Tableaux :

« Droits, hommes, nature, psychiatrie » :

 « A priori » (s)  et  réflexions,  pour la cohérence dans une pratique de soins.

 

 

« Page IV – a»

Plan de cette page

1.                   « Documents » des déclarations de 1769 et 1948

2.                   Commentaires des déclarations

3.                   Tableaux  1a 1b1 1b2 2a 2b,

 

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« Droits, hommes, nature, psychiatrie » :
« A priori » (s)  et  réflexions,  pour la cohérence dans une pratique de soins. »

 

Documents

En rouge le commentaire

 

1 « Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen 26 août 1789 » :

Préambule : Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être Suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen :……
…………

1.        Le mot devoir est encore présent,

2.      comme  aussi l'Être Suprême.

Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. :

3.        Article 4. Ainsi l’homme dispose à sa guise de tout ce qui n’est pas l’homme !

 

2 « Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 »  Adoptée par l´Assemblée générale dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948 :

Préambule : Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme. Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression. Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations. Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande. Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement. L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction….

1.        pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte : On note le pragmatisme « homo-hominien ».

2.        Puis le mot foi, qui ici impose une croyance de base précise en quelque chose : en cette déclaration, en ces droits, en l’homme, …

Article 17.Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété. …

Article 18. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion

Article 19. Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, …

3.       L’Article 17 vient quelques lignes après l’heureuse condamnation de l’esclavage . Mais il peut devenir préoccupant, car il n’est pas précisé le type des choses pouvant être possédées.  :. Il n’y a pas de limitation à l’ampleur ou à la qualité de ce qui est possédé.

4.       La succession de ces trois Articles 17, 18, 19, montre qu’il n’est pas établi de différence entre la possession d’une idée ou d’une chose. Il n’est pas précisé ce qu’est une chose., par exemple naturelle (minérale, végétale, animale), ou artificielle, physique, morale, etc.

5.       Ne sont pas envisagés que l’effet de la possession de la chose puisse nuire à l’environnement, ou que la chose puisse pâtir d’être possédée.

( Cf. A l’opposé : Proudhon : « La propriété, c’est le vol », les régimes collectivistes, et même « La Politéia » de Platon.).

 

 

 

Tableau N°1 :

 

Dans le sens du glissement progressif de cette évolution, on constatera des différence entre la déclaration de 1789, celle de 1948, les textes antérieurs, etc. dans le tableau suivant :

Deux  tableaux  N° 1 (1.a et 1. b)  pour :

  « apparition des droits de l’homme et de la laïcité » :

 

  1.a)  tableau simplifié pour comprendre le suivant  :

 

Textes officiels

è

 

 

Vocabulaire

 

 


Textes religieux antérieurs

 
Déclaration de 1789
 
Déclaration de 1948

 

Dans les préambules 

 

 

è

Mot  « devoirs » è

 

Présents et énoncés

sur terre

 (indulgences pour les insensés)                                            

                            

      présents et traditionnels

           sur terre

 

  énonciation  supprimée

Mot « droits » è

 

droits au et/du

 paradis

si « justifié »

(pour Tous)

 

 Présents et énoncés

sur terre

 (pour Tous.

pas d’exclusion avant 1838)      

 

Présent set énoncés

sur terre

 (exclusion pour les aliénés en France)

Mots de référence ( divine 

ou  autre) è

« Dieu »

 

 Puis :

« Droit divin » du roi.

Référence à « l’être  suprême »

Référence à la «* foi dans les droits fondamentaux de l'homme »

*Il est possible que dans un esprit de + en + pragmatique le mot foi disparaisse de prochaines déclarations.

 

  1.b)  Le même tableau,  plus complet :

 

début :1.b1 =1

 

Apparition chronologique

Juridictions religieuses

(on omet ici l’Egypte pharaonique  faute de place : [1]note de bas de page)

Juridictions laïques

Textes officiels

è

Vocabulaire dans les préambules

judaïsme

chrétienté

 

textes des catéchismes,

et vocabulaires de  justices royales, religieuses, etc.

(cf. : voir aussi  fonctions royales)

Islam

 

Texte du Coran,

Et vocabulaires   de justice                 religieuse,         fatwas,

etc.(cf. : voir aussi fonctions du calife)

En France: déclaration de 1789.

