Langue francaise: instaurer une classe d'étude des stuctures des langues européennes

 

Page présente : Langue française et enseignement des langues européennes.

 

 

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Des choses et d’autres…

Mes actualité :

Le monde (du 10 janvier 2016) se demande pourquoi les français disent « vachement » dans des conditions qui n’ont rien à voir avec une vache

ð     je pense depuis longtemps - et ce serait long de tout écrire - que c’est un déformation populaire de « oh la fâche ! », mot qui a disparu depuis longtemps du vocabulaire courant.

ð     J’ai bien l’impression que ça doit être la même chose avec « le nœud de vache » puisque le nœud de vache n’est rien d’autre qu’un nœud plat raté !

ð     Ces suppositions n’engagent que moi et je n’ai aucune preuve écrite, puisque cela fait partie du langage oral.

 

Les échanges intra européens :

Ca, c’est scandaleux :Je clique sur google pour chercher : < les mots grecs d’origine latine > => google ne donne rien!

Alors qu’il y a plein:de mots d’origine latine en grec contemporain, introduits tardivement après la colonisation romaine.

Exemple  : “to spiti = la maison” vient du latin  “hospitium

ð    L’étude du latin ancien aide à parler le grec contemporain.

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IDEES, MOTS, UNITES : « …Et plus dure sera la chute !… »

ð    Payer pour aller voter ? Rappel : « payer » vient du latin « pacare » = « pacifier » (<=  racine : « pax » = « la paix »)

(comp. « islam » <= de « salâm  =  la paix »).

 

ð    Les revues de médecine parlent de « lumino - thérapie » : Affreux barbarisme car on doit dire « photo-thérapie » puisque « thérapie » est de racine grecque.

 

ð    Le site : Notre-Dame de Paris : coordonnées GPS indique :

www.coordonnees-gps.fr/monuments/notre-dame-de-paris, carte et info diverses sur Notre-Dame de Paris. ... DD (degrés décimaux)*. Latitude. Longitude. Obtenir l'adresse ...

Monument: Notre-Dame de Paris
Latitude : 48.853
Longitude : 2.35

Quelles unités ???:  Il ne s’agit visiblement pas de degrés décimaux, mais hexadécimaux : 48°Nord. Pour les minutes il en va sans doute autrement : il faut préciser… 

 

ð    Un « commercial de serveur d’accès à internet »

-         Me parle d’une vitesse de « X Giga…(s) » !

-         Je demande alors : « La vitesse étant définie par « une longueur parcourue en un temps donné », en quelles unités parlez vous ? »

-         « Pardon Monsieur, c’est un débit ! » ????????????    Ah !

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Cette page entièrement faite de « remarques » qui me paraissent notables – comme des « points de capiton » -  n’est en rien une étude complète sur le sujet, comme on peut en trouver dans un « Que sais-je ? » ou bien ailleurs sur le web.

 

Préambule : A propos de « la dictée », certes nécessaire, mais insuffisante :

Le plus intéressant viendra des commentaires et explications qui viendront « autour » de la « dictée » pour expliquer le « pourquoi » et le « comment ».

Et là se reconnaît toute la valeur pédagogique du maître !

Si on explique les mots, leur histoire, et la « raison d’être » des constructions, à l’occasion, même, celle des erreurs, on instruit agréablement et on facilite la mémorisation :

Par exemple : le mot « homo-sexuel » est un odieux « barbarisme », car il associe un préfixe grec (« homo »- = « semblable » en grec) à un substantif latin (« sexuel », <= de « sexus », mot latin).

Or, la langue française interdit de mélanger les langues dans un même mot, afin d’éviter les confusions.

Le mot latin  « homo » (= « homme ») s’écrit et se prononce exactement de la même façon que le mot grec « homo » (= semblable »), mais ils n’ont rien à voir.

D’ailleurs beaucoup de gens croient que le latin vient du grec, ce qui est absolument faux : le grec et le latin ne sont que des langues sœurs ; et d’ailleurs le latin est beaucoup plus archaïque que le grec – probablement du fait qu’il a été parlé dans des régions plus éloignées du berceau culturel indo-européen, et a, pour cette raison, moins évolué .

Finalement, si on connaît et appliquait les règles de la langue française, le mot « homo-sexuel » signifierait : « homme sexuel », ce qui est totalement absurde.

On peut dire en français :  « relations entre personnes de même sexe », ou de façon plus concise, en associant le préfixe grec « homo » (= « semblable ») au substantif grec « gamie »(= « union sexuelle »), on obtient le mot « homo-game » qui est le seul correct, et sans ambiguïté, et s’oppose à « hétéro-game ».

On parle aussi en biologie de « poly-gamie » et de « a-gamie », etc.

Par exemple, les femelles reptiliennes peuvent engendrer, dans certaines conditions, sans avoir eu de relations sexuelles (= « a-gamie »).

Elles ne donnent alors naissance qu’à d’autres femelles, car les chromosomes sexuels sont XX chez les femelles et XY chez les mâles : Il faut donc toujours un mâle pour apporter un chromosome Y.

Cf. (écrit en 2005 ) : « … plus « l’intégrant » est linguistiquement étranger aux langues européennes, plus il serait utile pour lui d’apprendre le grec et le latin. Sinon, quel lien pourra-t-il apercevoir entre « eau », « aquatique » et hydrique » ? » :  Clic

 

Partie 1 : Le français et les langues européennes :

 

Introduction.

 

1.     On va vers une confusion de plus en plus envahissante, dont ce serait justement le rôle de l’école de s’y opposer, et non de la cultiver

 

L’habitude d’utiliser les racines grecques pour créer des mots nouveaux reste parfaitement vivante encore aujourd’hui, en particulier dans le domaine des sciences, mais pas seulement.

Il est clair, comme tout le monde l’a toujours pressenti que les langues romanes, dont le français, sont avant tout issues d’une synthèse du grec et du latin.

Bien sûr, il y a eu aussi quelques conservations de parlers antérieurs ; des apports de parlers postérieurs (germaniques, arabes etc.) mais qui ne constituent pas le substrat de la langue.

 

A l’origine de cette page : d’abord et avant tout, mon effroi !

Comment ne pas s’alarmer quand on entend – et de plus en plus par l’effet d’un écho médiatique assourdissant – qu’il faudrait remplacer sur le fronton du « Panthéon » : « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante » par « Aux grands humains, la patrie reconnaissante » pour y inclure les « femmes »[1].  !

Que je sache, en français, le mot « homme » vient du latin « hominem », lequel est un dérivé du mot « humus » qui signifie « terre ».

Au sens propre un « homme » est un « terrien ».

Est-il question de sexe dans ce mot ?

En aucun cas.

 

Il en va de même du pronom « on ».

Il vient de la traduction en latin du mot allemand « man » (= « on », toujours au cas sujet) par les Francs germaniques qui ont adopté le latin en envahissant la Gaule romanisée.

C’est donc encore le mot latin « homo [2]», mais cette fois au nominatif : « homo » (latin) => (au Moyen Age) « om » => puis « on »).

Devrait-on en déduire aussi que c’est un pronom masculin sexiste, discriminant et qu’il faudrait le remplacer ? 

