immunité maladies pollutions p.2


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Comme les maladies, la plupart des maux qui nous affligent sont deux sortes :

§         Il y a les maux soudains et foudroyants contre lesquels on ne peut en général rien faire, à moins d’agir très vite et très efficacement.

Il est rare de pouvoir le faire, et encore plus rare que le remède soit durable car souvent, le phénomène se reproduit peu après.

De ce point de vue, les accidents vasculaires, si l’atteinte est généralisée, se comportent comme les répliques sismiques, et c’est pourquoi il est passablement illusoire pour une personne exposée au risque, de s’entêter à s’entourer de systèmes de protection illusoires car le mal est dans l’organisme, et c’est lui qui compte et non pas ce qu’il y a autour. Il peut s’être installé lentement, ce qui le situe alors dans la catégorie suivante.

§         Il y a à l’inverse les maladies qui s’installent lentement, et alors ce qui compte le plus est au contraire ce qu’il y a autour.

Ces maladies ou ces maux ont pour cause soit leur évolution naturelle, sur laquelle on peut souvent agir en partie, soit leur environnement, sur lequel on pourrait si on le voulait agir presque en totalité.

Ces maladies sont souvent au début difficiles à reconnaître mais à ce moment là très faciles à guérir si elles sont guérissables, alors qu’ensuite elles deviennent très faciles à reconnaître mais très difficiles à guérir même si elles sont guérissables.

La précipitation est dans ces cas déconseillée, de même qu’on tuerait une personne hypertendue de longue date en ramenant brusquement sa tension artérielle à la normale, car alors le sang n’aurait plus assez de pression pour pénétrer dans les organes du corps accoutumés à l’hyperpression.

Enfin, si rien n’a été fait, les évènements malheureux se précipitent, c’est l’agonie, il est trop tard, et tout devient inutile.

La mort survient de la même façon qu’une maison mal entretenue finit par s’écrouler tout d’un coup dans un effet de surprise, mais la surprise était attendue.

Au total de tous ces cas, la précipitation n’est utile qu’en cas d’accident inopiné d’origine externe, ou d’origine interne s’il provient d’une anomalie isolée et curable, par exemple une anomalie isolée congénitale chez un  patient en bonne santé par ailleurs.

 

Une énumération de ce genre n’est jamais exhaustive et peut encore laisser place à des exceptions.

Mais j’ai passé en revue ces cas,

§         d’une part parce que je vois bien que dans la routine on agit souvent tout autrement en pure perte, ou pire, en nuisant

§         et d’autre part pour dire que tout cela est presque en totalité applicable à la plupart des autres domaines de notre existence, comme la gestion régulière de notre environnement, celle des catastrophes naturelles, la politique, l’éducation, les civilisations et la civilité, les mœurs et la moralité, les démographies, etc.

 

Enfin, quoi qu’il en soit, notre essence étant la même que celle de la nature et aucun de nos principes n’ayant avantage à contrarier son développement, il me semble que l’homme et la nature devraient pouvoir s’apporter l’un à autre des bienfaits réciproques – formulation peut-être inhabituelle qui peut être perçue comme on voudra, mais qui me semble ici pertinente.

La nature, c’est à la fois « nous » et notre « Autre » : « Principe de superposition » 

 

 

Roger Bacon

1214 – 1294 :

« Homo

naturae

non

nisi

parendo

imperat »

« Homme (On)

à la nature

ne

sinon

en se soumettant

commande »

 

La nature

 

= en latin ( <= naturus –a –um (participe futur de <= nascor – nasci = naître ; en latin, c’est un verbe passif)

Racine indo-européenne : (g)en- =>  gens, genre, génétique, etc.

 

= en grec « physis »

Racine indo-européenne : « bhu- » (=> en grec « phu- ») = pousser ; croître ; se développer.

 

Mais en s’élevant indéfiniment au-dessus des gens par l’excès même de savoir qu’elle a atteint,

la physique s’est détournée de l’usage qu’ils attendaient d’elle et elle est devenue pour eux comme une divinité qui les contrôle et les glace.

Il serait grand temps que la physique renoue avec ceux que son savoir devait servir.

La médecine reste la principale interface entre les hommes et les sciences de leur vie.

Les médecins n’auraient jamais du cesser de porter le titre honorable de physicien.

 

J’y aime la rime avec musicien, car c’est avec raison que l’on dit de la médecine qu’elle est un art.