Puis le code pénal de 1810 est une

Conséquence de
la déchristianisation

 

En F rance : code pénal de 1810.

puis 1838 est une

Conséquence  de l’art. 64 du code pénal de 1810

 

En France loi de 1838 sur les aliénés

 
Déclaration    universelle
de 1948

 

et

 

Institutions nouvelles

(post seconde guerre mondiale)

 

 

Mot  « devoirs » è

 

 

sur terre : ce sont les devoirs énoncés dans les catéchismes pour les chrétiens,  ou le Coran pour les musulmans.                    .

(indulgences des justices terrestres pour les insensés)          Sur terre, ne sont que des JUSTICES de rôle                   COMPLEMENTAIRE :                 religieuses, seigneuriales, royales ou califales, etc.

Régulation sociale par le principe du jugement céleste : qui examine les actions terrestres.

 

 

Traditionnels sur terre, en fait, mais aucun des  devoirs religieux ne peut être énoncé et il n’y a pas encore de code pénal.

 

 

 

sur terre :code des devoirs = code pénal.

Exception en cas de démence        au temps  des actes.

 

L’ énonciation des devoirs supprimée dans  le préambule de la déclaration universelle.

Régulation sociale par le principe du jugement terrestre :

La JUSTICE DE BASE est humaine et terrestre :

En France, application du Code pénal pour tous (sauf exceptions : aliénés et qq autres). Principe :de l’application du châtiment. Très rares récompenses.

 

 

 

Mot « droits »  è

 

La JUSTICE DE BASE est divine et terrestre

Dieu favorise ceux qu’il choisit

et les comble sur terre.

L’après- mort est peu défini.

La JUSTICE DE BASE est divine et céleste :

Droit pour tous (pas d’exception) d’être justifié.

Principe :de la récompense (paradis) ou du châtiment (enfer).

 

 

 

 

 

 

droits de l’homme  sur terre, présents et énoncés  pour tous (pas d’exclusion avant 1838)

 

 

JUSTICES qui sont nouvelles et        actuellement  de rôle                                          COMPLEMENTAIRE, mais dont l’ambition est qu’elles soient internationales et  plus ou moins transcendantales, voire de BASE,  mais n’incluant jamais d’autre élément que humain :    O.N.U.,

Tribunal de La Haye,  etc.

droits de l’homme   sur terre, présents et énoncés.

 

Lois sur les aliénés : internement et interdiction judiciaire.

(exclusion pour les aliénés en France)

NB : voir aussi … [2]

La trilogie conceptuelle[3](cf. tableau suivant.)

 

 

   Suite 1.b2:

 

Juridictions religieuses

Juridictions laïques
 
Judaïsme
Christianisme
Islam

Mots de référence ( divine

ou  autre) è

Monothéisme abstrait :

-   Yahvé-

(les deux semi-consonnes «Y  et W» ineffables,

-   Elohim- «dieu

pluriel» + prophètes,

anges, etc.

Monothéisme en trois personnes :

=1.Le Père

2.Jésus le fils,

3. Le saint esprit,

+  anges,  saints,

Marie mère de

 jésus,  etc.

Monothéisme absolu :  Allah :

unicité absolue : N’a pas été engendré et n’a pas engendré,

prophètes, anges, etc.

Référence à « l’être  suprême »

Référence à la « *  foi dans les droits fondamentaux de l'homme »

 

* Note:  Il est possible que dans un esprit de + en + pragmatique le mot foi disparaisse de prochaines déclarations.

 

 Légende du  tableau 1 (a+b1+b2) :  « de l’apparition des droits de l’homme et de la laïcité » :

  Esperances
  Juridictions de base ou complémentaires
  Exception pour lesSupposées démences

  Présence ou non d’exceptions juridiques

  sur terre

  devoirs

  droits

 

 

Tableau N° 2 :

 

Selon un schéma binaire de  « la pratique » et « la théorie », c’est-à-dire les « modalités gestionnaires » et les « principes sur lesquels s’appuient les décisions », on peut schématiser notre gestion sociale contemporaine dans  un tableau montrant que la psychiatrie occupe

·         une fonction théorique, comme référence indiquant ce qu’il y a à faire, et

·         une autre pratique, en tant qu’acteur.