 

Or, en réalité, mot « homme » englobe « les mâles et les femelles », (à l’exclusion des animaux non-hommes, pour lesquels nous n’avons pas de mot pour les désigner, on se demande pourquoi).

Que l’on ne veuille réserver le mot « mâle » que dans le cas des « animaux non hommes » me semble relever du tabou [3]!

 

Encore un exemple rafraîchira un « sexisme » mal placé chez certains esprits incultes qui croient que « remède de bonne femme » est une expression méprisante à l’égard du sexe dit faible, pour désigner un remède inefficace.

En réalité c’est tout le contraire qui est vrai, et sans aucune connotation sexuelle.

Tout bon élève ayant validé ne serait-ce qu’une année de latin, sait que « fama » en latin signifie « rumeur, réputation », d’où le mot français « fameux ».

L’expression latine est « bona fama » et signifie « bonne renommée ».

C’est encore dans ce sens que Jérôme Cardan, médecin du pape, mathématicien et inventeur du « cardan », écrivant encore en latin au XVI ème siècle, emploie l’expression latine.

Pour la petite histoire, ajoutons que Cardano ayant guéri le pape, celui-ci reconnaissant leva les tracasseries que la Sainte Inquisition entretenait à son encontre parce qu’il avait commis d’écrire l’horoscope de Jésus.

 

Quant au genre « neutre », il existe encore largement en français, et est même très répandu, pour les noms de métier, les titres, les lieux, etc.

Pourquoi vouloir inventer quand on ne sait même plus utiliser ce qu’on a ?

Et qu’on perd tous les jours des bribes importantes de notre langue ; l’usage important du « ne explétif » par exemple, ou du « subjonctif imparfait » pour la concordance des temps, les exclamations, etc.

 

L’ignorance de notre histoire linguistique y joue un rôle déterminant.

 

Sémantiquement, il ne faudrait pas confondre :

§        « mâle » (<= « masculus »)

§        avec « mal » (<= malus » qui en latin signifie « mal »), différent de « malu» qui en latin, signifie « pomme » - d’où l’idée de la « pomme » qu’Eve aurait présentée à Adam : la confusion ne date pas d’hier, nous y reviendrons.

§        ni avec « malle » (correspondant de l’anglais « mail » (s’envoyer une « malle électronique » aurait une certaine allure !)

 

« Mâle », « mal », et « pomme » dans un mouchoir de poche ; ce qui, soit dit en passant, transforme quelque peu les données bibliques de la Genèse, puisque justement Adam n’y est pas à l’origine du mal !

 

Ces « homo-phonies » sont sans doute l’un des plus grand problèmes de la langue française : il faut appréhender le problème, le comprendre, en reconnaître les causes et non « mettre des éponges » sans espoir d’en finir !

Quand un tuyau d’arrivée d’eau fuit, est-ce en entourant le tuyau d’éponges et de serpillères qu’on colmatera la fuite ?

Ce serait peine perdue.

 

Il serait temps d’ouvrir les yeux !

Il n’est pourtant pas besoin d’être grand clerc pour rapprocher, sans y prêter attention, comme instinctivement, les assonances des mots « homme » et « humus ».

Pourquoi les Français ne les entendent-ils plus ? Et cela n’a rien à voir avec l’orthographe, mais cela concerne rien moins que nos communications élémentaires.

Pourtant quand il s’agissait de railler le mot « bravitude » sorti de la bouche de Ségolène Royal, tout le monde comprenait !

 

Par comparaison, le mot latin « masculus » qui a donné « mâle » en français, a donné « macho » en espagnol.

Or le mot « macho » qui a pris un sens péjoratif en français ( ???) n’a jamais eu aucun sens péjoratif en espagnol, langue qui lui a donné naissance.

Je suis convaincu que ces confusions ont des conséquences graves.

 

C’est évidemment l’évolution phonétique qui est la cause des difficultés orthographiques du français (suppression de tout ce qui se situe après l’accent tonique ; d’où le « e muet » ; nasalisation des « » et « n », etc.)

L’orthographe a sans cesse erré ; et à vrai dire, elle n’a aucune importance en soi ; mais c’est un repère. On n’a pas plus de raisons aujourd’hui d’écrire « toi » que « toa » ; on prononçait déjà « on », alors qu’on écrivait encore « om », etc.

La langue française a besoin, soit d’un retour à une prononciation rigoureuse (différence entre « n’est » et « naît » ; « brun » et « brin », etc. ) ; mais il reste impossible de faire entendre une différence entre « repère » et « repaire » ; soit de béquilles (qu’elles soient contextuelles, orthographiques, intuitives ou autres) sans lesquelles on est souvent perdu.

A l’inverse, dans les écrits médiévaux, lorsque « u » et v » s ‘écrivaient de la même façon, on a ajouté un « h » à « uile » (<= « oleum ») pour ne pas le confondre avec « vile ».

Et pourtant, la plupart des français sont réticents à donner leur adresse électronique en l’épelant lettre par lettre, tout comme à donner un numéro de téléphone chiffre par chiffre, alors qu’il ne s’agit pas d’un « nombre à 10 chiffre » !

Pourquoi préfèrent-ils dire « tiret du 6 » plutôt que « trait d’union » ou le dire en anglais : « hyphen », opposé à « under-score » ?

Je crois que tout cela traduit une importante particularité mentale française : instabilité lexicale constante, en même temps qu’un très grand conservatisme, conjuguant ainsi deux positions extrêmes.

Les transformations sociales ne venant presque toujours que de mouvements sociaux brusques, violents et incontrôlables témoignent aussi de cet esprit. Il est très ancien.

 

Et certains de nos gouvernants, probablement par ignorance, semblent ne songer qu’à aggraver ladite confusion : C’est une sorte de confusion digne de celle du mythe de la Tour de Babel qu’ils sont en train de mettre en acte en voulant réduire l’enseignement de notre histoire linguistique !

 

Une amie espagnole, professeur agrégé de son état, me dit un jour : « Je suis en France depuis 25 ans, et je n’arrive toujours pas à « entendre » la distinction que vous faites entre « sein » et « saint »… ! ».

Eh bien, il n’y en a pas.

(Les correspondances entre le français et l’espagnol sont : « sein » = « seno » ; « sain » = « sano » ; « saint » = « santo » ; « ceint » = « cenido » ; « seing » = « firma » … )

 

2.     Secondement, il y a bien longtemps que la langue française n’est plus une exclusivité française :

 

Et non seulement elle continue d’exister de par le monde, mais elle est souvent fort bien parlée, et écrite, hors de France.

 

Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi notre nation qui l’a vue naître, au sein d’une vaste romanité, elle-même au sein d’un vaste ensemble eurasiatique, dans lequel elle est profondément arrimée, ne chercherait pas à la cultiver, l’explorer à l’aune des moyens offerts par la modernité, dans des directions tant temporelles que spatiales et redécouvrir des liens quelquefois sommeillants.

 

Enfin, si linguistiquement la langue française est d’origine eurasiatique, on n’oubliera pas tout ce qu’elle doit aux apports des autres ensembles linguistiques, aux autres continents, et en particulier à  l’Afrique, avec laquelle elle entretient depuis longtemps des liens étroits.

Ceux-ci ont commencé bien avant le premier millénaire qui a précédé notre ère.

