd’hui – en moyenne – un habitant des USA consomme en moyenne 400 « esclaves énergétiques » par jour ; un français : 170 ; un bengali : 20 ; etc. :

Une automobile banale a besoin d’environ 20 « esclaves énergétiques » pour faire 50 km : C’est comme si 20 braves gens s’y attelaient pour la tirer pendant 24 heures !

 

Ø      La rapidité de l’augmentation de la consommation a été prodigieuse depuis l’invention de la machine à vapeur, puis « explosa » littéralement à partir de 1916 quand, il y a 100 ans, fut reconnu l’intérêt stratégique du pétrole pour le démarrage rapide des navires de guerre (La première guerre mondiale a été à la fois « une guerre du pétrole » et dominée par « la Question d’Orient » : On s’en aperçoit mieux aujourd’hui.)

 

On pourrait faire fonctionner proprement des usines marémotrices de nombreux types. Actuellement l’estuaire de la Rance fournit 0,1% de l’énergie électrique française.

L’exploitation de l ‘énergie marémotrice pourrait être considérablement augmentée. La propreté, l’extrême indépendance et la régularité de son rendement en font des atouts importants.

 

Mais on préfère gérer le tourisme plutôt que nos infrastructures de plus en plus délaissées.

 

Est-ce vraiment « un devoir civique » d’attacher ses vélos sur un 4×4 ou un camping-car, et/ou d’aller faire des ronds dans l’eau avec un « zodiaque à moteur thermique », au risque de couper les têtes des nageurs avec l’hélice du dit zodiaque … sans compter la question de la pollution qui est une affaire totalement différente ?

 

·        Dans un monde de plus en plus réduit « au son et à l’image », il est remarquable que nos scientifiques ne nous livrent que les calculs concernant la « mécanique », et jamais ceux qui se rattachent aux « sensorialités » ni aux « sensibilités » : Or dans une pelleteuse ou une grue mécanique (manifestement anthropomorphiques), il existe une telle partie : elle est représentée par l’homme qui en commande les boutons. Nos ordinateurs commencent timidement à les reproduire (écrans tactiles).

·        Les ouvriers parlent parfois de leurs tendons en termes de « câbles » : on leur a appris à être des hommes d’acier !

Même les médecins se mettent au pas de la réduction sensorielle, bien qu’on conserve encore en médecine un peu du vocabulaire de la sensibilité (an-esthésie, hypo-esthésie, etc.). La semaine dernière je demandais à un collègue ce que donnaient les réflexes d’un tel : Celui-ci me répondit non sans raisons : « je passe directement au scanner, ce qui me fournit un document médico-légal » : aucune référence à la sensibilité en ces images radiographiques !

Dans le langage commun, le mot « esthétique » qui signifie « sensibilité » est passé dans « la sémantique du langage visuel » !

Il existe des « kinési-thérapeutes » mais ils n’ont pas d’équivalents en « esthetico-thérapie » dans ce sens de sensibilité.

Ce qui ne se voit pas est largement négligé, sinon méprisé. Pourtant, les troubles sensitifs sont généralement bien plus difficiles à supporter pour un patient que les troubles moteurs.

Or dans les 100 Watts/heure du métabolisme basal, environ 20 à 30% sont réservés au fonctionnement de cerveau, dont seulement une petite partie concerne la motricité.

Dans les réflexes innés (réflexe rotulien passant uniquement pas la moelle) 50% des fibres nerveuses activées sont des fibres sensitives.

Dans les réflexes acquis (de type pavlovien, par exemple) sont d’abord activées les fibres associatives, sensitives ou dédiées aux sensorialités : la lecture d’un livre érotique provoque d’abord l’activation réflexe d’un grand nombre de fibres sensorielles, sensitives et associatives modifiant les dispositions du lecteur.

Mais ce qui ne se voit pas ou ne s’entend pas ou n’a pas d’incidences immédiatement commerciales est oublié.

Pourtant les moteurs thermiques de nos automobiles ont tous des filtres à air : nos véhicules ne supportent pas la pollution, dont nos poumons s’emplissent en général dans l’indifférence …  mais seulement à court terme !

 

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[19] Convivial :

Ce qu’on appelle « convivial » aujourd’hui, c’est quand les chaises sont mises n’importe comment pour le public  hantise de montrer l’ordre -  mais que les dirigeants mènent la danse derrière des glaces sans tain [à lire au sens figuré, tout cela est imagé].