La théorie de la gestion sociale aboutit à deux grands types de principes ou de textes :

1.     d’abord le  « code moral », avec son caractère sacré, issu du religieux, fortement marqué par les traditions. Il s’exprime au moyen de traditions orales, de coutumes plus ou moins regroupés dans le « Code Pénal », d’évolution lente, lequel comporte encore l’article 122-1 issu de l’article 64, rapellons-le. Ce système est à l’abri des variations brutales de la politique .

2.     Ensuite  les remaniements rapides dans « le temporel », c’est-à-dire les mises à jours, l’expédition des affaires courantes, les principes occasionnels, s’expriment dans les multiples codes, napoléoniens ou non, code civil, etc. les décrets divers, et donnent place à    « la politique », au système en vigueur actuellement en France : une  démocratie, plus ou moins définie, gérant « les affaires publiques = la chose publique = la ré-publique », et « les affaires privées », dominées par la chose publique.

 

Ainsi pouvons-nous le schématiser dans les  Deux tableaux N° 2  (2.a et 2.b): « la psychiatrie dans la systématisation de nos principes de gestion sociale » :

 

2.a)  tableau simplifié pour comprendre le suivant :

 

Exécution de la gestion sociale

Textes ou coutumes de références

Justice

 

 

tribunaux

Psychiatrie comme théorie

La psychiatrie décidera directement ou indirectement de ce qui reviendra à la justice ou en sera exclu pour cause « d’acte déraisonnable »

(Certes, officiellement, c’est le juge qui déresponsabilise, mais sur motif psychiatrique, et, dans les internements, le juge n’intervient pas.)

 

Psychiatrie comme pratique :

 

 

 

Différents types de prises en charge.

Code moral

 

Du « catéchisme » au « code pénal »…

Code politique

 

 

Le régime politique (démocratique ou despotique)

 Avec ses internements politiques

etc.

Niveau international :

Institutions internationales de décision et d’exécution :

 

O.N.U. et son armée

Tribunal de la Haye

 etc.

 

Niveau international :

Textes à vocation internationale :

 

1. Moral :Déclarations des droits de l’homme

2. Politique :Résolutions de l’ONU

Prosélytismes  pour différents régimes politiques.

3. Biologique :Conférences sur l’environnement

etc.

Remarques :

1.  Les « doctrines morales » sont souvent  liées tacitement avec les  régime «politiques » de ceux qui les énoncent.

 2.   On notera que l’expression « régime démocratique » est très souvent présentée comme liée aux  « droits de l’homme » alors que ce n’est pas une nécessité*.

3.   Les considérations « psychologiques ou psychiatriques »  remplacent de plus en plus les « causalités religieuses ».

 

    *note.   On peut très bien imaginer un régime politique démocratique qui ne respecte ni les droits de l’homme ni l’écologie, ou un régime non démocratique qui respecte et les droits de l’homme et l’écologie, etc.

 

 


2.b) le même tableau  plus complet :

modalités gestionnaires

ACTEURS dans la mise en situation pratique de la gestion sociale.

 

la théorie :  principes sur lesquels s’appuient les décisions :

CODES  ou textes ou coutumes

Juridictions : tous les divers tribunaux :« ordinaires », nationaux, pénaux ou civils, etc.

 

Le juge s’inspire des experts et de son intime conviction.

C’est le juge qui détermine « la responsabilité »

Psychiatrie comme théorie

Les experts près les tribunaux « ordinaires » désignent au juge (qui a la décision finale) les personne

·          Justiciables

·          Non-justiciables

c’est a dire en définitive, du « moyen » que la société utilisera pour « réduire » l’anomalie ou le problème :

·          soit « les  juridictions » (=> colonne de gauche)

·          soit « la psychiatrie (=> colonne de droite )

Les psychiatres sont « conseillers »

- des tribunaux

-  des préfectures

et  répondent aux questions qui leur sont posées en  apportant   un caractère supposé «  scientifique ».

 

-Les préfets, fonctionnaires de l’état sont l’émanation de l’exécutif.

-Les juges sont indépendants.

- La place des  psychiatres  est beaucoup plus complexe :

1.  ils ne sont pas « fonctionnaires de l’état »,

2. ils doivent s’incliner devant les ordonnances préfectorales concernant le statut  hospitalier des « supposés patients ».

3.  ils rédigent des «  certificats de situation » obligatoires  adressés à la préfecture.