Puis ils sont devenus beaucoup plus intenses, à partir du pont maritime qui unit la Grèce, le Moyen Orient et l’Egypte, à l’époque hellénistique, situation qui fut pour une part subsumée dans la construction du christianisme, qui doit tant à l’Egypte, et a fini par imprégner en profondeur toute la culture européenne.

 

 

3.     Enseignement des langues européennes et des langues non-européennes.

 

Il serait facile, utile et intéressant, d’instaurer pour les écoliers un programme d’étude des structures des « langues européennes », où l’on pourrait enseigner en quelques heures

§        L’origine commune des langues européennes,

§        Leurs différenciations et les mécanismes étymologiques à l’origine de l’apparition des grands groupes, puis de chacune,

§        Les plus anciennes et les plus récentes,

§        Les grammaires : ce qu’elles partagent en commun, et ce qu’elles ont en propre, etc :

 

Les langues européennes ont une très grande quantité de points grammaticaux communs entre elles, qui ne sont pas partagés par d’autres langues :

Sans même aller bien loin dans la grammaire, remarquons dans la conversation courante :

 

En français :

Le « je » du locuteur est le même, que celui-ci soit masculin ou féminin.

Le « tu » de l’allocuté est le même, que celui-ci soit masculin ou féminin.

Par contre à la 3ème personne (« l’absent »), il y a une différence selon le genre de celui dont on parle : on dit « il » ou « elle ».

Il en va de même au pluriel.

 

Dans les langues anciennes, il y a de plus, souvent, un genre neutre à la 3ème personne.

Ce genre neutre passe inaperçu en français, mais il en existe bel et bien de nombreux vestiges dans les pronoms, etc.

 

Il n’en va pas de même avec une langue comme l’arabe, dont la proximité nous est devenu familière :

Le « je » du locuteur est le même que celui-ci soit masculin ou féminin, et se dit « ana ».

Par contre, dès le « tu » de l’allocuté, il y a une différence selon que celui-ci est du genre soit masculin, soit féminin, et on dit « anta » ou « anti ».

Egalement, à la 3ème personne (« l’absent »), il y a une différence entre le masculin et le féminin : on dit « houwa » ou « hiya ».

La même différenciation selon la personne se retrouve au pluriel.

Elle concerne aussi, de la même façon, le verbe lui-même en entier.

 

Il résulte très probablement pour chacun des particularités de représentations psychologiques liées à la conformation de sa langue maternelle.

L’exemple donné ci-dessus est simple et peut passer inaperçu  – de même que, devenu adulte, on ne songe plus au « lettre par lettre » pour écrire un mot.

Pourtant une telle fonction, même automatisée, n’est pas sans importance dans les représentations mentales.

 

 

La langue turque :
je ne connais pas le turc, ni l’osmanli, qui était encore la langue de « Mustapha Kémal, Ata Türc » ; mais il paraît qu’aucun turc d’aujourd’hui ne reconnaîtrait l’osmanli.

Cependant, je viens de voir à la télévision une émission sur « la virginité en Turquie » !

Eh bien ! j’ai reconnu plusieurs mots turcs ; et particulièrement « namüs » : « La virginité, disaient-ils, en Turquie, c’est « namüs » !

Pour ces turcs, qui sont un peuple d’origines fort mélangées, le mot utilisé pour désigner « la règle canonique » -  bien sûr transgressée – est un mot européen, sans doute le grec « nomos » (celui de « agro-nome », etc.) (passé par l’arabe) qui signifie « règle, loi ».

« Nomos » a aussi un mot - frère en persan qui est « namè ».

C’est sans doute « nomos » (peut-être « namè ») qui est passé en arabe sous la forme « nâmôus » (la succession des 2 voyelles longues est la signature d’un mot emprunté.

Quoi qu’il en soit, « namüs » est un mot d’emprunt européen qui reste, même en ignorant l’arabe, immédiatement reconnaissable.

 

§        Et aussi les échanges, les apports et exports avec les langues non-européennes (« ma-khzen » => « magasin – sans connotation commerciale ; lieu où l’on range les affaires ; au Maroc, gouvernement », etc.),

§        Toutes choses qui pourraient être didactiques, tout en passionnant les enfants.

 

a)   L’utilité de l’apprentissage des langues européennes :

 

Ø     Est-il seulement besoin de démontrer combien l’apprentissage du latin et du grec, sont immédiatement utilisables, pour toute personne qui désire être réellement francophone, et, même indépendamment de la francophonie, arriver à raisonner avec les outils qu’il a sous la main ?

Ø     Sans les étymologies, comment comprendre que « eau », « aquatique » et « hydraulique » se rapportent au même élément, mots dans lesquels seul le « eau » est « français », issu du latin « aqua » (on dit encore « aigues » dans les langues d’oc, et cela se voit en France, dans de très nombreux toponymes (topo-onyme = nom de lieu [ mot composé grec]) ?

Ø     Plus encore sans doute, il est important de dire que plus la langue native du locuteur est éloignée du français – (le natif finit par acquérir sa langue tant bien que mal dans l’enfance) – plus il est important pour lui d’apprendre le grec et le latin.

Et ce serait une erreur de penser que le grec est moins important que le latin, car le grec non seulement fournit nombre de mots et de tournures (il en donne jusqu’au persan, à l’arabe, etc), mais aussi généralement est beaucoup plus clair et intact que « le latin » pour de nombreuses raisons.

Ø     L’utilité concerne non seulement l’expression de la parole, mais aussi celle de la pensée : Qu’on songe au mot « a-tome » qui signifie « in-sécable », (repris à tort par les physiciens, puisqu’on sait faire aujourd’hui la fission de l’atome) : ce mot « to atomon » est très logiquement devenu aussi en grec contemporain « l’in-dividu », (car « in-divisible »), (concept à l’origine de travaux que nous menons actuellement en psychanalyse).

Comme il est utile de disposer d’outils appropriés pour travailler ! Dans les travaux scientifiques comme en menuiserie !

Ø     On aurait tout à fait intérêt à aller encore un peu plus loin – et ce n’est guère difficile -  dans les langues européennes, en remarquant combien « le persan » y tient un rôle majeur, très proche du grec.

Ce groupe de langues a fourni au français, à l’anglais, à l’allemand, etc. non seulement en ce qui concerne le vocabulaire, ce qui est une évidence : « man » en persan signifie « moi », ce qui est aussi le « mann » des allemands et le « man » des anglo-saxons (+ « woom = utérus » lorqu’il s’agit d’une femme => « wo-man ») ; mot qui est aussi de la famille de « manus » en latin, « = la main » en français ; mais aussi de « mental », etc., mais aussi en ce qui concerne les structures de la phrase, du verbe, et de la pensée.

Le mot tsigane « manouche » signifie « homme » en indien.

Ø     De même, le « hindi » parlé en Inde par 1 milliard de locuteurs, et le « ourdou » parlé au Pakistan (bientôt par 200 ou 300 millions de locuteurs) sont exactement la même langue, appelée « hindoustani » avant la partition de l’Inde en 1947 : seules les lettres de l’écriture diffèrent entre le hindi et le ourdou[4]

Les mots et la grammaire sont très proches de ceux du persan : « jangal » = « la forêt ». (C’est ainsi que l’écrivain anglais Kipling l’a utilisé en écrivant sur place.)