Les hôtesses d’accueil (rarement mixtes) sont souriantes au rez-de-chaussée, mais les grillages sont à tous les étages [à lire au sens figuré, tout cela est imagé]

 

Notre société est devenue une société, sinon sans foi ni loi, du moins de peu de foi (fides = fidélité et non pas croyance), où prospèrent désespérément les valeurs du « pas vu – pas pris », qui dépassent en violences et destructions tout ce qu’avait auparavant conçu le règne animal.

Les enfants sont de plus en plus livrés aux pluies de signaux et consignes informatiques, délaissés sans maîtres ni écoles dans des rues transformées en cours de récréation, stades ou autres (cf. « Le rappeur du 4-1 » clic).

Pour de multiples raisons, les espaces communs n'assurent plus leurs fonctions de solidarité sociale et les espaces terrestres, aériens et maritimes ont souvent acquis une fonction inavouée de décharge – physiquement et moralement - pour les quelques dirigeants de l'économie mondiale.

Tandis que les réseaux dits sociaux, à la merci des commanditaires d’antennes, restent inaccessibles aux plus nécessiteux - en faisant l'économie de cabines téléphoniques toutes supprimées* (et déjà beaucoup d’endroits manquent de boites aux lettres) évitant soigneusement, dans les mondes de plus en plus indifférenciés du loisir et du travail, toute rencontre ou partage sans doute considérés comme dangereux ou ennemis du profit (pourquoi « les vélos à oreillettes » ont-ils tellement remplacé les simples piétons ?).

Le commerce est un choix, mais n’en attendons pas la charité.

 

*Après une longue séparation, on cherche souvent à se retrouver, par plaisir ou par besoin. J'ai cherché beaucoup et certains m’ont cherché beaucoup et parfois on s’est retrouvé. Mais dans d’autres cas, cela n'a jamais été possible.

L’électricité a été une belle invention. Le téléphone a été une belle invention. Internet a été une belle invention.

Mais le destin de toute invention dépend entièrement de l'usage qui en est fait. (Cf. Le tragique destin des travaux de Nicolas Tesla)

 

 

 

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C’est ainsi que se termine cette page.

Au sujet de l’histoire de la construction des valeurs occidentales (les plus caritatives nous viennent de l’Egypte pharaonique), j’avais écrit une longue page que j’ai appelée « La conversion de la Grèce » clic **

Cette page est curieusement l’une des plus mal référencées de mes pages, peut-être parce que la version de l'étymologie grecque du mot Jésus que j'ai donnée ferait l'objet de réprobations idéologiques, quand la doxa (idées reçues) se plait à se reposer sur des mots hébreux approximatifs et sans le moindre document, qui ne cadrent en rien avec l’histoire réelle redécouverte (depuis Champollion) - et quand pourtant mon apport ne dévalorise en rien ni le judaïsme, ni le christianisme, ni leurs valeurs.

Pourtant, je pense que mon travail peut apporter un développement à ce qu’Alain Peyrefitte appelle « le 3ème facteur immatériel », à côté du « travail » et à côté du « capital », dans son livre que je crois important : « Le mal français » (1976) »

L’immatérialité de ce « 3ème facteur » est discutable et difficile à définir ***.

Mais Peyrefitte fait devenir ce « facteur immatériel », « premier », et plus déterminant que l’économie pure ou le capital « matériel » (précisons-le, car on peut aussi voir dans ce dit « facteur immatériel » un capital, mais différent de celui qui est habituellement considéré comme tel)

Ce troisième facteur immatériel a à voir avec la morale (il y a l'individuelle et la collective), la confiance (foi = fides, en latin), l’éducation, les institutions, etc. toutes valeurs bien malmenées en notre monde dit occidental.

Autrement dit, ces valeurs ne sont « immatérielles » qu’en raison de l’inexistence de mot plus juste.

D’une façon générale enfin, je conseille vivement à tout internaute de sauvegarder lui-même tout ce qu’il est susceptible d'avoir envie de relire un jour.

NB : Il en a toujours été de même des livres.

 

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Notes

 

***Tout comme l'est aussi « la matière » elle-même, mot issu du latin « materia, dérivé de mater =  archaïque : La souche végétale vivante qui donne des rejetons ; puis : mère : Il nous reste de la souche, à côté de mère, en espagnol : madera = le bois, etc. et en français : madrier »

Cela ne veut pas dire que l’immatériel n’existe pas : dans les relations, abstraction, symboles, etc. mais le 3ème facteur de Peyrefitte n’est pas fait que de cela.

Quant au vide, pour les savant aujourd’hui, il n’est plus complètement vide, mais s’il n'est pas complètement plein non plus, c'est qu'il y a du vide dans le vide, et ainsi de suite...