4.  ils sont libres d'être inscrits ou non sur les listes d'experts auprès des tribunaux qui les choisit ensuite  ponctuellement

Psychiatrie comme pratique :

Les hospitalisations sous contraintes, les autres, les médicaments, les psychothérapies, les soutien psychologiques, les assistances sociales, etc.

 

Problèmes des juridictions d’exception dépendant de la préfecture, d’où la justice est exclue.

 

 

NB :

A cela bien sûr, on doit ajouter les judiciarisations « à postériori », lors de recours éventuels, mais elles ne sont pas du tout équivalentes à une justice originaire.

1.« Code moral » = traditions religieuses.

·          Code pénal

 

·          déclarations « universelle» des droits de l’homme

·          textes quasi sacrés de la psychanalyse freudienne.

 

Très large héritage de l’Egypte ancienne :  Mais nous avons perdu la valeur sacrée de ce dont nous sommes issus,[4] c’est à dire au plus près nos parents, au plus loin les « choses de la nature », pourtant toujours vitales comme «  l’air pur »…

 

2. « Code politique »

 

(Ce bipartisme,  d’un côté la morale, de l’autre la politique, s’est affirmé progressivement en France depuis « la Renaissance ». Quelle qu’en soit sa valeur, il est loin d’être adopté partout dans le monde, par exemple quand règne une « théocratie ».)

 

Le code politique actuellement en vigueur en France est:

la démocratie etc…

 

 

(Très large héritage de la Grèce pré-chrétienne)

Institutions  à vocation  internationale ( mais pas forcément reconnues) :

 

·          Tribunaux internationaux,  recours ayant pour ambition d’être plus légitimes que  tous les autres (Cours de la Haye, TPI…)

·          O.N.U.

·          autres

 

Textes  à vocation  internationale ( mais pas forcément reconnus) :

 

  • déclaration de 1948.
  • résolutions de l’ONU
  • autres

Actuellement aucunes  références  officielles au vocabulaire de  la psychiatrie, mais diffusion « culturelle » de standards comme les DSM.

 

 

Légende du  tableau 2 (a+b)  : «  la psychiatrie dans la systématisation de nos principes de gestion sociale » :

Juridique

Déjudiciarisé
Théorie par les textes

 

_________



[1]  Par certains aspects importants, on pourrait dire, (et nous aimerions le détailler), que nous avons connus plus de transformations de fond, de « métamorphoses »,  depuis 1789 qu’il n’y en eut entre les pharaons et Louis XVI.

 

2.   Pour toutes  les nations, maintenant,  l’importance de la psychiatrie va croissante, classant quasiment tous les comportements humains dans ou hors des standards estimés «  raisonnables », avec de plus en plus de souplesse, en fonction de la conjoncture. 

Ce faisant, elle confère une place « exorbitante » à l’arbitraire du pouvoir exécutif qui va décider des contraintes appelées hospitalisations, infligées aux comportements « extravagants ».

Un silence juridique presque total voile la légalité des forçages de prises de médicaments, ou de réalisations opératoires, voire les stérilisations génitales, etc.  ,  pour  lesquelles certains projets de légalisation traînent, en attente, depuis des  décennies. Actuellement, en principe, un traitement médical de force est illégal en France.

Arrivés à ce point, on peut se demander si les  traditionnelles catégories « du bien et du mal »  ne sont pas être passe d’être remplacées par les « catégories définies par la psychiatrie », celle-ci étant en amont contrôlée au niveau de la sélection des psychiatres, des nominations, des choix médiatiques. Cela est inquiétant sachant que les personnes « psychiatrisées sont, de ce fait,  soustraites à la justice.

 

[3]

1.       Psychiatrie à tendance  internationale (sacralisation  et extension des standards)

2.       Droits de l’homme (définissant un champ d’application, soit les individus  «  reconnus»)

3.        Tribunal international  (Rend les ordonnances décisives).

 

[4]C’est pourtant une conception répandue de « la divinité », que l’on songe à « Pacha mamma », « la terre mère » des indiens incas, au Coran qui nomme Allah « el rahman, el rahim », interprété par André Chouraqui comme « le matriciel et matriciant », ou encore Freud disant que l’idée de dieu représente la partie non symbolisée du souvenir parental.