Les mots grecs et persans ont beaucoup essaimé sur une très vaste étendue pour des raisons historiques :

Le mot persan « maïdan » (= « place publique ») a été repris à Kiev en 1991.

Il est également passé en arabe lors du califat de Bagdad, et se retrouve maintenant au Caire, et dans l’ensemble du monde arabophone .

A même époque le mot « nomos » en  grec (= « texte, loi », très fréquent en français), qui est le même que le mot persan « namé », est passé en arabe sous la forme « namous ».

Ø     Le dieu indien du feu, « Agni » a donné le mot latin « ignis » qui a donné le mot français « igni-tion » ; et l’autre mot indien de l’autre versant du feu, en tant que matière, et non dieu, matérialisé donc sans déification, a donné le mot grec « pur » que l’on retrouve dans tous les mots français composés avec « pyr- », comme « pyro-lyse » etc.

 

Autrement dit, il est non seulement légitime d’avoir envie de connaître les mots que l’on utilise, mais c’est essentiel pour savoir de quoi on parle, pour être capable d’avoir une vie sociale, pour rencontrer l’âme des voisins de nations qui nous sont proches, de penser, et disposer d’outils de travail.

 

b)   « Evolutions « des langues françaises » dans leurs rapports avec les causalités historiques et psychologiques de leurs apparitions et des conséquences qui en ont résulté dans leurs évolutions » :

Cas particulier des invasions de la « gaule romanisée » par les « francs germaniques » : dès sa construction, le « françois » d’oïl, qui deviendra la langue dominante, est autre chose qu’un latin simplifié ou une langue germanique retraduite, bien que ce fonds linguistique constitue toujours la verbalisation de nos gestes simples et quotidiens.

90% du français est constitué d’une part d’un bas latin complètement détruit (quadragesimam (40 [jours]) => carême), qui aboutit aux multiples patois populaires, et d’autre part d’une énorme partie, étonnement fournie ( - on ne les remarque jamais et ne le dit jamais - ) en mots grecs, très peu détruits, et pas seulement en médecine ou en sciences, et qui passe presque inaperçue : « histoire », « église », « thermomètre », « hydraulique », « épidémie », « parenthèse », « paradoxe » « frénésie [5]», « graphie », « grammaire », « hypothèse »,  « économie », « catalogue », etc. sont des mots grecs. Ils représentent un pourcentage très élevé du vocabulaire, mots précis sans lesquels on ne pourrait pas dire grand chose.

Cette sorte d’oubli – qui est même un particularisme très notable - a certainement une origine et une fonction intéressante.

Ce qui reste tout à fait caractéristique, c’est que ce sont précisément ces mots issus du latin, d’un latin déformés et détruits (« cavale » en langue d’oc ; « cheval » en langue d’oïl ; « case » en langue d’oc, « chez » en langue d’oïl ; etc.) et qui sont les plus confus en français car « mono-phonologiques » pour un « poly-orthographisme (dernier repère) » et un « polysémantisme » :

Comparer des mots comme « mer » « mère » « maire » ; « toi » et « toit » ; « sain », « saint », « sein », « seing », « ceint » ; etc. qui prêtent à confusion.

Ces phénomènes homonymiques et réductionnistes ne se retrouvent pas dans les autres langues latines.

Alors que « par-enthèse » ; « para-graphe » ; « cata-strophe » ; « démo-cratie » ou « thalasso-cratie », qui viennent du grec n’ont aucune homonymie.

Reste que le système réductionniste du parler quotidien se poursuit « comme d’hab », sous nos yeux, selon des règles étonnement constantes :

Alors, le français langue latine ?

Oui dans le parler rudimentaire et quotidien ; non en ce qu’il a de clair et de précis

 

Langues d’oïl et d’oc et les « patois » :

 

Les délimitations linguistiques étaient jusque il y a peu, d’une incroyable rigueur, séparant clairement 2 villages séparés de quelques kilomètres, et ce depuis 2000 ans.

A La Rochelle, on parle comme à Paris.

A Bordeaux et même Limoges, l’accent et le vocabulaire « d’oc » sont très perceptibles ; de même que le vocabulaire est encore très latin dans les campagnes (En Aquitaine, on entend « populon » au lieu de « peuplier » à Paris (<= du latin « populum », différent de « populum » qui donne le monosyllabique « peuple » ;

On entend « aisine » au lieu des « ânière ou « asnière » à Paris ; etc.

Quant à l’orthographe, elle est très fantaisiste : on peut lire « eysine » aussi bien que « aisine », mais le mot vient du latin « asinus » = « âne » ; etc. 

 

(NB : l’accent tonique qui était de longueur en latin est devenu d’intensité dans les langues romanes, mais n’a jamais changé de place ;

l’accent d’intensité est, de plus, souvent souligné par une diphtongue : en espagnol : « pueblo » ; ou en français : « tenir » donne : « je tiens (diphtomgue « ie ») – nous tenons » ; etc.

En réalité, l’accent est très fort en français, contrairement à ce que beaucoup de Français croient car ils ne le remarquent pas ; à l’inverse, ils n’admettraient pas d’entendre dire « mon ami », car il faut dire « mon ami » !

 

Les composantes « celtes » ne figurent pas sur la carte : Elles ne concernent pas que la Bretagne, mais aussi l ‘Auvergne, le Rouergue, et généralement « les monts et extrémités – refuges », comme c’est le cas de toutes les langues après invasion, qui sont conservées en « îlots ».

[Par exemples on parle « amazirgh » dans les oasis (d’Egypte et du Sahara), dans les montagnes, de Kabylie, de l’Atlas, de l’Anti-Atlas, du Haut Atlas, du Rif, etc.].

Il arrive qu’un Breton comprenne un Aveyronnais à partir d’un patois celte partagé.

On retrouve d’ailleurs les mêmes maladies génétiques comme « la luxation congénitale de la hanche » dans ces deux régions (sans gravité lorsqu’on la soigne en écartant les hanches avec des couches dès la naissance.

Ainsi plusieurs patois peuvent même se superposer en une même région, témoignant des différentes couches de peuplement ayant affecté un lieu.

 

Les toponymes eux-mêmes, qui sont de puissants témoignages, peuvent tromper une oreille non avertie : Ainsi le nom de la ville d’Albi ne vient probablement nullement du latin « albus-a-um » qui veut dire « blanc » (=> français « aube »), mais du celte « alb - alpe » qui signifie rocheux, escarpé (comme aussi le « Plateau d’Albion » en France, ou « La perfide Albion » nom donné au Royaume-Uni du fait de ses hautes falaises.

Le nom des « Alpes » ne prête évidemment à aucune controverse.

 

Bref, on ne peut être sûr d’une étymologie que lorsque la continuité historique des sources est connue, et bien établie.

 

 

Comment pourrait-on comprendre l’Europe, sans sa culture et sans sa communauté linguistique partagée ?

Il est important de le faire savoir à ceux qui ont un pouvoir décisionnel, et même d’autant plus important lorsqu’ils en ignorent tout, et parfois presque jusqu’à l’existence de l’unité linguistique européenne. Pour finir, plus je me plonge dans la langue française, plus je me rends compte de tout ce qu’elle doit au grec ; et non pas précisément seulement au vocabulaire, mais à la grammaire, à la syntaxe, à « l’inventivité » de cette langue.