 

**Résumé de mon travail (mais je renvoie à ma page web clic  » ) : : Iès-ous est un nom propre grec. Ce mot déclinable et unique me semble composé de :

1.      « Iès- » qui est l'évolution phonologique et graphique normale dans le parler de la koinè (parlé à Alexandrie et en Ionie) du mot Zeus (Zdeus) qui, à la fois représente le grand dieu commun dans les parlers indo-européens, et à la fois signifie « dieu » dont le sens est « la lumière » dans toutes les langues indo-européennes (dies en latin => jour en français)

2.      et de « -us », forme contractée de « uios »* - comme il est d'usage dans les noms composés - qui signifie fils. 

3.      Jés-us signifierait donc « dieu-fils » (que le sens soit partitif ou génitif - source de débats théologiques - cf. ma dite page)

 

*Comme je l’ai écrit longuement dans ma page « La conversion religieuse de la Grèce », cette forme écrite « -us » (prononcée en classique « -ous »),  forme abrégée de « uios = fils » (prononcé en classique « ouyos ») est parfaitement attestée, ce qui est d’ailleurs la raison pour laquelle j'ai pensé à cette étymologie sans l’avoir cherchée (par sérendipité, dit-on aujourd’hui pour une découverte due au hasard mais faite par quelqu'un d'éveillé au sujet)

Cette prononciation « ous » se devait d’être transcrite par la suite « ous » avec un « o » en grec, car ensuite « us » se prononçait « us » comme en français, contrairement au latin qui prononçait le « u » : « ou »

Le christianisme ou sa construction ont probablement été parlés avant d’être écrits, nul ne sait avec précision ni où, ni à quelles dates, pour ce qu'il en est de ses premières années.

Il est simple de condenser les symboles comme les gravaient les chrétiens persécutés sur les murs des catacombes.

La gravure d’un poisson stylisé en composait le logo. Il rassemblait l’histoire de la divinité égyptienne (lire : Plutarque : Isis et Osiris) : Seth (le mauvais frère) (=> Satan?) avait massacré son frère Osiris puis en avait jeté les morceaux dans le Nil.

Mais sa sœur et magicienne Isis les retrouva tous à l’exception du phallus avalé par un poisson du Nil.

Elle recomposa Osiris qui prit place sur le trône divin du royaume des morts : C’est ainsi qu’avec lui, elle conçut virginalement l’enfant dieu Horus.

La puissance de l’évocation est renforcée par les significations qu'engendrent les lettres mêmes du mot « poisson » en grec qui se dit « Ichthus » soit :

« Ιησους Χριστος Θεου Υιος  Σωτηρ » = « Ièsous Christos Théou Uios Sôtèr » = « Jésus, l’embaumé, Fils de Dieu, Sauveur » Cf. Wikipédia :Clic

 

Mais j’en arrive à la raison d’être de cette note qui est une petite remarque à laquelle j'ai pensé depuis :

Dans beaucoup de langues, en français comme dans tant d'autres, des noms propres se terminent par « -fils » ou sa traduction.

En grec, on connaît divers suffixes régionaux qui signifient « fils de » mais je n’ai pas pu trouver d'explication à l'origine du suffixe grec « -is » dans les noms propres.

Je ne serais pas surpris que ce suffixe « -is » soit apparu comme forme abrégée moderne du mot « fils » qui s’écrit « yios » en grec et se prononce « yos » (ou « iyos »)

Par exemple dans Wikipédia (clic) : « Xerxès était fils de Darius »:  »  = « Ο Ξέρξης ήταν γιος του βασιλιά Δαρείου »

 

On peut en débattre et chercher à enrichir le sujet par l’apport de quelques éléments nouveaux, voire de certitudes qui actuellement font totalement défaut, mais il semble qu'actuellement personne n’ait envie de le faire.

Quoiqu’il en soit, plus important que le vocabulaire est le fait que le christianisme (de christos = oint, embaumé en grec) est devenu une religion porteuse de valeurs précises qui dépassent le vocabulaire de sa liturgie, traduisible et désormais traduit dans toutes les langues (christ = messie = même sens)

La fête de la Pentecôte -  célébrée 50 jours après Paques (pentè-costè= 50 en grec) qui commémore la descente de l'Esprit sur les disciples de Jésus rassemblés, descente matérialisée par des langues de feu apparues posées sur la tête de chacun d’eux, rendant possible à chacun l'expression et/ou l'intercompréhension de la langue de l’autre - confirme dès le départ le vœux d'universalisme de la nouvelle religion.

C’est l’inverse de la confusion linguistique apparue en tant que punition divine, stigmatisant le trop ambitieux projet de la construction de la Tour de Babel (Bab-el = porte de Dieu, en hébreux) mais c’est surtout l'incitation à un apostolat universel qui avait aussi été le fait des constructions pharaoniques - opposé au contraire à toute absence de volonté de prosélytisme dans le judaïsme.