 

 

 

La langue grecque était beaucoup plus évoluée que la latine, sans doute parce que la latine était restée « en périphérie » de l’espace linguistique indo-européen, et du très fertile carrefour « indo-euro-africain » au moment où les Latins conquirent la Grèce : Par exemple, c’est les grecs qui ont

§        inventé l’article défini, et les moyens d’en faire usage en substantivant une grande quantité de mots

§        réduit le nombre des cas de la déclinaison de 8 à 4

§         etc.

 

Les latins ne l’avaient jamais fait ; mais ensuite,  bien que conquérants, ils furent conquis par la civilisation de ceux qu’ils avaient subjugués : Au point que beaucoup de romains raffinés cachaient de connaître le grecs, tant il est vrai qu’ils goûtaient une langue qui était souvent celle de leurs esclaves orientaux, souvent bien plus civilisés et instruits que leurs maîtres :

 

Cf. Histoire de la langue grecque par Jean Humbert ; « Que sais-je N° 1483 » ; Paris 1972 :

 

… Plus tard, le grec sera le grand véhicule de la « Bonne Nouvelle » du message chrétien : les Evangiles nous sont connus en grec, bien que leurs auteurs aient été des Sémites parlant une langue sémitique, l'araméen. …

Ce n'était pas seulement le bassin oriental de la Méditerranée qui était ainsi hellénisé : l'hellénisme, en grande partie parce que de nombreux esclaves avaient été transportés à Rome depuis l'Asie antérieure parlant grec, débordant très largement les limites, pourtant si vastes, de l'Empire d'Alexandre.

Rome, dès le Ier siècle de notre ère, parle grec, surtout dans les classes inférieures, tandis qu'il est de bon ton, pour les maîtres, de faire semblant d'ignorer la langue des Graeculi, ou leur art.

Mais, de fait, dans les plus anciennes familles, comme la gens lulia à laquelle appartenait César, on parlait grec dès sa naissance, au contact d'esclaves ou d'affranchis de langue grecque ; pour tous, elle était la langue des premières années de la vie.

César, voyant Brutus, son fils adoptif, parmi les conjurés qui le percèrent de coups dans la Curie, dit en grec le fameux « Toi aussi, mon fils! » : Kαί σύ, τέκνον (dont le « Tu quo que, fili » n'est que la traduction latine).

A la fin du 11e siècle de notre ère, le satirique Juvénal disait ne plus vouloir vivre dans une ville où l'on n'entendait parler que le grec ; et, comme on sait, c'est en grec que Saint Paul adressait ses Epîtres aux Romains, comme aux Thessaloniciens ou aux Philippiens, qui, eux, parlaient grec d'origine …

 

Et je me demande si l’infiltration du grec dans un latin de structure bien plus archaïqu, et « synthétique », n’a pas eu une part importante dans le « véritable éclatement » du latin qui a donné naissance aux langues romanes, elles « analytiques », dans un Haut Moyen Age qui ne mérite l’épithète « d’obscur » que pour la méconnaissance que nous en avons généralement.

 

Cf. aussi le livre récent de Sylvain Guguenheim (2008) : « Aristote au Mont Saint Michel ».

 

Plus tard,

 

§        la construction des « articles définis des langues romanes », fabriqués à partir du déictique latin « ille illa illud », sera un « copié collé » de l’article grec, en lui donnant la même double fonction que celle de l’article grec, « de détermination particulière » et « de définition d’une catégorie générale », démultipliant ainsi les possibilités de l’expression et de la pensée.

§        Dans le même esprit, on peut considérer la préposition grecque « μετα » (« méta ») qui en subsuma d’abord plusieurs autres, pour finalement se réduire au « με » («  ») moderne avec le double sens

o       « d’instrumental » et

o       « d’accompagnement »,

o       exactement comme le « avec » français, que finalement on comprend plutôt mieux en se passant du latin.

§        Le grec réduira les cas de ses déclinaisons bien avant le latin, ( à 4, puis aujourd’hui à 3) etc. (Le français, lui, réduira les cas latins à 3 puis à 2 (cas sujet (nominatif) et cas régime (accusatif), dont beaucoup restent encore !

§        Mais l’évolution orale grecque se produit au long des siècles, sinon des millénaires, et fut longtemps stoppée par le joug ottoman, les grecs accouchant alors leur langue surtout sur des écrits, dont on sait qu’ils sont toujours plus conservateurs que la langue orale.

 

Bien d’autres emprunts à la construction grecque seraient encore à citer dans l’apparition des langues romanes.

Des langues non-romanes comme l’anglais et l’allemand n’ont pas poussé leur évolution aussi loin. Le génie de ces langues est différent : elles sont agglutinantes (man + woom (= utérus) => woman) ; mains le radical man est le même que celui de manus ou mental ou même mémoire, manie, etc. De plus dans ces langues existe souvent des doublets sémantiques : => (« humain right ».   

 

Le français à cependant conservé beaucoup plus de traces des cas du latin, et – ce qui est peut-être une situation unique en Europe, en plus, une superposition et une traduction toute crue du franc germanique en gaulois latinisé !

On ne peut pas comprendre sans connaître l’histoire linguistique.

 

Exemples :

§        La place des mots dans la phrase

§        Le pronom « on » (resté toujours au « cas sujet » en français, car traduction par les francs germaniques de l’allemand « man » (cas sujet) par le latin au cas sujet « homo » (cas sujet en latin en opposition avec « hominem » (accusatif en latin) => « homme ». (L’un et l’autre issus de <= « homo-hominis-hominem » <= « humus ») : Ce « on » n’existe ni en italien ni en espagnol, et un français ne dira pas les droits de « on ».

§        « Autrui » toujours encore employé en français en position de « cas oblique », en opposition avec « Autre » (<= latin « Alter »)

§        Des mots accolés témoignent encore mal de la disparition du génitif : « Hôtel-Dieu » = « Hospitalité de Dieu » <= « Hospitalem Dei ».

§        Etc.

 

Des langues non-romanes comme l’anglais et l’allemand n’ont pas poussé leur évolution de la même façon : Ainsi les mots anglais passent souvent mal en français quand la correspondance instinctive ne fonctionne pas :

Exemple simple : « emot-icon » = « icône de l’émotion » (de « icône » (« eiconos » en grec = « image ») « de l’émotion ») ; car l’ordre des mots dans l’agglutination n’est pas le même en français ; etc.

En général d’ailleurs on ne se pose pas de question et ces langues sont assez bien connues, assez proches et plus ou moins ressenties.

Mais rien n’est pire que les mélanges, comme par exemple la transcription de « e-mail » ( « courrier électronique ») par « mél » ; « courriel » est une pâle transposition sans véritable sens.

 

Mieux vaut faire des choix, ou des traductions complètes.

(NB : « Mia »  signifie « la mienne » en espagnol ; « une » en grec ; et « cent » en arabe => il faut toujours que les locuteurs sachent dans quelle langue ils parlent. 

Incontestablement, à l’heure de la mondialisation, le champ d’extension de ce problème est immense, et il était déjà énoncé dans la légende de la tout de « Bab-el » (= « la porte de Dieu »).

Mais, plutôt ou en plus de l’apprentissage ingrat des règles, nous préconisons l’apprentissage direct des langues anciennes, qui est comme des « travaux pratiques » qui font rentrer d’une manière évidente (surtout pour des enfants) les mécanismes de conversion dans la pensée et le langage.

Contrairement à ce que j’ai entendu dire, les buts de l’école obligatoire de Jules Ferry n’étaient pas de « juger des mérites », mais « d’apporter un enseignement ».

 

Répartition des langues indo-européennes vers 500 avant Jésus Christ.

 

·        Les colonisations romaines du pourtour méditerranéen seront plus tardives.

 

Ne figurent pas sur la carte les comptoirs existants :

 

·        Grecs à Antibes, Marseille (fondée en 600 avant Jésus Christ), etc.

 

·        Phéniciens à Gades (Cadix) (fondée en 2000 avant Jésus Christ), Malakka (Malaga), etc.

 

 

Sur le plan pratique : Connaître le grec et le latin – et même l’arabe – n’empêchent pas de comprendre l’espagnol, l’anglais ou l’allemand, bien au contraire, cela en facilite l’apprentissage et la compréhension du génie de chaque langue :

 

§        « Populus, pueblo, peuple, Volk, Folk et people » sont un seul et même mot ; tout comme «  padam, pous-podos, pes-pedis, pie, pied, foot, fuβ » (« podium » => « puy » en dialecte) : Il faut comprendre que dans les langues européennes , la « » des langues du sud devient « F » dans les langues du nord.

Quand à la place de l’accent (long en latin, intense en roman), les changements de timbre des voyelles, etc, tout cela obéit à des règles strictes qui ne viennent pas du hasard et qu’il est facile de ressentir ( je tiens tu tiens il tient nous tenons vous tenez ils tiennent) ; la diphtongue sert à renforcer l’accent et cette place bouge peu. Elle fait la différence entre :

§        « populus » => « peuple » et

§        « populus » => « peuplier » (on entend encore en Aquitaine « populon » (<= populum) pour « peuplier » (car les mots sont en général forgés à partir de l’accusatif) ; en Aquitaine encore, « aisine » correspond à « asnière » de la région parisienne, dérivé de latin « asinus » => « asne » => « âne », car le « » en cette position devient « ai », comme dans « amare » => « aimer » ;

§        Les paysans sont en général plus conservateurs, en langue comme en actes, ce qui a parfois un certain charme, mais a aussi a le mérite de nous faire voyager dans le temps :  Un « entrant » que je recevais « en garde », une nuit, me dit, en prolongeant un « â » très nasalisé, et en roulant les « r » : « docteur, les médecins sont des « ââânes » ; vous êtes un rrrnard », mais moi je suis plus rrrusé q-les rrrenards ! ».

§        Nul besoin d’être grand clerc pour ressentir toutes ces particularités, et une fois la porte ouverte, c’est un champ de correspondances immense qui s’ouvre à l’esprit, et ne s’oublie plus ; etc.

§        Ou encore : « seculum » => « siglo » et « siecl-e » ou « amicus » => « amigo » et « ami ».

§        Le mot anglais « demo-cracy » est grec. (c’est en grec que la place de l’accent bouge le plus).

Quand aux « alphabets », latin, grec, français, et arabes et hébreux, ils dérivent tous du même et c’est pourquoi le mot est le début de « alpha, beta, gamma » et que en arabe alphabet se dit « el-abjadiyya »

 

[Aujourd’hui, en français, que d’erreurs souvent graves, du seul fait de l’ignorance du locuteur de sa propre langue : confusions de sens, beaucoup plus graves que de simples fautes d’orthographe :

Le français est ce qu’il est : Nous nous devons de bien le connaître. 

 

c)    3 exemples de confusions par ignorance du sens « inscrit dans le mot » :

 

·        Pas plus tard qu’hier, dans un reportage sur le pèlerinage de Compostelle, à la TV, j’ai entendu dire, à l’occasion de la station du Puy-en-Velay : - « Le Puy, nommé ainsi parce qu’il est entouré de pitons… ». Manifestement, le commentateur a commis une erreur parce qu’il ne savait pas que c’est le mot « Puy » lui-même qui signifie ici « piton rocheux», car il vient de « podium » de la famille de « pied » et signifie « lieu élevé », ici « mont élevé ».

Je crois que le commentateur n’était pas loin de confondre les mots « puy » et « puits » ; et voilà comment on ne comprend plus rien.

Toutes ces homophonies sont le grand danger de la langue française, et son seul remède en est justement le retour aux sources, et surtout la compréhension des mécanismes des évolutions.]

 

·        Pire, j’ai entendu parler il y a peu de « la psychiatrie au Moyen Age » ?? : mais elle n’existait pas ! Voir notre page « l’invention de la psychiatrie ». La « démence », et même la « psychologie » sont bien autre chose.

Au Moyen Age, la « psuchè » (= « l ‘âme »), était confiée au prêtre, et non au médecin (« iatros ») => Le mot « psychiatrie » est apparu vers 1815.Au Moyen Age, L’Eglise était séparée de l’Etat ; « L’open data » et le « Tiers payant pour tous » n’existaient pas ; Il n’y avait pas 70 000 internements préfectoraux par an en France, en constante augmentation, soustraits à la justice. On estime qu’à la veille de la Révolution il y avait environ 3000 aliénés ou incapables en France. (Cf.  Fr.Olivier-Martin : « Histoire du droit français des origines à la Révolution » ; Editions Domat Montchrestien ; Paris 1948 ; ISBN 2-222-03390-X ; réimprimé par le CNRS en 1992).

 

·        " Vi-maire " : Il y a un an, j’ai lu dans le Figaro tout un développement erroné, relativement grave parce que c’est avec de telles confusions qu’on en arrive à instaurer des contraintes passablement malvenues – toujours au nom de la sécurité – l’Etat s’attribuant  le droit d’imposer des mesures dites de sécurité, etc. 

Mais en réalité ce sont souvent les règles imposées qui sont très dangereuses : en schématisant, confondre « une avalanche de montagne » avec « une submersion littorale », « interdire de construire en étage, parce que la zone est inondable », etc. 

La phrase d’Alain Peyrefitte est toujours pleinement d’actualité : « Ceux qui savent n’ont aucun droit et ceux qui ont les droits ne savent pas ».

Le journal attribuait au mot « vimer » (qui n’a jamais existé) le sens « d’inondation maritime ».

Il confondait visiblement avec le mot « vimaire », qui vient du latin « vis maior » et signifie : « très grande force ».

C'est ce même mot « maior » qui a aussi donné le mot « maire » en français.

Le mot n’a rien de réservé aux « inondations maritimes » et est aussi bien employable pour désigner un « séisme » ou une « avalanche ».

Ce n’est pas une « coquille » ; c’est une « erreur de raisonnement », car s’il avait existé il aurait fallu l’expliquer.

Dans ce passage du Figaro, ni l'orthographe du mot n’est correcte ; ni surtout la construction du mot et, partant, son sens ne sont plus reconnaissables.

On lit dans le Figaro du 7 Mars 2014 :  http://www.lefigaro.fr/immobilier/2014/03/07/05002-20140307ARTFIG00127-l-immobilier-de-la-discorde-a-l-ile-de-re.php :  Par Guillaume de Dieuleveult Mis à jour le 07/03/2014 à 17:52 Publié le 07/03/2014 à 12:12 :

«  … Quand on s'est réveillé les pieds dans l'eau, il y a eu une solidarité phénoménale, se souvient Lionel Quillet.