 

Le grec était en effet devenu la langue administrative et savante de l'Egypte depuis les conquêtes d’Alexandre le grand.

Jésus occuperait ainsi dans la trinité chrétienne la même place que Horus (fils d'Isis et d'Osiris, et conçu virginalement) dans la trinité pharaonique.

Il y a cependant des différences : La déesse magicienne Isis devient Marie qui n’est plus une déesse. La trinité nouvelle réalise une déité unique en 3 personnes de même substance, même essence (homo ousios) et composée de : dieu le père, dieu le fils et dieu le Saint Esprit.

La naissance du christianisme est à l’évidence un phénomène mal connu, complexe, et l'aboutissement d'une construction lente (Alexandre le Grand sera proclamé pharaon par les prêtres de Memphis) On compte au moins un millénaire d'influence culturelle de l'Egypte sur la Grèce (Cultes et temples consacrés à Isis) avant sa conversion finale et rapide au christianisme.

Il appartient aux historiens d'écrire l'histoire: Si celle du christianisme est assez bien connue à partir du milieu du premier siècle, on ne possède en réalité actuellement pas le moindre document concernant les débuts du christianisme,  ni même aucune preuve de l’existence concrète de Jésus, lequel est uniquement cité dans quelques-uns des Evangiles, tous rédigés longtemps après sa mort.

La tradition en appelle à lui et le fait naître – non sans raisons -  au moment de la conquête de l’Egypte par Rome, conquête qui, elle, nous est bien connue (suicide de la pharaonne Cléopatre VII, etc.)

 

En marge de la naissance du christianisme :

Le dieu de la Torah au contraire porte le nom imprononçable et secret de « YW » : L’exercice de la divinité est exclusivement terrestre: Il n'y a ni au-delà, ni tribunal divin, ni jugement des morts dans le judaïsme et il n'a jamais reconnu l’existence de Jésus. (Cf. les 12 dogmes du judaïsme de Maïmonide)

Dans ces conditions, tout le vocabulaire chrétien étant grec - de l'alpha à l'oméga - qu’est-ce qui pousse la doxa chrétienne à se recommander de l'hébreux et du judaïsme  et à réunir les corpus de 2 religions si divergentes sous la même appellation de Bible ?

Certes, c'est Alexandrie qui a traduit La Septante en – 270 ; Les échanges culturels ont foisonné, etc. Toutes choses qui sont différentes d’une confusion : N'en voudrait-on justement pour preuve que la naissance même du christianisme, dans lequel personne ne nierait, outre la grande filiation que nous décrivons, beaucoup d’apports et de syncrétismes évidents - sur la route déjà tracée par Alexandre le Grand 300 ans plus tôt.

Quant au prénom Maria, il est un prénom banal dans l’égyptien pharaonique, qui est passé en grec et dans le christianisme, mais n’a jamais existé dans le judaisme, ni non plus, plus tard, dans l'islam qui appelle dans le Coran la mère de Jésus, Mariam, et qui connaît par ailleurs aujourd'hui le prénom Myriam.

Mohammed le messager de Dieu épousa Maria la copte, Egyptienne, chrétienne.

Sachant que dans le judaisme, la judéité est transmise par la mère, on voit mal comment on aurait pu donner à Jésus l'attribut d'être juif, ni donc un prénom hébreux.

Dans une perspective archéologique plus étendue, par ailleurs, il serait intéressant de rechercher ce qu'ont pu partager les Grecs et les Hébreux dans les temps très anciens qui remontent aux Sumériens. La conversion de la Grèce au christianisme (sous l'influence du rayonnement de l'Afrique et des pharaons) pourrait y apparaître alors du même ordre que la conversion de judaïsants d’alors au christianisme.

En regardant directement vers le continent africain, les recherches religieuses rares encore pourraient faire apparaître des genèses encore inconnues : D'où vient Isis?:

On sait, bien sûr, que l’image d'Isis est demeurée ineffaçable, depuis Athéna la noire (cf. « Black Athena »  de Martin Bernal) aux multiples vierges noires (cf. le cantique « Nigra sum sed formosa filia Jerusalem... ») et derrière les apparences mariales, depuis Notre Dame de la Garde à Marseille jusqu’aux Notre Dame du Bon Secours de notre Bretagne, et bien au-delà, souvent sur de lointains rivages...

 

 

 

 

 

« Merci lecteur

et en retiendras ce que vouldras »

 

 

 

 

 

 

 

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