Xynthia est un vimer : une tempête conjuguée à une forte marée, entraînant montée des eaux et submersion des terres … » 

 

·        Notons que dimanche dernier, j’ai parlé avec une marocaine qui a étudié le latin au Maroc durant toute sa scolarité : ce n’est pas interdit de parler très bien français, très bien arabe et de faire 7 ans de latin !

 

 

Dans un monde qui perd de plus en plus l’usage de l’écrit, la compréhension de la formation sonore du vocabulaire français tient une place essentielle.

Il ne faut pas passer à côté, au risque de « décrocher » complètement dans l’évolution mondiale actuelle, et rendre caduques tous nos efforts de « faire valoir ».

 

 

Répartition des langues indo-européennes dans le monde :

 

     Majorité de locuteurs d'une langue indo-européennes.

 

     Minorité de locuteurs d'une langue indo-européennes ayant un statut officiel.

 

    Minorité significative de locuteurs d'une langue indo-européennes sans statut officiel.

 

 

 

 

 

 

 

Répartition des langues en Asie du Sud – Est .

NB : La terminaison « stan » désigne « le nom de lieu » dans les langues indo – européennes.

Tous les noms se terminant par « stan » indiquent donc un peuplement de langue indo – européenne.

 

 

Bien d’autres emprunts à la construction grecque seraient encore à citer dans l’apparition des langues romanes. Des langues non-romanes comme l’anglais et l’allemand n’ont pas poussé leur évolution aussi loin.

Le français à cependant conservé des traces de l’ancienne situation latine que l’on ne peut pas comprendre sans ces connaissances.

Exemples :

§        La place des mots dans la phrase

§        Le pronom « on » (resté toujours au « cas sujet » en français, car traduction par les francs germaniques de l’allemand « man » (cas sujet) par le latin au cas sujet « homo » (cas sujet en latin en opposition avec « hominem » (accusatif en latin) => « homme ». (L’un et l’autre issus de <= « homo-hominis-hominem » <= « humus »)

§        « Autrui » toujours encore employé en français en position de « cas oblique », en opposition avec « Autre » (<= latin « Alter »)

§        Des mots accolés témoignent encore mal de la disparition du génitif : « Hôtel-Dieu » = « Hospitalité de Dieu » <= « Hospitalem Dei ».

§        Etc.

Des langues non-romanes comme l’anglais et l’allemand n’ont pas poussé leur évolution de la même façon : Ainsi les mots anglais passent souvent mal en français quand la correspondance instinctive ne fonctionne pas : Exemple simple : « emot-icon » = « icône de l’émotion » (de « icône » (« eiconos » en grec = « image ») « de l’émotion ») ; car l’ordre des mots dans l’agglutination n’est pas le même en français ; etc.

En général d’ailleurs on ne se pose pas de question et ces langues sont assez bien connues, assez proches et plus ou moins ressenties.

Mais rien n’est pire que les mélanges, comme par exemple la transcription de « e-mail » ( « courrier électronique » par « mél » ; « courriel » est une imitation destructrice du sens.

Mieux vaut faire des choix, ou des traductions complètes.

(NB : « Mia »  signifie « la mienne » en espagnol ; « une » en grec ; et « cent » en arabe => il faut toujours que les locuteurs sachent dans quelle langue ils parlent. 

Incontestablement, à l’heure de la mondialisation, le champ d’extension de ce problème est immense, et il était déjà énoncé dans la légende de la tout de « Bab-el » (= « la porte de Dieu »).

Et je me demande si l’infiltration du grec dans un latin de structure archaïque et « synthétique » n’a pas eu une part importante dans le « véritable éclatement » du latin qui a donné naissance aux langues romanes, « analytiques », dans un haut Moyen Age qui ne mérite l’épithète « d’obscur » que pour la méconnaissance que nous en avons généralement.

 

Cf. aussi livre : Gugenheim : « Aristote au Mont Saint Michel ». (qui fut accueilli par les foudres de « l’histoire officielle » selon laquelle Aristote nous aurait été enseigné par le monde arabe ; Gugenheim démontre le contraire).

 

Mais, plutôt ou en plus de l’apprentissage ingrat des règles, nous préconisons l’apprentissage direct des langues anciennes, qui est comme des « travaux pratiques » qui font rentrer d’une manière évidente (surtout pour des enfants) les mécanismes de conversion dans la pensée et le langage.

Contrairement à ce que j’ai entendu dire, les buts de l’école obligatoire de Jules Ferry n’étaient pas de « juger des mérites », mais « d’apporter un enseignement ».

 

d)   Sur le plan pratique : Connaître le grec et le latin – et même l’arabe – n’empêchent pas de comprendre l’espagnol, l’anglais ou l’allemand, bien au contraire, cela en facilite l’apprentissage et la compréhension du génie de chaque langue :

§        « Populus, pueblo, peuple, Volk, Folk et people » sont un seul et même mot ; tout comme «  padam, pous-podos, pes-pedis, pie, pied, foot, fuβ » (« podium » => « puy » en dialecte) : Il faut comprendre que dans les langues européennes , la « » des langues du sud devient « F » dans les langues du nord.

Quand à la place de l’accent (long en latin, intense en roman), les changements de timbre des voyelles, etc, tout cela obéit à des règles strictes qui ne viennent pas du hasard et qu’il est facile de ressentir ( je tiens tu tiens il tient nous tenons vous tenez ils tiennent) ; la diphtongue sert à renforcer l’accent et cette place bouge peu. Elle fait la différence entre :

§        « populus » => « peuple » et

§        « populus » => « peuplier » (on entend encore en Aquitaine « populon » (<= populum) pour « peuplier » (car les mots sont en général forgés à partir de l’accusatif) ; en Aquitaine encore, « aisine » correspond à « asnière » de la région parisienne, dérivé de latin « asinus » => « asne » => « âne », car le « » en cette position devient « ai », comme dans « amare » => « aimer » ; Nul besoin d’être grand clerc pour le ressentir, et une fois la porte ouverte, c’est un champ de correspondances immense qui s’ouvre à l’esprit et ne s’oublie plus ; etc.

§        Ou encore : « seculum » => « siglo » et « siecl-e » ou « amicus » => « amigo » et « ami ».

§        Le mot anglais « demo-cracy » est grec. (c’est en grec que la place de l’accent bouge le plus).

Quand aux « alphabets », latin, grec, français, et arabes et hébreux, ils dérivent tous du même et c’est pourquoi le mot est le début de « alpha, beta, gamma » et que en arabe alphabet se dit « el-abjadiyya »

 

En réalité, il serait même très facile très intéressant d’instaurer une classe d’etude des structures d’instaurer une « des langues européennes », ou l’on enseignerait en seulement quelques heures aussi les mécanismes étymologiques et des apports des langues extra-européennes (« ma-khzana » => « ma-gasin », etc.) , qui, a coup sur, passionnerait les enfants.

 

 

Partie 2 : La culture française, hormis la langue, et les cultures européennes et euro - asiatiques :

 

Le mot culturel fait toujours penser aux domaines idéologiques ou religieux.

Mais il y a aussi bien d’autres choses :

·        Un savoir faire,

·        Des sciences dites « scientifiques » par opposition aux sciences dite « religieuses », que l’on oppose peut-être à tort.

A venir.

 

Partie 3 : Le Moyen Orient, trait d’union de trois continents :

A venir.

 

 

 

 

Notes de bas de page.



[1] C’est peut-être un nouvel « anglicisme » : Les anglais disent « human rights » ou « human being » parce qu’ils n’ont pas de substantif réunissant « man et woman », équivalent à notre mot français « homme ».

Je sais bien que les espagnols emploient aussi un adjectif pour dire « derechos humanos » comme les anglais, bien qu’ils aient le même bi-sémantisme du substantif « hombre » que les français pour « homme » ; mais, un espagnol n’hésitera pas à s’exclamer devant sa femme, « hombre ! », (peut-être en opposition à « mon Dieu ! »), en concurrence avec « mujer ! » aussi fréquent.

Mais, dans ces 3 langues, « human » en anglais, « humain, humaine » en français, « humano, humana » en espagnol restent des adjectifs.

La langue arabe dit « houqouq el insan » en employant un substantif correspondant à « homme » en français, dans le même sens « d’être humain », sans aucune référence au sexe non plus.

La vérité est que ces mots simples clairs et précis n’avaient jusqu’à maintenant jamais posé la moindre difficulté à personne, et ce n’est pas en s’interdisant de savoir d’où ils viennent  qu’on les comprendra mieux (je veux dire :« en oubliant l’histoire du mot en latin »).

L’histoire du « Pan-théon » - et même du mot « Panthéon » - est tout à fait intéressante et révélatrice des idées et des mots : Le mot « Pan-théon » est néo-grec, dénué de véritable sens ; tout au plus traduisible mot à mot par : « tout - Dieu » ; mais finalement dédié à « l’homme ».

Elle est juste révélatrice d’un moment parmi les étapes révolutionnaires, lesquelles s’inscrivent quasi linéairement dans le droit fil d’une longue continuité de tâtonnements anticléricaux : Dans les fondations la croix n’est plus latine, mais ce devait être une église ; puis lors de son inauguration en 1791, ce bâtiment fut dédié à « l’Homme », en opposition à « Dieu », mais non en opposition à la « femme ». D’ailleurs « La Convention » représentera la « déesse Raison »,  lors de la célébration de son culte au « champ de Mars », par une très belle femme, très peu vêtue, qualifiée de « merveille de la nature ».

 

[2] Attention à ne pas confondre le mot latin « homo », se déclinant en « homo – hominis – hominem » ( = « homme » ), et ne devant être conjugué comme préfixe en français qu’avec un autre mot latin, avec le mot « homo » de sens très différent venant du grec (« μοιοϛ » = « semblable ») qui en français a uniquement usage de préfixe, et ne doit donc être associé qu’à un autre mot grec, pour éviter toute confusion :

Ainsi, le mot « homo-sexuel », qui n’a rien à voir avec « homme », mais associe un préfixe grec avec un mot latin, est parfaitement incorrect grammaticalement.

Pour signifier une relation sexuelle entre semblables, il faut dire « homo-gamie ».

Par contre, les mots « homo –phobie » (= « peur du semblable ») ou « homo-philie » (= « amour du semblable ») sont parfaitement corrects grammaticalement.

Comme on ne sait pas tout cela en naissant, c’est à l’apprendre que devrait servir l’école.

Les mélanges entre plusieurs langues sont d’autant plus des sources de confusions qu’on ne les connaît pas, ou que l’on ne sait pas dans quelle langue s’exprime l’interlocuteur.

 

[3] Tabous : A partir du moment où un mot est « tabou », il ne doit pas être prononcé.

Il faut alors inventer des périphrases : exemple : « l’animal aux longues oreilles qui fait des bonds », pour « lièvre », etc.

On peut aussi employer une langue étrangère pour éviter d’aviver tout ce qui serait difficilement acceptable et pourrait aviver répulsion, honte ou  inégalitarisme : On dira alors «  winner, looser, killer », etc.

Il y a même des hybridations comiques : « made in France » est particulièrement paradoxal, mais pourtant déjà très ancien.

Le propre du tabou est de s’étendre et de devenir contagieux :

Le phénomène s’étend aussi quelquefois au drapeau, qui est en somme au cœur du symbole, mais provoque encore des réactions ; et à l’hymne national dont les paroles sont souvent devenues incomprises, et traduisaient seulement « une idéologie » sociale : « le sang impur » était à l’époque, non pas le sang de l’ennemi, mais le sang de tout un peuple qui se proposait de devenir  combattant, au lieu qu’auparavant les armées était levées par « l’aristocratie d’épée » qui pouvait d’ailleurs engager de simples mercenaires.

Le tabou est aussi la « langue de bois », pour éviter l’emploi du « mot qui fâche », à l’origine de quiproquos,

Plus « innocente » est la déformation jusqu’au méconnaissable, de mot étrangers quand les média sont aussi incapables de le prononcer que de le traduire.

Il n’y a alors plus aucune compréhension possible, mais les média en sont parfaitement responsables, car ils pourraient s’informer auprès de traducteurs.

 

[4] « Hindi » correspond à « indien ».

Le « H » obéit à des correspondances phonétiques compliquées : l’Inde est en fait le « Sind ».

En bref, la Vallée de l’Indus fut l’objet d’une brillante civilisation il y a 5000 ans, dont on ignore tout des cause de la brutale disparition. On en a recueilli beaucoup de tablettes dont on ne sait toujours pas lire l’écriture : il y a encore du pain sur la planche.

Quant au mot « Ourdou », c’est un emprunt au turc, qui est aussi à l’origine du mot français « horde ».

[5] Il est intéressant de remarquer que le mot « frénésie » est de même origine que le mot « nerf phrénique » ( qui innerve le diaphragme), et que le mot schizo-phrénie, (mot inventé par Bleuler  en 1910) etc.

En grec, en effet, « phren » désignait l’ensemble [du cœur + les poumons + le diaphragme (muscle de la respiration)] formant un ensemble cohérent englobant d’ailleurs « la petite circulation », découverte par Ibn Nafis à Damas, et diffusée en Europe par le catalan Miguel Servet.

Mais aussi, l’orthographe de ce mot montre que, contrairement à ce qu’on apprend à l’école, le « phi » grec n’est pas toujours transcrit par « ph » en français : Il peut l’être aussi par un « ».

 

On a un autre exemple de cette écriture « ph » grecque correspondant à l’écriture « » latine puis française, dans le mot « futur », qui a la même racine indo-européenne que « phusis » => « physique » => Cf. étymologie du mot physique : clic. (en note 10 en fin de page).

« Futur » et « physique » ont d’ailleurs une très forte parenté de sens.

Le verbe « être » en français, comme le verbe « esse » en latin, sont des verbes faits de pièces et de morceaux. C’est souvent le cas des verbes les plus utilisés, comme « être », « aller », « avoir », etc. : On dit par exemple : « ça va être ! » ; « ça va aller ! ; « ça a été ! ». 

Il faut rectifier comme le fait Renaud : « Dès que les vents tourneront nous nous en allerons... ».